Architecture-M.O.

Restauration d'une partie de la charpente et de la couverture de la ferme :

Les deux pages suivantes montrent la "maison de Toutou" avant déplacement et restauration ; cette dépendance était en très mauvais état, son mur Ouest était en briques creuses, et elle servait de bergerie quand j'ai acheté la ferme :

La restauration de l'essentiel de la charpente et de la couverture de la ferme a été subventionnée.

Pour ce qui concerne le Sud de la ferme, sa couverture est restée en ardoises. La tempête de 1999 a soulevé et dégradé la charpente correspondante mais je n'ai toujours pas décidé quel parti prendre pour cette partie de la restauration. J'incline en faveur d'une silhouette de longère, ce qui obligerait à modifier l'étage en y substituant des lucarnes aux fenêtres. Dans cette partie Sud, j'ai fait disparaître le plafond du rez-de-chaussée (et plancher du 1er) car il était infesté de mérule ; les linteaux des fenêtres du rez-de-chaussée sont désormais en pierre (extérieurement) et béton (intérieurement) ; mon idée serait d'implanter là un plafond/plancher en béton (ainsi que je l'ai fait, largement pour les mêmes raisons, au rez-de-chaussée du colombier).
L'architecte du patrimoine m'a demandé tout à l'heure de lui communiquer l'"étude préalable" de 2006 relative à la restauration de la charpente et de la couverture de l'aile Ouest (écuries et colombier). Je vais, par commodité et pour des raisons pratiques diverses, procéder à cette transmission par le canal de notre site favori.

A l'occasion de cet échange de tout à l'heure, l'architecte du patrimoine m'a conseillé de ne pas agrémenter cette mise en ligne de commentaires mettant en cause la qualité du travail de son confrère de 2006. Or je viens de relire ce document alors que je le scannais et me trouve au regret de constater qu'il ne m'est pas possible de le diffuser sans marquer un arrêt devant quelques-unes de ses affirmations, d'autant qu'il ne m'échappe pas que, pour des raisons diverses, l'auteur d'une telle "étude préalable" bénéficiait, au moins à l'époque, d'une présomption d'infaillibilité aux yeux d'un large public. Pour ma part, ayant eu le privilège de régler de mes deniers une bonne part de cette étude préalable et ayant, de surcroît, la particularité, certes accessoire, de côtoyer quasi-quotidiennement le monument en cause depuis une trentaine d'années, je m'estime assez légitime, somme toute, pour mettre par écrit quelques-unes de mes remarques ou corrections.

Disons néanmoins que, pour ne pas trop contrarier l'architecte du patrimoine dans ses efforts ô combien méritoires pour mettre mes dossiers en perspective, voire les compléter si nécessaire, je tâcherai de cantonner ces dernières au seul dossier photographique de ladite étude préalable et de rogner de celles-ci quelques-unes des aspérités qui pourraient me venir facilement sous la plume.
Voici l'"étude préalable" que M. Dominique RONSSERAY, architecte en chef des monuments historiques, a consacrée en 2006 à la restauration de la charpente et de la couverture des écuries et du colombier de la Chaslerie :

Lorsque cela me paraîtra utile et en me limitant volontairement, pour l'essentiel, à son "cahier photographique" (pages 28 à 61), je ferai part de mes commentaires sur les informations apportées par ce document. Ces commentaires, retranscrits juste à la suite des pages concernées, seront de trois types :
(a) les corrections d'erreurs de fait ;
(b) les informations complémentaires que je peux, à ce jour, fournir ;
(c) mes commentaires à l'usage particulier de l'architecte du patrimoine qui m'a interrogé et, plus généralement, de tous ceux qui, pour une raison ou pour une autre, s'intéressent à la restauration de vieilles pierres, notamment dans le Domfrontais.

Page 4 :
(c) sur ce schéma, M. RONSSERAY a indiqué les vestiges du muret de terrasse, du mur entre la chapelle et le manoir et du mur derrière la chapelle, ainsi que du mur d'escarpe des douves et du bief aval tels qu'on pouvait les connaître en 2006. Il a également signalé trois dépendances de la ferme, dont deux avaient déjà été démontées à l'époque et l'autre, le fournil de la ferme, pas encore restaurée.

Pages 5 à 11, consacrées au rapport de présentation de l'étude préalable : je m'abstiens volontairement de tout commentaire sur ces pages, notamment sur les aspects historiques tels qu'ils sont relatés, me bornant à suggérer à qui voudrait les utiliser pour ses propres travaux de prendre mon attache pour qu'on en discute.

Page 12 :
(c) Ce plan est un document officiel de la D.R.A.C.
Il y a toutefois lieu de signaler que diverses dépendances qui y figurent avaient dû être démontées dès l'été 1991 et n'ont pas été remontées à ce jour :
- dans l'arrière-cour : la porcherie,
- entre le manoir et la ferme : la grange indiquée,
- à proximité de la ferme : la grange indiquée et la dépendance de la ferme (ancienne "maison de Toutou", transplantée au Sud de la cave à l'occasion de sa restauration).

Page 13 :
(b) Ce plan est la reproduction d'un plan dressé dans les années 1950 à la demande d'Henri LEVÊQUE, alors propriétaire de la Chaslerie.
(c) Ce plan montre quelles étaient les ambitions de travaux d'Henri LEVÊQUE au rez-de-chaussée du manoir :
- à ma connaissance, les réalisations dans le bâtiment Nord ont été le fait de François LEVÊQUE, fils d'Henri, dans les années 1970 ; elles ont été différentes des projets de son père (moins rationnelles d'après moi, en ce sens qu'il a morcelé l'espace disponible) ;
- dans l'aile Ouest, le salon indiqué n'a jamais été réalisé, l'espace en question ayant, jusqu'à ce jour, gardé son aspect d'ancienne étable ou écurie, avec un sol en béton, datant sans doute de la première moitié du XXème siècle, avec rigole centrale pour l'évacuation des déchets animaux :

30 avril 2020.


