Anecdotes

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 29 Juin 2020
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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Le tapis vient de m'être livré en cette Saints Pierre et Paul :

29 juin 2020.


Ce n'est sûrement pas l'affaire du siècle...

P.S. (à 14 heures) : Il est incontestablement plus beau dans l'autre sens :

29 juin 2020.

29 juin 2020.


Ainsi disposé, il me plaît. Beaucoup.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 29 Juin 2020
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Anecdotes
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Il est 18 heures, le chef gendarme vient de repartir, perquisition achevée, ainsi que je l'avais accepté par écrit. Je dois encore repasser à la caserne de Domfront pour signer avant 19 heures le procès-verbal correspondant.

Auparavant, j'ai été longuement entendu, depuis 15 h 30, et ai dû répondre à tout un questionnaire basé sur les affirmations du maire de Lonlay-l'Abbaye. Mes empreintes digitales ont été recueillies et j'ai été photographié sous trois angles aux fins d'identification judiciaire.

Cet élu d'une commune où le manoir favori dispose de quelques terres a en effet porté plainte à la suite du dépôt dans des boîtes aux lettres de ses administrés de centre-ville, début mars, d'un tract portant sous son nom trois qualificatifs qui n'appartiennent pas à mon registre lexical et qu'il estime - on peut le comprendre, au moins en partie - constituer un "outrage à dépositaire de l'autorité publique", en l’occurrence sa personne. Le problème est qu'à l'occasion de cette plainte, cet individu qui devrait connaître la loi m'a nommément cité, à l'exclusion de quiconque d'autre, comme étant l'auteur "soupçonné" dudit outrage, en faisant état de certains "indices" prétendus.

Dans ma déposition, je n'ai pas manqué de rejeter l'ensemble des accusations de cet individu. J'ai souligné à l'intention du procureur de la République que je ne manquerais pas de porter plainte contre Christian DEROUET pour dénonciation calomnieuse dans l'hypothèse où il ne me présenterait pas rapidement des excuses en bonne et due forme.

P.S. : J'ai oublié d'indiquer que la perquisition n'a évidemment rien apporté qui étaye un tant soit peu les accusations de cet abruti. Voici qui est fait. Donc à la Justice de trancher.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 30 Juin 2020
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Anecdotes
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En roulant cette nuit vers Paris, je repensais à cette mésaventure de l'après-midi en me demandant quelle mouche avait pu piquer Christian DEROUET. Voici en effet un homme qui m'avait prétendu un jour "être maire parce qu'il aime ses semblables". Pouvait-il s'agir de sa part d'une question de jalousie ? Mais alors, pourquoi lui serait-il venu l'idée de se comparer à moi, tant il paraît évident que nous ne boxons pas dans la même catégorie ? Ou bien sa nature profonde est-elle d'être à ce point mauvais ? Là aussi, je ne comprendrais pas pourquoi ses électeurs lui font régulièrement confiance.

Finalement, je me suis dit que cet olibrius ne vaut pas la peine que je m'interroge à son propos, tant son attitude à mon égard sort des limites des comportements qui me semblent normaux. Je saurai dorénavant que ce gugusse à l'égo notoirement sur-dilaté mais à l'influence très locale (en dépit de ses nombreuses tentatives avortées, et à beaucoup d'égards risibles, de changer de braquet) peut chercher à être dangereux. A d'autres, dont c'est la vocation, de le soigner. Et, plus sérieusement, au procureur de la République d'instruire le dossier.

Pour ma part, j'attends, parfaitement serein, l'issue de cette procédure, comme la suite de celle consécutive à la plainte que je ne manquerai pas de déposer à mon tour le moment venu.
Après m'avoir ausculté, ma jolie toubib de l'Avenue Mozart m'a déclaré, en substance, solide comme le Pont-Neuf. Elle me recommande de boire beaucoup d'eau et de faire un peu d'exercice. Donc pas grand chose de nouveau pour ce qui me concerne et pas le genre de truc qui me transporte d'allégresse.

J'ai juste oublié de lui dire que ça n'allait pas fort début mars. Fin février, elle m'avait prescrit d'aller voir un certain spécialiste. Il paraît qu'il n'est pas trop tard mais qu'il n'y a pas grand chose à gagner à attendre.
Cette journée, avant-hier, avec la "Demeure Historique", m'aura permis de découvrir de très beaux endroits. Il faudra d'ailleurs que je retourne me promener du côté de La Perrière, "petite cité de caractère" riche de l'attachement manifeste de ses habitants pour le patrimoine de leur commune.

