Architecture-M.O.

Un charpentier, dont Mme HORGNIES m'a donné les coordonnées, est venu aujourd'hui commencer à effectuer différents travaux sur des charpentes et des couvertures qui en ont besoin.

Il s'agit de Christian MONNIER, de Juvigny Val d'Andaine.

Il a commencé par remettre en état la gouttière Est de la ferme.

Ses prochaines interventions pourraient concerner par exemple :
- à la ferme, le démoussage du bâtiment, sa transformation en longère et le renforcement d'un arbalétrier mal en point depuis des années ;
- à la cave, la pose d'une isolation thermique sous la charpente de la couverture ;
- à la charretterie, le changement du plancher de l'étage et la restauration d'anciennes mangeoires ;
- sur le logis, le redressement de la couverture à certains endroits disgracieux ;
- dans l'"aile de la belle-mère", le déplacement de meubles vers le garde-meubles rendu préalablement étanche à la poussière du chantier ;
- sur le fournil du manoir, une révision de la couverture là où elle fuit.

Bref, il y aurait là de quoi l'occuper quelque temps.
Aidé de Benjamin, Christian MONNIER a commencé à regrouper à l'étage des écuries quelques meubles et objets divers :

24 avril 2018.

24 avril 2018.

Il y a là un volume magnifique et qu'il était stupide de transformer en chambres avec un très long couloir pour les desservir. Il ne fait donc pas de doute que le parti retenu par les derniers plans, ceux de Benoît MAFFRE, était mal inspiré.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 25 avril 2018 07:57
À : Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine
Cc : (...)@culture.gouv.fr; thibaud.fourcade@(...); carolefourcade(...)
Objet : Chaslerie

Cher Monsieur,

J'ai rencontré hier M. (...) qui, comme vous me l'aviez laissé entendre, m'a rendu le dossier que je lui avais communiqué il y a six semaines.

En l'état de mes réflexions, je souhaite donc, si vous le voulez bien, vous charger de la maîtrise d’œuvre des travaux suivants, dont je vous précise au cas par cas le degré d'urgence à mes yeux :
- 1ère tranche des menuiseries extérieures du logis : rien ne s'oppose, de mon côté, à un lancement imminent des travaux que je souhaiterais voir achever avant le 30 septembre prochain ; j'ai dû, suite à son retrait, me substituer à mon aîné pour assurer la maîtrise d'ouvrage de ces travaux ; tout est clair administrativement ; l'essentiel a déjà été réglé en acomptes aux artisans qui attendaient une réaction de M. MAFFRE depuis novembre dernier ;
- 2ème tranche des menuiseries extérieures du logis : il faudrait prendre rang auprès de la DRAC pour faire subventionner 75 k€ de travaux qui seraient réalisés dès le début de 2019 et préparer le dossier de demande de subvention ; je serai le maître d'ouvrage de ces travaux ; (N.B. : il est probable qu'une 3ème petite tranche sera à prévoir dans la foulée) ;
- menuiseries extérieures des lucarnes du colombier : il reste un reliquat de subvention à consommer avant le début de 2019, permettant de réaliser ces menuiseries extérieures classées M.H. Normalement, le maître d'ouvrage est mon aîné mais, s'il devait renoncer là aussi, je le remplacerais. Il vous appartiendrait, dans le prolongement de l'étude préalable de M. MAFFRE, de dessiner ces menuiseries (ce dont ce dernier s'était bizarrement abstenu) ;
- dégâts des eaux au rez-de-chaussée de l'"aile de la belle-mère" : il faut préparer dans les meilleurs délais une estimation du coût des travaux (maçonnerie, menuiserie) que je pourrais transmettre à l'assureur pour indemnisation. Normalement, mon aîné, nu-propriétaire, est tenu de réaliser ces travaux urgents, sa carence étant susceptible de mettre le bâtiment en péril. Il est néanmoins probable qu'une fois de plus, je doive me substituer à lui. Il conviendrait de solliciter des subventions, sachant que le mur en cause est classé MH ;
- moitié Nord du logis : comme je vous l'ai montré lors de votre visite du 10 avril dernier, une poutre de la charpente (classée MH) est pourrie et il reste une fuite d'eau en couverture qui a commencé à pourrir une autre poutre (également classée MH) ; il faudrait prendre rang dans le programme de subventions de la DRAC pour faire réaliser ces travaux dès que possible car ils conditionnent la suite de la restauration de l'intérieur du logis.

Vous voudrez bien me transmettre vos projets de contrats correspondant à ces premières demandes.