- dans le logis, le boudoir n'a jamais été réalisé, ni par le père, ni par le fils ; tout au plus les murs de cette pièce avaient-ils été grossièrement rejointoyés au ciment.

Pages 14 à 27 :
(c) A mon sens, ce sont là les pages de cette étude préalable les plus intéressantes pour un tiers.

Page 18 :
(b) Les photos d'épis sont de moi ; le plus beau de cette série est le premier indiqué ; il s'agit de l'épi de l'échauguette du manoir de la Foucherie à La Haute Chapelle. A ma connaissance (en 2020), le plus bel épi de faîtage du Domfrontais a été démonté ; il est actuellement visible au manoir de la Bonelière à Saint-Mars d'Egrenne où il ornait une tour ; j'en ai montré récemment des photos sur le site favori.

Page 19 :
(b) En haut de la page, l'épi de la Foucherie.

Page 20 : en bas de la page, un épi du manoir de la Bérardière à Saint-Bômer-les-Forges.

Page 25 :
(b) Ces tessons et reliquats d'anciens épis en poterie de Ger n'ont pu être réemployés. Je les conserve à l'abri, à la Chaslerie.

Page 29 :
(a) Cette photo montre que la charpente et la couverture de la tour Louis XIII avaient disparu. Or elles se sont effondrées vers 1935. Ce cliché ne date donc pas de la fin du XIXème siècle.

Page 30 :
(a) Ces photos datent du début du XXème siècle. Un siècle plus tôt, la photographie n'avait pas encore été inventée.

Page 31 :
(a) Le personnage de gauche est Henri LEVÊQUE, homonyme du propriétaire des années 1950 qui avait, notamment dans les années 1930, une entreprise de battage bien connue dans le secteur. Cet homonyme est représenté ici, en costume traditionnel du Domfrontais (entre autres) du XIXème siècle (la "bloude"), au côté de son père qui, à ma connaissance, était le fermier du manoir au début du XXème siècle. J'ai connu la veuve de cet homonyme, Jeannette ex-LARSONNEUR, décédée de mémoire dans les années 1990. Cette photo doit donc dater d'environ 1930 au plus tôt.

Page 32 :
(b) Je ne comprends pas d'où sort l'avant-dernier paragraphe.

Page 33 :
(b) le "banc d'attente" était juste un bricolage de mes prédécesseurs qui avaient utilisé là un appui d'ancienne ouverture en granit.
Je ne vois pas en quoi le dôme était inachevé (sauf à vouloir évoquer les épis de faîtage).
Les murs limitrophes ont toujours eu un aspect défensif, même si les ouvertures Sud des meurtrières se distinguent malaisément (ceci sans doute délibérément) dans l'appareil de pierres.

Page 34 :
(a) La mention d'une "villa" apparaît fantaisiste. Il s'agit juste du tronçon Ouest de l'ancien pressoir, le seul subsistant en 1991.
Les guerres de religion ont pris fin avec l'édit de Nantes (1598), année d'édification du logis.
(b) A ma connaissance, la cour s'est trouvée enclose au XVIIIème siècle, pas avant.
Selon moi, le porche à l'impériale est une conséquence du savoir-faire des charpentiers des bateaux vikings.
Page 36 :
(b) Les meurtrières défendaient la terrasse et le Pournouët ; je préfère cette dernière expression à celle de basse-cour, même s'il est vrai que le Pournouët est situé plus bas que la terrasse et le manoir.

Page 39 :
(a) Beaucoup d'approximations ou d'hypothèses gratuites sur cette page :
- le mur Ouest de l'aile Ouest est postérieur à la meurtrière orientée vers le Sud qui se trouve à l'intérieur du rez-de-chaussée de la tour Louis XIII :

30 avril 2020.

Cette meurtrière suffit à prouver que ce mur est postérieur au règne de Louis XIII ;
- la maçonnerie des deux premiers mètres n'est pas en granit mais en grès de Domfront ; selon mes observations du début de 2018 (à l'époque de dégâts des eaux récurrents), le bas du parement extérieur de ce mur Ouest a dû être remanié et amélioré en qualité à une époque où l'on avait déjà dû chercher à empêcher des dégâts des eaux analogues ; je daterais volontiers ces pierres de la seconde moitié du XIXème siècle ; les pierres du haut ne résulteraient donc pas d'une surélévation d'un mur ancien mais auraient été disposées là lors des travaux initiaux de ce mur ;
- le grès du parement ancien est une pierre locale, vraisemblablement extraite de deux anciennes carrières dont les vestiges se trouvent à environ 500 mètres du manoir, l'une au Nord (chez un voisin, de l'autre côté de la D22), l'autre au Sud (et chez moi) ; par ici, on ne parle guère de grès roussard.
(c) - C'est moi qui ai refermé les deux ouvertures carrées moches sous la sablière, ouvertures que j'imagine avoir daté de la première moitié du XXème siècle :

30 avril 2020.

J'ai également substitué, pour l'encadrement de l'ouverture rectangulaire de droite, du grès aux briques moches antérieures ; à cette occasion, j'ai rééquilibré les proportions de cette ouverture :

30 avril 2020.