Je me déclare particulièrement admiratif de tout ce que j'ai vu au manoir de Soisay. Il faudrait une plume bien mieux exercée que la mienne pour expliciter les sentiments que j'ai éprouvés lors de cette visite, d'autant que, dans une vie antérieure, j'avais rencontré le propriétaire des lieux, ce qui, pour moi, introduit des biais. Il y aurait en effet lieu de parler d'équilibres subtils, de sensibilités en phase, d'une austérité de grande élégance, de la beauté d'épures géométriques, d'ouverture sur un monde conceptuel et riche de vie personnelle, et d'un couple accordé et sachant rayonner à sa façon, calme et raffinée. Un exemple à méditer.

Pour ce qui concerne la relation entre un monument et son propriétaire, c'est à Blavou que je me suis le plus senti en terrain de connaissance. Comme la mienne, cette restauration avance un peu dans tous les sens, du moins pour les esprits superficiels (ou ceux qui n'ont qu'une vision administraaaâââtive de ces sujets), mais on ressent l'exigence des propriétaires (lui est un de mes "jeunes" camarades, réputé pour sa truculence et sa jovialité) et aussi leur énergie et leur bonheur partagés de s'adapter aux contraintes et découvertes de leur projet. Beaucoup d'éléments décoratifs riches et authentiques dans leur manoir, par ailleurs bien bousculé par le temps comme le mien, plus la chance de pouvoir et le talent de savoir s'appuyer sur leur prédécesseur, ce qui change beaucoup de choses ; à ces deux titres, un exercice très différent du mien et, à beaucoup d'égards, plus facile, du moins en apparence.

Plus généralement, je me suis, au cours de cette journée comme chaque fois qu'il m'est donné de les côtoyer, ressenti à beaucoup d'égards différent de la quasi-totalité (par choix, je laisse une ouverture) des participants à cette excursion. Contrairement à nombre d'entre eux, je n'ai pas hérité de mon monument ni ne chasse à courre (les chevaux ne m'ayant jamais aimé, et ce ne sont pas les seuls). Contrairement à la plupart d'entre eux, mon existence est, pour sa plus grande part, absorbée par des travaux qui, certes, me passionnent (faute de mieux) mais ont fini de m'user sans que j'aie jamais réussi à livrer un produit fini, ni même quelque chose qui s'en rapproche un tant soit peu. Contrairement à chacun d'entre eux, je demeure profondément marqué par une carrière professionnelle avortée et dont je n'aurai guère retiré qu'un ressentiment définitif à l'encontre de beaucoup de structures, de pratiques ou de personnalités dont eux ont dû savoir s'accommoder ainsi que divers indices forts en témoignent à mes yeux. Dans ce monde qui est le leur, je ne me sentirai plus jamais qu'un "back-bencher" ou, même, un "outsider".

Mais peu importe, la vie continue, à sa façon. Et Sisyphe de rouler son rocher, jusqu'à ce qu'il l'écrase s'il le faut :


Sur le fond des exposés auxquels nous avons assisté l'après-midi, je retiendrai l'envie, ou plutôt la nécessité, de mieux me documenter sur trois questions qui se posent à moi :
- comment organiser au mieux la transmission de mon monument, si la voie familiale est retenue, une perspective le long de laquelle je continue à naviguer à vue ; il y a là des contraintes fiscales à explorer, plus un état d'esprit à découvrir puisque je n'ai aucune pratique de ces questions, étant, en la matière, un "homme neuf" ;
- comment anticiper l'évolution de la fiscalité locale, qui va nécessairement exploser avec la faillite organisée de toutes les structures publiques correspondantes ; à ce sujet, les "demeures exceptionnelles" sont en risque évident mais c'est un sujet que j'ai, jusqu'ici, toujours fui tant je le trouve poussiéreux et peu ragoutant ;
- comment participer à la définition des nouvelles réglementaaaâââtions particulières qui pourraient changer la donne lors de la prochaine révision de règlements d'urbanisme, dès lors que la loi elle-même a mis en place de nouvelles usines à gaz en la matière, rendant sans doute obsolète mon peu de savoir sur ce sujet affriolant.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 5 Juillet 2020
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Anecdotes
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : dimanche 5 juillet 2020 10:26
À : info@normandie-antiquites.com <info@normandie-antiquites.com>
Objet : Chaslerie - Cheminée de Mebzon

Pierre-Paul Fourcade
La Chaslerie
61700 - Domfront-en-Poiraie

Je confirme avoir, depuis le 12/11/19, confié, par un mandat non exclusif à M. Jean LEMARIE, antiquaire à Notre-Dame-du-Touchet (50), la vente, pour un montant de 5 000 € net vendeur, d'une cheminée en granit du XIVè siècle issue du manoir de Mebzon à Sept-Forges (61).

