Archives, histoire, documentation

Il est 6 heures 30 du matin, j'arrive au terme du pensum que je m'étais imparti avant que l'architecte du patrimoine n'arrive, vers 11 heures, au manoir favori afin de poursuivre sa "mission n°2".

Je m'offre le plaisir de terminer cette revue en apothéose, avec la mise en ligne des documents qui ont clos ma relation avec un bien pénible titulaire du monopole légal en question.

Le coup est arrivé lors d'une rencontre sur place, en présence de mon "officier traitant". J'avais rendu compte de l'incident sur le site favori en un message que ledit fonctionnaire m'avait demandé de retirer parce que la photo de sa silhouette y apparaissait à deux endroits. Voici donc ledit message dont j'ai pris le soin de faire disparaître les photos incriminées sur le tirage-papier que je viens de scanner :


Et voici les derniers échanges qui m'ont valu, selon toute vraisemblance, d'être ni plus ni moins que black-listé longtemps par les dignes représentants régionaux de ladite corporation ; un haut-fonctionnaire retraité du ministère de la culture, mandaté à cet effet par mes soins, aura échoué à faire lever ce sympathique veto :


Comme on le constate ici une nouvelle fois, je n'ai pour ma part rien à cacher. J'espère que cela évitera à d'autres les impasses que j'ai explorées.

Je conclurai mon envoi en adressant une nouvelle fois de vifs et chaleureux remerciements à Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine mais, avant tout, gentleman, pour avoir eu le cœur de me sortir d'un aussi incroyable pétrin.
Michel Serres le 3 juin
Publié le 18 mai 2020

Pour le premier anniversaire de la mort de Michel Serres et la publication posthume de son dernier ouvrage, malicieusement intitulé « Adichats » (au revoir, en gascon), un colloque autour de son œuvre devait être organisé le 3 juin à l’Ecole Normale Supérieure.

Le covid ayant entre temps lui aussi fait son œuvre, c’est finalement par visioconférence que l’événement aura lieu. Conséquence heureuse de ce changement : le nombre de places n’est plus limité, et chacun peut s’inscrire pour y assister.

On trouvera ci-dessous le programme. J’ai le double honneur d’être l’un des cinquante contributeurs à qui il a été demandé de fournir leurs témoignages, qu’on trouvera rassemblés dans le livre « Michel Serres. Hommage à cinquante voix » ; et celui d’avoir été sollicité pour lire lors de cet événement quelques-uns des textes de cet homme à la pensée si vaste et libre, qui tissait des liens multiples et souvent géniaux entre la philosophie, les sciences, le monde et la vie, et qui fut aussi mon ami.


N.D.L.R. : Voici le lien pour s'inscrire à cette visioconférence.
Je pense avoir retrouvé, dans l'un des derniers dossiers compulsés, le nom de l'architecte qui aurait commis les plans des travaux des années 1950 :


On comprend ainsi que le conseiller général de l'Orne (canton de Passais) faisait appel aux services de l'architecte qui avait reconstruit Flers. Et l'on n'est guère surpris que le ciment n'ait pas manqué par ici aussi.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 19 Mai 2020
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Anecdotes
Ryszard ZUREK m'a envoyé une photo de la "Passion" qu'il est en train de restaurer :

19 mai 2020.


Je continue à trouver son travail des plus lents. Cela fait en effet six mois que je lui ai confié cet objet. Il m'avait promis qu'il en aurait fini pour la fin janvier (2020, je le précise, en attendant la suite).
Visiteuse facétieuse
rédigé le 20 Mai 2020
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
L'Académie française a dit que l'on devait dire "la" Covid et toujours aucun communiqué de Osons le féminisme. Je suis déçue. Je les trouve un peu molles de la genolle.

N.D.L.R. : A poil les féministes !
J'ai enfin terminé la lecture d'"Homo deus, une brève histoire du futur" de Yuval Noah HARARI. Le troisième tiers du livre est intéressant, les deux premiers m'avaient barbé.

Un ouvrage à recommander à tous ceux qui se demandent, à juste titre, vers quoi nous entraînent "Amazon" et les autres GAFA.

