Anecdotes

Sur le mur Nord des écuries, on ne pourra pas dire que le travail avance vite :

25 juin 2021.


Il est vrai qu'après les récentes festivités, Fabrice a préféré donner la priorité au rangement des ateliers, à la ferme comme dans le "salon de la belle-mère", à l'évacuation de gravats vers la déchetterie locale et au stockage, après nettoyage, du matériel de réception au rez-de-chaussée de la tour Louis XIII :

25 juin 2021.

25 juin 2021.


Tout ceci n'était certes pas inutile.
Anecdote perdue
Publié le 25 juin 2021

Je ne peux plus faire confiance à ma mémoire. Avant-hier, comme on me racontait une anecdote amusante, j’ai dit à mon interlocuteur qu’avec sa permission, je la rapporterais volontiers sur ce blog. Et maintenant, au moment d’écrire, je la cherche. Avoir dit que c’était la matière d’un bon billet est tout ce dont je me souviens.

Voici deux heures que je fouille mon cerveau comme une vieille malle dont je déballe le contenu en quête d’un objet inconnu. Je sais qu’il s’y trouve mais je ne sais pas quel il est. J’espère juste le reconnaître si je mets la main dessus. Je revois très bien qui me l’a donné, le lieu, le moment, mais l’objet lui-même m’échappe.

C’est pénible, presque effrayant. Il y a dans ma tête une grosse mite qui dévore quelques-uns de mes souvenirs les plus frais.


N.D.L.R. : J'ai correspondu avec Jean-Pierre ARBON à propos de cette affaire. Je me rappelais sa remarque alors que notre conversation tournait, pour l'essentiel, autour de nos carrières respectives. Mais, comme pour lui, impossible de me remémorer à quel propos il avait souhaité relever l'anecdote.

Grâce à mes amis AUGEREAU, acteurs de la scène, à qui je viens de téléphoner, j'ai pu écrire à Jean-Pierre de quoi il s'agissait. Je crois que je ne l'aurais pas retrouvé tout seul.

Donc rendez-vous pour un prochain billet !
Pas facile à rédiger, d'après moi.
Bel exercice de style, je n'en dis pas plus...
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Première PRUSA de la SVAADE assemblée, réglée, calibrée, en cours d'impression du manoir :[img:500],27 juin 2021.[/img]
N.D.L.R. : Impossible de charger de nouvelles photos sur le site favori. Panne signalée à "Cambérabéro".

N.D.L.R. 2 (à 15 heures 30) : Il semble que la panne ne concerne que mon ordi. Et, dans mon ordi, que le site favori et sa tour de contrôle. Et, là-dedans, que les photos et les vidéos, pas les laïus.

"Cambérabéro" est en train de se pencher sur le problème, à partir de captures de mon écran que je lui ai transmises à sa demande (après avoir appuyé sur le bouton "F12").

N.D.L.R. 3 (à 16 heures 40) : "Cambérabéro" est super-fort, il a réussi à comprendre d'où venait la panne (un bloqueur de publicités, va-t-en savoir pourquoi), puis à déboguer l'affaire. Voici donc la photo attendue de l'imprimante "PRUSA" en action :

27 juin 2021.


N.D.L.R. 4 (à 16 heures 45) : Via "WhatsApp", Jean THUAUDET me montre que la première impression est ratée ; il y aurait un problème de réglage à revoir. Voici le premier essai, qui a donc dû être interrompu...

27 juin 2021.

... mais qui nous montre les alvéoles fabriquées à l'intérieur de la maquette pour la consolider à moindre poids.