PPF
06 12 96 01 34

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 7 Juillet 2020
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes - Privé - Pontorson
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 7 juillet 2020 01:10
À : (...)
Cc : (...) ; W.F.
Objet : RE: Ensemble immobilier de la "SCI 1 de Walter FOURCADE" à Pontorson

Chère Mademoiselle,

Merci pour cette offre arrivant avant ce vendredi-ci où doit être signé le compromis à 82 000 € net vendeur pour la maisonnette.

Si je comprends bien, elle valorise l'immeuble à 316 000 €, ce qui me semble très court en l'état du marché.

En effet, à titre de comparaison, la maisonnette rapporte 510 €/mois, ce qui signifie que le loyer couvre son prix en 160 mois (13 ans et 4 mois), alors qu'à un même taux de rentabilité, qui est donc un taux de marché, pour les 2 481 €/mois que rapporte l'immeuble, on obtiendrait, pour l'immeuble seul, un prix net vendeur de 398 000 €.

Je comprends bien qu'il peut sembler plus facile de vendre un bien autour de 80 000 € qu'un bien cinq fois plus important. Néanmoins, un "discount" du "prix de gros" de plus de 20 % sur le "prix de détail" (316 000 / 398 000 = 79,4 %) me paraitrait, par quelque bout que je regarde les choses, excessif.

Je le dis en étant d'autant plus assuré de ma position que je dispose d'ores et déjà (l'immeuble ayant été mis en vente il y a moins d'un mois) d'une offre à 350 000 € "acte en main", ce qui, sur la base de 20 000 € environ de frais en cas de vente de la S.C.I. (montant à parfaire mais qui correspond à ce que m'a dit hier mon notaire à propos de l'ensemble des "frottements" à prévoir), aboutirait pour moi à un prix net vendeur de 330 000 €. Or j'ai répondu au candidat à ce prix que son offre (qui a toujours cours) me semble trop courte.

En outre, si je répondais positivement à votre offre sans connaître vos autres conditions éventuelles, cela signifierait que je renoncerais à l'offre à 82 000 €, elle sans condition, sur la maisonnette. Cela me semblerait, à soi seul, bien pénalisant pour moi, d'autant que, comme expliqué, l'immeuble recèle encore des marges substantielles d'augmentation de ses revenus locatifs, à investissement égal, dès qu'un ou deux de ses lots se libéreront. De ce point de vue, le potentiel de la maisonnette est moindre puisque le bail en cours vient à peine d'être signé (et court pour trois ans à compter du 15 juin dernier).

Mais, comme vous avez pris la peine de vous prononcer, j'estime correct de vous faire une contre-offre pour le seul immeuble. Ce faisant, mon raisonnement étant celui que je vous ai décrit, je ne me place pas dans la logique du vôtre, basé sur le potentiel prêté au marché de Pontorson. En effet, je ne me sens pas assez calé pour cela. A mon sens, il faudrait savoir tenir compte de la crise de 2008 et du désensablement du Mont, périodes que j'ai connues pour mon propre investissement, et savoir anticiper, entre autres, les effets à long terme de la pandémie. Tout cela me paraitrait bien délicat. Par comparaison, les bases de mon raisonnement me semblent plus fermes, les prix de marché ayant, par nature, la qualité d'englober toutes autres considérations.

Donc, pour dire les choses plus simplement, et en tenant compte de la sympathie réciproque que je crois que nous éprouvons les uns pour les autres, je serais prêt à vous céder, que la vente ait lieu en direct ou via la SCI, à votre choix, le prix étant exprimé sans condition de financement de votre part :
- l'immeuble à un prix net vendeur de 350 000 €,
- ou bien l'ensemble constitué par l'immeuble et la maisonnette à un prix net vendeur de 432 000 €, si toutefois le compromis avec vous peut être signé avant ce vendredi.

Je conçois que la différence entre votre offre, rapide et dont je vous remercie beaucoup, et ma contre-offre, ainsi exprimée, puisse vous paraître trop importante mais je dois vous dire qu'aller en-deça de tels prix me semblerait contraire à mes intérêts et, au demeurant, injustifié en l'état de ma trésorerie (sujet sur lequel je n'aurais pas de difficulté à expliciter mon appréciation).