Au-delà de celles-ci, j'envisagerais de vous confier d'autres travaux, ceux-ci vraisemblablement non subventionnés, comme, par exemple :
- la restauration des boiseries du salon du logis, en prenant pour point de départ la remise en place de la cheminée qui se trouve actuellement au rez-de-chaussée de l'"aile de la belle-mère" (celle atteinte par les récents dégâts des eaux) ;
- la conception et la réalisation d'un escalier desservant à la fois le colombier et les écuries de l'"aile de la belle-mère". A cet égard, je considère le projet de M. MAFFRE (dont il conviendrait que celui-ci ne bloque pas plus longtemps la transmission des plans, notamment en ce qu'ils concernent les maçonneries et la charpente) comme raté et inadéquat et ceux, antérieurs et perfectibles, de Lucyna GAUTIER, comme susceptibles d'apporter des idées (M. MAFFRE avait demandé et obtenu sans difficulté de Mme GAUTIER la transmission des plans de cette dernière, plans dont il critiquait la justesse ; il n'y a aucune raison valable pour qu'il ne vous les transmette pas). Cette mission pourrait être poussée jusqu'à la maîtrise d’œuvre de l'aménagement intérieur de cette aile.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Mon aîné m'a téléphoné ce matin pour m'inviter à fêter à Paris le 1er mai prochain le 1er anniversaire de mon 1er petit-fils.

J'apprécie particulièrement le geste dans les circonstances présentes. Inutile de dire que j'ai tout de suite accepté.

Par ailleurs, mon aîné m'a parlé des modalités possibles pour la restitution de parts de certaines S.C.I. Ceci posera la question de la valorisation de l'"aile de la belle-mère" dont plus une pièce n'est habitable en l'état du chantier, avec de surcroît des problématiques nouvelles et pendantes de péril d'un mur porteur et de danger de l'installation électrique (ceci sans parler des menuiseries extérieures, notamment de sept lucarnes).
La matinée a été consacrée à vider mon ex-chambre du 1er étage du logis des 25 caisses de bouquins qui l'encombraient depuis belle lurette :

26 avril 2018.

26 avril 2018.

26 avril 2018.

La suite des travaux dans cette pièce comportera, dès que possible :
- le changement, au plafond (ou à ce qu'il en reste), de deux poutres de sapin pourries :

26 avril 2018.

26 avril 2018.

- le démontage de la cheminée de Mebzon qui n'a rien à faire là...

26 avril 2018.

- et, si l'on donne suite à une réflexion d'Arnaud PAQUIN, le repercement d'une ancienne ouverture :

26 avril 2018.

J'avoue ne pas être emballé par cette dernière suggestion car il y a déjà trois grandes fenêtres dans cette pièce.

Voici les 25 caisses de bouquins désormais stockées provisoirement dans le nouveau garde-meubles, au 1er étage des écuries, en attendant un rangement définitif dans le futur bureau-bibliothèque :

26 avril 2018.

0
Comme promis, François LAUTOUR, que j'en remercie, est venu renforcer la taque de la cheminée de la salle-à-manger du logis, afin d'éviter que, les fissures se prolongeant sous l'effet du feu, elle ne finisse par casser sans que les morceaux soient retenus :

26 avril 2018.

26 avril 2018.

26 avril 2018.

26 avril 2018.

P.S. : Finalement, François n'a pu placer que deux renforts. Ailleurs, la fonte était devenue trempée, rendant son intervention impossible. Il m'explique néanmoins que, pour être tranquille, il suffira de veiller à faire reposer le bas de la taque sur un lit de sable.

26 avril 2018.

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 26 avril 2018 20:10
À : LE-BECHEC Laetitia (DR-NORM)
Objet : RE: Ouverture au public d'un monument historique

Bonjour,

Je n'ai toujours rien reçu.

Pouvez-vous me faire passer cette attestation par courriel ?

D'avance merci.

Cordialement,

PPF

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De : LE-BECHEC Laetitia (DR-NORM) <laetitia.le-bechec@direccte.gouv.fr>
Envoyé : mercredi 11 avril 2018 12:02
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : RE: Ouverture au public d'un monument historique

Bonjour,

Les attestations ont été envoyées la semaine dernière.

Cordialement,

Laëtitia LE BECHEC

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De : Pierre-Paul Fourcade [mailto:penadomf@msn.com]
Envoyé : mercredi 11 avril 2018 12:01
À : LE-BECHEC Laetitia (DR-NORM)
Objet : RE: Ouverture au public d'un monument historique

Pouvez-vous traiter ma demande SVP ?

