Anecdotes

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 22 mai 2019
Désultoirement vôtre ! - O'Gustin - Anecdotes
0
Je viens d'acheter, via internet, une cage de transport du loïde. Elle me paraît adaptée à nos besoins respectifs. Son fond recouvert d'un caillebotis permet d'espérer que l'animal sera propre à l'arrivée.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 22 mai 2019
Vie de l'association - Animation, fêtes, visites - Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
0
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : mercredi 22 mai 2019 17:34
À : DEMAREST Marie-Sylvie
Objet : RE: Photos

Vous nous faites, une fois de plus, beaucoup d'honneur. C'est très aimable à vous.

Je vais rechercher quelques photos que je vous enverrai et vous choisirez.

Bien cordialement,

PPF
_____________________________________________________________________

De : DEMAREST Marie-Sylvie <msdemarest@lefigaro.fr>
Envoyé : mercredi 22 mai 2019 14:50
À : penadomf@msn.com
Objet : Photos

Bonjour

Je m’occupe des photos au Figaro Magazine. Nous allons publier un hors- série « Patrimoine » et à cette occasion Ghislain de Montalembert que vous aviez rencontré je crois, va parler de différentes personnes passionnées de « vieilles pierres ». Il souhaiterait parler du manoir de la Chaslerie et de vous bien sûr. Auriez -vous des photos vous représentant devant le manoir pour illustrer l’article ?
Merci de votre aide.
Bien cordialement.

Marie-Sylvie DEMAREST
Chef du service Photo
14 boulevard Haussmann 75009 PARIS
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 22 mai 2019
Vie de l'association - Animation, fêtes, visites - Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
0
"On se me l'arrache", comme aurait dit ma grand-mère Juliettote !

J'ai reçu cette après-midi un photographe mandaté par "Ouest-France" pour illustrer un ouvrage à paraître l'an prochain, qui sera consacré aux monuments historiques normands, à raison d'une dizaine par département. Notre manoir favori devrait faire partie du contingent ornais, ce qui, une fois de plus, nous honore beaucoup. D'autant que je n'ai rien fait pour contacter ces journalistes. Je devine qu'ils sont attirés, qu'on le veuille ou non, par la notoriété croissante que me confère notre site favori, notamment dans certains milieux spécialisés. Comme si les gens en avaient assez du politiquement correct et des béni-oui-oui. Si c'est le cas, tant mieux !

Voici donc Hervé RONNE aux manettes de son engin :

22 mai 2019.

22 mai 2019.

22 mai 2019.

22 mai 2019.

Il paraît qu'un tel drone coûte 3 000 €, et la formation pour apprendre à le piloter, autant ! Il peut voler à 7 km du pilote mais celui-ci n'est pas autorisé, du moins en France, à dépasser 1 km de distance et 150 m d'altitude.

Cela tombe bien que les abords aient été récurés ces derniers jours, les photos n'en seront que plus belles, je pense.

Pour autant que j'aie pu l'apprécier, les photos seront très nettes. Mais je n'en recevrai pas la copie avant la parution de l'ouvrage.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 22 mai 2019
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
0
Voici les premières photos que j'ai trouvées pour la journaliste du "Figaro-Magazine", me représentant dans le cadre de notre manoir favori. Je les ai tirées de mon "mur Facebook" :

Si cela ne convient pas, il faudra que je fouille dans mes fichiers, que je tiens par trimestres, donc gros boulot. Ou que j'en fasse prendre de nouvelles mais, en raison de mon âge désormais canonique, j'y serai moins beau, du moins je le crains...

P.S. : Il paraît que la deuxième sera parfaite pour l'article. Je suppose qu'ils la photoshoperont pour rétablir mes pieds...

Vérification faite, cette deuxième photo date de 2011. Nous étions alors "compacts", le manoir favori et moi. Depuis, il nous a "beaucoup plu sur la marchandise" (expression de Juliettote). Huit ans, est-ce vraiment une éternité ? J'étais encore plein d'illusions sur beaucoup de sujets et de personnes, à propos desquelles j'ai dû déchanter, et cela se lit sur mon visage alors heureux. Le contemporain serait nettement moins joyeux, sans aucun doute.

Tous comptes faits, à quoi bon nier cette évolution ? Ou tenter, toujours seul, de la freiner ? Il est des âges où il faut savoir y renoncer.
Y compris définitivement.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 23 mai 2019
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes
0
Un ami parisien, descendant par sa mère d'un compagnon de Guillaume le Conquérant, m'a téléphoné aujourd'hui pour me confier, sous le sceau du secret, qu'il va récupérer son château familial, situé non loin de notre manoir favori.

Je me réjouis de la nouvelle. Nous pourrons évoquer avec ce témoin d'une grande partie de ma vie professionnelle quelques souvenirs mémorables. "Autour d'un verre de whisky ?" ai-je proposé. "Autour d'une bouteille !" m'a-t-il répondu.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 24 mai 2019
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - O'Gustin - Anecdotes
0
Ça me flanque le bourdon, aucune des photos (les premières avec O'Gustin, pour cacher qu'il manque toujours un bouton à mon blouson) que vient de prendre Igor ne respire la joie de vivre. Et j'ai pris un sacré coup de vieux depuis 2011 :

24 mai 2019.

