Architecture-M.O.

Long coup de fil d'Arnaud PAQUIN ce soir pour me rendre compte de sa visite du jour à Sébastien LEBOISNE dans son atelier de Virey.

Les deux hommes se sont mis d'accord sur le détail des travaux de restauration des menuiseries extérieures du logis.

Il en est ressorti une série de décisions sur l'option, finalement, d'un double vitrage, sur les choix de ferronneries ou sur le mode d'assemblage des pièces de bois, tous points sur lesquels je m'en remets à ces experts.

J'ai fait part à Arnaud PAQUIN de mes idées de restauration de meurtrières. Il a trouvé que j'avais beaucoup évolué depuis l'époque récente où j'envisageais froidement d'en supprimer une pour percer une porte. J'ai eu beau jeu de faire valoir qu'"il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis".
Il me paraît utile de consigner à part un point important de la conversation avec Arnaud PAQUIN hier soir et qui me revient alors que je me remémore pourquoi j'ai changé d'avis sur cette meurtrière. En fait, tout cela était lié à mon désir d'implanter mon bureau dans le bâtiment Nord. A partir du moment où j'ai envisagé de l'installer dans l'"aile de la belle-mère", cela a, en quelque sorte, rebattu les cartes.

Or Arnaud PAQUIN me disait hier sa satisfaction devant le projet d'"escalier-en-facteur-commun" auquel il est parvenu et dont il va bientôt me communiquer les plans. Surtout, il ajoutait qu'il ne voyait pas l'entrée principale de l'"aile de la belle-mère" au niveau de cette cage d'escalier mais bien, comme l'avait préconisé Benoît MAFFRE, au milieu de l'ancienne écurie.

Et pourquoi pas, en effet ? Il y a là ce que j'appelle, sous la future "salle de concert" que j'imagine à l'étage, une sorte de "réserve foncière" qui peut, dans le principe, aider à dénouer certaines des contradictions ou des ambiguïtés de la restauration de l'aile Ouest.

Et c'est ainsi que, petit à petit, cheminent les idées et avance la "conception organique", pourrait-on dire, de l'usage que l'on compte donner à terme aux différents volumes encore vides de vie.
Un autre point important du propos d'Arnaud PAQUIN hier soir me revient en mémoire, utile à consigner à part, également. Il s'agit de la porte principale du logis.

On se souvient que j'ai éprouvé beaucoup de difficultés à admettre que la porte qui donne sur l'escalier actuel de l'"aile de la belle-mère" (escalier complètement foireux car réalisé lors de ces années 1950 si funestes pour l'intégrité de notre manoir favori) soit le vestige de la porte principale d'avant l'incendie de 1884. Mais j'y suis parvenu tout récemment. Ce faisant, j'imaginais que la nouvelle porte principale du logis, celle à réaliser au cours de cette 1ère tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis, serait entièrement neuve et c'est ainsi, d'ailleurs, que je lisais le devis approuvé par la DRAC.

Or Arnaud PAQUIN a changé hier, là aussi, ma façon de voir. Il trouve qu'il faut conserver, partout où c'est possible, les vestiges du passé. Donc il préconise de remettre à sa place, carrément, ladite porte.

J'ai objecté que tout le bas de cette porte d'origine (du moins qui fut en place durant la période allant de la première moitié du XVIIIè siècle jusqu'à 1884) était vermoulu lorsque j'ai acheté la Chaslerie et que c'est même à Sébastien LEBOISNE que j'avais, il y a déjà quelques lustres, confié le soin de la retaper.

Aucune importance, m'a répondu Arnaud PAQUIN.

Soit. Je note que j'en serai quitte pour financer rapidement deux portes au lieu d'une.
Arrivée de Paris vers une heure du matin, Carole a souhaité que je lui montre illico les travaux en cours.

Je lui ai fait admirer le nouveau linteau du passage entre la future cuisine et la salle-à-manger (elle a aimé) mais impossible d'aller plus loin car le terrain est plein d'obstacles et l'éclairage électrique déglingué ou démantibulé un peu partout.