Pour Jean aussi, l'après-midi va être studieuse.
Nouvelle série d'œuvres, à découvrir aussi en entier sur mon site internet.
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Les paradis artificiels et leurs lots d’utopies colorées sont sources d’avancées dans le domaine pictural. À en croire ceux qui reviennent de ces voyages féériques, les couleurs ne sont pas seulement claires ou foncées, chaudes ou froides, elles peuvent aussi être acides. Il existerait donc des dimensions de la couleur encore ignorées par la terminologie commune, comme l’acidité, et c’est sur cette question que j’ai travaillé lors de la réalisation de ces œuvres.
Les couleurs acides ne sont pas à proprement parler des couleurs « vives ». Elles ne se situent pas sur l’axe de la saturation, mais sur un autre qu’elles font apparaître en entrant dans notre champ de conscience : les couleurs secondaires passent au premier plan et deviennent prépondérantes, le jaune s’insinue partout et se mélange aux autres couleurs, les bleus deviennent verdâtres, les ocres trop clairs, donnant à l’ensemble une impression artificielle. Pour les peintres, cela revient généralement à un emploi de teintes sensiblement éloignées des couleurs primaires, et à un travail des couches picturales dans lequel, à l’inverse de la peinture classique, les teintes les plus vives sont appliquées en premier, puis recouvertes de tons neutres qui viennent les éteindre, jamais complètement.
De ces nouveaux procédés émergent des fruits empoisonnés, des nuances qui paraissent d’abord banales mais dans lesquelles se distinguent une lumière particulière, une sous-couche étrange. Des champignons magiques ou hallucinogènes. L’acidité ne semble ni naturelle (ce qui serait un retour aux codes académiques), ni uniforme (ce qui serait un retour à l’aplat industriel du pop art). Elle mêle plutôt l’artificiel au naturel comme le ferait un filtre Instagram, ajoutant à la réalité une transformation légère. On se situe bien souvent à la limite du réalisme, dans des tons qui pourraient presque passer pour véritables. Presque.
L’utopie devient alors cette transformation artificielle de l’instant présent, propre aux jeunes générations pour qui l’avenir semble incertain.
Il est frappant de constater à quel point, dans les années 2010, cette nouvelle dimension de la couleur est soudainement apparue dans le travail de nombreux jeunes peintres. Une telle concordance, simultanée chez un nombre important d’artistes, ne peut correspondre qu’à un de ces moments fascinants et mystérieux de l’histoire de l’art où « il se passe quelque chose en peinture ». Une cohabitation entre le synthétique et l’organique, une exploration de la marge qui les sépare, qui semble se réduire dans l’imaginaire collectif. Et pour moi une façon de dépasser la simple évocation du monde naturel.
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Ma connaissance de la peinture à l’huile avance très progressivement. Comme dans l’exploration d’un lieu inconnu, je prends le temps d’ouvrir les différentes portes que comporte cette nouvelle technique picturale, et d’en explorer chacune des pièces en profondeur. Lors de mes premières recherches, j’ai commencé par utiliser le potentiel du noir (série précédente : Compositions). Gouffres, abysses et cosmos sont apparus. Je recherche désormais l’intensité autrement : non plus dans la densité du pigment mais au contraire dans son infime légèreté. Comme j’ai appris à travailler les textures par la quasi absence de matière, je me demande dans quelle mesure je pourrais travailler la peinture à l’huile par la quasi absence de pigments.
Pour cela, j’utilise des lavis, ces teintes acides et utopiques, que je répands en couches infimes sur mes œuvres, façon Olivier Debré. Mon exposition Debré – Jarrosson : rencontre à la Galerie Faidherbe en juin 2021 accompagne cette évolution de mon travail. Les lavis ne suivent pas le tracé des formes préalablement peintes à la peinture acrylique. Elles s’en émancipent, parfois pacifiquement, parfois aussi en attaquant chimiquement la couche picturale qu’elles dégradent. Pour cette raison, utiliser des lavis de couleurs sur des fonds acryliques moins colorés revient à dé-corréler la forme de la couleur. Les couleurs ne rentrent plus dans les formes, ni les formes ne répondent aux couleurs.
De fait, la couleur échappe, au moins en partie, à mon travail sur le geste. Ceci pourrait être une façon de la définir : la couleur, c’est ce qui échappe au mouvement. En séparant, par le lavis, la couleur de la forme, je souhaite approfondir un travail de la couleur émancipé du geste, et m’extraire moi-même, pour un temps, de mes recherches sur la mise en mouvement de la peinture. Tourner une page dans mon travail, en me séparant, au moins temporairement, de la seule analyse chorégraphique.
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"Utopies" de Silvère JARROSSON.

"Utopies" de Silvère JARROSSON.

"Utopies" de Silvère JARROSSON.

"Utopies" de Silvère JARROSSON.

"Utopies" de Silvère JARROSSON.

"Utopies" de Silvère JARROSSON.