24 mai 2019.

24 mai 2019.

24 mai 2019.

24 mai 2019.

24 mai 2019.

Tant pis, le "FigMag" devra, j'imagine, se contenter de la photo communiquée avant-hier.

P.S. : Deuxième série, avec un pantalon moins moche et en disant "Ouistiti sexe !" (on voit que je me force) :

24 mai 2019.

24 mai 2019.

24 mai 2019.

24 mai 2019.

24 mai 2019.

24 mai 2019.

Bon, c'est clair, n'est pas "cover-boy" qui veut !
J'ai reçu cette après-midi la visite de M. André DEGON, accompagné de son épouse Edna. Ce journaliste prépare un ouvrage consacré à 50 monuments historiques normands, à paraître au printemps 2020, sans doute dans la collection "Itinéraires" de "Ouest-France". J'ai appris que notre manoir favori a été inclus dans cette liste sur la recommandation du comité départemental du tourisme, ce dont je remercie vivement ce dernier.

En l'état du chantier, je n'avais, pour nous asseoir commodément, que la pièce qui sert de cuisine dans le bâtiment Nord. Accueil spartiate donc. Notre site favori étant connu, j'ai voulu apporter un éclairage complémentaire en insistant sur ma méthode (ou, si l'on préfère, ma non-méthode) de restauration : toujours être attentif à "ce que nous disent les vieilles pierres", sans idée préconçue, sans précipitation ; également, lorsqu'un bon artisan est à l’œuvre, le laisser exprimer à sa façon ce qu'il ressent face au monument (l'exemple de Roland FORNARI étant particulièrement illustratif de cette façon de procéder ; j'ai évoqué la "loi de FORNARI" et la "loi de FOURCADE", bien connues du fan-club ; j'ai également cité Roland BOUSSIN à propos du dôme ou de l'aile Ouest et montré en détail les performances miraculeuses de l'entreprise BODIN, notamment dans la cage d'escalier du logis). Enfin, j'ai fait état de la difficulté, dans le monde contemporain, de transmettre de telles propriétés, c'est-à-dire de trouver quelqu'un qui soit digne du cadeau si c'en est un, ou capable de porter le fardeau si l'on considère - ce qui paraît raisonnable - que tel est le cas. Je n'ai pas dissimulé ma solitude souvent, face à l’œuvre écrasante, mais aussi, de temps à autre, mes coups de bourdon. J'ai expliqué qu'ayant choisi de maîtriser autant que faire se peut mon environnement immédiat, je suis d'avis, par souci de simplification dans un monde devenu trop complexe, que je n'ai, en réalité, de compte à rendre à personne sur ma façon de procéder dans mes travaux, si ce n'est au monument lui-même, avec lequel je me sens en dialogue constant.

Bref, si mes hôtes, tout à fait charmants, ne sont pas repartis en pensant que je suis un illuminé, je crois que j'aurai de la chance. Je les ai invités à revenir pour que nous poursuivions nos échanges. Il est déjà prévu qu'on se revoie dans quelques jours, au bord de la Seine, en aval de Rouen, pour admirer l'"Armada de la Liberté" à partir d'un endroit qu'ils apprécient tout particulièrement, m'ont-ils confié.

P.S. (du 25 mai 2019 à 2 heures) : Mes interlocuteurs m'ont demandé si, pour la restauration de Notre-Dame de Paris, je préférerais une restauration à l'identique ou un "geste contemporain". J'ai répondu que je ne connais pas suffisamment le dossier pour avoir un avis à ce stade, ce qui pourrait servir à prouver qu'au-delà de ma devise béarnaise revendiquée, je suis devenu un vrai Normand. Ainsi, aussi étonnant que cela puisse paraître, je me suis montré ouvert à une "disruption" à ce sujet. A dire vrai, en répondant de la sorte, je songeais à mon attitude très négative à l'époque où j'ai vu un énorme chantier se développer sous mes yeux de jeune fonctionnaire de la rue de Rivoli : j'étais horrifié, alors, mais, dès que je l'ai vu sortir de terre, j'ai trouvé que la "pyramide de PEI" est une grande réussite. De même, je me rappelle les polémiques engendrées par les "colonnes de BUREN" (qui avaient l'avantage essentiel, à mes yeux, de faire disparaître de l'enceinte du Palais-Royal les automobiles des conseillers d'Etat) ; là, le résultat (son bitume, ses spots bleus, quand ils marchent, ses grilles dignes du R.E.R.) me réjouit médiocrement. Donc, ai-je conclu ce propos, tout cela est, selon moi, affaire d'appréciation fine dans les différents cas d'espèce. Il n'en demeure pas moins - et l'on retrouve ici, au-delà de mon anti-macronisme primaire, la trame de mon expérience (je n'ose écrire de ma pensée) - que vouloir mener à bien en cinq ans un chantier comme celui de Notre-Dame est d'une connerie et d'une inculture monumentales et parfaitement intolérable.

