Archives, histoire, documentation

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 28 septembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
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J'en termine avec ce compte rendu de l'escapade du dernier week-end, organisée par les Rouennais de l'association "Patrimoine(s)" et à laquelle je m'étais inscrit fortuitement.

Le dimanche en fin de matinée, nous sommes parvenus à Saint-Cyr-la-Rosière et avons commencé par y visiter l'"écomusée du Perche". Je n'ai pris là aucune photo (on en trouvera de remarquables ici). Non que ce que j'ai alors vu soit inintéressant. Au contraire, tous ces témoignages d'une vie rurale disparue il y a peu sont captivants et fort bien expliqués et mis en valeur. Mais ce n'est pas le cœur de mon propos sur ce site et, surtout, après 36 heures d'excursion, je commençais à être sur les rotules et n'avais plus la même pêche pour alimenter ma prose.

Voici néanmoins quelques photos du site voisin du prieuré Sainte-Gauburge, un très bel endroit qui appellerait, selon moi, d'importants travaux de restauration et où se tenait, ce week-end, une "Fête du miel" de tonalité baba-cool à laquelle je me suis, à vrai dire, assez peu intéressé (si ce n'est pour acheter en vue de l'offrir à ma petite-fille un beau livre d'enfants consacré aux abeilles) :

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

23 septembre 2018.

Mes préoccupations de restaurateur de vieilles pierres étant actuellement ce qu'elles sont, je me suis toutefois attardé pour admirer un évier qui ne date pas d'hier (dommage que la photo soit complètement ratée)...

23 septembre 2018.

... et l'équipement d'une ancienne écurie...

23 septembre 2018.

... dont un magnifique pavage :

23 septembre 2018.


Ensuite, les choses se sont compliquées car Carole et moi avons dû nous éloigner du groupe pour filer à Alençon où le service de ma mère n'avait pas manqué de nous rappeler.

Alençon - Thiron-Gardais, cela fait une trotte. Et mon GPS s'est mis à débloquer, de sorte que, devant la demeure du chouchou de la reine des pandas, nous n'avons pas retrouvé notre groupe ni réussi à faire rouvrir les portes. Dommage car, vue de l'extérieur, la restauration du "collège royal et militaire " de l'illustrissime Stéphane BERN m'a paru très réussie (le bonhomme a du goût et, à l'évidence, dispose de très gros moyens financiers). Tout cela est très mignon et même - si je puis me permettre - très léché.

En rentrant seul à notre manoir favori, j'ai encore fait étape à Alençon, ô joie. Ceci est évoqué par ailleurs.
En ma qualité de délégué de la "Demeure Historique", je viens de m'inscrire à deux prochaines séances de formation :



Celle consacrée au prélèvement à la source devrait me permettre de vérifier que j'ai bien compris le fonctionnement de cette nouvelle usine à gaz.

Celle qui traitera de communication correspond à une autre de mes préoccupations, savoir comment m'exprimer sur la toile. Au-delà de notre site favori où j'évoque sans guère de filtres mes réflexions, enthousiasmes, erreurs et repentirs, il faudrait que j'arrive à revitaliser, par exemple, la "page Facebook" de notre manoir favori où je m'exprimerais avec davantage de retenue. Et je serais également intéressé d'être briefé sur le mécénat, une autre usine à gaz que j'ai commencé à explorer mais où je bute sur l'absence, à ce stade et à mes yeux, de sponsors significatifs.
Jean-Pierre ARBON
rédigé le vendredi 28 septembre 2018
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Qu’est-ce qu’un galant ?
Publié le 27 septembre 2018

Dans la fable publiée hier, La Fontaine qualifie le singe et le chat de « galants », alors qu’ils s’affairent à dérober des marrons, et n’exercent aucune activité relevant de la galanterie au sens moderne. Ni charmeurs, ni séducteurs, ni amoureux. Ils se contentent de faire des mistoufles.

Car un galant, à l’origine, c’est quelqu’un qui est en train de galer. Galer est un ancien verbe qui n’a rien à voir avec galérer, c’est même quasiment l’inverse : il signifiait prendre du bon temps, mener joyeuse vie, se dissiper en plaisirs. C’est ainsi que l’entend Villon, qui regrette dans son Testament de n’avoir pas étudié « au temps de sa jeunesse folle » : Je plains le temps de ma jeunesse / Auquel j’ai plus qu’autre galé.

Et le dictionnaire étymologique que je consulte rapproche d’ailleurs galer du mot francique wala, bien, (qui donnera en néerlandais wel et en anglais well), et du verbe walare, être bien, et même, plus justement, « se la couler douce ».

N.D.L.R. : "Interesting."
Je suis arrivé hier, en début d'après-midi, au château de Cerisy-la-Salle, près de Saint-Lô, où je dois participer jusqu'à dimanche inclus au dernier colloque, pour l'année 2018, organisé dans ce lieu prestigieux. Il sera consacré à "l'architecture en Normandie à l'époque classique".

J'ai pris le temps de m'installer tranquillement et de commencer à explorer la place :

3 octobre 2018.

3 octobre 2018.

3 octobre 2018.