Elle aura bien le temps de découvrir tout cela demain, y compris la poussière du chantier, notamment dans le salon ou sur une maquette en bois de bateau que Sébastien et Benoît n'ont pas pris la précaution d'éloigner ou de protéger lorsqu'ils ont travaillé au rez-de-jardin de l'entrée du logis. Je sens que, dans quelques heures, dès que le jour se sera levé, je serai accusé d'être le responsable de tout ce capharnaüm alors que, si cela n'avait tenu qu'à moi, je n'aurais pas gardé dans le logis la moindre trace d'une vie sociale possible au cours de quelques prochains semestres.

Pour être précis, j'espère encore que mon épouse, dont le moins que je puisse dire est que sa présence ne m'aura guère entravé dans mes travaux depuis un certain nombre de mois, ne se remettra pas, dès la prochaine aube, à me bombarder d'ordres dans l'espoir, que j'imagine être encore le sien, de réintroduire, en véritable Pénélope, un minimum d'équilibre bourgeois dans mon binz habituel et favori.
Quand je parlais de capharnaüm et de poussière, je n'exagérais pas.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

15 juillet 2018.

D'ailleurs c'est bon connu, je suis un modèle de mesure dans mes propos et de tempérance itou.

P.S. (à 13 h 30) : Carole, à qui je viens de montrer tout cela, réagit bien.

J'ai même fait passer, comme une lettre à la poste, l'idée que c'était une connerie de vouloir conserver un salon pendant les travaux du logis. Dont acte.
A propos de la restauration des meurtrières du 1er étage de la tour Nord-Est, j'ai réfléchi une bonne partie du week-end et je demeure indécis. J'ai le choix entre plusieurs possibilités :
1 - ne rien faire à ce stade, donc me borner le moment venu à vitrer les deux nouvelles ouvertures, au Sud et à l'Ouest ;
2 - restaurer en granit le parement extérieur de la seule meurtrière Sud ;
3 - recréer les deux meurtrières Est et Nord en m'y contentant de parements extérieurs en grès ;
4 - recréer les deux meurtrières Est et Nord et doter celles-ci ainsi que la Sud de parements en granit.

Les considérations à prendre en compte à propos de ces travaux sont notamment :
1 - leur coût ;
2 - leur opportunité en termes de maniaquerie de restauration ; il y a en effet un moment et un endroit où il faut arrêter le curseur et j'ai dit, au demeurant, que la restauration du 1er étage du logis serait laissée par moi à d'autres ;
3 - leur opportunité en termes d'usage puisque, agrémentant une future salle de bains, ces meurtrières seraient susceptibles d'offrir aux visiteurs extérieurs des vues généralement inédites sur l'anatomie des occupants de notre manoir favori (pour être franc, cet argument ne pèse guère pour moi qui considère, soit dit en passant, n'avoir que de belles choses à montrer) ;
4 - la disponibilité d'un maçon compétent, réputée totale avec BODIN.
Sébastien DUVAL me l'avait dit hier matin, Frédéric LEBON a exprimé la même opinion hier après-midi : il n'est pas indispensable de rouvrir deux meurtrières au 1er étage de la tour Nord-Est ni de doter la meurtrière Sud de parements extérieurs en granit. Je soumettrai à l'occasion ces questions à Arnaud PAQUIN.

Dans cette future salle-de-bains comme dans la chambre voisine (donc celle au-dessus de la salle-à-manger), Frédéric LEBON s'est livré à des observations sur les mortiers utilisés à divers endroits, a pris de nombreuses photos avec son appareil et m'a promis des dessins récapitulant les conclusions qu'il en tire en termes de datation. En quelques mots, la moitié gauche du mur Nord-Ouest a été remontée, sans doute à la suite de l'incendie de 1884, et les fissures du rez-de-chaussée, par où l'eau entre, ne sont que la prolongation des limites de cette reprise. Autrement dit, il aurait mieux valu, à l'époque, ne pas cantonner ces reprises au premier étage. Le mur Nord-Est avec sa cheminée qui ne me plaît guère a lui aussi fait l'objet de reprises massives, peut-être au milieu du XVIIIème siècle, lorsque les meurtrières en question sont passées à la trappe. Les deux meurtrières (ce n'est pas le bon terme) retrouvées par Igor sont anciennes mais peut-être postérieures à celles du rez-de-chaussée. La question de leur hauteur dans la pièce reste mystérieuse.