Ils m'ont également interrogé sur les raisons de mon intérêt pour les vieilles pierres. Là, entre autres raisons que j'ai évoquées, j'ai souhaité rendre un hommage appuyé à mon prof d'architecture à Polytechnique, Auguste ARSAC, disparu prématurément et à qui j'aurais beaucoup aimé faire visiter le happening du chantier permanent de notre manoir favori. Au lieu de nous assommer avec un cours magistral, cet enseignant qui m'a marqué préférait commenter des diapositives relatives à des matériaux de construction traditionnels, en en vantant les mérites pour sensibiliser au respect dû au savoir-faire des artisans les jeunes ingénieurs et probables futurs constructeurs que nous étions. Peut-être ai-je pensé immédiatement à ce prof parce que, dès leur arrivée, mes hôtes m'avaient transmis le salut amical d'un carva fieffé dans le secteur et qu'ils venaient de visiter dans le cadre de leur exploration.

P.S. 2 (du 25 mai 2019 à 8 heures) : Mes interlocuteurs m'ont posé d'autres excellentes questions comme celles de savoir où s'arrête une restauration et quelle époque retenir quand la construction des bâtiments s'est étalée, comme ici, sur plusieurs siècles.

La première ne se pose pas encore dans le cas de la Chaslerie, où nous sommes, à vue d'homme (à la mienne en tout cas), devant un "work in progress". Tout au plus ai-je pu indiquer que, lorsque se termine une tranche de travaux ici, j'ai coutume de donner rendez-vous aux artisans dans 150 ans, histoire de vérifier si leur travail a tenu le coup. Une perspective qu'ils comprennent.

Quant à la seconde, elle est très délicate. Puisque je suis encore loin d'en avoir fini ailleurs que dans mes 65 m2 restaurés et habitables (un record au bout de 28 ans de travaux...), je demeure libre de pousser le curseur à différentes profondeurs. Disons que, pour les pièces principales, j'aimerais leur redonner tout le lustre qu'elles ont eu à leurs meilleures époques. Mais cela ne suffit pas, j'en suis conscient, à régler le débat. Là aussi, une approche prudente et une maturation progressive paraissent de bonnes façons d'éviter les erreurs. Sachant toutefois que, selon mon expérience, toute erreur de restauration est corrigeable. Il suffit de payer un peu plus cher et de faire refaire quand on l'estime nécessaire.

Une telle approche est, bien entendu, peu compatible avec la priorité aux résultats qu'affichent les contemporains excités. Ici, je sais que "ma danseuse" (comme l'appelle, comme pour s'en défier, mon aîné) n'a pas fini de me surprendre et de me polariser. D'une façon qui me dépasse et à laquelle, à vrai dire, je ne saurais et ne pourrais résister, quand bien même je le voudrais ou, pire, le devrais.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 25 mai 2019
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
0
Ma dernière "amie Facebook" en date est, à ma demande, Carole RAUBER, du comité départemental du tourisme de l'Orne.
Le passage-éclair de Carole à notre manoir favori était principalement motivé, cette fois-ci, par le vote aux Européennes (depuis que nous avons acheté la Chaslerie, nous votons en effet en province). Si j'en crois ce qu'elle me dit, il est probable que, cette fois encore, nous ne voterons pas de la même façon. Mes Parisiens (mes ?) sont encore, si je ne me trompe, sensibles à l'effet MACRON alors que, de mon côté, plus précisément dans ma campagne, il est clair que je n'ai jamais été atteint par cette grâce, si c'en est une. C'est le moins qu'on puisse dire.

Incidemment, j'ai noté que Sébastien WEIL, qui fut, de mémoire, l'un des premiers visiteurs de notre site favori (il était alors conseiller municipal de Domfront), figure, en position non-éligible (75ème sur 79), sur la liste BELLAMY.

P.S. : Vérification faite, Sébastien fut même le signataire du message 1 de notre site favori. C'était il y a dix ans. Déjà dix ans...

Celui-ci porte le numéro 46 084 (comme on le voit en passant la souris sur son bandeau)... Il est vrai qu'à une époque, les "hackers russes" s'étaient attaqués à notre site favori, ce qui avait affolé le compteur des messages. En réalité, il y en a 14 452 en ligne avec celui-ci, ce qui en fait pas mal quand même. Donc de l'ordre de 5 par jour en moyenne, émis à un rythme à peu près stable. Mazette, quelle usine à gaz !

P.S. 2 (du 27 mai 2019 à 3 heures) : Il a été démontré hier soir que, vivant désormais à la campagne, je n'ai plus le même flair qu'autrefois pour pressentir certaines évolutions du pays. En d'autres termes, il vaudrait mieux qu'à l'avenir, je m'abstienne de faire part de mes sentiments en la matière.