Arboriculture-horticulture

Dans la série "ces porcs qui nous cernent", mention spéciale pour cet agriculteur productiviste qui n'hésite pas à entrer sur mon fond (en l’occurrence le haut de l'allée inscrite à l'I.S.M.H.) pour aller répandre ses cochonneries et autres pesticides dans le champ qu'il loue à un voisin.

Cet individu n'a en effet aucun titre à faire passer ses engins considérables au-delà du poteau suivant qui marque la limite entre mon fond et un chemin communal, au premier plan de la première photo, chemin communal à sa disposition, comme de bien entendu, et sur lequel les ornières qu'il laisse confirment qu'il y dispose d'une place tout à fait suffisante pour manœuvrer :

4 mars 2018.

4 mars 2018.

4 mars 2018.

4 mars 2018.

Donc ce haut et puissant personnage, par ailleurs rompu à l'abattage général des arbres, à l'arasement systématique des talus et au grignotage sans vergogne de terrains communaux dans le seul but de percevoir davantage de subventions européennes pour son maïs probablement O.G.M., ...

... va bientôt recevoir de mes nouvelles ajustées en conséquence.
Benjamin m'a informé que l'agriculteur qui avait roulé sur mes terres en haut de l'allée avait réparé les dégâts.

Cet agriculteur s'est donc comporté de façon très correcte.

J'aurais plaisir à discuter avec lui, à l'occasion, des excès de l'agriculture intensive et des moyens d'enrayer la chute de la biodiversité (insectes et oiseaux), telle que vient de l'analyser le C.N.R.S.


Au passage, je me dis que si les écolos qui sont aux manettes n'étaient pas aussi corrompus, ils auraient là une bonne occasion de se rendre enfin utiles.
J'ai contacté ce matin :
- Cédrick COOS afin qu'il vienne m'expliquer le type de drainage qu'il recommanderait dans la cour et à l'Ouest de l'"aile de la belle-mère" ; je compte également le charger de remplacer rapidement les granits moches de l'âtre de la cheminée de la salle-à-manger du logis (opération à coordonner avec la consolidation de la taque) ; on a également parlé de la "cheminée de Mebzon" ;
- Sébastien LEBOISNE afin qu'il me prépare un devis pour changer les solives et le plancher au plafond des écuries et, tant qu'à faire, de la charretterie ; il passera ce jeudi.

Dans l'immédiat, j'ai demandé à Benjamin de transplanter les fleurs des plates-bandes de la cour en prévision des travaux de drainage.

J'ai également appelé Michel DUBOSC, membre actif des "Maisons paysannes de France", afin qu'il vienne, si possible en liaison avec Marc CHALUFOUR, me donner son avis sur les isolations thermiques envisageables à l'intérieur des bâtiments.

Quant à Roland FORNARI à qui j'aimerais confier la réalisation d'une gloriette dans la cour, il a encore des pépins de santé qui continuent à le bloquer à son domicile.
Mon aîné m'a fait passer cette nuit la consultation qu'il a souhaité obtenir de la "Demeure Historique" pour se convaincre que le fait de me rendre ses parts de S.C.I. n'aurait pas d'inconvénient fiscal pour lui.

Je suis navré qu'on soit amenés à en passer par cette restitution de parts mais je me dis que, si ça marche dans un sens, ça pourrait toujours fonctionner dans l'autre.

Autrement dit, je n'exclus pas, de mon côté, que, les tensions des derniers mois, quelque vives qu'elles aient pu être, finissant par retomber, nous tentions une nouvelle (une ultime ?) fois de nous mettre d'accord sur le programme de travaux.

En attendant, je me mets en position de faire face seul, autant que possible à mon âge et avec mes moyens, au programme de restauration à venir.

On a pu noter que je n'ai pas chômé depuis quelques mois et que j'arrive, semble-t-il, à surmonter tous les obstacles que j'ai rencontrés, tant pour obtenir la mise en place d'une ligne de crédit que pour préciser le programme de travaux.

En particulier, j'ai toujours veillé à garder en tête les deux questions de fond qui avaient suffi à faire capoter la tentative précédente, à savoir :
- la place relative de la cuisine familiale et de mon bureau-bibliothèque
- et l'amélioration de l'isolation thermique des bâtiments.

J'ai pu décanter le dossier dans ses volets prioritaires :
- le recrutement d'un nouvel architecte du patrimoine,
- la définition d'un mode de chauffage adéquat.

Enfin, j'ai pris sur moi de lancer tous les travaux en rendant irréversible le mouvement :
- dans le logis
- et dans l'"aile de la belle-mère".

