Arboriculture-horticulture

Acheté, via "Gens de confiance", deux "importantes vasques château sur socle pierre taillée".

Je les destine à la cour du manoir favori, sans doute de part et d'autre de la porte principale :


Oserai-je écrire que j'imagine sans mal Carole y laisser crever d'autres fleurs ?

Oui, je l'ose (sans surprise) !

Les photos sont mauvaises car, le temps que je fasse des "captures d'écran", le vendeur avait déjà suspendu son annonce.

P.S. (du 7 novembre 2025 à 16 heures 15) : Le vendeur, un homme à l'esprit manifestement confus pour le moins, vient de me révéler qu'il n'est pas de parole. J'ai donc concocté pour le site "Gens de confiance" un avis à ma façon.

P.S. 2 (du 12 novembre 2025 à 8 heures) : Je m'aperçois que cet individu sans parole a répliqué à mon avis.

Si mon chèque ne lui est pas parvenu, qu'il écrive au bureau de poste de Domfront en Poiraie, bien connu pour l'exceptionnelle qualité de son service. Voici le talon de ce chèque que, je l'espère, ce probable professionnel de la brocante (vu le nombre d'annonces qu'il met en ligne via "Gens de Confiance") aura la correction de me retourner ou de détruire quand il lui parviendra :


Quant à sa remarque sur l'heure d'un de mes courriels, je suppose qu'elle témoigne du fait que ce personnage dort à côté de son téléphone portable sans en avoir réduit l'intensité de la sonnerie. Autrement dit, cette remarque est sans le moindre intérêt, comme le personnage semble-t-il à la lumière de cette anecdote.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 14 Décembre 2025
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Désultoirement vôtre ! - Anecdotes - Météo
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La météo étant très douce, je peine à vendre mes bûches de chêne dont j'ai pourtant abaissé le prix à 50 €/stère.

Un Anglais avait prévu d'en acheter deux, ce jour à 11 heures.

Je l'ai expulsé après l'avoir trouvé, trente minutes après l'heure convenue, mais à distance du manoir, près des bûches que je compte vendre l'an prochain, quand elles auront deux ans.

Non mais, on n'a quand même pas gagné la Guerre de Cent-Ans pour rien !

Il m'a dit des choses désagréables sur mon hospitalité. Perfide Albion.
Le candidat recommandé par Francis pour lui succéder viendra me voir le 27 décembre prochain. Ce sera notre second contact.

Cet ancien agriculteur, âgé de 52 ans, demande à travailler cinq jours par semaine mais il a de l'expérience en mécanique et, entre autres, en maçonnerie.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 6 Janvier 2026
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse
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Le candidat de Francis pour sa succession ne prendra pas sa suite, il a trouvé du travail tout près de son domicile.

Son recrutement aurait permis d'envisager plusieurs travaux de maçonnerie non urgents (joints et pose de dalles). Son non-recrutement plombe un peu plus le projet d'achat de dalles de granit.
J'ai fait la connaissance, il y a 48 heures, d'un voisin venu m'acheter des bûches sur la base de mon annonce sur "leboncoin.fr". Je lui ai alors parlé de mon problème de remplacement de Francis. Il m'a immédiatement mis en contact avec un candidat, ce dont je le remercie. Ce dernier, prénommé Aurélien, sera embauché à l'essai à compter de lundi prochain.

P.S. (à 15 heures) : Francis m'informe que son candidat n'est finalement pas retenu par l'employeur qu'il m'avait préféré. Ce Christophe me fait donc de nouveau des offres de services. Un peu tard. Mais on va rester en contact, on ne sait jamais.

Est-ce à dire que les dalles de granit reprendraient du poil de la bête ? Pas sûr car, là aussi, les choses ont évolué de mon côté puisque, comme on l'a vu, je donne désormais la priorité à la problématique du chauffage.
En sortant du bâtiment nord dès qu'il a fait un peu jour, j'ai constaté que la tempête a arraché certaines occultations de fenêtres :

9 janvier 2926.

9 janvier 2926.


Avant d'aller voir les dégâts à l'intérieur du logis, j'ai inspecté rapidement les abords immédiats du manoir. Le vieux poirier n'a pas bronché...

9 janvier 2926.


... mais le trampoline a déménagé sous l'effet de la tempête. Il faudra que, lundi, je vérifie avec Francis si, comme il semble, ses pieds ont été faussés :

9 janvier 2926.

9 janvier 2926.

9 janvier 2926.


Retour dans le logis, la cage d'escalier, où tout a valdingué, est inondée...

9 janvier 2926.


... mais c'est surtout dans la grande pièce au-dessus du salon que règne le plus grand désordre :

9 janvier 2926.