J'admire la hauteur de vue, l'intelligence et la qualité de réflexion de l'auteur, une grande pointure assurément.
Du coup, je me lance dans la lecture de son ouvrage suivant, "21 leçons pour le XXIème siècle" (édité par Albin Michel) :

Les Essais de Montaigne
Publié le 26 mai 2020


« L’an du Christ 1571, âgé de trente-huit ans, la veille des calendes de mars, anniversaire de sa naissance, Michel de Montaigne, las depuis longtemps déjà de la servitude de la cour et des charges publiques, se sentant encor dispos, se retira dans le sein des doctes vierges [les Muses], où, en repos et sécurité, il passera les jours qui lui restent à vivre. »

Ayant fait peindre cette phrase sur une poutre de sa bibliothèque, dans la tour de son château, Montaigne s’y retire, se consacre « à sa liberté, à sa tranquillité et à son loisir » et entreprend la rédaction des Essais. Voici l’exemple parfait de ce que je crois être la sagesse : on a vu le monde, on y a pris sa part, on a compris comme il tourne, et l’on se dit qu’au fond, le mieux est de s’en tenir à l’écart et de « se réserver une arrière-boutique toute nôtre, toute grande, en laquelle nous établissons notre vraie liberté et principale retraite et solitude ».

Les Essais sont le fruit de cette retraite librement consentie. Montaigne eût-il continué à s’occuper d’affaires publiques (ou privées), jamais ils n’auraient vu le jour. La simple existence de ce livre extraordinaire constitue la démonstration éclatante que le loisir, mené avec talent, a une utilité bien supérieure à toutes les autres activités humaines, en ce qu’il permet la réflexion sur la vie, la « préméditation de la mort », l’apprentissage de la mesure des êtres et des choses, et l’approfondissement de soi.

Quant à moi, quand je le lis, j’ai souvent l’impression de m’y voir comme dans un miroir. Il y est question d’un homme qui s’est donné comme art de vivre de « rester soi-même », et qui a détesté, du plus profond de son âme, les réformateurs professionnels du monde, les théoriciens, les marchands d’idéologie. Un homme qui a consacré une bonne part de sa vie à « l’oisiveté créatrice », et sur qui « comme un fleuve, tout glisse et ne dépose rien, pas de conviction profonde, pas d’opinion solide, rien de fixe, rien de stable* ». Un homme qui, face à la cohorte de ceux qui prétendent détenir la vérité, répondait simplement : « Que sais-je ? », qui s’est efforcé de rester debout dans le chaos du monde, et qui n’eut pas de plus grand souci que celui de sa liberté.

* Stefan Zweig, Montaigne

N.D.L.R. : Contemporain de la Chaslerie. C'est le moins que je puisse dire.

De nos jours, une telle retraite est impossible, au moins dans notre pays. Il y a toujours une administraaaâââtion pour pourrir la vie, l'une, bien connue de mes services, dans le principal but, bien sûr inavoué, de défendre un monopole légal, pour le reste mal contrôlé. Que de freins et de procédures absurdes et que de temps et d'énergie perdus !

Renvoyez-moi tout ce petit monde aux champs ! A la chinoise. Ils y trouveraient, peut-on l'espérer, une utilité. Et l'occasion de se régénérer.
Félix
Publié le 29 mai 2020

Les Etats-Unis ont passé le cap des 100 000 morts du covid-19. Un ami américain m’écrit :

Dear Jean-Pierre,
With the whole world worked up over a “new” way to die, you might wish to consider circulating a link to “Félix” on your blog.
All the best,
J.


(Cher Jean-Pierre, Le monde entier étant stressé par une nouvelle façon de mourir, peut-être pourrais-tu diffuser un lien vers “Félix” sur ton blog. Bien à toi.)

La demande est pertinente. Je m’exécute. Voici Félix, ou les mille et une façons de mourir.

