Aile "de la belle-mère"

N'ayant guère eu l'occasion de parler à mon aîné lors de ce baptême où il était le parrain, je lui ai envoyé un S.M.S. ce soir : "Quand me rendras-tu les parts de S.C.I. ?"

Lorsque, la seule fois où nous aurons été en contact aujourd'hui, je lui ai résumé le parti adopté par Arnaud PAQUIN pour l'"aile de la belle-mère", il m'a fait comprendre que cela ne lui convenait pas.

Donc non content de refuser d'assumer, comme on l'a vu depuis des mois, les responsabilités qui lui incombent en vertu des nues-propriétés que je lui avais données, il a le culot d'émettre un jugement négatif sur le travail que je m'échine à effectuer à mes frais pour parer à ses carences et contre-balancer son comportement lamentable là aussi.

Mais pour qui se prend-il ?

Qu'il dégage, j'en ai plus qu'assez d'un tel parasitisme !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 24 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Aile "de la belle-mère"
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Voici la 1ère esquisse du plan conçu par Arnaud PAQUIN en vue de restaurer l'"aile de la belle-mère", telle qu'il me l'a présentée vendredi dernier.

Voici, avant que je ne les commente, ces plans sous un autre format :


Même sous cette forme, ces plans ne sont pas faciles à lire.

Je les reprends et les commente niveau par niveau, en les agrandissant en tant que de besoin. Je précise qu'apparaissent en rouge les percements recommandés et en brun les murs ou cloisons à monter.

Au niveau du rez-de-chaussée...

...Arnaud PAQUIN propose, à l'instar de Benoît MAFFRE mais contrairement à Lucyna GAUTIER, que la porte principale soit la porte actuelle, sur cour, des écuries. Conformément à ma demande, il entend consacrer la majeure partie de la surface de ce niveau à une salle de réception (pour cocktail, précise-t'il, là où je parlais plus prosaïquement, de "réserve foncière"). Il cale son projet sur un escalier de pierre, avec une belle rampe, de style XVIIIème...

... ce qui me paraît intéressant dans le principe même si je trouve que les illustrations qu'il communique à ce stade seraient beaucoup trop somptuaires pour notre manoir favori :

Si l'on entre dans le détail de ce qu'il recommande à ce rez-de-chaussée...

... on voit qu'il installe une grande cuisine au rez-de-chaussée du colombier, là où je désire consacrer une bonne part de cet espace à la chaufferie centrale (je ne comprenais pas ce que signifie, dans la cuisine, la notation "TGBT" mais "Google" me le dit).

La circulation autour du grand escalier me paraît intéressante puisqu'elle abrite, d'un côté, un vestiaire et des sanitaires avec un grand lavabo de pierre et deux w.-c., aptes à satisfaire les hôtes d'un jour de réception, et, de l'autre côté, un passage pour le service, y compris un monte-plat vers le niveau supérieur.

Ce projet est donc cohérent avec l'idée de pouvoir organiser des réceptions assez importantes dans le cadre de notre manoir favori. Et pourquoi pas, en effet ?

Je note toutefois qu'on accède à l'espace dévolu à la penderie et aux sanitaires en descendant deux marches à partir du niveau de la "salle de cocktail". Autant dire qu'en l'état actuel du mur Ouest, cette penderie et ces sanitaires se transformeraient vite en pédiluve. Je comprends que cette proposition est calée sur l'idée de ne pas modifier la fenêtre Ouest du salon actuel mais, dans mon esprit, il aurait été intéressant de relever le sol en question suffisamment pour échapper à cette perspective balnéothérapique sans avoir à entreprendre un drainage, coûteux et pas forcément efficace, le long de la façade Ouest de cette aile.

On voit aussi que le bureau-bibliothèque-de-mes-rêves fait, une fois de plus, les frais du projet. Me voici donc confirmé dans mon statut de Juif errant, toujours à la recherche de sa Terre Promise dans ce monde de brutes. Je crois qu'il vaudrait mieux que j'en prenne mon parti. En fait, Arnaud PAQUIN m'invite ainsi à réintégrer ma thébaïde du 1er étage de la tour Louis XIII, ce qui, au moins à terme, posera problème à mes articulations. Il est vrai que, lorsque ce projet verra le jour, "if ever", j'aurai passé l'arme à gauche depuis longtemps. Donc acceptons que mon opinion en la matière ne compte guère et faisons avancer le schmilblick.