Frédéric LEBON me recommande de relever de 30 cm le linteau, dont j'aime bien la forme en béton, du passage entre la chambre et cette future salle-de-bains (son point le plus bas, au milieu du passage est actuellement à 1,80 m du plancher). J'ai indiqué qu'il pourrait être plus simple d'abaisser d'une marche le plancher du passage et de la salle-de-bains, ce qui permettrait de relever apparemment et d'autant les deux meurtrières résiduelles. Je soumettrai également cette idée à Arnaud PAQUIN.

Quand on quitte la future salle-de-bains, le mur droit du passage sonne toujours creux après qu'Igor en a retiré l'enduit de plâtre. Frédéric LEBON me recommande de restaurer ce mur, actuellement gondolé. Ceci me paraît en effet inévitable en tout état de cause. Ce travail me semblerait mériter d'être subventionné. Il y aurait donc un dossier à constituer en même temps que celui des poutres pourries du plafond. Peut-être en 2020, en même temps que le culot de la restauration des menuiseries extérieures du logis (ou 3ème et dernière tranche de leur restauration).

Dans la chambre au-dessus de la salle-à-manger, Frédéric LEBON s'est interrogé sur les coups de sabre du mur Nord, à droite de la cheminée de Mebzon. Il a commencé à desceller les pierres tardives et multiplié les observations sur cette partie du mur "creuse comme une lanterne" (mais où nous n'avons toujours pas débusqué de trésor) :

16 juillet 2018.

Il a retrouvé les embrasures et les feuillures de ce que j'appelle une imposte, ainsi que des traces de l'ancien enduit à la chaux :

16 juillet 2018.

16 juillet 2018.

16 juillet 2018.

Dans le trou ainsi ouvert, les pierres étaient noires...

16 juillet 2018.

... et sentaient le miel ; il y a eu là, en effet, il y a longtemps, dans le creux en question, des ruches dont on a retrouvé des vestiges...

16 juillet 2018.

... ainsi que des restes de miel pendouillant du plafond de l'anfractuosité :

16 juillet 2018.

16 juillet 2018.

16 juillet 2018.

16 juillet 2018.

16 juillet 2018.

Sébastien a poursuivi l'exploration à hauteur de la porte murée...

16 juillet 2018.

... et l'on a retrouvé là des bouts de bois brûlé...

16 juillet 2018.

... ainsi que les ébrasements et feuillures attendus mais pas la traverse de séparation avec l'imposte :

16 juillet 2018.

A noter que l'imposte n'est pas centrée, ce qui paraît curieux.

Frédéric LEBON a poursuivi son enquête dans la cheminée de la "salle dévastée"...

16 juillet 2018.

... mais j'ai dû quitter alors la réunion pour aller retrouver ma mère.

Un dernier regard sur notre manoir favori où les fermetures provisoires de plastique ont retrouvé leurs places...

16 juillet 2018.

... ce qui devrait nous protéger lors des prochains orages.
Interrogé ce matin, Sébastien LEBOISNE m'apprend que les premières menuiseries extérieures du logis ne seront pas livrées avant novembre. Merdum !

Roland FORNARI sera, lui, de retour ce jeudi pour mieux fixer sa grille et livrer sa lanterne.

Autrement dit, du programme 2018 de restauration des menuiseries extérieures du logis, le maçon et le forgeron auront fait chacun sa part dans les tout prochains jours mais il y aura plus de trois mois de battement avant la suite qui devrait être réalisée d'une traite par le menuisier (à la porte près, peut-être).
A l'invitation du démolisseur qui m'avait récemment démarché pour me vendre une cheminée, je me suis rendu ce matin, en sa compagnie, à La Julinière, aux Loges-sur-Brécey...