Cordialement,

PPF

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De : LE-BECHEC Laetitia (DR-NORM) <laetitia.le-bechec@direccte.gouv.fr>
Envoyé : mardi 30 janvier 2018 11:31
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : RE: Ouverture au public d'un monument historique

Bonjour,

Votre demande a bien été reçue et sera traitée courant février.

Cordialement,

Laëtitia LE BECHEC

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De : Pierre-Paul Fourcade [mailto:penadomf@msn.com]
Envoyé : dimanche 28 janvier 2018 06:45
À : LE-BECHEC Laetitia (DR-NORM)
Objet : RE: Ouverture au public d'un monument historique

Bonjour !

J'apprécierais de connaître votre réponse.

Et, à tout le moins, de recevoir un accusé de réception de ma demande.

Cordialement,

PPF

_______________________________________________________

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 2 janvier 2018 13:18
À : laetitia.le-bechec@direccte.gouv.fr
Objet : Ouverture au public d'un monument historique
Bonjour et bonne année !

Je vous prie de bien vouloir me communiquer l'attestation d'ouverture au public de ma propriété, le manoir de la Chaslerie, La Haute-Chapelle, Domfront-en-Poiraie (61700).

Les conditions sont inchangées par rapport aux années précédentes.

Cordialement,

PPF
06 12 96 01 34

(Fin de citation)

Laborieux. Que tout cela fonctionne mal !

Je suis d'avis qu'à tout le moins, il y a des coups de pied au derrière qui se perdent.
On peut voir cette fenêtre sur la place de la Bastide d EYMET (Dordogne) ; elle sert maintenant aux pigeons :

N.D.L.R. : C'est justement à quoi je pense pour les lucarnes du colombier...
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 27 avril 2018 10:26
À : arnaudpaquin architecte
Cc : thibaud.fourcade ; carolefourcade
Objet : Chaslerie - Mécénat

Cher Monsieur,

Arriver à diviser par trois le coût de mon chantier (dans la meilleure des hypothèses, bien entendu), voici qui me paraitrait bigrement intéressant et susceptible de mériter que je vous mandate pour préparer le dossier (et le chiffrage) ad-hoc.

Reparlons-en quand vous pourrez.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
J'ai reçu cette après-midi la visite des mes amis Dominique et Maryvonne LEMAIRE, en transit entre la Bretagne et Paris.

3 mai 2018, la photo est ratée car il s'y est ajouté un effet, dit artistique, indésiré.

Je leur ai bien sûr montré l'état du chantier et Maryvonne, bien que membre du fan-club donc censée me lire, s'est étonnée que je ne me dépêche pas pour mettre à la disposition de mes petits-enfants des pièces propres à les héberger.

J'ai rappelé mes principales contraintes :
- la financière, désormais aiguë pour moi, d'autant que les toubibs, toujours prompts à ouvrir le parapluie et à faire tourner le compteur, me font passer toute une cascade d'examens plus perfectionnés les uns que les autres avant qu'une compagnie d'assurance-vie ne condescende à s'engager face à moi, préalable à l'octroi du crédit bancaire par ailleurs bouclé dans son principe,
- l'administraaaâââtive dans la mesure où, pour la bonne règle, tous les travaux que j'entreprends devraient faire l'objet d'autorisations dont les demandes sont toujours très longues et complexes à préparer et dont l'instruction se trouve d'autant plus longue et complexe également que je prétende y greffer des demandes de subventions,
- la fiscale, qui m'oblige à maintenir vaille que vaille un certain rythme de travaux,
- la difficulté d'organiser un chantier qui fait intervenir tant de corps de métier, notamment pour les salles d'eaux, alors que la disponibilité des bons artisans pose souvent problème dans le secteur,
- la grande difficulté du choix d'options de base, comme le mode de chauffage et l'emplacement de la chaufferie, alors que je dois me débrouiller, face à des plombiers prescripteurs, pour m'entourer de conseils de personnes à la fois compétentes et neutres.

Maryvonne m'a alors déclaré que je devrais néanmoins faire le maximum pour pouvoir bien accueillir mes petits-enfants.

J'ai confirmé que je ne pouvais aller plus vite mais que, si mes fils voulaient que j'accélère, il leur était toujours loisible, surtout l'aîné, de mettre la main au porte-monnaie sans conditionner ce geste par des exigences farfelues.

Maryvonne en a conclu que, dans ces conditions, mes descendants ne viendraient sans doute pas souvent à la Chaslerie de mon vivant.

J'ai répliqué qu'ils se leurreraient si, dans ces mêmes conditions, ils imaginaient pouvoir se rattraper ensuite.
En l'état du chantier, le 1er étage de la charretterie est dangereux car son plancher de pin est vermoulu (il fut longtemps exposé aux intempéries avant la restauration de la charpente et de la couverture de cette dépendance).

