Arboriculture-horticulture

Bien entendu, cette semaine, Pascal est obligé par la météo de rester chez lui.

Bernard, en revanche, est venu aujourd'hui débroussailler le terrain de la Josselinière, au bord du Beaudouët, que j'avais fait planter d'aulnes glutineux il y a 11 ans déjà. Ces arbres ont bien poussé. Voici Bernard à l'oeuvre, à l'aide du tracteur Valtra :

2 décembre 2010, Bernard à la Josselinière.

Il m'a dit que, ce matin à deux reprises, un sanglier s'est approché du tracteur, comme pour le narguer. Cet animal doit se plaire à cet endroit. Comme on le comprend...

2 décembre 2010, coucher de soleil sur la Chaslerie.

Pascal a terminé la semaine en continuant à maçonner à l'intérieur de la ferme :

11 février 2011, poursuite de la restauration du mur de refend de la ferme.

Ce matin, j'attends la visite de M. DELTA, le plombier, de M. PRUNIER, le carreleur, et de Pascal. Nous devons nous mettre d'accord sur les travaux au sol des deux pièces du bâtiment Nord critiques à ce stade du chantier, soit l'entrée et la chambre du rez-de-chaussée (avec son cabinet de toilettes et son dressing). J'en profiterai pour voir avec M. DELTA s'il peut déplacer la fixation de la future cuvette de w.-c.

P.S. 1 : La réunion de ce matin s'est très bien passée. M. DELTA a accepté, sans difficulté, de déplacer le socle de la cuvette. Ces Messieurs ont parlé des épaisseurs des matériaux qu'ils vont superposer sur le sol. Mon intention est enfin d'avancer prioritairement dans la restauration intérieure du bâtiment Nord ; cette fois, Carole m'en a en effet convaincu. Cela se fera par étapes. Je ne sais encore combien de temps cela prendra.

P.S. 2 : J'ai croisé Bernard dans l'après-midi. Il souffre du dos, ce qui explique son absence ces derniers jours. Je lui souhaite un prompt rétablissement.

Je devais aller à une réunion d'information sur l'élagage des arbres organisée par le C.R.P.F.N. Mais celle-ci était prévue à Rémalard, c'est-à-dire à l'autre bout du département. Et elle portait sur des essences différentes des miennes.

Pas envie de reprendre encore le volant. Je reste donc à la Chaslerie pour bouquiner au chaud (chaud relatif, bien sûr). Bouquiner du TOCQUEVILLE, c'est toujours passionnant, quoi que cet illustre auteur ait osé écrire sur le grand-oncle Paul.

Pendant que Pascal remonte, comme l'on sait, la fenêtre Ouest du rez-de-chaussée de l'extension Sud de la ferme, Bernard travaille à 2 km de là, au Tertre Linot. Il continue à remettre de l'ordre dans le terrain bahuté qu'il m'a vendu il y a quelques années. Ce terrain va donc redevenir aussi propre qu'un sou neuf. Voici Bernard à l'oeuvre ce matin :

25 février 2011, Bernard en train de récurer le Tertre Linot.

Et voici un lierre que Bernard va faire disparaître, à ma demande. Le diamètre de son tronc montre qu'il est parti à l'assaut du chêne il y a belle lurette :

25 février 2011, un vieux lierre sur un encore plus vieux chêne.

En bas du Tertre Linot, Bernard me fait découvrir un puits qu'il utilisait pour abreuver ses vaches dans le temps. Il est plein jusqu'au niveau du sol exactement, ce qui montre à quel point le terrain est humide à cet endroit.

Cela me donne l'idée de regarder jusqu'où est montée l'eau dans le puits de la ferme de la Chaslerie. Voici la réponse :

25 février 2011, l'intérieur du puits de la ferme.