17 juillet 2018.

et nous avons fait affaire. Je lui ai ainsi acheté :
- une cheminée entière et intacte...

17 juillet 2018.

... avec sa niche latérale...

17 juillet 2018.

... et son linteau hélas bûché :

17 juillet 2018.

- un évier de granit avec son encadrement en forme d'arche :

17 juillet 2018.

- un escalier de chêne aux marches taillées dans la masse :

17 juillet 2018.

La dynamique de la négociation a fait que je me suis également porté acquéreur, dans le même lot, d'un autre évier et de deux linteaux de porte en granit ainsi que de vieilles planches de chêne.

En revanche, je n'ai pas fait d'offre pour une autre cheminée de ce logis ni pour des poutres intéressantes mais trop courtes pour moi :

17 juillet 2018.


Certes, le prix sur lequel j'ai topé n'est pas donné mais je pense avoir suffisamment appâté mon interlocuteur pour qu'il se mette en chasse de poutres de plus de 6,30 mètres de long, de solives, de corbeaux et d'un ancien dallage dont j'aurais besoin par ailleurs.

A noter également qu'il pense m'avoir vendu des matériaux du début du XVIIIème alors que j'ai de fortes raisons d'estimer qu'ils ont un siècle de plus, donc sont contemporains de notre manoir favori.

Quant à l'usage que je ferai de ces matériaux, il reste à définir :

- trois emplacements sont possibles pour la cheminée mais j'ai une telle hâte de faire disparaître celle de Mebzon, qui n'a vraiment rien à faire à la Chaslerie, que j'aurais tendance à donner la priorité à son remplacement. Il y a toutefois un hic, la cheminée de la Julinière traverse le mur pignon auquel elle est adossée et je n'aurais nulle envie de devoir réattaquer la décoration du cabinet de toilettes du 1er étage du bâtiment Nord si on devait maintenir ces contrepoids :

17 juillet 2018.

- pour ce qui concerne l'évier avec son arche, deux emplacements me paraissent possibles, au rez-de-chaussée ou au 1er étage de la tour Nord-Est ; à l'étage, ce serait une occasion de faire disparaître la cheminée qui ne m'y plaît guère ; au rez-de-chaussée, l'évier n'aurait rien d'incongru puisqu'on sait qu'il y en a eu un là, autrefois ;
- pour l'escalier, ces marches massives pourraient servir, par exemple pour la première travée de l'"escalier-en-facteur-commun", si toutefois ce réemploi est compatible avec le projet que j'attends d'Arnaud PAQUIN ;
- enfin, pour ce qui est des linteaux, l'expérience montre qu'on en a toujours besoin chez soi.
Jean LEMARIE, à qui je parlais hier après-midi de mon idée de vendre la cheminée de Mebzon, m'a recommandé de bien la photographier et de la mesurer sous tous ses angles avant de mettre une annonce en ligne et de la faire démonter par l'entreprise BODIN.

Je donne le scoop à nos visiteurs favoris : "A vendre - Cheminée de granit - Epoque XIVème siècle - Provenance connue (Orne, secteur de Couterne)."

Quant au prix, j'en suis encore à m'interroger (bien que le prix auquel j'ai acheté la cheminée de la Julinière soit un indice fort). Quelqu'un aurait-il des idées à ce sujet ?
Je suis peut-être allé trop vite en besogne hier. Ce matin, au réveil, je suis pris d'un doute à propos de la couleur des granits de la Julinière. En effet, on se trouve là du côté de Brécey, près de Saint-Pois, donc j'aurais dû me méfier car il n'est pas sûr qu'il ne s'agisse pas de granit "bleu de Vire" qui jurerait avec les tons mordorés de notre manoir favori.

Je demanderai tout à l'heure à Sébastien s'il saurait atténuer le contraste avec ses produits-miracle et son toucher de balle bien connu de nos services.
Le sort en est jeté. Interrogé ce matin, Sébastien m'indique qu'il saurait patiner la cheminée de la Julinière. Il commencera donc aujourd'hui à démonter la cheminée de Mebzon. En voici les dernières photos avant démontage :

18 juillet 2018.

