Archives, histoire, documentation

Savez-vous qu'il existe une note de 10 pages rédigée par L. Blanchetière en 1852 sur La Chaslerie. Il y a un dessin du manoir depuis la porte cochère ainsi qu'un plan "aérien" de l'ensemble. On y trouve également des propos sur l'architecture et la famille Ledin (apparentée aux Cormier et Coupel).

Je peux vous l'adresser!

P.S. : serait-il possible de modifier cet espace d'échanges en y ajoutant la possibilité d'adresser des pièces jointes, du type photo en format JPG ?

@ Sébastien Weil :

Je ne pense pas que j'aie eu l'ouvrage que vous citez entre les mains, car je me souviendrais d'une vue du logis prise de la porte cochère et antérieure à l'incendie de 1884. Je serais très curieux de voir ce dessin, ne serait-ce que pour vérifier si, comme je le subodore, les fenêtres du 1er étage du logis étaient surmontées de lucarnes ; en outre, je serais très intéressé de voir la couverture originale du logis, avant qu'elle ne soit rebâtie 60 cm plus bas...

Je vous serais donc très reconnaissant de me transmettre le document évoqué (dessin et texte), par mail à penadomf@msn.com (pena comme La Haute Pénas, nom patois de La Haute Chapelle, et domf comme Domfront).

A ce propos, il faudrait certainement adjoindre une bibliographie à ce site. Je vais m'y employer, quitte à la compléter dès que de nouvelles infos me parviendront.

Quant à la suggestion que vous faites à la fin de votre message, j'en souligne l'intérêt à Thomas. A lui de jouer ! Dans l'immédiat, vous pouvez également m'adresser toute photo à l'adresse mail indiquée.

Incidemment, j'ai connu M. Jacques COUPPEL du LUDE, un homme d'affaires parisien apparenté aux COUPPEL et DURAND de SAINT-FRONT (donc à Marin Marie), qui s'intéressait à cette propriété parce que des "oncles" à lui (comme il disait) y avaient été élevés au début du 17ème siècle. Ceux-ci s'étaient alliés aux LEDIN de manière à conserver la charge de vicomte de Domfront. Par exemple, Brice COUPPEL, écuyer, Sieur de LESPINAY, vicomte de Domfront de 1615 à 1623 avait épousé en premières noces Marquise LEDIN, décédée prématurément, puis Nicole de MARGUERIT qui, devenue veuve en 1623, avait épousé en secondes noces en 1628 François LEDIN, écuyer, seigneur de la Chaslerie ; ce François LEDIN, dont Marquise LEDIN était la soeur, était lui-même le fils de René LEDIN qui fit construire - plus vraisemblablement reconstruire - en 1598 le logis du manoir. Par ce jeu d'alliances, François LEDIN fut vicomte de Domfront de 1628 à 1639, date à laquelle il démissionna de ces fonctions en faveur de son beau-fils, Siméon COUPPEL, etc.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 12 août 2009
Architecture-M.O. - Charpente-couverture - Logis - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
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@ Sébastien Weil :

L'illustration que vous venez de me transmettre par courriel est très intéressante et constitue, à ce jour, la seule représentation antérieure à l'incendie de 1884 que je connaisse.
Elle montre à quel point les anciens épis de faîtage du logis et des tours rondes étaient volumineux ; de la sorte, elle constitue une remarquable confirmation des déductions et choix (audacieux) que Dominique RONSSERAY, A.C.M.H., et moi-même avions faits lors de la restauration de ces éléments décoratifs typiques du Domfrontais.
Par ailleurs, elle donne une idée précieuse du caractère massif des combles d'origine du logis ; on y voit que la cheminée centrale, que l'on connaît aujourd'hui dégagée de la toiture, était à l'époque engoncée dans celle-ci ; ainsi, la "lecture" que nous avions faite des deux jets d'eau (voir le laïus du site) est pleinement confirmée.
Enfin, elle montre à quoi pouvait ressembler l'une des lucarnes à mi-hauteur de la couverture du logis, ce qui est pour moi une information inédite et très précieuse pour la suite des travaux.