Je descends au rez-de-chaussée pour voir de quoi il retourne au salon :

9 janvier 2926.


Les tapis sont transformés en serpillères...

9 janvier 2926.


... les solives portent la marque des entrées d'eaux encore en cours :

9 janvier 2926.


Le dessous des fenêtres sur cour est trempé :

9 janvier 2926.


Avec Arnaud BEAUDET, nous refixons sommairement les occultations envolées. Au moins, cela arrêtera l'entrée de la pluie et calmera un volatile qui a trouvé refuge dans le salon où il est susceptible de chier partout :

9 janvier 2926.

9 janvier 2926.


Pour éponger les tapis et un siège d'époque qui a morflé, j'utilise une bonne quinzaine de serviettes de bains ou de toilettes :

9 janvier 2926.


Sébastien LEBOISNE, appelé au secours et immédiatement accouru, fait le nécessaire pour que les occultations soient bien fixées :

9 janvier 2926.

9 janvier 2926.

9 janvier 2926.


Remonté à l'étage, je vois que l'eau a réussi à parcourir les deux tiers de la largeur du bâtiment. Il faudra prendre le temps de constater les dégâts parmi les meubles conservés à cet étage :

9 janvier 2926.


Dans l'ancienne chambre de l'étage, la tempête a fait chuter de nombreuses pierres et briques du conduit de cheminée :

9 janvier 2026.


En fin de matinée, quittant le manoir pour rejoindre ma cantine, j'observe que, sur le terrain jouxtant la ferme, l'un des deux noyers a été arraché, ce qui est très dommage car sa généreuse production nous gâtait chaque année...

9 janvier 2926.

9 janvier 2926.


... et qu'un vieux pommier creux a subi le même sort, ce qui est moins gênant :

9 janvier 2926.

9 janvier 2926.


Enfin, à côté des pilastres, le panneau indiquant le parking des visiteurs a été arraché, dévoilant une grave blessure du hêtre auquel il était adossé :

9 janvier 2926.

La vague de froid a conduit quelques personnes à me contacter, via "leboncoin.fr", pour m'acheter quelques bûches. C'est chaque fois pour moi l'occasion de tailler un brin de causette avec des voisins plus ou moins lointains mais inconnus jusque là.

Ainsi, comme déjà indiqué, l’ante-pénultième acheteur m'avait communiqué les coordonnées du prochain salarié de l'APIJOMM, celui-ci, qui commencera dès demain, ayant vocation à relayer Francis.

Ce matin, l'avant-dernier est le directeur d'un important équipement sportif du secteur dont il m'a vanté et invité à visiter le sauna et le hammam ainsi qu'à confier mon dos à ses masseuses.

Quant au dernier, il fait partie des motards des cortèges présidentiels. Je n'ai pas manqué de confronter aux siennes, lui qui pratique cette faune au quotidien, mes appréciations sur ces cadors qui nous gouvernent, conjointes incluses. Je retiens que, de toutes, Cécilia avait le plus de classe et que Brigitte serait plus sympathique que son si jeune époux, et même agréable.

Je dois reconnaître que ce dernier point m'avait échappé.
Profitant d'un rayon de soleil, Francis a chargé Aurélien de débroussailler les douves :

13 janvier 2026.

13 janvier 2026.

13 janvier 2026.


C'était en effet nécessaire et cela me semble un bon bizutage. Une bonne entrée en matière, si vous préférez.

P.S. (du 16 janvier 2026 à 3 heures 40) : Francis m'a signalé hier que le débroussailleur ne fonctionne plus. Il est ensuite allé chez le réparateur où il lui a été dit qu'il convient d'en changer. Coût de l'ordre de 1 000 €, ce qui fait cher pour une journée de travail.

Et le fait est que le nouvel employé à l'essai n'est pas réapparu hier...
Pour un bucheron qui range des buches pour les vendre, le plus simple pour mesurer l'encombrement du tas est d'évaluer sa longueur à l'aide d'un morceau de corde.
L'unité d'encombrement d'un tas de buches rondes ou fendues est ainsi tout naturellement nommée "corde", quelle que soit le morceau de corde utilisé.
Pour montrer que le changement de mentalité qui a présidé à l'invention du système métrique a aboutit à court et long terme à des effets pervers, il suffit de se tourner vers les États-Unis et le Canada dont la production et l’utilisation de bois est de nos jours de loin plus importante que chez nous.
N’ayant jamais entendu parler du système métrique, les bûcherons américains vendent et vendent toujours leur bois en cordes.
Une « cord », dite aussi « full cord », représente un encombrement de 4 pieds en hauteur et largeur et de 8 pieds en longueur, le vieux système binaire.
Très facile à mesurer. Si l'on veut en acheter moins, les huit pieds de la longueur du tas se divisent aisément en 2, 4 ou 8. Enfantin.
Un jeune bûcheron américain nous l’explique clairement et fièrement dans cette video
Pour l'acheteur de ces buches, ce qui compte, c'est naturellement la quantité de chaleur dégagée lorsqu'il les brûle dans son poêle à bois. S'il achète une cord de bois de chauffage, il est sensé savoir que le prix à payer dépend de la dimension des buches, du type de bois, de son humidité et de la proximité de la forêt.
C'est tout.


