Architecture-M.O.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 22 juillet 2017
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Electricité - Menuiserie - Logis - Bâtiment Nord
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Grande nouvelle, internet, le téléphone et, même, le téléphone portable arrivent dorénavant à m'atteindre dans le bâtiment Nord. En voici la preuve, dans ma chambrette monacalo-monastique :

22 juillet 2017.

22 juillet 2017.

Comme me l'a immédiatement rappelé mon aîné, dument informé de ce miracle par mes soins, ceci va me priver de mon principal exercice physique quotidien, à savoir l'escalade, qu'il pleuve ou qu'il vente, de l'escalier de la tour Louis XIII. Mais au moins, je ne me gèlerai plus, l'hiver, quand l'idée me prendra d'aller désultoriser en ligne.

Par voie de conséquence, l'urgence de l'aménagement de mon futur bureau-bibliothèque, au rez-de-chaussée de la tour Sud-Ouest, retombe d'un cran. Ceci va nous permettre de fignoler son aménagement, peut-être avec l'assistance de l'architecte réputé favori.
Transmis la nuit dernière à mon aîné un document l'autorisant à restaurer à ses frais le logis de notre manoir favori et, dans ce but, à solliciter toute autorisation administraaaâââtive réputée nécessaire et toute subvention utile, ainsi qu'à encaisser toute subvention obtenue.

Ce document était devenu urgent dans la mesure où il ne restait plus que quelques jours avant la date-limite retenue par la D.R.A.C. pour que les aspects administraaaâââtifs du dossier puissent être réputés traités au titre de l'exercice 2017, du moins pour une première tranche de 75 000 € de travaux. A ce sujet, et puisque je ne suis plus en situation de financer rapidement la réalisation d'un bureau-bibliothèque dans la tour Sud-Ouest, ainsi qu'envisagé dernièrement, j'ai laissé mon aîné libre de composer cette première tranche de travaux. Je lui ai toutefois rappelé qu'il y aurait lieu, à mon sens, d'y inclure les menuiseries extérieures, d'une part, de la cage d'escalier (afin de ne pas risquer de perdre le reliquat de subvention du "programme 2014" disponible pour ses enduits intérieurs), d'autre part, en raison de l'urgence relative évidente, de la "pièce dévastée" (au-dessus du salon).

Reste néanmoins à régler un ensemble de questions juridiques complexes destinées à donner une assise solide à l'opération : par exemple, y aura-t-il démembrement ou non de la propriété, puis y aura-t-il don, vente ou encore bail emphytéotique ? Patrice CAHART nous a été précieux pour éclairer les aspects fiscaux de ces deux questions et nous lui en sommes très reconnaissants. Il revient à ce stade à mon aîné et à moi d'opérer quelques menus choix qui ne sont peut-être pas les plus aisés en termes tant de trésoreries que de psychologies respectives. L'avenir nous le dira.

P.S. : J'oubliais de signaler qu'à ma connaissance, mon aîné a mandaté ou envisage de mandater celui que j'appelais, avant un happening récent, "mon architecte du patrimoine favori", afin d'assurer la maîtrise d’œuvre des travaux qu'il envisage de réaliser en 2018. Si j'ai bien compris, ce programme inclurait ladite tranche de 75 000 € de menuiseries, plus la restauration de diverses menuiseries extérieures de l'"aile de la belle-mère", voire de la tour Louis XIII, plus la réalisation d'une cuisine familiale dans l'espace gardé disponible à ce jour au rez-de-chaussée du bâtiment Nord. On voit qu'à l'échelle de notre chantier favori, tout cela n'est pas rien.

