Architecture-M.O.

0
J'avais expédié hier le courriel suivant :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 18 février 2019 08:21
À : (...)@culture.gouv.fr
Cc : C.F. ; T.F. ; yl-corespa@orange.fr
Objet : Chaslerie - Lucarnes du colombier

Cher Monsieur,

Comme je vous avais indiqué en avoir l'intention, j'ai chargé M. Yves LESCROART d'une mission d'assistance à maîtrise d'ouvrage afin de m'aider à lever ou, à défaut, contourner le blocage, contre mon gré, du chantier de la Chaslerie.

Sans attendre le résultat de cette mission, il me paraît utile de vous rappeler que, sauf erreur de ma part (le dossier correspondant avait en effet été monté au nom de mon fils et je ne dispose pas d'une copie de l'arrêté), un culot de la subvention relative à la restauration de la charpente et de la couverture du colombier approchera prochainement de sa date de péremption. Il était entendu que ce culot devrait aider à restaurer les lucarnes du colombier.

Or vous vous souvenez que, pour la restauration des enduits de la cage d'escalier du logis, vous aviez obtenu en mars dernier qu'une date-limite du même type soit repoussée de quatre ans, permettant ainsi de tenir compte des retards subis dans la restauration des menuiseries extérieures de celle-ci.

Je souhaiterais que la même procédure soit appliquée, si possible, au culot de la subvention prévue pour la restauration de la charpente et de la couverture du colombier.

N'ayez aucun doute sur le fait que ma résolution est toujours de procéder à ces travaux dans les meilleurs délais, en liaison avec mon fils si nécessaire. J'essaye simplement d'obtenir que mon chantier ne soit pas plus longtemps pris en otage par certains intervenants enclins à tirer d'un monopole légal certaines conséquences que d'aucuns, plus compétents que moi, pourraient assimiler à (...).

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)

Or, consultant à l'instant la "tour de contrôle" de notre site favori, je constate qu'un membre du fan-club (il ou elle mérite assurément ce titre de gloire) a passé aujourd'hui 11 minutes et 23 secondes sur une certaine page dudit site favori comportant entre autres le message suivant...

Astonishing, isn't it ?
1
A la suite des échanges d'hier :

(Début de citation)

De : Régis Fouilleul <fouilleul.energie@gmail.com>
Envoyé : mardi 19 février 2019 19:22
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: croquis modifié

Bonsoir ,
ok pour la solution numéro 2
cordialement
regis fouilleul

_______________________________________________________________

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 19 février 2019 15:47
À : fouilleul.energie@gmail.com
Cc : bodin.ste@gmail.com
Objet : TR: croquis modifié

Maître FOUILLEUL, question-réponse...

Bien cordialement,

PPF

_______________________________________________________________

De : Bodin Entreprise <bodin.ste@gmail.com>
Envoyé : mardi 19 février 2019 15:45
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : croquis modifié

Bonjour,

Est ce que la solution 2 conviendrait à votre plombier ?


Cordialement,

Cédrick Coos

BODIN
Restauration - Monuments Historiques - Maçonnerie - Taille de Pierre
Z.A. du Haut Gelé - 50310 MONTEBOURG
Tél. 02 33 40 20 33
Web : www.ent-bodin.com - Email : bodin.ste@gmail.com

(Fin de citation)
Christian MONNIER a réagi vivement hier quand je lui ai présenté son bulletin de salaire de janvier 2019, tel que préparé par "Atout-Services" (avec un retard dû, paraît-il, à la mise en place du "prélèvement à la source"). Ce document fait apparaître qu'à la fin janvier, alors que ce salarié est tenu par contrat avec l'APIJOMM d'effectuer 151,67 heures de travail par mois, 107 étaient des "heures d'absence non justifiée". Ce chiffrage résulte des déclarations quotidiennes d'activité de l'intéressé par S.M.S., telles qu'il avait enfin accepté de les consigner par écrit depuis sa mémorable crise précédente.

Christian a exigé que son mois de janvier lui soit payé en entier et que le bulletin de salaire soit corrigé en conséquence, ce qui est dépourvu du moindre fondement et que j'ai donc, bien sûr, refusé. Je lui ai proposé de lui consentir une avance sur son salaire de février mais il n'a pas voulu en entendre parler.

