Architecture-M.O.

D'aucuns - notamment parmi les visiteurs les plus raisonnables de notre site favori - pourraient penser qu'à force de casser du sucre sur le dos de telle profession jouissant d'un monopole légal, je vais finir par m'y tailler une réputation de pestiféré. On pourrait même se demander si je ne prendrais pas à mes provocations un malin plaisir.

En fait, personne ne me fera jamais dire qu'il fait nuit quand il fait jour, ou vice versa. Du moins vu de ma fenêtre. C'est là mon charme, c'est aussi ma limite.

En d'autres termes, je fais le pari qu'il existe, parmi les architectes du patrimoine, quelqu'un qui soit digne d'estime et dont j'aurais un jour la chance de croiser le chemin.

Sinon, c'est clair, mes subventions, décidées mais pas encore versées ou bien seulement espérées, je peux me les mettre où nous pensons.

C'est cela, n'est-ce pas, la règle du jeu ?
Globalement, on peut dire que je passe ces jours-ci par une phase favorable :

- pour le chantier favori, notamment ses travaux intérieurs, je prends enfin le dossier du bon côté en veillant à régler d'abord la question de la circulation des fluides ; en outre, Sébastien LEBOISNE va pouvoir poursuivre l'isolation des combles et Igor va revenir nous donner un coup de main toujours très apprécié ; le problème de l'entretien des abords semble, quant à lui, résolu dans de bonnes conditions ;

- à Pontorson, il me reste à ce jour deux problèmes sur les bras : un T2 de 50 m2 à louer au rez-de-chaussée mais la locataire sortante a réglé sa dette et ce lot devrait, normalement, trouver rapidement preneur ; surtout, au 1er étage, ce salopard, expert en ficelles face aux tribunaux, qui ne paye pas son loyer depuis 18 mois et contre lequel j'ai hâte de pouvoir obtenir enfin l'exécution de l'expulsion et la retenue sur salaires (vaste programme) ;

- j'ai enfin vendu mes dernières actions, ce qui m'évitera de me lamenter dans mon coin sur ce volet de ma gestion calamiteuse, et c'est très bien ;

- O'Gustin est en pleine forme et me tient sympathiquement compagnie ;

- le retour des beaux jours aidant, Carole m'abandonne un peu moins souvent ; du côté des jeunes classes, j'attends toujours des visites qui tardent un peu trop à mon goût mais je comprends qu'il y ait d'autres priorités ; ma mère est traitée aussi bien qu'on le peut et ne se plaint pas trop ;

- enfin, du côté de ma petite santé, je me détériore gentiment (j'ai remis récemment la main sur des photos de l'an 2010 et ça fait quand même un choc) mais tout cela est suivi.
Il est hors de question de laisser plus longtemps un intervenant obligé paralyser notre chantier favori.

Sébastien DUVAL est donc passé ce matin livrer du sable qui servira dans les prochaines semaines.

O'Gustin, à qui Sébastien présentera bientôt Loukoum, a montré un vif intérêt pour ce travail et signifié sa volonté d'aider de son mieux :

28 mars 2019.

28 mars 2019.

28 mars 2019.

28 mars 2019.

28 mars 2019.

28 mars 2019.

28 mars 2019.

28 mars 2019.

Comme toujours, la mise en marche d'un moteur électrique a mis O'Gustin en transes, donc nécessité que Sébastien l'abrite sous son aile :

28 mars 2019.

28 mars 2019.

O'Gustin n'a évidemment pas manqué d'aller vérifier la bonne qualité du sable livré...

28 mars 2019.

... ainsi que sa comestibilité :

28 mars 2019.

Igor a signé ce matin un C.D.D. de trois mois avec l'APIJOMM.

Je l'ai chargé, dans un premier temps, de terminer l'exhaussement des fondations de la tour Nord-Est, entrepris pour garder une trace visible des dimensions de cette tour avant son vraisemblable arasement au début de la Guerre de Cent Ans :

1er avril 2019.


O'Gustin a tenu à suppléer à la carence d'un certain architecte du patrimoine donc a veillé à ce que tout soit fait dans les règles :

1er avril 2019.