- la porte qui défigure cette façade est une horreur agricole, contemporaine du béton au sol des écuries (datant sans doute de la première moitié du XXème siècle).

Page 40 :
(a) La baie a été perçée, avec trois autres à ce niveau, dans les années 1950.
(b ) Je ne vois pas d'où peut sortir l'information que le colombier a été transformé en habitation pour "hôtes de passage".
A mon avis, la cheminée date du XVIIIème siècle, époque où les deux étages du bas du colombier furent transformés en habitation.
Je signale que, lors de mes travaux depuis deux ans, après l'élimination de l'enduit en ciment qui recouvrait ces murs, j'ai cherché en vain la trace d'anciens trous de boulins sur ces deux niveaux ou, même, la preuve que le parement intérieur avait été modifié il y a deux siècles.
Dans ces conditions, mon impression qu'il avait pu y avoir, à l'origine, un millier de trous de boulins dans ce colombier, qui a la particularité d'être carré, manque de preuves. Tout au plus peut-on affirmer sans trop de risques de se tromper qu'il avait dû y avoir environ 300 trous de boulins au niveau du 2ème étage de ce colombier.

Page 41 :
(a) La photo de la page 29 montre que le zinc de la couverture et des lucarnes date du début du XXème siècle. Pour une fois, Henri LEVÊQUE n'était donc pour rien dans ces horreurs.

Page 42 :
(a) Même remarque qu'à propos de la page précédente.
(b) La cheminée, en revanche, a été bricolée à son sommet par Henri LEVÊQUE. Et c'est moi qui ai fait disparaître ces horreurs.

Page 43 :
(a) Voir commentaires précédents.

Page 44 :
(c) Je tâcherai de fournir à l'architecte du patrimoine d'autres photos de ces trous de boulins dans l'état où ils étaient jusqu'à ce que je les restaure.

Page 45 :
(b) Ces contre-cloisons étaient à base de fibres végétales et recouvertes d'une toile grossière peinte. Elles ont été arrachées au début de la restauration de la charpente du colombier.

Page 48 :
(a) Des erreurs sur lesquelles je me suis déjà exprimé.
Les percements des murs n'ont pas grand chose d'origine ; tout cela a été remanié à diverses occasions au XXème siècle.
(b) La "vilaine cheminée de gauche" datait des travaux des années 1950 ; je l'ai fait disparaître.

Page 50 :
(b) J'ai fait disparaître, au niveau de l'étage, en même temps que ce conduit de cheminée, cet horrible mur mitoyen en parpaings, datant lui aussi des années 1950.

Page 51 :
(a) Il n'y a jamais eu d'escalier à cet endroit, juste une échelle.
(b) Les photos sont trop flatteuses. Le bois du plafond était pourri ou percé à différents endroits, suite à des dégâts des eaux consécutifs à l'absence d'entretien de la couverture. Voici d'ailleurs l'état actuel de ce plafond :

30 avril 2020.

30 avril 2020.

30 avril 2020.

Page 52 :
(b) Voici l'état actuel de ces corbeaux et de ce linçoir. A noter : les restes de l'ancien enduit à la terre :

30 avril 2020.

30 avril 2020.

Page 57 :
(a) En 2006, la charpente était d'origine, sauf au niveau des lucarnes. Je rappelle qu'il a fallu changer toutes les sablières et tous les blochets à l'occasion des travaux les plus récents (en 2013, de mémoire).

Page 60 :
(b) Autres exemples de la stupidité des conceptions d'Henri LEVÊQUE :
- ce radiateur en fonte en équilibre entre les sablières,
- cette échelle absurde pour accéder au radiateur.

Page 61 :
(b) Plusieurs de ces boules de noblesse étaient en béton. Très rares sont celles, en granit, qui ont pu être remises en place. On a donc complété en tant que de besoin avec de nouvelles boules en granit.

Page 65 :
(c) Les annotations au crayon ont été portées sur ce plan par Dominique RONSSERAY à l'occasion des échanges que nous avions à propos :
- de la porte entre la cour et l'arrière-cour (vieux problème, non résolu à ce jour),
- de la façon d'inclure dans le bâtiment Nord l'espace situé entre celui-ci et la tour Nord-Est ;
- des escaliers à prévoir entre la terrasse et le Pournouët à l'occasion de la restauration du muret de terrasse ;
- du mur entre la chapelle et le manoir, qu'il était également prévu alors de restaurer.

Page 66 :
(a) Je me suis déjà exprimé au sujet du mur Ouest de l'aile Ouest.

Page 83 à 105 :
J'occulte cette partie de l'"étude préalable".

Pour conclure, je rappelle que la mise en œuvre des travaux envisagés dans cette "étude préalable" a été confiée à Lucyna GAUTIER puis, en relais de celle-ci, à Benoît MAFFRE, tous deux architectes du patrimoine.
Le site www.geoportail.gouv.fr, que j'ai consulté après avoir lu un article du "Figaro", fournit des vues aériennes de la Chaslerie, prises le 17 juillet 2016, dont les premières pourront être utiles à l'architecte du patrimoine, notamment en lui fournissant le preuve qu'il y avait des parterres de fleurs sur trois des quatre côtés de la cour (objet d'une de ses plus récentes demandes ; le quatrième côté était, au moment de la photo, dissimulé par l'ombre du mur Sud mais, contrairement aux autres, les parterres en question, de part et d'autre du portail, sont toujours en place à ce jour). Les autres vues aériennes me permettent de voir l'état de mes plantations d'arbres à cette date (j'y vois par exemple que les deux tilleuls très malades près de la chapelle, l'un désormais mort, étaient alors sains) :

Je signale à toutes fins utiles que les indications d'échelle en fraction sont ici fausses, du fait de mes prises d'écran. Mais pas les indications d'échelle sous forme du segment immédiatement à côté de ces fractions.