J'observe qu'il y a un double jeu de portes de saloon entre l'espace cuisine et l'espace réception. De même, les deux marches observées vers la penderie se retrouvent vers la réception. Je comprends cependant que le sol de la cuisine serait une vingtaine de centimètres plus haut que l'actuel, ce qui me paraît plaider pour mon idée d'installer un plafond en béton dans cette cuisine, au lieu de s'y raser le crâne sur des poutres mal fichues, dont l'une très fatiguée. La coupe BB me semble confirmer ma lecture des sols pour ce niveau du rez-de-chaussée mais je vois qu'Arnaud PAQUIN a maintenu les poutres au plafond de sa cuisine :


Arnaud PAQUIN désigne par R+1 le 1er étage du colombier :

Là aussi, zoomons l'image :

Ainsi, la chambre du 1er étage du colombier dispose de sa "bulle" comprenant un sas éclairé par une fenêtre, ce qui est sympa, et une salle de bains de 4 m2 environ, avec douche et w.-c.

La coupe AA (parallèle au mur Ouest dont elle est proche) nous montre qu'à partir du palier qui se trouve à mi-hauteur du grand escalier, il faut monter d'une marche pour accéder au sas en question et à cette salle de bains, et encore d'une marche pour arriver à cette chambre. Tout cela me semblerait tenable...

... si la coupe CC (transversale, à hauteur de l'escalier vers l'étage supérieur du colombier) ne démontrait pas qu'il serait impossible d'utiliser normalement (je veux dire sans contorsions invraisemblables ni devoir s'assoir) la cuvette de w.-c.

A mon sens (et sauf à imaginer que cette chambre soit réservée à de jeunes enfants, ce qui me semblerait une contrainte d'usage excessive), il y a là une très grosse faiblesse de cette esquisse qui devrait conduire à repenser, au moins à ce niveau R+1 (s'il est possible de s'en tenir à cela), l'espace inscrit entre le colombier et le grand escalier. Bien sûr, il serait possible de résoudre aisément ce problème en faisant disparaître le monte-plat mais ce point devra être pesé soigneusement, tant il est vrai que ce monte-plat est cohérent avec le parti d'ensemble d'Arnaud PAQUIN.

Passons au niveau R+2, celui de la grande salle de réception sous les combles des écuries :

Arnaud PAQUIN calcule que l'on pourrait y asseoir à table 60 à 80 personnes.

Là, tout baigne, c'est très chic...

... et je peux même penser, pour accéder à l'étage supérieur du colombier, à réutiliser l'escalier de la Julinière acheté la semaine dernière, ce qui aurait une sacrée gueule.

Enfin, voyons ce que tout cela donne au niveau R+3, celui de la chambre supérieure (à tous les titres selon moi) du colombier :

Rien à dire là, c'est nickel. Une magnifique "chambre des mariés", comme l'appelle Arnaud PAQUIN en pleine cohérence avec son projet privilégiant les réceptions.

En résumé, je trouve qu'avec cette esquisse, et sous réserve que les transparents qu'il a utilisés (transmis par ses prédécesseurs) ne comportent pas d'erreurs (en clair, qu'ils soient signés de Benoît MAFFRE), Arnaud PAQUIN a fait un excellent travail, le meilleur, et de loin, qu'il m'ait été donné de voir à ce jour relativement à l'aménagement intérieur de l'"aile de la belle-mère". Je l'en félicite !

Ce projet est pleinement compatible avec mes propres vues à propos de l'aménagement de l'"aile de la belle-mère" ainsi qu'avec les vues des personnes de grand goût qui m'ont fait part de leurs premières impressions, comme, par exemple, l'excellent Emmanuel PICAULT.

J'ai néanmoins relevé un défaut de cette esquisse, au niveau du cabinet de toilettes de l'étage R+1. Ce défaut n'est pas insurmontable pour moi qui, soit dit en passant et n'en déplaise à quelques vierges effarouchées, ai pour pratique usuelle de pisser dans les lavabos (je trouve cela tellement plus commode). Mais je ne suis pas forcément un modèle en la matière.

Ceci dit, sauf à ne pas équiper cette aile du passe-plat envisagé, je ne vois pas comment résoudre cette difficulté autrement qu'en élargissant l'espace dévolu aux commodités, entre le colombier et le grand escalier. Autrement dit, en décalant ledit grand escalier vers le Nord, ce qui réduirait l'espace consacré aux agapes. J'ai donc demandé à Arnaud PAQUIN de me présenter une seconde esquisse tenant compte de cette suggestion. Mon idée, à ce stade, est qu'on devrait y perdre beaucoup plus qu'on y gagnerait.

A suivre donc, lorsque je recevrai cette seconde esquisse.