P.S. 2 : Je pense qu'il n'est pas inutile que j'indique avoir laissé, en temps utile, toute latitude à mon aîné de prendre ou de ne pas prendre mon relais. Y compris par écrit, en lui explicitant l'étendue des dégâts. En effet, je ne suis que trop convaincu de la lourdeur et du coût du sacerdoce que constitue la restauration de vieilles pierres pour embarquer, "à l'insu de son plein gré", ce jeune homme dans un telle galère. Je peux même ajouter que cela m'aurait posé un problème moral de ne pas le laisser, autant que faire se peut, entièrement libre de son choix.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 13 septembre 2017
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Logis - Aile "de la belle-mère"
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J'ai enfin réussi hier à joindre téléphoniquement Roland FORNARI. Nous avons parlé de ses prochaines interventions sur notre manoir favori :
- la pose d'une paire de lanternes sur la façade sur cour des écuries, de part et d'autre de leur porte d'accès ;
- la pose, dans la cage d'escalier du logis, de quelques appliques murales, réalisées sur le modèle de celles de la chapelle du logis de Moullins, dont la voûte vient d'être magnifiquement restaurée par son propriétaire avec le concours de Lucyna GAUTIER que j'en félicite ;
- le cas échéant, la pose d'une lanterne sur la façade Est du logis, histoire de rendre moins tristounette à mes yeux cette muraille pourtant caparaçonnée de grilles mais que je trouve encore trop lisse.

A noter que, lors de la récente visite des "Amis du Septembre Musical de l'Orne", plusieurs propriétaires de châteaux des alentours, et non les moindres, se sont extasiés devant la paire de lanternes qui flanquent la porte principale de notre logis favori. Je leur ai conseillé de se tourner vers Roland. Il faudrait que ce dernier pense un jour à me verser des royalties.

A noter également que j'ai dit à l'épouse d'un propriétaire de château, sans doute le plus fortuné du département, le plus grand bien de celui que j'appelais, encore récemment, "mon architecte favori". Elle en a noté les coordonnées avec soin. On voudra bien retenir que c'est la preuve que je ne suis pas vache...

Ce 15 septembre 2017 est le jour-limite, fixé par la D.R.A.C., pour la transmission du dossier de demande de subvention au titre du programme 2017 de travaux sur notre manoir favori.

A 13 h 02 ce même 15 septembre 2017, mon aîné a adressé à la D.R.A.C. le courriel de saisine et m'en a communiqué la copie.

Ceci est un jour important pour la poursuite, dans de bonnes conditions, de la restauration de notre manoir favori. Mon aîné a 39 ans, c'est-à-dire mon âge lorsque j'ai acheté la Chaslerie.

Ainsi, tout se met en ordre de ce côté-ci, comme il convient.
La Tour Montparnasse sera revue et corrigée par des architectes français.

N.D.L.R. : La Tour Montparnasse, tellement moche que la seule façon de ne pas en souffrir est d'être dedans.

Idem à la Chaslerie avec le bâtiment Nord !

J'ai beau avoir réduit d'un quart ses ouvertures sur cour et dissimulé par des grilles ses ouvertures sur l'arrière-cour, ce bâtiment reste déséquilibré, du fait notamment de sa couverture bizarroïde, beaucoup trop riquiqui côté cour. Nicolas GAUTIER voulait que je le fasse disparaître, afin de faire réapparaître "le nécessaire flanquement réciproque" de diverses meurtrières. Mais je l'ai gardé car j'avais compris tôt que je pourrais y abriter ma bulle durant toutes ces années de chantier.

Donc je m'aime bien dedans. J'en ai soigné la décoration intérieure même si, à l'usage, la partie de la chambre mortuaire est trop exiguë à mon goût. D'ici un an, peut-être, ce bâtiment abritera la cuisine du manoir, une vaste pièce dont mon aîné va prendre en charge la réalisation, avec l'aide de l'architecte précédemment favori qu'à ma connaissance, il a mandaté. Pour ma part, je devrais aménager le cabinet de toilettes du rez-de-chaussée ; je vais y privilégier les beaux matériaux. Affaires à suivre...

N.D.L.R. 2 : A propos de salle de bains, en pensant ici au logis, voici un décor qui me plairait, contrairement aux trois autres du même article :

Photo parue dans la revue "AD Magazine".

Manorial, isn't it ?