A la révolution française, il fut évidemment décidé que l’unité de « solidité » (volume) serait le mètre cube.
Même à Paris, on se rendit compte qu'un bucheron illettré ne comprendrait rien à ce fameux « mètre cube » puisqu'il mesurait depuis toujours son tas de bois à la corde. On décida donc de nommer "stère" l'encombrement d'un tas de bois formant un cube de un mètre de côté. On tenait au mètre et même au grec !
On proposait aussi le décastère et le décistère mais personne ne les a jamais utilisés car ils étaient trop grands ou trop petits.
Pour le folklore bureaucratique, notons un arrêté du Directoire du 28 messidor an 7 (16 juillet 1799) qui compliqua un peu la situation.
Il stipule: « On observera que la pile ait toujours de base un nombre exact de mètres. (…) Si les bûches ont 130 centimètres de longueur (quatre pieds ancienne mesure) les piles doivent avoir 77 centimètres de hauteur sur un mètre de couche pour le stère ».
Voyons ce qu’en pensait un spécialiste (en 1830) : « Il faut aujourd’hui pour mesurer le bois au stère avoir égard à la longueur de la bûche et faire pour chaque longueur au dessus ou en dessous du mètre une réduction ou augmentation de la hauteur de la pile, ce qui exige plus de connaissances que n’en ont la plupart des acheteurs et même des marchands de bois ».
Effectivement, aucun bucheron n'a jamais tenu compte de cette idée saugrenue.
Par contre, de nos jours, le stère est interdit depuis 1978 en France et en Belgique : « Le stère de bois de chauffage n'étant pas une mesure fiable ( !!), il est préférable d'utiliser le m3 apparent. L'unité légale de vente est d'ailleurs le m3 de bois empilé. L'unité légale s'appelle MAB « mètre cube apparent bois).
Que se passe t-il ? Ici un commerçant en bois belge (Société Royale Forestière de Belgique) vous l'explique;
« Un stère équivaut au volume occupé par un lot de bûches de 1 m de long, empilées dans un cube de 1 m de large sur 1 mètre en hauteur (soit 1 m3 de bois et ..d'air). Si cette même quantité de bois de chauffage est recoupée en bûches de 50 centimètres, les vides seront alors mieux occupés et le stère défini au départ n'occupera plus qu'un volume de 0,8 m3.
Donc, la prochaine fois que vous commanderez 10 stères de bois de 33 cm et qu'après l'avoir rangé le volume occupé ne sera plus que de 7 m3, ne mettez pas en doute l'honnêteté de votre marchand, il aura correctement rempli son contrat... même si, sur votre facture, vous aurez quand même 10 stères à devoir payer. »
Je ne suis pas certain d'avoir bien compris.
Voir: http://www.webois.net/lemag/stere-bois-chauffage/ ou
https://www.cm-renovation.fr/comprendre-et-convertir-les.../
Une annonce en Belgique : « Bois de chauffage bien sec, mélange de peuplier, orme et saule, coupé en +/- 50cm, rangé sur palette, prix à 58 euros le m³ = équivalent à 1,25 stères ».
On aura compris la rédaction de cette annonce. Un marchand de bois va à la faillite s’il annonce uniquement le prix de ce volume officiel, dit "apparent", calculé à l'aide de ce qu'on est censé nommer un « coefficient d'empilage».
On voit à quel point les Américains ont bien fait de s’en tenir au mode de pensée de l’ancien régime. Le type de raisonnement ci-dessus doit leur sembler surréaliste.


N.D.L.R. : Intéressant. Mais, pour commencer, "bûche" avec un accent circonflexe, s'il vous plaît.

Je comprends que le jeune Américain de la vidéo du début du message vend ses cordes, certes impeccablement rangées mais en essences diverses, près de deux fois plus cher que moi qui, pour l'essentiel, vends du chêne de bien meilleure qualité de combustion.

Mon message est plus simple que celui du collègue belge de la fin du message : à la Chaslerie, on vend, par stères à emporter au bord d'un chemin carrossable, du chêne en bûches de 1 m de long et à 2 ans d'âge, ceci à un prix modique (actuellement 55 €/st mais le prix peut varier dans le temps).

L'état de mon stock peut cependant conduire à quelques adaptations de mon offre.