Elle s'y trouve actuellement à 1 m 45 sous le niveau du sol. Elle est ainsi montée de 2 m 50 depuis l'été (voir le message posté le 31 août 2010 en page 4 sous cet onglet). Pascal me dit qu'il l'a même vue plus haute dans le courant de l'hiver. Autrement dit, la sécheresse n'est pas encore pour demain par ici.

On a donc eu bien raison de drainer les abords des bâtiments alentours fin septembre dernier (voir les messages sous cet onglet à partir de la page 5 et du 25 septembre 2010). Tous ces drains fonctionnent très bien. L'intérieur de la cave est parfaitement assaini désormais, comme l'avait été il y a quelques années l'intérieur de la ferme.

Carole est d'une grande égalité d'humeur, ce n'est pas la moindre de ses qualités.

Lorsqu'elle est arrivée hier en fin d'après-midi à la Chaslerie, elle s'est d'abord dirigée vers la pièce qui sert de cuisine où elle a constaté que ses camélias en pots faisaient peine à voir. Elle les avait achetés à Saint-Jean-de-Beauregard à l'automne mais n'avait donné aucune instruction à Bernard pour les soigner en son absence. De mon côté, je n'avais rien fait non plus. Au bout d'un moment dans cette pièce, elle m'a dit : "Et ces grilles ?"

Nous avons traversé la cour en silence. J'avais un peu d'appréhension parce qu'avant que le soir ne tombe, les grilles sont particulièrement visibles de l'intérieur des pièces, sur fond de verdure éclairée par le soleil couchant.

Dans la salle-à-manger, elle m'a dit : "C'est ce à quoi je m'attendais."

6 mars 2011, la grille vue de la salle-à-manger.

Dans le salon, elle a ajouté, d'un ton dépité : "Ah là, là !" puis, résignée en quittant la pièce : "De toutes façons, maintenant, ce qui est fait est fait !"

6 mars 2011, les grilles vues du salon.

Nous sommes allés faire un tour sur la terrasse. Là, elle a reconnu : "Vu d'ici, ça a de l'allure, et ça complète bien la façade."

11 mars 2011, les grilles vues du Nord-Est.

Elle a ensuite examiné le détail des grilles du salon et commenté : "Il n'y a pas à dire, c'est du beau travail !"

11 mars 2011, les grilles du salon, vues de la terrasse.

Devant le mur qui relie la chapelle au manoir, elle m'a demandé : "Et le portail, où en es-tu ?" J'ai grommelé qu'on y pensait. La "bataille" semblait gagnée.

Enfin, le soir, après être montée à l'étage en passant devant le grand-oncle Paul, peu avant de s'endormir du sommeil du juste, elle a conclu ces découvertes d'un sobre : "On se sent bien en sécurité !"

11 mars 2011, la grille du grand escalier.

Après avoir nettoyé le terrain du Tertre Linot, Bernard travaille actuellement au Nord de la Chaslerie, en bordure du champ des nièces de Jeannette LEVEQUE. Il m'a signalé hier qu'il avait trouvé là, dans le fossé, des traces de construction. Je m'y suis rendu en promenade cet après-midi avec Carole.

Effectivement, il y a là des vestiges de maçonnerie très ancienne, peut-être d'un bâtiment. Et aussi un petit pont de pierres enfin dégagé des ronces qui en interdisaient la vue :

12 mars 2011, le petit pont de pierre au Nord des terres de la Chaslerie.

De quand date ce pont ? De plus de trois siècles, certainement. Il a dû en passer, là, des charrettes chargées de foin ou de sarrasin, ce "blé noir" que Pascal retrouve désormais, par seaux entiers, dans les murs de la ferme où l'ont accumulé des générations de rongeurs.

Il y a un petit pont comparable, mais vraisemblablement plus récent, au Sud de la douve Est. Lors d'une "Journée du patrimoine", une vieille dame m'a raconté qu'il y a plus d'une soixantaine d'années, elle allait nettoyer son linge au lavoir qui se trouvait à proximité de cet endroit :

13 octobre 2009, le petit pont de pierre au Sud de la douve Est.