Quant à la date de la prise de vue, elle est fournie par la page https://www.geoportail.gouv.fr/carte ; il suffit d'entrer " la chaslerie, 61700 Domfront en Poiraie" dans le moteur de recherche puis de cliquer sur le point orange qui apparaît sur fond rouge.

Grâce à un autre moteur de recherche, celui de notre site favori, je m'aperçois d'ailleurs que j'avais connaissance de ces vues aériennes dès le 16 janvier 2018 et que, avec les moyens du bord, j'avais déjà mené ma petite enquête pour en trouver la date. Et, le 5 septembre 2018, j'avais déjà commenté l'état des plantations. Ceci me confirme, comme si c'était nécessaire, que je radote un peu. Juste un peu ?
Classant mes paperasses en vue d'aider l'architecte du patrimoine, je retrouve cette intéressante perspective de la Chaslerie, due à Benoît MAFFRE, architecte du patrimoine :

Cette représentation a l'avantage de montrer la déclivité du terrain. La couverture du colombier n'avait pas encore été restaurée. En revanche, M. MAFFRE a indiqué ce que pourrait être l'aspect du mur d'escarpe et du bief aval des douves après restauration partielle.
Voici les plans et le profil de l'aile Ouest qui ont été préparés, vers 2015, par Benoît MAFFRE, architecte du patrimoine. A ma connaissance, ce sont les plus précis qui existent à ce sujet. Ils indiquent en particulier les cloisonnements intérieurs du colombier, datant bien sûr des années 1950 (j'avais déjà fait sauter ceux du rez-de-chaussée). Ils fournissent les cotes de l'escalier raté (années 1950) toujours en place à ce jour (à l'exception des deux volées ratées partant du 2ème étage du colombier pour en desservir les combles, que j'ai déjà fait disparaître). Enfin, ils indiquent ce qui reste de la cheminée (années 1950) du "salon de l'aile de la belle-mère", autre horreur due au même brillant esprit et qui a vocation à rejoindre la décharge dès que possible :




Pour la restauration de l'"allée historique" (la grande allée au Sud du manoir), mes investigations en cours font ressortir que j'ai obtenu deux permis de construire successifs ; j'avais oublié le premier. Il est vrai que l'histoire de ce dossier est compliquée ; je la reconstitue de mémoire.

Le premier permis ("version 1" du projet) avait été obtenu par moi seul, sans architecte, en 2004, sur la base du plan cadastral consécutif au remembrement communal, un épisode compliqué et raté, du moins vu d'ici ; il s'en était suivi quelques difficultés, classiques à la campagne, avec un voisin agriculteur :

Ce voisin m'avait ensuite vendu une partie de son terrain, ce qui réglait ce problème de voisinage et m'incitait à décaler de quelques mètres vers l'Ouest le talus Ouest de cette allée, ainsi que je l'avais déjà réalisé, quelques années plus tôt pour son talus Est.

Comme mon interlocuteur habituel à la D.R.A.C. me déclarait, à la même époque, qu'il n'avait pas de quoi subventionner la restauration de cette allée, j'ai remisé cette "version 2" du projet.

Puis j'ai restauré la charretterie dont la masse retrouvée empiète désormais sur ce qu'aurait été la perspective de l'allée élargie selon cette "version 2", ce qui retire à mes yeux tout intérêt à cette dernière.

Donc j'ai réduit mes ambitions et chargé Lucyna GAUTIER, architecte du patrimoine, d'obtenir un permis de construire sur la base de talus inchangés mais d'un recentrage de l'allée, ce qui fut fait avec succès :


Mais, à ce stade, la finance m'a manqué, trop obérée par d'autres projets par ailleurs. Et mon aîné me disait que, dès qu'il me succèderait, ce qui avait été fortement envisagé pour la fin de 2017, il procèderait en priorité à la restauration de cette allée.

Et, comme l'on sait, on en est restés là à ce stade. Donc, sauf gain miraculeux à l'"Euromillions", je ne bougerai guère sur ce projet, le devoir m'appelant ailleurs.
Puisque me voici de nouveau seul au manoir favori, j'ai passé la plus grande partie de l'après-midi à mettre un peu d'ordre dans le binz des combles de la tour Louis XIII. Mon idée est de retrouver tous les dossiers administraaaâââtifs de ces trente dernières années pour scanner et mettre en ligne - ô joie ! - toutes les paperasses susceptibles d'intéresser la D.R.A.C. au titre du minutieux recensement réclamé de mes faits et gestes susceptibles d'être considérés comme non suffisamment déclarés à ce jour ; tout ceci - cela va sans dire - dans le cadre de la souvent invraisemblable et parfois fluctuante (rarement dans le sens de la simplification) réglementaaaâââtion applicable.

Ce faisant, j'ai observé la charpente de cette tour, telle que restaurée dans les années 1970, et je me dois de faire amende honorable : en effet, elle n'est pas en lamellé-collé comme je l'ai écrit depuis quelque temps ; je crois que c'est pire : du sapin a été employé, de surcroît non chevillé mais retenu par des trucs métalliques du genre orthopédique. Et ceci aurait été, comme nombre d'horreurs les plus flagrantes perpétrées dans les années 1950, dument approuvé et tamponné par la même administraaaâââtion que celle que mes 30 ans de dévouement constant au service du monument ne suffisent pas, si j'ai bien compris le sens de la réunion du 7 février dernier, à contenter... Autant en rire un bon coup ! Bref, plus je considère les œuvres de mes derniers prédécesseurs, père et fils, plus je suis rêveur. Et pas seulement à propos du caractère de ces personnages.