N.D.L.R. : Silvère et moi avons conversé via "Facebook" et sa messagerie :


Peut-être me suis-je mal exprimé et a-t-il cru que je lui demandais de déplacer toute cette série ?
J'ai pu joindre hier, au téléphone, Mme Dominique DELAUTRE, propriétaire avec son époux Jean-Luc du magnifique château de Fénelon :

Fénelon.

Elle m'a communiqué les coordonnées de l'artisan qui a confectionné la maquette de son château :

Fénelon.


Il s'agit de Jacques HENNEQUIN, qui travaille sous l'enseigne "JH3D".

P.S. (du 2 juillet 2021 à 18 heures): Jacques HENNEQUIN vient de m'appeler. Je lui ai demandé de préparer des devis pour :
- une maquette incluant le "Pournouët" supposé restauré selon les plans que Marc LECHIEN, paysagiste, avait préparés dès l'été 1991 ; il était intervenu sur la recommandation de Nicolas GAUTIER, A.B.F. ; c'était certes quelque peu prématuré mais voici une occasion que ce travail serve enfin ; cette maquette engloberait ainsi les douves ;
- une maquette limitée aux bâtiments sur cour ;
- le couvercle en plexiglas à prévoir, pour protéger la maquette qui serait retenue, étant entendu que sa largeur ne saurait être supérieure à un mètre, de manière à ce que l'objet puisse être déposé sur la grande table de mon ancien bureau, au premier étage du colombier.

S'agissant des douves et du logis, j'ai demandé que leur représentation intègre :
- le mur d'escarpe des douves, à l'Est du Pournouët, supposé restauré ;
- le relèvement de la couverture du logis d'une soixantaine de centimètres, pour lui redonner ses proportions d'origine telles qu'elles nous sont connues d'après une gravure antérieure à l'incendie de 1884

Le logis de la Chaslerie en 1852.


A une époque où, depuis dix-huit mois, mon chantier favori a été de fait bloqué, j'ai en effet besoin de rêver à ce à quoi il pourrait aboutir.
Dans l'atelier de Silvère JARROSSON...

7 juillet 2021.

... mon aîné ne voulait pas être pris en photo...

7 juillet 2021.

... mais c'est raté :

7 juillet 2021.


Silvère pose à côté du tableau que lui a acheté la SVAADE :

7 juillet 2021.

7 juillet 2021.


Il s'agit d'Impression 16, acrylique sur toile de lin et polyester enduite, 130×97 cm, 2020.

Silvère viendra livrer ce tableau au manoir favori, occasion pour lui de reconnaître les lieux en prévision d'une performance avec Théotime qui, en l'état des plannings, pourrait avoir lieu au printemps 2022.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 12 Juillet 2021
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Anecdotes
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Dialogue ce soir avec Jean THUAUDET, via "WhatsApp" :

Lui : 85 ! Ce nombre vous dit quelque chose ?

Moi : Pas immédiatement, à tout le moins...

Lui : Il s'agit du nombre d'ouvertures extérieures, hors meurtrières, des bâtiments sur cour du manoir favori !!! En cours de dessin pour la 3-D...

Moi : Bon courage pour ce travail de Romain ! Et si je vous demandais la surface de vitres à maintenir propres (idéalement) ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 13 Juillet 2021
Vie de l'association - Animation, fêtes, visites - Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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Visite cette après-midi de Martine DUGOUSSET...

13 juillet 2021.

... et de sa cousine Christine KUHN, accompagnée de son mari (ancien employé au château de Thoiry) :

13 juillet 2021.


Toutes deux ont travaillé comme employées de maison à la Chaslerie, du temps de mes prédécesseurs, François et Brigitte LEVÊQUE, la première dans la période 1976-1979.

Elles étaient très heureuses de revoir les lieux, notamment le salon du logis et le bureau du premier étage de la tour Louis XIII qui n'ont guère changé et m'ont raconté quelques souvenirs de jeunesse.