J'envisageais de récupérer les pierres du second pont afin de les réutiliser dans mes travaux. Mais, maintenant que j'ai vu l'autre, je choisis de les conserver en l'état et, un jour peut-être, de les restaurer. Sur le premier, il faudrait resserrer les pierres. On verra, je vais y réfléchir...

Malgré de nombreuses déviations pour travaux sur les 60 premiers kilomètres de la route à partir de Paris, j'ai mis 2 h 30 pour arriver à la Chaslerie.

J'y ai été accueilli par une lune descendante et une odeur montante d'herbe coupée ; Bernard a donc passé le "John Deere" pour la 2ème fois de l'année. Avec le temps quasi estival que nous connaissons, elle avait dû bien repousser cette semaine. Je me dis qu'il faudrait noter le nombre d'heures de fonctionnement affiché au compteur de cet engin en ce début de saison, cela me donnerait à l'avenir une meilleure idée du nombre de fois, chaque année, où nous devons sur le métier remettre notre ouvrage. Quand je pense qu'il y a 20 ans à peine, je croyais, en bon parisien, qu'une seule coupe suffirait à l'année...

En faisant mon petit tour du propriétaire, j'ai eu un choc. Je serai plus explicite demain matin, photos à l'appui...

Aux abords de la Chaslerie et dans tout le Domfrontais, les poiriers viennent de fleurir !

1er avril 2011, floraison.

Même les poiriers plantés il y a à peine un an, de l'autre côté des douves, sont de la fête. Hervé a remis des veaux dans les prés, les jonquilles projettent leurs dernières étincelles, l'hiver est oublié !

1er avril 2011, retour des veaux dans les prés.

Quatrième tonte d'herbe de l'année.

L'air est envahi d'aigrettes de pissenlit. Quant aux vers de tipule que j'observais, la semaine dernière, partout au sol de l'allée qui descend de la D 22, ils se sont transformés en graciles cousins dont se repaissent désormais de gloutonnes araignées aux fenêtres de mon bureau.

Dans le puits de la ferme, l'eau est à 2,75 m sous le niveau du sol. Elle a donc baissé de 1,30 m depuis mon observation du 25 février dernier (relatée sous l'onglet "Journal du chantier"). Nous sommes encore 1,20 m au-dessus de l'étiage de l'été mais j'imagine que mes plus jeunes plantations ont déjà commencé à souffrir. Si le temps se maintient au beau fixe, il faudra bientôt veiller à les arroser.

La maladie des buis, la connaissez-vous ? Apparue depuis 2 ou 3 ans sur les buis de la cour de la Chaslerie, elle s'est fortement développée cette année :

4 mai 2011, les buis malades.

Comme nous évitons de recourir aux pesticides, Carole a imaginé de transplanter ces plants malades sur un autre terrain où ils auront plus d'espace pour se développer.

C'est Bernard qui a été chargé de l'opération. Le voici, d'ailleurs, triomphant :

4 mai 2011, Bernard-le-conquérant !

Cette pose avantageuse ne vous rappelle personne ?

Louis XIV par Hyacinthe RIGAUD.

En fait, notre roi-soleil local n'y est pas allé avec le dos de la cuillère :

4 mai 2011.jpg, un traitement pour le moins énergique...

Je me dis que, si ces buis résistent à ce traitement de cheval, il ne pourra plus rien leur arriver de grave...

P.S. du 17 juillet 2012 : Quinze mois plus tard, aucun des buis n'a résisté...


Devant le manoir, dans l'avant-cour, l'herbe commence à dessécher ; on se croirait en plein été.

Depuis ma précédente observation relatée sous cet onglet le 21 avril dernier, le niveau de l'eau a encore baissé de 17 cm dans le puits de la ferme, soit en moyenne 1 cm par jour.

Lors de sa récente visite, Thierry BOURRE m'a toutefois indiqué qu'il n'y avait encore aucun danger pour nos plantations.