P.S. (à 20 h) : Il y a un autre détail qui risque de clocher, lorsqu'on emprunte la dernière travée de l'escalier (celle, peut-être, de la Julinière) pour accéder au niveau de la "chambre des mariés". On risque en effet, je le crains, d'être gêné dans l'ascension des dernières marches (celles numérotées 7, 8 et 9 sur le "Plan R+3") par la présence de l'entrait et d'un aisselier de la 1ère ferme de la charpente des écuries.

J'aurais besoin qu'Arnaud PAQUIN clarifie cette question, par exemple en fournissant une coupe CC orientée vers le Nord et non vers le Sud, comme celle ci-dessus.

En fait, après avoir étudié les plans ci-dessus, je pense que le problème pourrait être véniel.

P.S. 2 (du 25 juillet 2018 à 2 h du matin) : Si le premier étage des écuries actuelles doit être une salle de réception ou de spectacle, je m'interroge sur la meilleure hauteur à donner à son plancher pour que les usagers puissent bénéficier des meilleures vues sur l'extérieur, notamment côté cour. Côté jardin, on sait que j'ai toujours trouvé les casts de Lucyna GAUTIER très moches et que je m'interroge sur leur remplacement par des lucarnes bien dessinées (et réalisées avec les bonnes ardoises, bien sûr).

Peut-être serait-il utile qu'Arnaud PAQUIN réfléchisse à un relèvement du plafond du rez-de-chaussée des écuries, avec toutes les conséquences à en tirer, notamment sur la hauteur des marches du grand escalier et le recalage des planchers des "commodités" ? Pour y voir plus clair sur cette question, il faudrait une coupe BB complémentaire, celle-ci orientée vers l'Est.

Je ne suis pas sûr qu'une telle modification soit facile à optimiser dans l'espace dont nous disposons.

P.S. 3 (du 25 juillet 2018 à 18 heures) : Pour remplacer ces casts tout juste bons pour des chambres de bonnes à Paris, Arnaud PAQUIN me transmet ces photos de lucarnes de bâtiments d'Avranches datant de la fin du XVIIIème :

25 juillet 2018.

25 juillet 2018.

25 juillet 2018.

25 juillet 2018.

Il me semble en effet que cela aurait une tout autre allure.

P.S. 4 (du 25 juillet 2018 à 19 heures) : En regardant de nouveau le plan du rez-de-chaussée...

... je me dis qu' au niveau de l'ancien salon, il faudrait intervertir la porte actuelle et une fenêtre. Car la porte n'aurait rien à desservir dans le sas du monte-plat mais aurait beaucoup plus d'utilité à proximité du grand escalier.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 27 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Aile "de la belle-mère"
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Dès aujourd'hui, le cabinet d'Arnaud PAQUIN, que j'en remercie, m'a transmis un 2ème projet d'aménagement de l'"aile de la belle-mère", en m'expliquant que "cette esquisse ne recule pas le mur porteur évoqué lors de la réunion avec Monsieur Paquin. Pour cause, en reculant ce mur, nous gagnons seulement 20 cm. Ainsi, le parti pris est d'intégrer la salle de bain dans la chambre tout en conservant les volume généreux des pièces."

A dire vrai, je n'ai pas fait disparaître ces cabinets de toilettes du colombier pour les y réintroduire si vite.

On va donc prendre le temps de voir si, peut-être en occultant quelque lucarne, on ne pourrait pas trouver une autre solution.
"Waterloo ! Waterloo ! morne plaine !"

La Julinière ressemble désormais à un champ de bataille dévasté :

8 août 2018.

8 août 2018.

Je m'y suis rendu ce matin, avec Carole, pour observer l'étendue des dégâts...

8 août 2018.

... et vérifier l'état de mes lots :

- le cheminée semble n'avoir souffert qu'au niveau des pierres calcinées du fond de l'âtre ; Xavier me promet de compléter le lot en piochant dans ses réserves :

8 août 2018.


- rien à signaler du côté de l'évier...

8 août 2018.

... si ce n'est que Xavier me fait cadeau d'une pierre dénichée ailleurs et que je ne sais pas encore où installer :

8 août 2018.


- l'escalier est assez bien venu :

8 août 2018.

8 août 2018.


- c'est du côté des poutres qu'il y a le plus de déchet puisque, sur les quatre prévues, je ne confirme l'achat que de deux...

8 août 2018.

8 août 2018.

... dont la plus belle qui comporte, taillés dans la masse, deux écus qui, vraisemblablement, étaient initialement peints :

8 août 2018.