Y’a mille et une façons d’mourir
De froid de faim de soif à la guerre ou d’amour
Noyé brûlé écrasé pendu haut et court
Y’a mille et une sortes de derniers soupirs

Y’en a des simples des ordinaires
Un p’tit cancer un Alzheimer un coup de chaud
Et puis y’a celles à qui l’on tire son chapeau
Les éclatantes et les spectaculaires

Oh ! Si j’devais choisir ma mort
Je répondrais sans hésiter et sans effort

Moi j’veux mourir comme Félix Faure
En me faisant pom pom pom pom pom… très fort } (bis)

On peut finir comme Socrate
Avec philosophie en buvant la ciguë
Ou comme Eschyle prendre sur le crâne une tortue
Lâchée du ciel par un aigle astigmate

Comme Robespierre sur l’échafaud
Ou comme Molière face au public là sur la scène
Ou comme Mozart en composant un requiem
Ou comme Roland en jouant du cor à Roncevaux

Mais bon quitte à jouer du cor(ps)
Je vous déclare sans hésiter et sans effort

Moi j’veux mourir comme Félix Faure
En me faisant pom pom pom pom pom… très fort } (bis)


Capture d’écran garantie sans trucage du site : http://tobaccopipeartistory.blogspot.com/2013/10/felix-faure-french-president-and-pipe.html

N.D.L.R. : En effet, comment s'en passer ?
Voilà ce que j’utilise pour avoir Internet partout dans une grande maison. Tu peux coupler 6 répéteurs son à ton routeur Internet et tu obtiens une couverture de l’ordre de 800 m². Il est peut-être possible d’acheter plus de ses répéteurs pour couvrir une plus grande surface.
Je suis personnellement très content et je suis étonné de la portée à l’air libre, en particulier dans le jardin. Habitant à la campagne au Maroc, je reçois Internet par une antenne GSM. Pour améliorer la réception, j'ai installé le routeur sur le toit dans une boîte étanche et le débit a été multiplié plusieurs fois.
Il est possible qu’il existe des modèles plus récents ou qui permettent le couplage d’un plus grand nombre de ces répéteurs. L’installation est aussi très simple avec un logiciel très intuitif à télécharger sur son téléphone.
Il faut compter un quart d’heure d’installation ; il n’y a pas de câbles à tirer puisque ces répéteurs se branchent sur une prise de courant et amplifient le signal reçu, soit à partir du routeur principal, soit à partir du répéteur le plus proche.

N.D.L.R. : Merci beaucoup pour l'info !
J’ai vérifié, on peut connecter ensemble jusqu’à 8 boîtiers, chacun couvrant 185 m². Le modèle déco M9 est plus puissant et l’on peut connecter jusqu’à 10 boîtiers. Mais il est nettement plus cher.

N.D.L.R. : Merci !
Un idée du bonheur...

L'AUTRE

Viens, mon George. Ah! les fils de nos fils nous enchantent,
Ce sont de jeunes voix matinales qui chantent.
Ils sont dans nos logis lugubres le retour
Des roses, du printemps, de la vie et du jour!
Leur rire nous attire une larme aux paupières
Et de notre vieux seuil fait tressaillir les pierres;
De la tombe entr'ouverte et des ans lourds et froids
Leur regard radieux dissipe les effrois;
Ils ramènent notre âme aux premières années;
Ils font rouvrir en nous toutes nos fleurs fanées;
Nous nous retrouvons doux, naïfs, heureux de rien;
Le coeur serein s'emplit d'un vague aérien;
En les voyant on croit se voir soi-même éclore;
Oui, devenir aïeul, c'est rentrer dans l'aurore.
Le vieillard gai se mêle aux marmots triomphants.
Nous nous rapetissons dans les petits enfants.
Et, calmés, nous voyons s'envoler dans les branches
Notre âme sombre avec toutes ces âmes blanches.


Pour le jardin pas d'arrosage sur les feuilles, juste au pied des plants et pour les pommes de terre pas nécessaire d'avoir un énorme feuillage ça promet sous terre et trop d'eau peut faire pourrir, personnellement je n'ai jamais vu arroser des pommes de terre.

Les radis, à semer une fois par semaine, et régalez vos petits enfants de bananes pour faire du compost (couper les peaux en morceaux et les passer un jour ou deux au congélateur).

Profitez bien de tous ces bons moments.

Cordialement

N.D.L.R. : Merci beaucoup !
Renaud CAMUS (via "Facebook")
rédigé le Mardi 02 Juin 2020
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation
Un homme accompli court dix mille fois plus de risques de dire une bêtise qu’un crétin n’a de chances de dire quelque chose d’intelligent.

N.D.L.R. : Quitte à dire une bêtise de plus, je dirais que vous n'avez pas toujours tort.

Moi non plus, d'ailleurs, comme le montre ce message du 28 mars dernier où je prédisais qu'il y aurait 30 000 morts du Covid-19 en France.