Comme on le constate (si c'était encore nécessaire), c'est beau le progrès (progrès administraaaâââtif s'entend) ! Etonnez-vous avec ça que tant de choses puissent s'effondrer dans certaines circonstances face auxquelles d'autres, assurément moins vérolés, résistent bien mieux !
Liste à parfaire des permis de construire et autres autorisations admistraaaâââtives relatifs à notre chantier favori :

J'ai effectué certains travaux sans autorisation dans l'été qui a suivi mon achat de la Chaslerie, fin juin 1991, parce que j'ignorais tout de la réglementation réputée applicable bien que je fusse déjà en contact avec l'A.B.F. de l'Orne :
- terrassement des douves et de leur canal,
- démolition de dépendances en ruine avancée et irrécupérables
comme :
. la porcherie (dans l'arrière-cour),
. une grange (entre la ferme et le manoir),
. le fournil de la cave.

J'ai restauré sans autorisation formelle la grange qui se trouvait à l'Ouest de la ferme, mais avec les matériaux et par l'intermédiaire d'un artisan recommandés par l'A.B.F. de l'Orne ; cette grange a ensuite été démolie, sans plus d'autorisation, par la tempête de 1999 et n'a pas été remontée.

Je comprends que les travaux sur parties classées (le classement est intervenu à la Chaslerie en 1995), déclarés et effectués sous la maîtrise d'ouvrage d'un architecte en chef des monuments historiques ont longtemps été dispensés d'autorisation formelle. Il me semble que c'est sous un tel régime qu'ont été effectués les travaux suivants, certains d'entre eux ayant même été subventionnés :
- le dôme d'entrée (avis favorable du 14/5/97 de la D.R.A.C.) ;
- le mur entre le manoir et son fournil (avis favorable du 4/6/97 de la D.R.A.C.) ;
- le muret de terrasse ;
- le mur entre la chapelle et le manoir ;
- les murs derrière la chapelle.
Il va sans dire qu'un certain flottement administraaaâââtif des maîtrises d'ouvrage en question (soyons gentils, parlons de décontraction) ne facilite pas la compilation des données correspondantes réputées pertinentes.

D'autres travaux, bien qu'effectués sous la maîtrise d'ouvrage d'un architecte habilité n'appartenant pas à la corporation précédente, bénéficiaient de la même mansuétude de principe dès lors qu'ils étaient qualifiés de "travaux de réparation" (étant entendu que le plafonnement des montants de tels travaux pouvait être atténué par des réalisations en plusieurs tranches).
Il en est allé ainsi, semble-t-il, de la restauration de :
- la cage d'escalier du logis ;
- le mur Ouest de la douve Nord (autorisation du 16/12/11 de la D.R.A.C. de "commencement d'exécution du projet") qui a fait l'objet d'une autorisation de travaux sur un immeuble classé au titre des monuments historiques - Référence : AC 061 201 11 00006 du 18/8/11, sur la base d'un dossier préparé par Lucyna GAUTIER, architecte du patrimoine.

J'en viens aux autres travaux envisagés ou effectués pour lesquels j'ai retrouvé des écrits réputés pertinents :

Lieu non identifié :
- permis de construire PC6120199D0051 (dossier incomplet le 8/6/99).

Autre lieu non identifié :
- dispense d'autorisation de travaux sur un immeuble classé prononcée le 11/8/11 par la D.D.T. de l'Orne.

"Allée historique" :
- permis de construire PC612103D0094 du 12/1/04 obtenu sans architecte ;
- permis de construire PC 061 201 12 F0176 du 19/6/12 préparé par Lucyna GAUTIER, architecte du patrimoine (voir aussi ceci) ;
- déclaration préalable DP 061 201 15 F0066 déposée le 4/3/15 pour la plantation d'arbres.

Logis :
- Approbation du 20/7/04 par la D.R.A.C. du projet architectural et technique relatif à la restauration des toitures du logis et de ses tourelles ; autorisation de travaux du 1/9/04 par le préfet de région.
- Autorisation de travaux sur immeuble classé au titre des monuments historiques - Référence : AC 061 201 12 00002 ; la demande a été préparée par Lucyna GAUTIER, architecte du patrimoine ; le suivi des travaux (à l'exception de l'enduit de la cage d'escalier, toujours en "stand-by" à ce jour) a été effectué par Benoît MAFFRE, architecte du patrimoine

Aile Ouest :
- permis de construire PC 061 201 13 F0183 du 18/4/13 préparé par Lucyna GAUTIER, architecte du patrimoine (voir aussi ceci).

Ferme :
- permis de démolir PD20197D0001 du 29/1/98 préparé par Nicolas GAUTIER, architecte des bâtiments de France.
- permis de construire PC20197D0031 du 29/1/98 préparé par Nicolas GAUTIER, architecte des bâtiments de France ;
- permis de construire PC6120106D0121 du 7/7/06 préparé par Lucyna GAUTIER, architecte du patrimoine.

Fournil du manoir :
- déclaration de travaux n° 61 201 92 D5188 autorisés le 11/8/92, préparée par Nicolas GAUTIER, architecte des bâtiments de France.

Cave :
- permis de construire PC 61 201 92 D5184 du 2/7/92 préparé par Nicolas GAUTIER, architecte des bâtiments de France.