En revanche, le plan que vous m'avez communiqué n'apporte pas d'information supplémentaire par rapport à ce que nous savions grâce aux vieux plans cadastraux déposés aux Archives de l'Orne : forme des douves y compris à gauche de l'allée principale en arrivant sur place, position du ruisseau amont, du ruisseau aval, division du "Pournouët" en deux parcelles.

Quoi qu'il en soit, merci pour cet envoi, très remarquable et qui fournit un très bel exemple de l'utilité d'un tel livre d'or.

Je veillerai à mettre une reproduction du dessin en ligne. Pour cela, il serait cependant préférable, pour la précision de l'image, que je puisse scanner votre document. Soyez gentil de me prêter l'original, si vous le pouvez.

Et encore mille fois merci !

Reçu ce matin, par la poste, la photo d'un article transmise par Sébastien WEIL que j'en remercie.

Il s'agit de "Notes recueillies sur l'arrondissement de Domfront, au mois d'avril 1852, par M. BLANCHETIERE, Membre de la Société Française", article publié en 1853 dans le "bulletin monumental ou collection de mémoires et de renseignements sur la statistique monumentale de la France ; 2è série, tome 9è, 19è vol. de la collection, par les Membres de la Société Française pour la Conservation des Monuments, publié par M. de CAUMONT" à Paris.

Louis BLANCHETIERE relate dans ces notes une excursion qu'il a faite dans l'arrondissement de Domfront en avril 1852. D'emblée, ces notes témoignent des préoccupations et des compétences géologiques de leur auteur, ainsi que de son intérêt pour les routes ; on peut donc se demander si ce n'était pas une sorte d'ingénieur des Ponts ou des T.P.E., comme l'on dit aujourd'hui.

Les notes relatives à la "Châlerie" occupent 10 pages du document et sont agrémentées de la reproduction de deux croquis qui doivent être de la main de Louis BLANCHETIERE. J'ai déjà commenté ces croquis hier, notamment l'un des deux, fort instructif quant à l'état du logis avant l'incendie de 1884.

Quant au texte lui-même, il est également riche d'enseignements, même si j'y relève une erreur de date, Louis BLANCHETIERE ayant cru que le logis datait de 1558, alors qu'il date de l'année de l'édit de Nantes.

On y apprend que les épis du logis étaient en terre cuite, ce que ne permettait pas de comprendre le croquis. A cet égard, la prudence manifestée par M. RONSSERAY dans son article annexé à ce site internet ne peut qu'être louée ; il a en effet pris ses distances avec les affirmations de VIOLLET-LE-DUC pour qui une couverture en ardoise devait s'accompagner d'épis en métal. C'est sans doute la proximité géographique de GER, lieu où étaient modelés ces épis, d'ailleurs avec une argile de LA HAUTE CHAPELLE, qui a permis à M. RONSSERAY de comprendre que cette industrie locale ne pouvait qu'inonder le pays de ses productions, poussant ainsi à une sorte de sur-consommation locale de ses "grès".

Louis BLANCHETIERE donne d'utiles informations sur l'occupation des bâtiments. Le "château" est "inhabité depuis la Révolution", servant "à peine à déposer des fourrages et bois" (pas étonnant que la foudre ait pu y mettre le feu en 1884...). En revanche, l'"aile gauche est aujourd'hui à peu près toute occupée par des fermiers", écrit-il.
"Presque tout le château" est recouvert d'ardoises, ce qui confirme qu'il y avait aussi de la tuile sur certains bâtiments sur cour (on le sait aussi grâce à une photo ancienne des écuries et du colombier).
Le logis comporte une "cuisine à très-grandes dimensions", sans doute la salle-à-manger actuelle puisqu'un four est toujours visible dans sa cheminée.
Le rez-de-chaussée et le "premier étage" (il y en avait donc un second, ce qui confirme la présence de grandes lucarnes) du logis sont "pavés en briques carrées", revêtement qui a aujourd'hui totalement disparu (sauf dans un coin de la cage d'escalier).