Par ailleurs, Christian a exigé que je lui règle une certaine somme au titre de son arrêt pour "accident du travail" de décembre dernier. Or, d'après mes recherches à ce stade, rien de tel ne lui est dû en l'état du dossier. J'ai néanmoins interrogé la M.S.A. et "Atout-Services" par écrit mais n'en ai pas encore reçu la réponse. Là encore, le comportement de ce salarié n'est pas tel que je voie des raisons de lui donner sans motif une telle satisfaction.

Il a donc quitté le chantier une fois de plus sans fermer la porte du rez-de-chaussée du colombier où il travaillait, sans ranger le tracteur "Valtra" avec lequel il a encore récemment loupé de nouveau la porte charretière et en me traitant de surcroît de "malhonnête", ce qui ne m'a pas étonné d'un tel individu dont la tempérance n'est pas la qualité cardinale.

Une fois de plus, il ne s'est pas présenté au travail aujourd'hui. Il m'envoie cette après-midi un S.M.S. m'informant qu'il souhaite me rencontrer demain pour m'annoncer son départ.

Demain, j'aurai d'autres choses à faire. Mais ma porte lui demeurera ouverte aujourd'hui jusqu'à ce que j'aille me coucher.

Bien entendu, dans le décompte des sommes dues qu'il y aura lieu d'établir, il faudra répercuter l'impact des jours de congés qu'il a pris depuis juillet dernier en avance sur la naissance de ses droits et en me mettant souvent, d'ailleurs, devant le fait accompli.

Comme on le voit, je n'ai plus de temps à perdre en recherche de nouveaux compromis ni encore moins l'envie de faire d'efforts supplémentaires en sa faveur. Je crois pouvoir conclure de nos dix mois de coopération qu'il n'a jamais supporté la position, nouvelle pour lui, de salarié. Compte tenu de nos âges et de son caractère, je suis d'avis qu'il serait vain d'espérer que cette donnée puisse changer quoi que je puisse entreprendre pour lui faire accepter les contraintes normales de ce statut.

P.S. : Un S.M.S. m'indique qu'il n'est pas libre ce soir. Il me propose ce jeudi mais j'y serai également indisponible pour lui.
De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 22 février 2019 16:00
À : CORESPA
Cc : (...)@culture.gouv.fr; C.F. ; T.F.
Objet : RE: Chaslerie contrat de maitrise d'oeuvre

Cher Monsieur l'inspecteur général,

La proposition que vous me présentez n'est pas acceptable par moi pour les raisons déjà explicitées dans mes courriels précédents.

Si M. PAQUIN ne veut signer qu'un bon de commande relatif aux menuiseries extérieures, je vous prie donc, sans débat supplémentaire comme déjà indiqué, de lui trouver un successeur.

Bien cordialement,

PPF

___________________________________________________________________

De : CORESPA <yl-corespa@orange.fr>
Envoyé : vendredi 22 février 2019 15:07
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Chaslerie contrat de maitrise d'oeuvre

Cher Monsieur,

Je partage pleinement votre souci d’exigence sur les coûts et les délais, et le souhait de ne pas retarder davantage les travaux en attente.

Le contrat de maîtrise d’oeuvre proposé par M. Paquin définit le cadre général de l’intervention, et les bons de commande successifs correspondant à chaque tranche de travaux permettent de cadrer précisément les coûts et les délais.

Ce projet de contrat de maîtrise d’oeuvre proposé de M. Paquin est en effet un peu touffu - en raison de la présence de missions qui ne sont pas d’actualité sur ce dossier - et mériterait d’être élagué, mais l’important est d’être (ou non) d’accord avec
- le taux d’honoraires (5.2)
- la répartition de la rémunération par élément de mission (5.3)
- le mode de révision du montant des honoraires (5.5)

Pour tenter d’avancer, je vous ai préparé l’esquisse du 1er bon de commande pouvant s’appliquer aux menuiseries du corps de logis, auquel vous pouvez ajouter des prestations complémentaires relatives aux interventions mineures en menuiserie les plus urgentes, et ne nécessitant pas de nouvelle autorisation. C’est seulement un document de ce type qui permettra d’obtenir le suivi efficace et rigoureux des opérations que vous êtes en droit d’exiger.

Je ne pense pas possible d’inclure dans les « travaux complémentaires » la question de la poutraison de la chambre de l’étage. Le sujet est assez complexe, car il comporte vraisemblablement une intervention de couverture, puisque ces poutres prennent l’eau semble-t-il. Le changement éventuel du sens de cette poutraison impliquerait une modification de la charpente de la toiture, qui est actuellement vicieuse puisque l’arbalétrier de croupe vient buter dans le conduit de cheminée, lui-même dans le vide.... Cette intervention rend indispensable une étude technique particulière.