La chambre qui m'a été attribuée se trouve au dernier étage du château, sous les combles, dans le pavillon de gauche de la dernière photo. On voit bien sa lucarne Sud et on aperçoit sa lucarne Est.

Dans le château, j'ai plus particulièrement observé le plafond de la salle où nous nous réunirons :

3 octobre 2018.

3 octobre 2018.

3 octobre 2018.

3 octobre 2018.

Les conférenciers sont des spécialistes du sujet. J'aurai ainsi le plaisir d'écouter demain Alexandre GADY, par ailleurs l'un des plus importants soutiens, en sa qualité de président de la S.P.P.E.F., de mes combats anti-éoliens. Le public est composé d'universitaires mais aussi d'amateurs éclairés comme mon ami Xavier de PREMESNIL, délégué de la Demeure Historique pour le Calvados (il prépare actuellement une thèse de doctorat consacrée aux châteaux qui ont été ou sont la propriété de la famille d'HARCOURT), ou quelques guides-conférenciers, archivistes ou fonctionnaires de la D.R.A.C. Sur la liste des participants, j'ai remarqué les noms des propriétaires de l'abbaye d'Hambye, de mon amie Sinikka GALLOIS, des V.M.F., et de mon architecte favori, Arnaud PAQUIN.

L'ambiance se veut familiale. Pour me connecter à internet, je dois me rendre dans une dépendance, ce qui ne facilitera pas mes interventions sur notre site favori jusqu'à dimanche soir. Autant que le fan club en soit informé.
Ma participation à ce "colloque de Cerisy" me permet de prendre (ou reprendre) contact avec des personnes susceptibles d'élargir la gamme de mes réflexions sur notre manoir favori, sa restauration et la préservation de son fond documentaire.

Ainsi, à la suite de l'exposé que nous a présenté hier Gilles DESIRE dit GOSSET sur la "médiathèque de l'architecture et du patrimoine" que dirige ce conservateur général du patrimoine, je lui ai demandé s'il serait possible que je confie à son établissement le fond de documentation que constitue d'ores et déjà notre site favori. Il y a en effet là, me semble-t-il, une foule d'informations très riches, variées et d'une certaine qualité sur divers sujets susceptibles d'intéresser, à l'avenir, des universitaires. Certes, la masse des informations en question, sans parler des hyperliens contenus dans nombre de messages, rend impossible une édition-papier, même sous forme de résumé, du moins à mon avis. Mais je serais prêt à assortir mon don de la constitution d'une dotation destinée à couvrir les frais, sur un nombre d'années à déterminer, de l'entretien de la partie informatique du site.

A mon vif regret, mon interlocuteur a décliné l'offre et m'a conseillé de m'orienter prioritairement vers les "Archives de l'Orne". Or je doute fort de trouver là les compétences informatiques requises par un tel transfert. De mon point de vue, ce serait plutôt le rôle d'un établissement national d'abriter de telles expertises en son sein.

Je vois bien les difficultés pratiques :
- les doutes "a priori" que peut susciter une telle masse d'informations brutes, non tamisées par une entité disposant de l'autorité suffisante pour pouvoir affirmer que le jeu en vaudrait la chandelle ;
- et, bien entendu, toutes les routines, contraintes, priorités existant déjà dans ce type d'organisme qui ne faciliteraient pas un "déplacement de lignes" suffisamment rapide.

J'ai pu de même, lors du dîner d'hier soir, tester auprès d'une représentante des "Archives de la Manche" la vraisemblance d'un transfert de ma doc à une entité départementale. Elle a, évidemment, confirmé mes doutes.

Or, je me dis que, dans notre "Start-Up Nation", il y a, si j'ai bien retenu l'info, un secrétaire d'Etat en charge de l'économie numérique, ou un truc comme cela.

Je pense donc qu'il faudrait que je me fende d'une bafouille à M. Mounir MAHJOUBI.

Dès hier soir, lors du même dîner, j'ai évoqué cette idée avec mon autre voisin de table, Claude MIGNOT, prédécesseur d'Alexandre GADY à la chaire d'histoire de l'art à la Sorbonne. J'ai cru comprendre qu'il appuierait volontiers ma démarche.

Affaire à suivre.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 5 octobre 2018
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Références culturelles
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Hier matin, à l'heure du "break" entre divers exposés, j'ai repris contact avec François NEVEUX, qui fut mon prof à l'époque, relativement récente (était-ce vers 2003 ?), où j'usais mes fonds de culotte sur les bancs de la fac d'histoire de Caen ; j'avais accompagné un groupe d'étudiants qu'il encadrait sur divers sites du Sud de l'Angleterre, dont celui de la bataille d'Hastings. François NEVEUX a eu la gentillesse de me dire qu'il se souvenait de moi, ce que je ne peux guère attribuer qu'à mes cheveux blancs qui font que je ne passe pas toujours inaperçu. Surtout, il m'a engagé à assister à des colloques organisés par diverses sociétés savantes normandes. Lui et Yves LESCROART ont immédiatement proposé de me parrainer pour me faire admettre (moi ou l'association des amis de notre manoir favori) dans divers cénacles dont la "Société des antiquaires de Normandie" dont Vincent JUHEL, autre participant à ce colloque de Cerisy à qui ils m'ont recommandé séance tenante, est l'administrateur général.