Architecture-M.O.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 19 septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Aile "de la belle-mère"
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J'avais hésité à retourner du côté de Barneville-Carteret afin de revoir le lot de dalles de granit examiné la semaine dernière. Le motif de ma réticence était la couleur trop bleue à mes yeux du matériau en question. De plus, je dois reconnaître que l'idée de daller en granit le sol de l'"aile de la belle-mère" est discutable, surtout dans le colombier compte tenu des usages techniques que j'envisage pour ce volume.

J'ai néanmoins pris la route hier après-midi (2 fois 2 heures donc) pour réexaminer ce lot qu'entre temps le vendeur avait trié comme je le lui avais demandé. Mais le bonhomme avait augmenté ses tarifs de moitié (!!!) depuis la semaine dernière, au motif qu'il aurait consulté un professionnel. A ce prix-là, le lot ne m'intéressait plus du tout comme je le lui ai dit, ajoutant même qu'il n'avait pas été correct de ne pas me prévenir de ce changement de pied avant que je ne prenne le volant.

Je n'étais pas reparti depuis 5 minutes que le gugusse m'a envoyé le S.M.S. suivant : "Je reviens vers vous pour les dalles (...) €/m2... C'est mon dernier mot ?" Il avait ainsi réduit de moitié la hausse de la semaine. Je lui ai répondu : "J'ai vu que vous vous foutiez du monde. Donc j'ai déjà perdu assez de temps avec vous". Il a prolongé la conversation d'un "OK merci au revoir ! Et bon courage pour vos recherches." J'ai répondu : "Merci." et on en est restés là.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 19 septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Bâtiment Nord
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Hier après-midi, alors que les "PICAULT" poursuivaient la préparation du chantier du plafond que l'on sait ou commençaient à percer le mur entre le colombier et le "salon de la belle-mère" selon le projet d'Arnaud PAQUIN, ...

18 septembre 2018.

18 septembre 2018.

18 septembre 2018.

... Michel POTTIER a essayé de récupérer les tomettes dudit salon. Hélas, elles avaient été collées à la dalle et jointoyées avec un ciment très dur :

18 septembre 2018.

Donc tout devra partir à la décharge, ...

18 septembre 2018.

...ce qui est le sort commun, ici, de toutes les initiatives de mon prédécesseur des années 1950 : l'animal aura vraiment tout raté sans exception.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 19 septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Aile "de la belle-mère"
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Michel POTTIER a fini ce matin de faire place nette au pied du mur à percer :

19 septembre 2018.

Il ne sait pas me dire l'ancienneté des tomettes qu'il a arrachées. Ceci dit, compte tenu de ce que je crois comprendre de la psychologie de mon prédécesseur des années 1950, j'imagine que c'était un produit neuf à l'époque :

19 septembre 2018.

19 septembre 2018.

Quant aux deux autres "PICAULT", ils étayent le mur avant ce percement :

19 septembre 2018.

19 septembre 2018.

J'ai bien sûr demandé au chef d'équipe, Nicolas, de me signaler toute discontinuité de la maçonnerie qu'il apercevrait dans l'épaisseur du mur. Celle-ci suffirait à prouver la justesse de mon hypothèse selon laquelle les trous de colombe des deux étages du bas du colombier auraient disparu lors d'un changement des parements intérieurs destiné à rendre ces deux niveaux bas habitables au XVIIIème siècle. A ce stade de ce chantier, Nicolas me dit qu'il ne détecte rien de tel :

19 septembre 2018.

19 septembre 2018.


Hélas, je ne pourrai pas contrôler moi-même ce chantier au cours des deux prochains jours car je circulerai entre notre manoir favori, Paris et Alençon pour m'assurer que le déménagement du mobilier de ma mère se passe bien.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 21 septembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Logis
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Avant-hier, sur la route vers Paris, je me suis pointé à l'improviste au Sap pour essayer d'avoir des nouvelles de Rolan FORNARI. Je l'ai trouvé amaigri mais en forme dans son atelier étrangement rangé de fond en comble, tous les outils alignés avec soin, comme s'il se préparait à passer la main. "Non", m'a-t-il assuré sans vraiment me convaincre, précisant toutefois qu'il ne répondait plus au téléphone (ni au courrier, apparemment) et qu'il avait ressenti le besoin de ranger son souk pour pouvoir repartir d'un bon pied.

Il m'a dit être d'accord pour reprendre la grille basse de la cage d'escalier du logis et pour me fabriquer trois petites grilles d'aération si je lui en redonne la photo et les dimensions (il ne faut pas que j'oublie de le faire) ; l'une servirait très prochainement dans la salle-à-manger du logis, les deux autres pourraient être utiles pour décongestionner de son humidité le pied du mur Ouest de l'"aile de la belle-mère".
Le 23 mars dernier, nous vous avions présenté la carrière, mais de loin ! Aujourd'hui, nous sommes sur les lieux, en voici à nouveau l'historique...
Le domfrontais, au début du XXe siècle, était essentiellement un monde rural. La phase industrielle débute avec, entre autres, la carrière du tertre Sainte Anne en 1911, située sur la commune de la Haute Chapelle et exploitée par Marc Le Chippey . La roche, utilisée pour la fabrication de pavés, est extraite par une quarantaine de carriers.
Face à cette extraction, les élus s’inquiètent sur le devenir du site et obtiennent son classement en 1924. La carrière cessera son activité en 1956.
Elle est aujourd'hui masquée par la végétation et la voie ferrée qui la desservait (Caen-Laval) a disparu au profit de la voie verte !


N.D.L.R. : Aujourd'hui, quand on veut changer le revêtement des rues, on doit importer les pavés d'Inde ou de Chine ou les imiter avec un produit caoutchouteux qui ne durera pas, suivez mon regard... Alors que nous demeurons à un extrémité du massif armoricain dont les grès ont gardé toute la saveur du terroir.
Et il faudrait appeler ça le progrès ?
Mort aux cons (vaste programme, comme disait le Général) !