Louis BLANCHETIERE s'est beaucoup intéressé à la chapelle et à son décor intérieur. Il écrit en particulier : "Sur les murs se trouvent des fragments de peintures à fresque" (erreur, ce ne sont pas des fresques mais des peintures murales, obéissant à une autre technique ; les fresques sont peintes quand l'enduit n'est pas encore sec, contrairement aux peintures murales) "d'un fort bon style ; mais dont il est impossible de reconnaître les sujets, tant elles ont été détériorées par le temps et par le choc des fagots que les fermiers y déposent" (comme si le logis ne leur avait pas suffi, hélas !). S'ensuit une description de ces décors qui montre que, durant le siècle et demi suivant, les dégradations se sont poursuivies, Louis BLANCHETIERE ayant d'ailleurs compris que "Ce qui a malheureusement hâté la destruction de ces intéressantes décorations, c'est le peu de solidité de l'enduit qui les supporte. En effet, il n'est formé que d'une mince couche d'argile recouverte d'une pellicule de chaux, le tout cédant au moindre choc. Il est probable que cet enduit n'avait pas été fait en vue d'y appliquer des peintures, mais que l'artiste officieux, hôte du châtelain, aura, sans préparation, jeté à l'improviste ses heureuses conceptions sur les murs tels qu'il les a trouvés" (ici, je précise que cet artiste était en fait tombé amoureux de la servante du manoir qu'il a fini par épouser, un LEDIN lui servant même de témoin).
A la fin de ses notes sur la chapelle, Louis BLANCHETIERE s'intéresse aux noms peints sur les sablières intérieures de la chapelle, notamment ACHARD, LEVERRIER, FORTIN et de COURCELLES, CORMIER, COUPEL, ainsi qu'à Pierre IV LEDIN (à qui, s'étant trompé de dates comme on l'a dit, il attribue à tort la reconstruction du logis), Charles-Claude LEDIN et Pierre-François LEDIN.

En fin d'article, Louis BLANCHETIERE complète sa description du site de la Chaslerie et précise que les douves avaient "au moins 10 mètres de largeur et 2 mètres de profondeur" (il négligeait leur envasement, voir photothèque jointe), que "les fermes" (sans doute la ferme et la cave, pour reprendre ma terminologie) voisinaient un verger, et que des "charmilles alignées ombrageaient le jardin" (ce sont ces dernières remarques, que j'avais déjà lues, rapportées par un autre érudit local, qui m'avaient conduit à faire replanter un verger et des charmilles alignées à la Chaslerie).
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 15 août 2009
Entretien du site - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Anecdotes
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En préparant la bibliographie du site, je retrouve les dédicaces dont Bernard DESGRIPPES m'avait honoré à l'occasion de la parution de ses ouvrages consacrés au "Vocabulaire normand du bocage domfrontais".

Sur le tome I : "V'là pourquoi que l'Pieurre-Paul est t'un vreu Parisien ! Quand qu'i chercheut un chatiau, i saveut pas où i s'retrouv'reut ! A la Haute Penas, i savent pas qu'il teut tombeu cheu les vreus Normands ! Comme il a pousseu loin amont l'z'eutudes, notre horsain s'inteureusse à tout et mîn-me au patouès et, du coup, i va bé vite comprendre qu'un Normand vaut touès Beurtons ! Bien amicalement, Domfront le 13/12/03, B.D." A propos de cette première citation, je me dois quand même de signaler que la présidente de l'"Association pour la restauration et l'animation du manoir de la Chaslerie" s'inscrit en faux contre la dernière affirmation. Je rappelle cependant, à toutes fins utiles, qu'elle s'appelle Marie-Annick de SAINT MELOIR, née de GOUVELLO. Et elle n'a peut-être pas tort, puisque je suis moi-même né à RENNES...

Sur le tome II : "J'peux vous z'aceurteuneu qu'c'est pas la faute au gars Pieurre-Paul si les crapiaux n'ont pas d'queue !
Et pis, tu seus, l'pus bin, c'est pas toujours l'causeu ! C'est queuque fas l'sieu qu'eucoute ! Bien amicalement. Domfront le 13/12/03, B. DESGRIPPES."