Charretterie :
- permis de construire PC20197D0029 du 1/12/97 préparé par Nicolas GAUTIER, architecte des bâtiments de France sur la base des plans ci-joints.

Chapelle :
- déclaration de travaux n° 61 201 92 D5183 autorisés le 2/7/92, préparée par Nicolas GAUTIER, architecte des bâtiments de France.

Enfin, je reconnais avoir effectué (mais pas toujours terminé) sans autorisation et sans architecte en charge du suivi des travaux (à l'époque je n'en avais pas ou bien ils refusaient de s'occuper de ces "impedimenta") et, bien entendu, sans subventions, les travaux suivants :
a - restauration du fournil de la ferme ;
b - travaux divers à l'intérieur de la ferme ou en façades de celle-ci (sur la base de plans préparés par M. Nicolas GAUTIER, architecte des bâtiments de France ou Mme Lucyna GAUTIER, architecte du patrimoine) :
. démolition de plafond, linteaux et planchers attaqués par la mérule,
. remplacement d'une cheminée de bois par une cheminée de pierre,
. installation d'un potager,
. percement d'une porte et de deux fenestrous sur le pignon Sud,
. remplacement d'encadrements de fenêtres en briques par de la pierre,
. démolition de cloisons intérieures légères,
. démontage de l'escalier intérieur,
. drainages extérieurs et travaux intérieurs divers.
c - travaux divers sur le bâtiment Nord (il y a notamment eu, avant travaux, des relevés et un projet préparé par M. François POUGHEOL, architecte du patrimoine) :
. réduction des dimensions de diverses ouvertures extérieures de la façade Sud, percement de fenestrous, réouverture d'une fenêtre et d'un fenestrou anciens,
. changement des matériaux des sols et plafonds, démolition d'un escalier intérieur et de tous les enduits intérieurs en ciment, démolition de toutes les cloisons intérieures et réaménagement intérieur (inachevé pour ce qui concerne la cuisine et un cabinet de toilettes) avec notamment, "cure d'amaigrissement" du mur Sud, modifications de la charpente, installation d'un nouvel escalier intérieur,
. restauration du cul du four,
. drainage des extérieurs ;
d - travaux divers à l'intérieur du logis :
- remplacement d'un tiers des solives et de tous les entrevous, tous vermoulus, au plafond du salon,
. démolition de travaux réalisés dans les années 1950 ou 1970 comme les sols et les enduits muraux,
- réouverture de deux meurtrières découvertes alors,
. restauration d'encadrements de fenêtres en granit,
. restauration et, dans certains cas, surélévation de linteaux de portes,
. démontage de la "cheminée de Mebzon" ;
e - travaux divers sur l'aile Ouest (plusieurs de ces travaux en concertation avec M. Yves LESCROART, inspecteur général des monuments historiques, et/ou sur la base d'un projet préparé par M. Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine) :
. règlement de la problématique des dégâts des eaux récurrents ,
. traitement de la mérule au rez-de-chaussée du colombier puis substitution au plafond attaqué d'un plafond en béton,
. démolition des cloisons intérieures du colombier, y compris le plancher de son ancien 4ème niveau,
. restauration des trous de colombes au 3ème niveau du colombier et de ses murs ; surélévation du linteau d'une porte,
. amélioration de l'isolation thermique des combles du colombier ("lattes entre chevrons"),
. restauration de la maçonnerie de la cheminée du 2ème niveau du colombier,
. percement d'un passage, au rez-de-chaussée, entre le colombier et la pièce attenante,
. démontage ordonné de la menuiserie d'une cheminée XVIIIème attaquée par les dégâts des eaux récurrents,
. substitution d'une fenêtre à une porte sur la façade Est du bâtiment, y compris intervention en sous-œuvre en complément des fondations ;
f - dans la tour Louis XIII :
- pavage du sol du rez-de-chaussée,
- modification du seuil et de la porte d'entrée du rez-de-chaussée ;
g - à des endroits divers :
. sur le mur Sud de la cour, surélévation de la "dent creuse",
. rejointoiement général des murs.

N.B. : (1) Il est possible que j'oublie des postes. Si tel est le cas, ce n'est pas volontaire.
(2) Il est notoire qu'à part (a) le démontage de la "cheminée de Mebzon" sur lequel je pense m'être suffisamment exprimé par ailleurs et (b) la découverte et le curetage de l'ancien pavement de la cour, sujet sur lequel je ne saurais exclure de revenir plus en détail, tous les travaux que j'ai effectués seul ne m'ont jamais valu que des compliments des observateurs, y compris les plus exigeants, sur la qualité de mes réalisations.
(3) Enfin, il va sans dire que, depuis le lancement de ce site internet, tous les travaux, autorisés ou non, ont été très amplement documentés et explicités, avec de très nombreuses photos à l'appui, tout ceci à la vue de tous.


N.B. 2 (du 10 mai 2020 à 2 heures) : C'est certainement le (3) du N.B. ci-dessus qui, bien qu'on ne me le dise pas, pose le plus problème à mes interlocuteurs officiels même si, s'agissant d'une liberté fondamentale, l'idée n'est pas exprimée, du moins face à moi. On a dû comprendre qu'autant me demander de me couper les bras. La crainte est - du moins je l'imagine - que mon attitude puisse être invoquée comme un précédent par des restaurateurs de vieilles pierres moins soucieux que moi de l'intérêt de leur monument. Or il me semble qu'un critère de différenciation doit pouvoir être trouvé en tenant compte, d'une part, des fonds propres engagés, d'autre part et surtout, du ratio des m2 habitables par rapport à la surface totale du monument, ratio à pondérer par la durée des privations que l'on s'impose afin de bien faire dans l'intérêt du monument. Je veux croire que, sur ces derniers terrains, mon attitude est exceptionnelle et que j'y suis imbattable.

