Anecdotes

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 1 novembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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Faire à 4 h 30 du matin, entre deux épisodes de "Suits", une descente à la "cuisine-provisoire-qui-ne-durera-pas" pour y déguster deux huîtres "spéciales n°1" rapportées hier de chez CHISTREL est, pour votre bailleur favori à Pontorson, un privilège qui compense bien des avanies.

J'ai également plongé une cuillère gourmande dans le pot de miel donné par mon voisin. Un vrai régal, les "petits croutons" vont adorer ça.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 1 novembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes
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Notre manoir favori s'est mis en ordre de bataille pour résister à l'invasion des "petits croutons" :

- le bassin de la cour a été nettoyé, ce qui permettra de compter le nombre de cailloux que le "déménageur" y aura balancés en trois jours :

1er novembre 2018.

- la chambre de Carole a été transformée en dortoir pour la jeunesse :

1er novembre 2018.

- la rampe de l'escalier du bâtiment Nord a été caparaçonnée afin d'éviter que le "déménageur" n'ait l'idée de passer à travers :

1er novembre 2018.

- enfin, j'ai mis mes poussins de Bavent à l'abri des explorations du même artiste :

1er novembre 2018.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 9 novembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Anecdotes
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Depuis un certain temps, je ne notais plus ici les jours où la Poste "oubliait" de me livrer "Le Monde". C'était devenu répétitif. Une fois par semaine, environ. Pas moins, encore un beau succès du "service public à la française".

Pour la première fois, le même incident s'est produit deux jours de suite.

La Poste dans le Domfrontais est à la dérive. Au point que la presse locale en fait désormais ses unes.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 15 novembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Généalogie et sagas familiales - Anecdotes
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Le monde est petit. Je recevais tout à l'heure un groupe d'une cinquantaine de randonneurs, membres de l'université inter-âges de Flers. A la suite de mon exposé de présentation de notre manoir favori, l'un d'eux m'a demandé pourquoi je restaurais de vieilles pierres. J'ai répondu que j'ai toujours aimé l'atmosphère de chantier et que j'ai été sensibilisé aux matériaux traditionnels par un prof d'architecture de Polytechnique qui préférait nous projeter des diapositives plutôt que nous faire potasser des polys. Puis, après que j'ai emmené ce groupe admirer le travail de Christian sous les combles, un autre de ces visiteurs m'a demandé quelle était ma promo de l'X. "1971" ai-je répondu. Il m'a alors appris qu'il est de la même :

Jean-Marc PRINGAULT, du Châtelier, a fait toute sa carrière au ministère de l'agriculture, sa première affectation était dans l'Orne et il se souvient très bien de François LEVÊQUE, mon vendeur. Nous avons rapidement évoqué notre prof d'archi, Auguste ARSAC, pour en dire du bien.

Mais PRINGAULT ne se souvenait ni de moi (comment est-ce possible ?), ni de Guillaume GASZTOWTT, notre voisin quasi-Ornais. De mon côté, je me rappelais son nom mais guère plus. J'espère qu'on se reverra plus longuement pour évoquer nos campagnes.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 26 novembre 2018
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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Aujourd'hui, alors que je déjeunais à ma cantine favorite, un homme est mort sous mes yeux.

D'abord, je n'ai pas compris ce qui se passait, pourquoi il y avait cette voiture de pompiers dont tous les feux clignotaient. Des hommes et des femmes en uniformes de couleurs distinctes s'affairaient en un attroupement silencieux. Cela se passait à 50 mètres de moi, près de l'échoppe de mon marchand de journaux. J'ai vu un secouriste tenter, sur une forme sombre étendue au sol, un interminable massage cardiaque au rythme rapide et puissant. Puis j'ai vu qu'on déposait une couverture sur un homme allongé sur le bitume avant de l'emporter dans l'ambulance rouge.

Et puis plus rien pendant un très long moment. Puis l'ambulance rouge, une blanche et un véhicule de la gendarmerie qui, jusque là, bouchaient le passage, se sont garés devant l'échoppe.

J'avais fini mon déjeuner et j'ai marché vers l'échoppe. La porte de l'ambulance rouge était ouverte, j'ai aperçu l'homme couché, immobile, sur une civière. Les ambulanciers, interrogés du regard, n'ont rien voulu me dire, à part le plus âgé d'entre eux qui a eu une parole désagréable à mon égard.

Mon marchand de journaux m'a appris qu'au terme du massage cardiaque, l'homme avait repris connaissance, pour la reperdre définitivement une fois dans l'ambulance. Il connaissait cet homme, client habituel qui venait juste de lui confier se sentir fatigué depuis quelques jours. Le nom qu'il m'a cité ne m'a rien dit. L'homme venait de sortir de l'échoppe, journal du jour en main et s'était assis au volant de son auto. Constatant qu'elle tardait à démarrer, le marchand de journaux s'était demandé pourquoi son client mettait tant de temps à parcourir les titres avant de remettre le contact. Il avait ainsi aperçu l'homme affalé sur son volant.

En me racontant la scène, le marchand de journaux était très ému. La femme du mort venait juste de lui téléphoner, inquiète de ne pas voir son mari revenir.
Comme me le disait amicalement Arnaud PAQUIN il y a quelques jours, j'ai besoin de prendre un peu de champ par rapport à notre chantier favori. Je crois que c'est le moment, le chantier est très calme, dans l'attente du foreur dès qu'il aura reçu ses tuyaux. Je n'ai plus rien à ajouter aux divers dossiers qui font si souvent mon quotidien, tout est en ordre de mon côté.

Aujourd'hui, la météo clémente m'encourage à aller faire un tour à Villers pour y marcher sur la plage, au grand air, en compagnie de Carole qui s'y repose quelques jours dans l'appartement de ses parents.

J'espère que les "gilets jaunes" ne me retarderont pas trop. Hier, sur la route d'Alençon, ils étaient présents mais ne bloquaient pas la circulation.