3 mai 2018.

J'ai chargé Christian d'y remédier. Il a commencé par enlever le plancher pourri :

3 mai 2018.

Il faudra qu'il nettoye les solives du vert de la mousse qui les colonise :

3 mai 2018.

Mon idée est d'utiliser les planches de chêne du plafond de la cuisine-provisoire-qui-dure (actuel plancher de la chambre du 1er étage du colombier) pour remplacer ce plancher de pin :

3 mai 2018.

Le problème est que je n'ai pas encore statué sur le sort de la cheminée du 1er étage du colombier :

3 mai 2018.

Ferai-je disparaître cette cheminée ou utiliserai-je à cet endroit la cheminée Louis XIV achetée à mon beau-frère dans le Beaujolais (auquel cas il faudrait peut-être que je pense à l'épaisseur d'une éventuelle isolation thermique du mur attenant) ?

3 mai 2018.

A ce sujet, j'hésite encore.
Pour protéger de la poussière du chantier le garde-meubles du 1er étage des écuries, Christian a commencé à installer un film plastique sur sa charpente :

3 mai 2018.

Igor devrait donc pouvoir, dès ce samedi probablement, commencer à faire disparaître le ciment des murs du "salon de la belle-mère". A moins que je ne lui demande de faire sauter les cloisons moches et débiles du 2ème étage du colombier ? Là aussi, j'hésite encore, bien que j'imagine que des arguments tactiques me feront choisir la seconde branche de cette alternative.
J'ai profité du calme de ce dimanche matin pour aller faire un tour dans le colombier et m'imprégner de l'atmosphère des deux chambres en cours de redéfinition dans les étages. J'ai pris de nombreuses photos, notamment des vues par les fenêtres, et constaté que, sur tous les plafonds, y compris dans l'ancien (ancien des années 1950) salon du rez-de-chaussée, il y avait ces frisettes à la con. De plus, les solives du salon ont été bricolées de façon fort médiocre, ce qui me confirme pleinement dans mon opinion que mes prédécesseurs de l'époque étaient d'une nullité rare : tout pour l’esbroufe et, de surcroît, radins comme c'est pas possible (leur parentèle contemporaine a, à l'évidence, hérité de ce trait de caractère qui les rapproche de mon aîné). Toutes ces "réalisations" ne sont pas tolérables et devront être virées à la première occasion.

Hélas, mes difficultés à travailler sur l'ordi n°2 me freineront dans la mise en ligne de ces photos. Quant à l'ordi n°1, j'en arrive à me demander si je pourrai faire réparer la connexion défaillante. Et quand, d'ailleurs, puisque les ponts freinent la vie économique et que je dois rester ici, en semaine, pour surveiller notre chantier favori ?
Voici l'aspect du chantier ce matin à 8 heures dans la chambre du 2ème étage du colombier. Le cloisonnement de l'étage a disparu...

6 mai 2018.

6 mai 2018.

... de sorte que la chambre est désormais dotée de 4 fenêtres dont voici les vues :

6 mai 2018.

6 mai 2018.

6 mai 2018.

6 mai 2018.

Pas mal, n'est-ce pas ?

P.S. : Je n'arrive pas à m'adapter au logiciel de traitement des photos de l'ordi n°2. Je sens que je vais être empoisonné un bon moment par la panne de l'ordi n°1.

P.S. 2 (du 7 mai 2018) :

6 mai 2018.

6 mai 2018.

C'est mieux comme cela.
Je recevrai en fin d'après-midi l'un des plombiers contactés qui viendra me présenter son devis de géothermie profonde.

François LAUTOUR est passé hier soir m'expliquer les points auxquels il faut que je fasse attention. J'espère qu'il pourra participer au rendez-vous, jouant ainsi le rôle de conseiller neutre et compétent dont j'ai besoin pour limiter les erreurs.

Il est bien sûr essentiel que je sache indiquer aux plombiers consultés quels volumes j'entends chauffer, c'est-à-dire mon planning de chantier ou, en d'autres termes, de livraison de pièces habitables. Or, en raison de toutes les contraintes que j'ai déjà signalées, et encore dernièrement, ceci est très difficile pour moi. Sur un sujet comme la géothermie, ma contrainte financière jouera un rôle particulièrement critique, et ceci de multiples façons très délicates à réconcilier.

Par exemple, je ne vois pas comment je pourrais financer la restauration de l'étage du logis. Placé au pied du mur, ma priorité sera de chauffer le bâtiment Nord et le rez-de-chaussée du logis.