Bien cordialement,

PPF

_________________________________________________________________________________

De : (...)
Envoyé : lundi 6 juillet 2020 22:36
À : penadomf@msn.com <penadomf@msn.com>
Cc : (...)
Objet : Re: Ensemble immobilier de la "SCI 1 de Walter FOURCADE" à Pontorson

Cher Monsieur,

Cela nous a fait plaisir de faire votre connaissance lors de notre visite le 1er juillet dernier.
J’espère que vous avez apprécié les huitres autant que nous avons apprécié les tartelettes ! :)

Nous vous faisons une offre à 398 000€ pour l’ensemble : immeuble + maison.
Nous avons bien conscience que cette offre est en-dessous de ce que vous espérez. N’y voyez pas un jugement concernant la qualité de votre bien. L’emplacement est essentiel pour un investissement, Pontorson est une très jolie petite ville mais n’a pas un fort potentiel de croissance d’après nos recherches. L’économie et le prix au mètre carré ont très peu évolué au cours des dix dernières années.

Nous vous remercions du temps que vous nous avez consacré et nous restons à votre disposition.

Bien cordialement,

(...)

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 7 Juillet 2020
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes - Privé - Pontorson
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C'est rigolo, je m'aperçois que l'offre sur laquelle je viens de m'exprimer il y a trente minutes à peine est, à 500 € près (soit de l'ordre de 0,1 % du prix net vendeur, autant dire rien), égale à celle qui avait fait l'objet d'un compromis en janvier dernier.

Le problème est que, depuis cette époque, j'ai fort bien compris que l'agent immobilier alors mandaté avait tout entrepris pour me rouler dans la farine, en me poussant à accepter rapidement une offre beaucoup trop basse mais qui avait, pour cet intermédiaire glouton, l'avantage de lui permettre de se gaver d'honoraires dont la suite a montré qu'ils étaient, à tous égards, excessifs et injustifiés en l'état de ses "conseils".

En la matière, la pandémie m'aura clairement ouvert les yeux.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 8 Juillet 2020
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes - Privé - Pontorson
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 8 juillet 2020 01:55
À : (...)
Cc : W.F.
Objet : RE: Ensemble immobilier de la "SCI 1 de Walter FOURCADE" à Pontorson

Chère Mademoiselle,

Merci pour votre message. Je reste avec plaisir en contact avec vous deux, comme avec l'autre personne qui m'a fait une offre ces jours-ci.

Bien cordialement,

PPF

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De : (...)
Envoyé : mercredi 8 juillet 2020 00:59
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : (...) ; W.F.
Objet : Re: Ensemble immobilier de la "SCI 1 de Walter FOURCADE" à Pontorson

Cher Monsieur,

Merci pour votre e-mail, c’est très clair.
Actuellement, nous ne sommes pas prêts à proposer plus.
Nous vous souhaitons du succès pour la vente de la petite maison.
Nous vous proposons de rester en contact pour se donner des nouvelles prochainement concernant l’évolution de vos démarches.

Bien cordialement,

(...)

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé hier
Désultoirement vôtre ! - Anecdotes
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Jean LEMARIE, ayant décidé de prendre bientôt sa retraite, est venu hier matin, avec trois compagnons, livrer ou rapporter les meubles qu'il gardait en dépôt pour moi dans ses hangars de Notre-Dame-du-Touchet. Ainsi, les deux grandes tables, celle de la salle-à-manger du logis et celle qui trônait précédemment au rez-de-chaussée du colombier. Mais aussi, entre autres, diverses armoires, plus des meubles achetés par Carole à sa famille (dont je n'ai jamais su, simple détail, ce qu'on va pouvoir faire). Et un nombre invraisemblable de cartons de B.D. appartenant à mon aîné qu'il ne serait pas absurde qu'il vienne récupérer, maintenant qu'il dispose d'une grande cave. Egalement un lot d'anciennes portes intérieures (Louis XV rustique peint, avec les ferronneries) du manoir des Brosses à Céaucé que m'avaient données Marie-Annick de SAINT-MELOIR. En revanche, il a oublié de me livrer les boiseries d'une tour du manoir de la Raterie à Domfront ; il paraît que ce sera pour septembre.

A dire vrai, à part les tables, je ne sais pas très bien où, et même si, je vais pouvoir trouver l'usage de tout ce bazar.