8 août 2018.


J'ai enfin demandé à Xavier de sauver du charnier un maximum de solives :

8 août 2018.

8 août 2018.

Je m'étais persuadé que Xavier HUET arriverait à livrer les matériaux de la Julinière dans la cour de notre manoir favori. Erreur, son camion ne passait pas plus cette fois-ci sous la porte charretière qu'en 2014 (de mémoire), lorsqu'il avait livré les dalles de l'entrée du logis :

10 août 2018.

10 août 2018.

10 août 2018.

10 août 2018.

10 août 2018.

10 août 2018.

10 août 2018.

Ces matériaux resteront donc stockés au débouché de l'avenue principale tant qu'ils n'auront pas été réemployés. Il faudra protéger les poutres avec de la tôle ondulée car ce sont elles qui risquent d'attendre leur prochaine affectation le plus longtemps.

Je projette en effet de charger l'entreprise BODIN d'installer dans les meilleurs délais les granits ainsi achetés. Ces travaux devront avoir été réalisés avant que je ne fasse disparaître le plancher du 1er étage du logis à l'occasion des prochains travaux d'isolation thermique, préalablement à l'installation d'un chauffage performant.
Il serait grand temps qu'avant son retour de congés, je prenne enfin connaissance du contrat de maîtrise d’œuvre qu'Arnaud PAQUIN m'a communiqué. Il est daté du 15 juin dernier et, depuis cette date qui est celle de l'incident survenu à ma mère, j'ai eu la tête ailleurs.

Il faudra que je m'assure que certaines échéances ne seront pas perdues de vue, comme en matière de dégâts des eaux ou encore de préparation du prochain dossier de demande de subvention.

Quant au crédit qui me serait nécessaire, j'ai cru comprendre hier qu'après la défection de l'assureur, mon aîné pourrait ne plus être inaccessible à l'idée de me cautionner.
Echange de S.M.S. entre Cédrick COOS et moi :

Moi le 20 août dernier : "Bonjour Cédrick ! Quand reprenez-vous le boulot ? Combien m'attribuez-vous de semaines dans votre planning et quand ? A l'étage, il y a d'ores et déjà deux linteaux à traiter et une cheminée à poser..."

Cédrick, hier : "Bonjour Monsieur Fourcade. Nous reprenons le 27. Normalement, Sébastien doit commencer le 3 septembre un chantier prévu depuis longtemps mais je n'ai pas de nouvelles. Je vais essayer de repousser cette date mais ce n'est pas garanti. Bien cordialement, Cédrick".

Moi, hier : "Merci. Ce serait bien que cet autre chantier soit repoussé."

J'ai tenu Arnaud PAQUIN informé de ces échanges. Il m'a répondu par S.M.S. : "Bonjour. Oui en effet il vient de m'envoyer un message pour un chantier. Je repars d'un relevé et travaille pour vous ensuite. Bien cordialement, Arnaud PAQUIN."
J'avais en effet eu l'occasion de rappeler à Arnaud PAQUIN l'urgence de m'épauler face aux dégâts des eaux à répétition de l'"aile de la belle-mère" et de mettre dans les tuyaux la demande de subvention pour la tranche 2 de restauration des menuiseries extérieures du logis.
A dire vrai, sur ce dernier sujet, la balle est encore dans mon camp et il faut que je fasse mon "homework" pour définir ce que j'entends inclure dans cette tranche.

Par ailleurs, j'ai essayé de relancer Igor. Aucun écho. Gina lui a commandé une nouvelle cuisine au début des vacances et tout un tas d'autres trucs dans leur nouvelle maison de Laval, et notre Igor favori a obtempéré avec amour et diligence, ce qui renvoie aux calendes grecques son retour sur notre chantier favori.
C'est terrible, ces hommes dominés par leur épouse !
J'en connais bien deux autres, mon aîné, évidemment, et le jeune électricien qui me donnait un coup de main si nécessaire mais a perdu toute fiabilité depuis qu'il a la bague au doigt, ce qui est bien gênant, notamment pour la restauration de la cage d'escalier de notre logis favori.

P.S. (à 19 h) : Il faut croire que notre fan club est toujours aussi fidèle. En effet, Igor m'annonce ce soir son retour dans huit jours et Ludo le sien demain.

Touchons du bois !
Un article intéressant : "Eolien et solaire : déclin rapide programmé."

N.D.L.R. : Et dire que j'envisage une production locale photo-voltaïque à la Chaslerie pour couvrir les frais d'alimentation électrique du chauffage par géothermie profonde que je me propose d'installer...