En tout état de cause, je mets en garde les contrevenants éventuels : qu'ils sachent que, même si leur bonne foi est totale, ils s'exposent à des emmerdements divers, chronophages et sans fin visible, ainsi que nombre de mes dernières trente années (c'est-à-dire depuis que j'ai acheté mon monument) en témoignent d'une façon aussi indubitable que surabondante.

(A suivre)
Autres documents intéressants, retrouvés lors de la recherche des permis de construire :

Dossier présenté en 1972 par François LEVÊQUE, propriétaire de la Chaslerie.

Vue en perspective de la Chaslerie par Benoît MAFFRE, architecte du patrimoine.

Plans et profil de l'aile Ouest en 2016 par Benoît MAFFRE, architecte du patrimoine.

Réflexions sur la porte principale du logis vers 2015 par Benoît MAFFRE, architecte du patrimoine.

Photographies aériennes de la Chaslerie le 17/7/16 par "Géoportail".

"Etude préalable" relative à la restauration de la charpente et de la couverture des écuries et du colombier, de septembre 2006 par Dominique RONSSERAY, architecte en chef des monuments historiques.

Etat actuel de la charpente de la tour Louis XIII.

Photos actuelles de la cave.

Photos actuelles de la ferme.

D'anciennes dépendances de la ferme.

Photos des plates-bandes de la cour vers 1996-1998.

Photos du chantier en 2006. Sur les anciens enduits de la salle-à-manger, voir également ceci.

Les anciens carrelages du logis et du bâtiment Nord. Voir aussi ceci.

L'escalier de la tour Louis XIII avant restauration.

Réflexions sur la restauration du mur d'escarpe des douves.

Réflexions sur la restauration du bâtiment Nord.

(A suivre)
Le permis de construire obtenu en 2006 pour la ferme n'a guère été mis en œuvre. En effet, j'hésite encore sur le parti à prendre au niveau de la ligne de faîtage :
- soit mettre en application le plan préparé par Lucyna GAUTIER ; il faudrait en tout état de cause et alors modifier les ouvertures du 1er étage de la partie surélevée car les briques blanches qu'on y voit sont en coma dépassé ;
- soit redonner au bâtiment son ancien aspect de longère, ce qui serait sans doute plus harmonieux mais conduirait à remplacer ces fenêtres par des lucarnes et, surtout, à engager de lourds travaux de maçonnerie, de charpente et de couverture.

Quoi qu'il en suit, voici les photos de cette ferme que j'ai prises ce matin :

2 mai 2020.

Une descente d'eau pluviale, détériorée par un coup de tracteur, a été mal rafistolée :

2 mai 2020.

La partie Nord du bâtiment abrite des remises à outils utilisées par mes employées :

2 mai 2020.

Le reste du bâtiment est H.S. :

2 mai 2020.

Dans le salon, une cheminée serait à terminer ; je pense qu'un linteau de bois ferait l'affaire :

2 mai 2020.

Avant tous travaux, un arbalétrier cassé serait à remplacer ou, à tout le moins, à conforter :

2 mai 2020.

Dans la partie Sud du bâtiment, un maître d'ouvrage aimant les travaux aurait matière à s'exprimer :

2 mai 2020.

2 mai 2020.

2 mai 2020.

Sur le pignon Sud, on distingue la cicatrice de l'ancienne longère ; pour le reste, porte et fenestrous, l'essentiel est fait :

2 mai 2020.

2 mai 2020.

2 mai 2020.

2 mai 2020.

2 mai 2020.

Puisque j'étais dans la tour Louis XIII, je suis allé photographier la charpente des années 1970.

Comme déjà signalé, la lucarne Ouest prend l'eau (l'Est ne vaut guère mieux) :

2 mai 2020.

Où que je pose les yeux, je trouve des trucs orthopédiques et des matériaux bas de gamme :

2 mai 2020.

2 mai 2020.

2 mai 2020.

2 mai 2020.

2 mai 2020.

2 mai 2020.

2 mai 2020.

Comment de telles choses ont-elles pu ne serait-ce qu'être envisagées ? Et puis acceptées par les "meilleurs experts" (je crois que c'est ainsi qu'il convient de les appeler) ? Je suppose qu'il vaut mieux ne pas trop insister sur de telles performances.

En tout cas, on est bien loin de la "qualité FOURCADE" en vigueur par ici depuis 1991, permettez-moi de le rappeler.
Et que l'on ne me dise pas que je suis trop arrogant. Simplement, je n'aime ni les radins, ni les m'as-tu-vu, ni les peine-à-jouir. Compris ?
A part ça, n'en doutez pas, tout va bien !
Puisque j'ai retrouvé hier des documents relatifs à la cave (dont je ferai état dans un prochain message), je suis allé photographier celle-ci et ses deux dépendances, l'appentis accolé à son pignon Ouest et la "maison de Toutou", rebâtie à son Sud (un peu partout, comme le montrent les exemples suivants, les enduits entre colombes auraient d'ores et déjà besoin d'un bon rafraichissement) :

2 mai 2020.

2 mai 2020.

2 mai 2020.

2 mai 2020.

L'intérieur de l'appentis :

2 mai 2020.

Depuis 30 ans, j'ai volontairement limité le percement de nouvelles ouvertures sur la façade Sud (je reviendrai sur ce sujet dans un prochain message)...