1er avril 2019.

1er avril 2019.


Au terme de cette journée, je recommande la méthode. En effet, avec un tel maître d’œuvre, nul risque de se faire imposer un contrat abradabrantesque. Surtout, pour un tarif qui n'a rien à voir avec les 11 % exigés mordicus comme l'on sait, c'est largement aussi efficace.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 1 avril 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Aile "de la belle-mère"
0
Je le dis tout net : il est des chantiers dont le cadre est tellement agréable que les artisans devraient payer les maîtres d'ouvrage et non l'inverse.

En effet, regardez-moi ça :

1er avril 2019.

1er avril 2019.

Sébastien LEBOISNE est venu ce matin installer son compagnon Gérald NEREMBOURG, afin de poursuivre la tâche interrompue sous les combles du colombier :

1er avril 2019.

Le premier problème à régler était de savoir où trouver des lattes de parquet de largeur identique à celles jusqu'ici utilisées. Car le stock de celles retirées du plancher supprimé au-dessus de cette future chambre s'épuise :

1er avril 2019.

Mon idée de taper d'abord sur le palier de l'escalier idiot a fait flop car les lattes en question n'ont que 4 cm de large alors qu'il en faudrait 7 :

1er avril 2019.

J'hésite à piller immédiatement le plancher de cette future chambre car je préférerais que l'architecte avec qui j'ai rendez-vous le 15 avril prochain le voie avant de formuler une recommandation, si possible de plancher chauffant. Ainsi, on pourrait faire d'une pierre deux coups : ôter ce plancher et le remplacer dans la foulée par quelque chose de compatible avec ce mode de chauffage.

Nous avons encore un peu de temps pour réfléchir à ce problème.

En cette fin de journée, je note, sans en être surpris, que la productivité de Gérald, qui n'est pourtant pas encore rodé au travail confié, est déjà double de celle de l'intervenant précédent :

1er avril 2019.

Je viens de remplir ma "Déclaration CVO 2019 - Contribution interprofessionnelle obligatoire" à l'"Interprofession nationale France Bois Forêt". J'ai indiqué que mes ventes de bois en 2018 étaient inexistantes.

Encore des cocos qui ne perdent pas de temps pour traquer la matière imposable.

Si je n'avais pas rempli ce formulaire, on me prévenait qu'en application des articles L.632-1 à L.632-11 du Code rural, je pouvais faire l'objet de tout un tas d'enquiquinements.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 2 avril 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Logis
0
Comme on le sait, le mur Nord-Ouest du rez-de-chaussée de la tour Nord-Est est humide. Cela tient au fait que le mur du manoir au fournil est adossé à la tour à cet endroit. De ce fait, l'eau de pluie qui tombe sur ce mur, y compris en provenance de la poivrière de ladite tour, est particulièrement abondante. Les murs de notre manoir favori ayant été montés à la terre sont perméables à ce martèlement.

On s'était aperçu de ce phénomène avant même que l'enduit intérieur de la tour, en ciment bien entendu (cf travaux idiots des années 50), ne soit retiré car ce mur présentait une fissure importante sur son côté droit.

Depuis que l'enduit de ciment a été retiré, ledit mur a séché. D'autant que des vitres de cette pièce ont été cassées lors de ces travaux et non remplacées depuis lors.

Il demeure qu'à l'occasion d'un examen du problème par le dernier architecte du patrimoine intervenu sur notre manoir favori, la difficulté d'opposer un obstacle efficace à cette eau de pluie avait été constatée. L'idée avait donc été émise de se borner à doubler le mur humide d'un placo à l'intérieur de la pièce, en veillant à bien ventiler l'air pris en sandwich.

En voyant Igor travailler hier, j'ai compris que les quelques 7 centimètres d'emprise du placo casseraient la pureté du cercle des fondations en cours d'exhaussement.