Sur le tome III : "Je seus pas si c'est bé vreu, mais à c'qu'i paraît, à la Haute Pénas, au moment des deubords, les taupes, o montent dans le haut des teurgeots d'choux pou pas eute neuyées ! A mon ami Pierre-Paul. Domfront le 13/12/03, B.DESGRIPPES."

Pas de dédicace sur le tome IV. Mais, au tome III, à "Pournouët, n.m., Oublié : La Haute Chapelle", je relève l'exemple suivant : "Paul-Pieurre s'pourmeune, tout seu, dans l'pournouët d'la Châl'rie, à La Haute Penas".

Et, puisque j'en suis à citer Bernard, ma citation préférée de lui est le suivante (parue dans "Le Publicateur Libre" du 25 septembre 2003, dans la rubrique "C'est bin histouère de bavasseu un p'tit qua !", sous le titre "I fut d'la r'vue !" :
"- Eucoute-ma bin : ya un chât'lain d'La Haute Penas qui vient d'Paris. I creuyeut qu'l'heurbe, eune fas coupeue, o ne r'pousseut pas d'l'année ! Eh bin, i fut d'la r'vue ! Et i fut bin n'obyigeu de s'rende à l'euvidence et d'coupeu son gazon tous les quinze jous, comme tout l'monde. Tu t'rends compte de d'yoù qui z'en sont les siens qui vieunnent de Paris ?
- Tu vés, mon gars Victor, en toutes choses, faut aveu eune connaissance du meutieu !"

Je confirme hélas l'exactitude de cette dernière anecdote. On comprendra mieux, ainsi, comment j'ai pu penser que ma première "tondeuse auto-portée" (cf la photo sur le site) me suffirait !

Bernard, à très bientôt, j'ess'peureu !


Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 17 août 2009
Charpente-couverture - Logis - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
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Serais-je un incorrigible graphomane ? En tout cas, je ne tarde pas à reprendre la plume pour évoquer un point d'histoire.

Nous sommes le 17 août 2009. Donc il y a aujourd'hui exactement 125 ans que le logis et les tours rondes ont brûlé.

C'est dans le "manuscrit déposé à la mairie de La Haute Chapelle" (voir la bibliographie du site) que j'ai trouvé des informations sur cet incendie. Voir page 507 de ce document : la foudre a frappé sur "le pavillon, à l'entrée" (sans doute la tour Sud-Ouest). Les pompiers de Domfront sont arrivés le lendemain à 10 heures du matin (?!) alors que "dès 5 heures, toute crainte nouvelle d'extension du sinistre avait disparu". Le propriétaire était alors "M. Levêque, président du tribunal de Mayenne" et le fermier s'appelait M. Pommier. Ce manuscrit évoque l'état "délabré" du manoir avant l'incendie et, particulièrement, les "gracieux épis en plomb qui couronnaient si avantageusement les tourelles et les extrémités du toit principal" (il y a là une contradiction avec le témoignage de BLANCHETIERE en 1852 que j'ai analysé sur un autre "post" de ce Livre d'Or); à propos de ces épis, ce manuscrit précise que "très endommagées par l'incendie, elles (sic) n'ont pas été replacées".
Sébastien WEIL
rédigé le mardi 22 septembre 2009
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
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La pierre et la plume !
Bonjour, je viens de vous adresser par courriel un contrat de bail entre Charles Claude de Ledin et Pierre Grippon, laboureur à Lonlay, daté du 3 janvier 1740. Il est intéressant pour y avoir la signature du seigneur. A bientôt. Sébastien
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 22 septembre 2009
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
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@ Sébastien WEIL

Merci pour votre envoi. Je peine pour déchiffrer ce document, n'ayant pas votre oeil d'expert. En particulier, je serais intéressé de savoir de quelles parcelles il s'agit.