2 mai 2020.

... comme sur le pignon Est :

2 mai 2020.

La "maison de Toutou" a été dotée de nombreux nichoirs sur sa façade Est :

2 mai 2020.

2 mai 2020.

2 mai 2020.

2 mai 2020.

Au premier plan, le dessus de la citerne à gaz enterrée là il y a près de 30 ans et qui n'a jamais été remplie :

2 mai 2020.

Sur la façade Nord de la cave, aucune novation de ma part si ce n'est une lucarne supplémentaire (les deux lucarnes Sud sont également dues à mon souci d'habitabilité de ce bâtiment ; habitabilité très relative, d'après mon aîné ; on y reviendra) :

2 mai 2020.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 03 Mai 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
Cette fois, je crois que j'ai retrouvé dans la tour Louis XIII la plupart des documents administraaaâââtifs que j'y recherchais. J'espère que le reste n'est pas parti au feu.

Les dossiers ainsi extraits des combles sont quasiment tous antérieurs à 2010 (date de lancement du site favori qui me permet, à mon niveau, de lutter contre la déforestation). Voici ma pêche de l'après-midi...

3 mai 2020.

... qui s'ajoute au stock précédemment retrouvé :

3 mai 2020.


Et, vous l'avez noté, il n'y a pas encore eu là, semble-t-il, assez de paperasses pour satisfaire une administraaaâââtion parmi beaucoup d'autres.

P.S. : Et, pour ce si gratifiant exercice, je n'ai pas encore cherché à exploiter les dossiers fiscaux.
Tôt ce matin, j'ai extrait de l'ensemble de paperasses rapporté hier de la tour Louis XIII les deux volumes relatifs à ma coopération avec Nicolas GAUTIER (sur la photo suivante, ce sont les deux reliures de droite) :

4 mai 2020.

Un survol rapide me montre que sont reliés là tous les messages-papier échangés avec Nicolas entre le 25 juillet 1991 (j'étais le propriétaire de la Chaslerie depuis moins d'un mois)...

... et le 22 octobre 2003 (je suppose que sa mutation au Mans date de cette époque) :

Beaucoup de ces documents sont très riches d'informations et confirment mon souci d'agir des les règles (pour autant que je les connaisse, ainsi que leurs modalités d'application, ce qui est souvent en soi un poème). Autrement dit, pour répondre à l'attente de la D.R.A.C. depuis le 7 février dernier, il serait nécessaire que je passe en revue tous les documents montrés hier.

Tout ceci est-il vraiment nécessaire ? Ce serait pour moi un travail énorme. Or à quoi peut rimer et à qui peut servir de me passer à confesse de la sorte ? Dans quel monde vivent ceux qui présentent ce genre de demande et, si l'on y regarde bien, que cherchent-ils à protéger réellement ? Pourquoi sont-ils à ce point incapables, ne serait-ce qu'au vu des résultats, de faire confiance à un maître d'ouvrage qui n'a d'autre priorité que l'intérêt du monument, même s'il doit en permanence slalomer entre tout un tas de contraintes, sérieuses ou, comme ici, largement artificielles ?

Je ne puis, depuis le 7 février au moins, que me poser ce genre de questions.

Plus généralement et compte tenu du contexte actuel, que faudra-t-il attendre pour qu'un Etat bureaucratique, nombriliste et boursouflé, incapable d'assumer correctement ses missions fondamentales, soit enfin recentré sur de vrais sujets, au lieu de se complaire, semble-t-il, à harceler les gens obligés de satisfaire les moindres caprices insensés du Prince ?

Car je ne puis imaginer que la D.R.A.C. ne conserve pas dans ses fichiers la trace de tous les permis de construire et autres autorisations administraaaâââtives accordés à la Chaslerie depuis au moins l'époque où elle a été protégée par arrêté ministériel. Ce serait d'ailleurs passionnant de pointer les autorisaaaâââtions accordées dans les années 1950 ou encore dans les années 1970. Et aussi de disposer d'un état récapitulant la succession de réglementaaaâââtions applicables, avec également la succession de leurs interprétaaaâââtions.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 04 Mai 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Vie du site - Entretien du site
Le site favori a de nouveau été en panne de serveur cette après-midi. Pendant environ une heure. J'ignore si la répétition de ces incidents résulte d'une surcharge de la toile en cette période de confinement et de télétravail.

Pour le reste, je poursuis mon travail de bénédictin. La pêche est bonne...
Voici, à titre d'exemple, une perle que je retrouve dans le premier des deux tomes que j'ai consacrés à mes échanges épistolaires avec Nicolas GAUTIER :

11 février 1993.

15 février 1993.

Et voici, cerise sur le gâteau, un projet de réponse à un questionnaire que m'avait transmis le "Publicateur Libre" où les annotations sont de la main de Nicolas :

2 août 1997.

Comme on le voit, ces documents datent d'une époque, pas si lointaine, où l'administraaaâââtion ne niait pas être informée de certaines réalités du chantier et avoir pris sa juste part dans les décisions pour y parer au mieux, "dans l'intérêt du monument", et ceci même de façon "informelle".

Désormais et depuis dix ans, je dispose du site favori pour retrouver plus facilement ce genre d'archives, grâce, entre autres, au moteur de recherche. Peut-être, pour rafraîchir certaines mémoires qui semblent parfois défaillantes, devrais-je l'utiliser plus souvent ? Peut-être cela permettrait-il d'éviter des mises en cause faciles, qu'on peut imaginer plaisantes pour qui les émet, ce qui serait leur seul avantage, provisoire veut-on croire.