Enfin, il est évident que si M. Paquin ne se conforme pas à ce mode opératoire, il faudra se tourner vers un autre maître d’œuvre habilité à travailler sur un MH classé.
Mais les architectes « sérieux » hésitent à travailler sans un contrat définissant très clairement les devoirs respectifs de la maîtrise d’oeuvre et de la maîtrise d’ouvrage. Compte tenu de ce que j’ai pu observer des compétences techniques de M. Paquin, et des suggestions intéressantes apportées dans le parti d’aménagement de l’aile ouest, je pense souhaitable qu’il puisse mener à son terme la restauration des menuiseries, sur lesquelles il s’est à mon avis penché avec intelligence.

Le sujet de la restauration des intérieurs ISMH pourra ensuite se poser en d’autres termes.

Bien cordialement,

Yves LESCROART

(Fin de citation)
0
Pourquoi faudrait-il laisser le chantier entravé par des individus avec qui il est établi qu'il est vain d'essayer de collaborer ?

Sébastien LEBOISNE est venu cette après-midi préparer son intervention pour remplacer les poutres du plafond de la salle-à-manger du logis et, surtout, terminer le travail d'isolation thermique entrepris dans les combles du colombier :

25 février 2019.


Il poursuivra ce dernier en l'adaptant aux combles des écuries.
Je recherche les moyens de contourner le blocage du chantier par la profession protégée que l'on sait.

Ce matin, j'ai une nouvelle idée : et si j'installais le bureau-bibliothèque-de-mes-rêves au 1er étage du colombier ? Après tout, cette pièce est vaste, bien éclairée par ses deux fenêtres, avec de bonnes vues sur l'avant-cour et sur la cour ; il y a juste le problème de la cheminée à y régler mais ce n'est pas une énorme difficulté et l'on pourrait tester là un insert.

Si l'on poursuit le raisonnement, j'installerais ma chambre au 2ème étage du colombier, sous les combles, dans ce volume idéal pour un lit à baldaquin de type rustique.

Et au rez-de-chaussée, il y aurait, comme j'y ai déjà réfléchi, une chaufferie qui ne serait plus centrale, une salle-de-bains avec baignoire (enfin !) et un coin cuisine qui pourrait servir à Carole le temps que je règle le problème de la cuisine du bâtiment Nord...

Je trouve que tout cela a du sens ! Beaucoup de sens, même...
Vu en cette fin d'après-midi, au théâtre de Caen et sur la proposition de "Septembre musical de l'Orne", "Der Freischütz" de Carl Maria Von WEBER, sous la direction de Laurence EQUILBEY. Superbe musique, excellents interprètes (notamment Johanni Van OOSTRUM et Chiara SKERATH), intéressants efforts pour renouveler la technique des décors grâce à des hologrammes. J'ai été moins convaincu par l'intrigue, artificielle, et par la mise en scène, beaucoup trop statique à mon goût.

A l'issue du spectacle, Philippe TOUSSAINT, que j'avais mis en boîte par courriel à propos de son récent débat avec Stéphane BERN, a essayé de me convaincre des vertus du "Loto du patrimoine" et je dois admettre qu'il y est presque parvenu quand il m'a indiqué qu'il s'agit d'acclimater en France une formule qui, au Royaume-Uni, rapporte 400 M€ tous les ans à la restauration des vieilles pierres.

J'ai de même échangé quelques paroles avec Yves LESCROART qui m'a dit que sa proposition allait m'arriver et avec Jean-Paul OLLIVIER, D.R.A.C. de Normandie, à qui je me suis retenu de déclarer que je commence à en avoir ras le bol de la corporation des architectes du patrimoine mais qui a dû, j'imagine, en être informé par ses excellents collaborateurs.
Les très forts coups de vent de la nuit précédente ont fait tomber dans la cour une ardoise de la couverture du logis, à la hauteur d'une panne mal redressée, à peu près au niveau du futur trou d'aération par lequel O'Gustin-le-malin arrive à se faufiler.

Je n'ai pas fini de me mordre les doigts d'avoir suivi les conseils d'un ami, à l'époque, pour faire une infidélité à Roland BOUSSIN. Je vais contacter le gendre de ce dernier, l'excellent Franck LIEGEAS, pour chiffrer la réparation. Et je saisirai mon courtier d'assurances pour voir ce qui est possible de son côté (pas beaucoup d'espoir, je le crains).