18 juillet 2018.

18 juillet 2018.

18 juillet 2018.

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18 juillet 2018.

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Je viens de demander à Sébastien d'en prendre les mesures sous toutes les coutures :

18 juillet 2018.

18 juillet 2018.

Voici le résultat :

18 juillet 2018.

18 juillet 2018.

P.S. : Arnaud PAQUIN, consulté, me confirme qu'il n'y aurait pas de difficulté à patiner la cheminée de la Julinière.

Il va me transmettre les coordonnées d'une personne qui aurait deux cheminées intéressantes à vendre. Il n'est donc pas sûr à ce stade que la cheminée de la Julinière aille au 1er étage de la Chaslerie. Tout dépendra de la taille des deux autres, sachant que celle de la Julinière a une largeur de 1,90 m entre ses corbeaux (à comparer à 2,10 m pour celle actuellement installée dans la salle-à-manger de notre manoir favori).
Le démontage de la cheminée de Mebzon a commencé ce matin :

18 juillet 2018.

Voici où nous en sommes en fin de journée :

18 juillet 2018.

18 juillet 2018.

18 juillet 2018.

Cédrick COOS est passé préparer des devis pour la suite des travaux :

18 juillet 2018.

Nous avons notamment parlé :
- de la restauration des montants, côté salle-à-manger, du passage entre la salle-à-manger et la tour Nord-Est ; ces montants de granit ont été fortement endommagés par l'incendie de 1884 et me font pitié depuis longtemps ;
- des deux sorties de la ventilation que je désire installer dans le hérisson de la salle-à-manger et de la tour attenante ; côté cour, je demanderai à Roland FORNARI de forger une grille analogue à celle qui termine le système de ventilation des w.-c. sous l'escalier ; côté tour, nous allons essayer d'utiliser la sortie d'évier qui dépasse du parement extérieur (alors que l'évier correspondant a disparu) ;
- de l'implantation de l'évier de la Julinière sur le mur Nord-Ouest du rez-de-chaussée de cette tour ; comme ce mur est fissuré et laisse passer l'eau, l'évier ne sera pas encastré dans le mur-même mais dans la cloison de briques ventilée qui le doublera.

Nous avons également évoqué la cheminée de la salle-à-manger. Cédrick me pousse à la conserver, quitte à lui apporter quelques améliorations de second ordre :
- au niveau du chapelet de pierres au dessus du linteau : soit en patinant les joints dudit chapelet, soit en réduisant la hauteur d'une partie de la cheminée (j'ai oublié le terme technique), de manière à tronquer de ce chapelet ladite cheminée ;
- au niveau de l'édicule de briques qui forme le conduit : Cédrick me recommande de le rendre parallélépipédique, ce qui obligerait à écarter les poutres du plafond donc à redéfinir le plan de ce dernier, travail que je compte confier à Arnaud PAQUIN. Car, je le rappelle, j'ai bien l'intention de foutre en l'air la poutraison et le solivage actuels de cette pièce, que je trouve ratés (années 1950...), et d'y substituer quelque chose de proprement manorial, corbeaux inclus.
Hier, poursuite du démontage en règle de la cheminée de Mebzon :

19 juillet 2018.

19 juillet 2018.

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En fin de journée, les granits de Mebzon avaient été entreposés dans un coin de la cour, de manière à pouvoir être montrés aux visiteurs de notre manoir favori (et possibles candidats-acheteurs) :

19 juillet 2018.

19 juillet 2018.

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19 juillet 2018.

19 juillet 2018.

Au premier étage du logis, on dispose désormais de vues directes sur les autres niveaux, oubliées depuis longtemps :

19 juillet 2018.

19 juillet 2018.

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19 juillet 2018.

Hier, alors que je devais filer à Pontorson, Roland FORNARI est venu poser sa lanterne avec le fil électrique de bonne longueur cette fois...

19 juillet 2018.

... et fixer la grille en souffrance depuis son dernier passage :

19 juillet 2018.