Les travaux du jour ont donc eu deux objets :
- utiliser l'arrivée d'air de l'ancien évier pour renouveler l'air pris en sandwich ; un "T" de PVC a ainsi été introduit dans le dispositif, l'une des branches desservant le sandwich, l'autre concourant à la ventilation du sol ;
- tricher un peu sur l'arrondi des fondations de manière à ce que le placo puisse tangenter extérieurement le cercle intérieur bidouillé de manière à rendre imperceptible cette réduction du rayon de 7 centimètres au droit de ce mur.

D'où les photos suivantes des travaux du jour :

2 avril 2019.

2 avril 2019.

2 avril 2019.

2 avril 2019.

2 avril 2019.

Il est prévu que, demain, Igor, qui est en rupture de stock utile, aille s'approvisionner en dalles de grès à l'un des endroits où nous les conservons depuis une dizaine d'années.
En fin d'après-midi, j'ai reçu de Sébastien DUVAL un S.M.S. ainsi libellé : "Bonsoir nous serons à la Chaslerie vers 13 h désolé du retard à demain".

Sébastien n'étant pas encore, à ma connaissance, adepte du pluriel de majesté, j'en déduis qu'il aura un aide pour reprendre demain les travaux intérieurs du logis confiés à l'entreprise BODIN mais interrompus depuis plusieurs mois.

J'envisage prioritairement :
- d'achever l'exhaussement du linteau du passage entre mon ancienne chambre, au 1er étage du logis, et l'ex et future salle de bains attenante, au 1er étage de la tour Nord-Est ;
- de reconstituer à la résine, ainsi que Sébastien sait si bien le faire, les angles des embrasures de la fenêtre Est de l'ex et future salle-à-manger.

Au-delà de ces, somme toute, petites interventions, il est fort possible que je suspende de nouveau le travail de l'entreprise BODIN dans notre manoir favori. Car il serait urgent que je ne perde pas cette fois encore l'opportunité d'écluser quelques "déficits fonciers reportables" en jachère dans mes comptes.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 2 avril 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Aile "de la belle-mère"
0
Dans le colombier, Gérald a maintenu son rythme. Il est vrai qu'il a dû, aujourd'hui, opérer dans des recoins où le précédent intervenant avait veillé à ne pas se fatiguer :

2 avril 2018.

2 avril 2018.

Le débat sur le meilleur endroit où se procurer des lattes a avancé. Puisque l'équipe BODIN en aura pour une bonne semaine pour achever son linteau, on piochera peut-être, prioritairement, dans le plancher des combles du colombier. Sébastien LEBOISNE a donc approvisionné le chantier en matériel de remplacement provisoire :

2 avril 2018.

Il a déposé son barda dans l'ancien "salon de l'aile de la belle-mère". Avec les murs poreux que l'on sait, il ne reste plus qu'à espérer qu'il ne pleuve pas trop avant l'installation de tout ceci là-haut.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 3 avril 2019
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Tour Louis XIII - Aile "de la belle-mère"
0
La tour de contrôle m'indique que, hier, un visiteur a consulté le message 44436. Il est possible que ce soit l'architecte avec qui j'ai rendez-vous le 15 avril prochain, qui préparerait ainsi notre premier contact.

Il faudrait que je regarde ces plans de plus près, maintenant que j'ai décidé d'installer le "bureau-bibliothèque-de-mes-rêves" au 1er étage du colombier.

Car, dans mon souvenir, une chambre à cet endroit se traduisait par des aménagements incommodes quelque part entre le colombier et la nouvelle cage d'escalier, telle que projetée sur ces plans.

P.S. : Je rappelle que ces plans ont été la seule contribution écrite utile du dernier architecte du patrimoine avec qui les circonstances m'ont mis en contact. J'ai réclamé de nombreuses fois, y compris par écrit, et encore récemment, une facture pour ce travail d'une réelle qualité (notamment par comparaison - tout est relatif - avec les trois projets antérieurs dus à deux autres architectes du patrimoine), facture dont je me serais, bien entendu, volontiers acquitté. Sans le moindre écho à ce jour, ce qui serait pour le moins bizarre si l'on avait la faiblesse d'entretenir le moindre espoir d'une relation professionnelle normale avec cet individu (au demeurant très sympathique à titre personnel - on ne me fera jamais dire le contraire).