Architecture-M.O.

La réunion avec Arnaud PAQUIN, cette après-midi, a été très constructive.

J'ai pu lui montrer les particularités et défauts de diverses maçonneries d'ouvertures du logis...

25 juillet 2022.

25 juillet 2022.

... qui n'avaient jamais été documentées convenablement, malgré mes demandes expresses à l'un de ses prédécesseurs que la qualité formelle de ses rédactions suffisait à faire considérer par la conservation régionale comme paroles d'Evangile. Comme on le sait, cet individu avait obstinément refusé de tenir compte de mes remarques, allant même jusqu'à déchirer son contrat après avoir vidé précipitamment l'enveloppe d'honoraires, illustrant par là, comme si c'était nécessaire, la morgue et les insuffisances personnelles majeures dont peuvent faire preuve divers titulaires du monopole légal que l'on sait.

Infiniment plus sympathique et judicieux dans son travail, Arnaud PAQUIN envisage de préparer une note, à l'intention de la conservation régionale, pour expliciter ses conclusions et, à cette occasion, documenter divers travaux que, dans les circonstances de l'époque, j'avais effectués sans autorisation dans le logis. Cette mise à jour de ses dossiers m'a été réclamée il y a trente mois par la conservation régionale à qui, grâce à Arnaud PAQUIN, nous allons enfin pouvoir donner satisfaction sur ce sujet.

Lors de son examen de ces maçonneries, Arnaud PAQUIN s'est aperçu que le travail effectué par l'entreprise BODIN, tant pour la partie effectuée à mes frais exclusifs, que pour celle qui fut subventionnée, comporte divers défauts.
Cela tombe bien, nous sommes encore dans les délais de la garantie décennale, ce qui va me permettre de préparer une lettre recommandée de mise en demeure à Cédrick COOS, gérant de BODIN, de venir réparer quelques-unes des insuffisances professionnelles d'un de ses collaborateurs.
En effet, Cédrick COOS s'est montré particulièrement lamentable à ce jour en refusant, malgré mes nombreuses demandes amiables, de venir à la Chaslerie pour vérifier ces points, tant il est, à l'évidence, dépendant de son collaborateur fautif.

Pour le reste, Arnaud PAQUIN m'a montré l'ébauche de son projet de restauration de la ferme.
Ce projet a été établi selon mes instructions :
- redonner au bâtiment son ancien aspect de longère ;
- permettre de loger les artistes en résidence, selon les vœux et les ambitions de "La SVAADE" ;
- conserver un volume pour ranger outils et tracteurs.
A première vue, ce projet me satisfait. Carole a toutefois demandé, à juste titre, de recréer une sortie vers le parking du public, c'est-à-dire le verger, à l'Ouest du bâtiment.
Comme il l'a encore démontré hier, Arnaud PAQUIN écoute ce que je lui dis et analyse finement les particularités du monument que je lui signale. Il est donc à même de préparer des documents que je pourrais signer sans réserves, tant ses contributions me paraissent susceptibles d'être dignes du label "qualité FOURCADE".

Pour autant, le principal problème pratique que nous rencontrons est celui des délais de préparation de ces documents. Ceci n'est pas une critique de ma part car je comprends bien qu'Arnaud PAQUIN a en portefeuille de magnifiques monuments, d'une autre taille que la Chaslerie, de sorte qu'il doit partager son temps au mieux possible entre ses divers clients, ce qui ne doit pas être aisé.

Tout ceci pour dire que je suis alléché par les premières contributions, encore partielles à mes yeux, d'Arnaud PAQUIN mais tiraillé par le souhait de pouvoir fournir en temps utile aux entités subventionneuses les dossiers qu'elles me réclament pour réamorcer la pompe. A ce sujet, je crains que les sources ne se tarissent, tant je vois poindre tous les périls de l'heure, à commencer par une récession ravageuse due à l'aveuglement (au mieux) de nos dirigeants, par exemple en matière de politique énergétique.

Donc, d'un côté, j'aimerais pouvoir dès que possible obtenir d'Arnaud PAQUIN un dossier complet et de "qualité FOURCADE" sur l'ensemble du programme de travaux envisagés en liaison avec "La SVAADE". Mais je sais que ce sera délicat. Et de l'autre, j'ai le souci de ne pas laisser une nouvelle fois passer le tour de la Chaslerie lors des distributions de la manne publique.

Bref, que faut-il que je fasse ? Me cramponner à mon désir de pouvoir présenter un projet global suffisamment détaillé ? Ou bien, en rabattre dans mes ambitions méthodologiques, donc mettre dans les tuyaux un premier dossier, partiel et incomplet, qui m'obligerait à repasser plusieurs fois aux guichets pour solliciter les mêmes interlocuteurs, de façon itérative donc usante pour eux ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 4 Aout 2022
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Logis
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Une lettre recommandée de la conservation régionale m'attendait, avec ses annexes, à la poste depuis quelques jours :


Il me revient désormais de définir et de soumettre à la D.R.A.C. ce que pourrait être le contenu de la "tranche A" de subventions, à substituer aux "tranches 1 et 2" précédentes.

Arnaud PAQUIN vient en effet de me communiquer son évaluation des travaux de maçonnerie annexes, plus son devis d'honoraires corrigé.

Il faudra également que je saisisse une nouvelle fois la Région, celle-ci à propos de la restauration de l'ensemble des menuiseries extérieures du logis (et les zakouskis subséquents).

En espérant qu'une fois l'étape de ces formalités franchie, on pourra enfin lancer ce chantier.
En fait, dans la cour, il s'agit au moins autant d'un cailloutis que d'un pavement.

Et dire que cela, classé parmi les monuments historiques par légèreté manifeste d'instruction du dossier, puisqu'on n'en soupçonnait même pas l'existence, nous vaut depuis trente mois tant d'emmerdements !