Il paraît qu'en repartant, il a dit que je ne serais pas content du résultat (ce en quoi il avait raison)...

19 juillet 2018.

... et qu'il devrait revenir pour rembarquer une nouvelle fois cette grille à l'atelier :

19 juillet 2018.

Je l'y encourage en effet : ce travail est inacceptable en l'état.
Il y a des signes qui ne trompent pas, comme ces deux pierres en granit rougi de mes collections et que j'ai trouvées au milieu de la cour, hier soir, à mon retour de Bagnoles :

19 juillet 2018.

Elles me montrent que Sébastien DUVAL s'apprête, après la dépose de la cheminée de Mebzon, à s'attaquer au point suivant de ma commande, à savoir la restauration des jambages de la baie, dans la salle-à-manger du logis, du passage entre cette pièce et la tour attenante. Deux pierres doivent en effet y faire l'objet d'un échange standard, tant elles ont été abîmées par l'incendie de 1884, au point d'être quasiment impossibles à restaurer autrement, et deux autres, les plus grosses en bas de chaque jambage, doivent recevoir des brochages en fibre de verre et un ragréage en faux granit (toujours ce que j'appelle la "résine-miracle") :

19 juillet 2018.

19 juillet 2018.

19 juillet 2018.

19 juillet 2018.

19 juillet 2018.

Je précise que le fonctionnaire de la D.R.A.C. à qui j'avais montré ces jambages il y a quelque temps m'avait affirmé que de tels travaux ne feraient pas l'objet de subventions. Cette remarque m'avait étonné mais, comme vous le voyez, j'en ai pris acte en n'attendant pas de longs mois une décision administrative qui aurait allégé opportunément ma charge financière et en profitant de la présence, dans nos murs favoris, de l'entreprise BODIN pour lui confier ce nouveau travail délicat. Une fois de plus, j'attends d'elle de l'excellence (appelons cela, si vous le voulez bien, de la "qualité FOURCADE").
Je suis passé hier matin à Mebzon, manoir sis sur le territoire de la commune de Sept-Forges (Orne), en limite de Geneslay, donc à quelques encablures de notre manoir favori. Je voulais voir si, en cette période de vacances, les propriétaires étaient là. Niet.

Une voisine m'ayant communiqué un numéro de portable, j'ai pu appeler Mme DEROUET pour lui laisser le message que la cheminée de son manoir pourrait, cette fois-ci, réintégrer son logis.

Aucun écho à ce stade. Je pense donc poster bientôt une annonce de mise en vente sur "leboncoin.fr".
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 20 juillet 2018 07:55
À : Arnaud Paquin architecte
Objet : RE: fin d'après-midi

Parfait. A tout à l'heure.

PPF
_______________________________________________________________

De : Arnaud Paquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : vendredi 20 juillet 2018 07:54
À : 'Pierre-Paul Fourcade'
Objet : fin d'après-midi

Bonjour M. Fourcade,

Je pourrais passer en fin d’après-midi, pour vous présenter le projet de l’aile de la belle mère et faire le point sur les autres sujets.

Cela vous irait ?

Bien cordialement,

Arnaud PAQUIN architecte D.P.L.G.
architecte du Patrimoine DSA Chaillot.
2, rue du Collège 50300 AVRANCHES
Tél. 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com

(Fin de citation)
Le chantier n'a guère avancé aujourd'hui de façon spectaculaire :

20 juillet 2018.

20 juillet 2018.

Son aspirateur, famélique bien que neuf de ce matin, n'a toujours pas permis à Benoît d'éliminer convenablement la poussière du chantier.

Au 1er étage, les dernières pierres de la cheminée ont été retirées :

20 juillet 2018.

Voici la vue qui en ressort sur la salle-à-manger :

20 juillet 2018.

A noter que le plancher de l'étage, dont mon prédécesseur des années 1950 devait être fier, a reçu de sacrés gnons lors des manipulations des pierres de Mebzon, au point qu'il me paraît désormais irrécupérable (pour autant qu'on en ait eu l'envie).