Elles m'ont laissé leurs coordonnées pour que je puisse les recontacter :
- Martine : 06 51 26 29 28, 29 rue Emile Zola à Tourlaville (50110)
- Christine : 02 33 49 70 40, 1 La Peuverie à Saint Pois (50670).
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 18 Juillet 2021
Désultoirement vôtre ! - Transmission du patrimoine - Anecdotes
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"Cambérabéro", très fin connaisseur du site favori (il va jusqu'à détecter les réécritures partielles de certains de mes messages), m'a rendu visite hier avec son épouse et est reparti avec quelques cubis de mon jus de pomme, plus une maquette 3-D couleur cuivre (il a hésité entre cuivre et or, mais n'a pas été tenté par la grise, je précise ceci pour Jean THUAUDET).

Nous avons parlé de différents sujets tournant autour de mon existence. Je retiens qu'il estime que je n'ai rien à espérer de mon aîné pour le chantier du manoir favori. Mon aîné à propos duquel il considère que, de la Chaslerie, il n'apprécie guère que le "standing" dont il peut se prévaloir par ailleurs.

Bien vu !
Pour le même type de raisons, je ne vois pas davantage mon aîné désireux de me relayer jamais au chevet de ce qu'il va jusqu'à appeler "ma danseuse"...

Difficile pour moi, dans ces conditions, de ne pas avoir le sentiment de travailler et de me saigner chaque jour pour le roi de Prusse...

Donc vive la SVAADE, tant qu'elle pourra !
Et après, quelle autre issue possible que le déluge ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 19 Juillet 2021
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Anecdotes
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Mes prochains jours seront principalement consacrés à préparer un courriel aux services juridiques et fiscaux de la "Demeure Historique" pour éclairer les conditions d'un financement par mécénat des dépenses de restauration du manoir favori.

A la base, je crois savoir que les dons faits par des particuliers à des associations sans but lucratif et d'intérêt général ouvrent le droit pour les personnes physiques donatrices à l'émission de certificats fiscaux permettant d'obtenir du fisc le remboursement automatique des deux tiers des sommes données. Pour les entreprises mécènes, le taux de retour est différent. En tout état de cause, il y a des plafonds aux dons pour un même donateur. Il conviendra d'abord que je m'assure de cela et, surtout, de l'absence de complications administratives pour arriver à ce résultat.

De même, à la base, les dépenses de restauration des monuments historiques ouvrent droit, pour les particuliers propriétaires qui financent ces travaux, à la déductibilité de leur revenu imposable des dépenses ainsi réglées.

Mais quid si les dépenses de restauration sont réglées directement par quelqu'un qui n'est pas le propriétaire ? Au propriétaire, peut-on considérer que peuvent être assimilés ses parents ? ou un locataire ? dans ce cas, modulo quel type de bail ?

Et si les dons transitent par une association, à quel régime fiscal peut-on prétendre, celui de l'art 200 du cgi (permettant, dans certains cas, d'obtenir de l'Etat le remboursement des deux tiers des dons) ou bien celui des monuments historiques (intervient alors le taux marginal d'imposition à l'impôt sur le revenu, ce qui est nécessairement moins avantageux pour le donateur) ?

Je crois savoir que la "Fondation du patrimoine" par exemple permet d'affecter à la restauration de monuments historiques des dons ouvrant droit, au bénéfice des donateurs, à l'application de l'art 200 (et je crois que ladite fondation prélève au passage environ 5 % des dons). Ne peut-on mettre en place un dispositif qui évite cette ponction de 5 % ? Autrement dit, à quelles conditions doit satisfaire une association comme la SVAADE pour permettre à ses donateurs de tirer parti, sans frottement inutile, des dispositions fiscales les plus avantageuses pour eux ?

Comme on le voit, tout cela est assez complexe et on ne peut pas prendre le risque de se tromper dans la compréhension des textes applicables. Donc, avant d'interroger la "Demeure Historique", il va me falloir, à titre préparatoire, me plonger dans les enchainements sans fin et le jargon des "BOFIP" relatifs à ces questions. Pas très rigolo.
Puis rédiger mes questions clairement, sans oublier de maille du tricot, pour optimiser mes chances qu'il y soit répondu utilement.
Je viens de signer, au nom de l'APIJOMM, un contrat de travail en C.D.D. pour deux mois commençant le 9 août prochain, et applicable trois jours par semaine (lundi, mardi et jeudi) de 9 h à midi, au bénéfice de Jean-François FORTIN, fils de Francis qui pourra ainsi l'encadrer sur le terrain.