Quant au nom de GRIPPON, il demeure bien connu dans le pays ! ;-))
Sébastien WEIL
rédigé le vendredi 25 septembre 2009
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
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La paléographie est un art difficile d'autant plus que chaque siècle a ses codes. Le XVIIIe n"'est pas le plus ardu.
L'"acte notarié (Domfront) que je vous ai transmis concerne « une petite terre et un marée » situés au lieu de la Burelière. En fait c"'est un ensemble consistant en « maisons, jardins, vergers, terre labourable et préalle » pour la somme de 25 livres, 4 poulets et un coin de beurre.
Il faut se méfier de l'"expression « maisons, jardins, etc » car les notaires ont tendance à employer à cette époque des formules types (ce qu'"ils font toujours d'"ailleurs) qui n"'expriment pas forcément la réalité (ce qu'"ils ne font plus, du moins j'"espèreÂ…). La somme relativement peu onéreuse du bail dit clairement qu"'il ne faut pas y voir un ensemble du type « village ». Le « s » à maisons signale la présence d"'une maison habitable (on trouve aussi les termes de « demeurable » ou de « manable ») avec un ou deux bâtiments agricoles.
Le terme préalle est simple à comprendre : pré.
Le bien baillé est donc modeste.
Il est difficile pour ne pas dire impossible de localiser les parcelles. Peut-on seulement avoir une vue assez large. La toponymie est une méthode par laquelle vous pouvez localiser l'"emplacement de la Burelière. Si cette localité, ou village, n"existe plus, vous pouvez regarder dans le cadastre napoléonien du début du XIXe.
Un mot sur la profession du preneur : laboureur. Les laboureurs devaient constituer le niveau supérieur des ruraux. Détenteurs des instruments de labours, ils étaient en petit nombre. Sur ce point je ne peux en dire plus car je m"'intéresse seulement maintenant aux « catégories socio-professionnelles » dirions-nous aujourd"hui.
On trouve quantité de GRIPPON sur le secteur de la Haute Chapelle dès le XVIIIe. On parlerait d"'une vieille famille ancrée dans le Domfrontais.
Un mot enfin sur les inventaires après décès. Les inventaires sont une source précieuse car ils révèlent la richesse du défunt. La méthode est assez simple : en connaissant les dates des décès des nobles propriétaires vous pouvez feuilleter les archives notariales de Domfront à ces périodes. Il est possible que cela soit dans d"'autres fonds notariés mais j'"en douteÂ…. Pièce par pièce l'"inventaire reconstitue le décor de l'"habitat au décès (parfois des jours après) de l"'individu.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 18 octobre 2009
Chapelle - Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Généalogie et sagas familiales
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Marie-Françoise Laurensou m'a signalé hier que les Archives départementales de l'Orne étaient consultables en ligne. Elle m'a même communiqué, et je l'en remercie, deux documents qu'elle a imprimés à partir de cette source. Ils sont relatifs au mariage, en 1701 de Marie Anne de Leydin (encore une autre orthographe !) avec Louis de Groult, écuyer, seigneur de Beaufort. Il s'agit d'une dispense de ban, rédigée en latin, accordée par Louis Antoine de Noailles, archevêque de Paris, et de l'acte de mariage correspondant. Dans la traduction du premier document que Marie-Françoise m'a également communiquée, je relève que cette Marie Anne de Leydin était la fille de Jacques et d'Anne-Marie de Caignoux (le nom Caignou figure bien sur une sablière de la chapelle de la Chaslerie, du côté des brus) , et surtout que cette dispense était adressée "à notre cher curé ou vicaire de l'église paroissiale de la Chalerie". Est-ce à dire que la chapelle du manoir était alors considérée comme une église paroissiale, ou bien s'agit-il d'un "lapsus calami" du secrétariat de l'archevêque susnommé ? Je l'ignore.

En tout cas, ces documents sont l'image 267 et l'image 17 du registre paroissial de La Haute Chapelle en ligne sous la cote 3NUMECRP201/EDPT32_22 (comme ça se prononce !). Autant dire qu'il fallait effectuer un travail de bénédictin, ou bien beaucoup de chance, pour tomber dessus. Il faudra que je demande à Marie-Françoise comment elle s'y est prise pour les trouver.

Quant à moi, je devrai peut-être attendre que Google mette en ligne un moteur de recherche couvrant les documents manuscrits déposés aux Archives de l'Orne avant de cliquer sur "Ledin", "Lesdain" ou "Leydin" pour explorer cette mine inédite. On y est presque, semble-t-il !