Quant à l'"aile de la belle-mère" dont la restauration pose des problèmes complexes de partis à retenir (d'abord à propos de l'escalier), je ferai au mieux pour réorienter les travaux dans une bonne direction mais je suis bien conscient que je ne pourrai avancer là qu'à sauts de puce et serai incapable, faute de moyens financiers suffisants, d'y finaliser quoi que ce soit.

Après tout, lorsque je regarde une vidéo diffusée il y a 5 ans sur FR3, je me dis que je ferai mieux, au moins au terme de ma vie, qu'avoir livré 2 ou 3 pièces comme je le supputais alors pour l'heure de ma retraite, désormais sonnée.

("Donner des racines à mes fils"... "Clairement le projet familial"... Mon Dieu, que j'étais con ! Mais je suppose que je le suis toujours, même si un très long hiver est passé par là et a fini de briser de telles perspectives...).
Ces questions de chauffage sont très compliquées pour ma 'tite tête.

J'ai reçu ce soir la visite du plombier recommandé par une amie, accompagné par le représentant du constructeur de pompes à chaleur LEMASSON. De mon côté, j'étais seul pour examiner le devis que j'avais reçu.

J'ai précisé d'entrée de jeu que ma demande de chauffage performant concerne prioritairement le bâtiment Nord et le rez-de-chaussée du logis. En effet, si je dois, comme il semble, continuer à supporter seul le coût des travaux, j'exclus d'arriver à restaurer le 1er étage du logis, donc la question de son chauffage ne se posera pas pour moi. Quant à l'ensemble constitué par le colombier et le salon de l'"aile de la belle-mère", je n'entrevois pas de pouvoir y livrer de pièce restaurée au cours des dix prochaines années.

Cette réunion m'a permis de me faire expliquer les différences entre la géothermie par puits forés en profondeur (du type auquel j'ai réfléchi à ce stade) et la géothermie en présence d'une nappe phréatique. Je retiens qu'il serait très avantageux, en raison de moindres longueurs de forages, de trouver ici une nappe générant un débit d'eau de 10 m3/h.

Sur ces bases, les orientations suivantes ont été retenues :
1 - faire évaluer par ce plombier le débit d'eau des deux puits actuels de la Chaslerie, celui du fournil de la ferme et celui à gauche du chemin de la D 22 vers le colombier ; pour cela, mesurer d'abord la profondeur de chacun de ces deux puits ; ensuite, ce plombier disposera sa pompe ;
2 - si le débit de ces puits est insuffisant pour les besoins de chauffe calculés par LEMASSON, faire procéder à un forage d'eau par un spécialiste habilité, en veillant à ce que le devis de celui-ci prévoie un prix pour l'abandon du forage ;
3 - si ces deux pistes sont bouchées, envisager des forages profonds.

A noter que ce plombier me confirme qu'il serait possible, sans perte significative de rendement thermique mais moyennant un surcoût, d'installer la chaufferie au rez-de-chaussée du colombier, solution qui a clairement ma préférence car elle me permettrait de réserver à d'autres usages le "cul-de-basse-fosse" (autrement dit, le rez-de-chaussée de la tour Sud-Ouest).

Accessoirement, je dois, dans l'immédiat, transmettre à mes interlocuteurs la documentation technique fournie sur l'isolant "Skytech" par le charpentier-couvreur BOUSSIN-LIEGEAS.
Mon aîné m'apprend que la subvention de la D.R.A.C. est enfin arrivée sur son compte. Il me la transfère et je l'en remercie.

Alors qu'ils ont été saisis concomitamment, fin janvier de mémoire, l'Etat aura donc mis quelque chose comme 12 fois plus de temps que le conseil départemental pour réagir. Et encore en tronquant la subvention en question, comme on le sait. Ceci en vertu d'une de ces règles stupides qui prolifèrent dans trop d'administraaaâââtions, sans autre souci, malgré les motivations politiquement correctes mises en avant, que de justifier l'emploi public.

Lorsque mon ami Domino est passé ici il y a quelques jours, nous avons parlé du Jupiter en charge, élu grâce à l'avortement de la campagne du lamentable FILLON. J'ai dit que, dans le programme de ce dernier, j'avais aimé le souci de réduire l'emploi public de 500 000 unités. Domino et Maryvonne ont tordu le nez. Il me paraît pourtant clair qu'à force de laisser filer l'emploi public, on tue l'initiative dans ce pays. Et ce ne sont certes pas les planqués sur-protégés de la S.N.C.F. ou d'Air France, prêts, pour maintenir voire accroître encore leurs avantages catégoriels, à foutre en l'air leur entreprise ou à pomper sans fin l'argent de contribuables sur-pressurés, qui me convaincront du contraire.