Dernièrement, j'ai défini la priorité de la restauration du plafond des écuries afin de pouvoir regrouper dans un garde-meubles approprié tout le binz accumulé ici ou ailleurs depuis 27 ans. La piste sera ainsi entièrement dégagée pour l'évolution des artisans.

Tout cela a été mené d'une main vigoureuse mais je crois qu'à aucun moment l'intérêt du monument n'a été perdu de vue par quiconque. Je me suis parfois exprimé avec véhémence mais je considère que c'était nécessaire compte tenu de la psychologie des uns et des autres.

La suite nous dira si l'on peut de nouveau envisager les voies d'une action de concert dans le cadre familial. Vue de ma fenêtre, la transmission d'un tel patrimoine est un combat mais, comme j'ai eu à le commenter lorsque j'étais lycéen, "ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent" (Victor HUGO) :

"Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ; ce sont
Ceux dont un dessein ferme emplit l'âme et le front.
Ceux qui d'un haut destin gravissent l'âpre cime.
Ceux qui marchent pensifs, épris d'un but sublime.
Ayant devant les yeux sans cesse, nuit et jour,
Ou quelque saint labeur ou quelque grand amour."
Benjamin vient de commencer à transplanter les fleurs des plates-bandes de la cour :

29 mars 2018.

Il m'a fait remarquer qu'il aurait été judicieux de laisser 70 cm de tige aux rosiers lorsqu'ils ont été taillés ; outre que cela aurait permis de sauver les greffes, cela aurait facilité le développement de racines dont l'absence obère les chances de succès de la transplantation.
Pendant que Benjamin tondait l'herbe aux abords immédiats du manoir...

11 mai 2018.

... Claude MARTIN évacuait un tas de foin qui pourrissait depuis le 1er octobre dernier derrière la charretterie :

11 mai 2018.

Cet effort méritait bien une petite bière fraîche que Maxime, en promenade à notre manoir favori, a partagée avec Claude ...

11 mai 2018.

... (de quoi repartir d'un pied vaillant) :

11 mai 2018.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 16 mai 2018
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse - Anecdotes
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Hier matin, alors que Benjamin était en train de tailler les charmilles, Claude MARTIN est venu pour l'aider à couper l'herbe dans les "nouvelles terres", un terrain mouillé la plus grande partie de l'année, notamment celle-ci après les pluies de l'hiver et du début du printemps. J'ai eu beau lui dire qu'il valait mieux attendre l'après-midi, pour que la rosée ait eu le temps de s'évaporer, afin que la coupe soit plus franche, il a voulu partir avant qu'il ne fasse trop chaud dans l'habitacle du "Valtra".

A midi, au moment où je quittais les terres de notre manoir favori pour me rendre à ma cantine du même métal, j'ai aperçu qu'il y avait eu un problème :

15 mai 2018.

15 mai 2018.

Sans s'en vanter auprès de moi, Claude avait versé le "Valtra" dans le fossé de séparation des "nouvelles terres" avec le champ des VINCENT. Pourquoi était-il passé si près du bord ? Et le matériel n'avait-il pas été tordu à cette occasion ?

En début d'après-midi, Claude a fait appel à mon voisin FAVERIS pour le sortir de cette ornière (si l'on peut dire). Mais le tracteur de ce serviable voisin, que je remercie, n'a pas été assez puissant.

Donc Claude est venu me réveiller de ma sieste pour m'avouer, penaud, ses difficultés.

J'ai pensé à faire appel à mon fermier, Hervé LEMOINE, que nous sommes allés prévenir dans le champ qu'il labourait au volant d'un de ses plus énormes tracteurs, un "9 tonnes" comme il l'appelle, et Hervé a accepté de nous secourir immédiatement, ce dont je le remercie lui aussi :

15 mai 2018.

Au premier essai, le "9-tonnes" a arraché le "Valtra" comme une fleur :

15 mai 2018.

Après quoi, j'ai vérifié l'état du fossé...

15 mai 2018.

... puis l'état du "Valtra" et de son système de coupe :

15 mai 2018.

Aucun dégât, du moins à ce stade de mon examen, y compris sur les plantations. On aura eu plus de peur que de mal.

J'ai quand même eu le temps de féliciter Claude, en lui disant que, pour un tel résultat, il aurait mieux valu qu'il reste chez lui.

En traînant lourdement ses godillots sur le gravier de la ferme et en faisant le dos rond, bras ballants écartés du corps, Claude a pris la direction de sa voiture garée là, non sans grommeler que, si c'est comme ça qu'on le remerciait...

Mais je connais mon pépère et ne doute pas qu'il réapparaîtra ici sous peu, cette fois pour aider Christian qui en aura bien besoin en cette période de l'année où l'herbe pousse si vite.