Aile "de la belle-mère"

Si j'en juge par les réactions de mon aîné et de sa petite famille, il n'y a pas de contestation à propos de ma façon de mener notre chantier favori :
- accord sur les conclusions provisoires sur le choix du meilleur combustible (y compris sur la perspective d'implantation de cellules photo-voltaïques dans les "nouvelles terres") ainsi que sur le phasage des travaux de chauffage ;
- accord sur les conclusions provisoires sur la meilleure implantation de la cuisine dans le bâtiment Nord, sur l'idée d'un escalier "en facteur commun" dans l'"aile de la belle-mère" et sur l'implantation de mon futur bureau dans le salon de cette aile (y compris sur l'idée de déplacer une fenêtre Ouest) ;
- accord sur toutes les interventions de l'entreprise BODIN, aussi bien achevées qu'envisagées ; en particulier, les nouvelles hauteurs de linteaux et la qualité des travaux correspondants sont loués ; idem pour le traitement du cul du four, considéré comme très réussi.

En ce qui concerne ma mère, accord également sur le choix du "Parc" où elle paraît aussi heureuse que possible et compréhension, du moins m'a-t'il semblé, de mes réflexions sur la suite.
Contrairement à ce qui avait été prévu, Igor n'est pas revenu ce samedi. Il avait du travail chez lui et je n'ai pas insisté en raison de la visite de mon aîné.

Quant à Christian, il a pris trois semaines de congés.

Il est néanmoins prévu que le chantier redémarre sans tarder :
- aujourd'hui, avec le retour de l'entreprise BODIN qui devrait attaquer la restauration du linteau de la porte entre l'entrée du logis et la salle-à-manger ;
- demain, avec la venue d'"Enedis" qui devrait m'expliquer si le "tarif jaune" d'EdF serait envisageable pour notre manoir favori ;
- demain également, avec le retour de Sébastien LEBOISNE pour démonter les dernières fenêtres de la 1ère tranche de restauration de menuiseries extérieures.

Sont à la traîne, à l'habitude et malgré de multiples relances :
- Roland FORNARI pour les deux grilles à reposer ;
- et, surtout, pour avancer enfin dans la restauration de la cage d'escalier qui en est toujours à attendre ses enduits, le jeune électricien qui me donnait des coups de main mais qui, depuis qu'il s'est marié, est littéralement "absorbé" (comme on le dit en mathématiques) par sa moitié (plus que moitié, peut-on même préciser tant cette personne est imposante).

P.S. : J'ai réussi à le joindre, Roland FORNARI vient demain. Il en profitera pour poser une nouvelle lanterne sur l'"aile de la belle-mère", entre les entrées de la cuisine-provisoire-qui-dure et du salon.
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Ludovic ANTOINE et un employé d'"Enedis" sont venus ce matin examiner comment réduire le coût d'un raccordement de notre manoir favori au "tarif jaune".

10 juillet 2018.

10 juillet 2018.

D'après ce que j'ai compris et retenu :
- il serait beaucoup plus économique d'installer le dispositif d'arrivée d'électricité requis par le "tarif jaune" au niveau de la charretterie qu'au niveau de la ferme ; la différence serait de l'ordre de 45 000 €, due à 200 m de câble approprié ;
- ce dispositif d'arrivée doit être "visible" (au sens d'"Enedis") ; donc on ne pourrait se contenter de le dissimuler sous la charretterie comme le dispositif de "tarif bleu" actuel, il faudrait donc qu'il soit plaqué extérieurement au pignon Ouest de cette dépendance ;
- l'employé d'"Enedis" va chiffrer combien il en coûterait de raccorder notre manoir favori au "tarif jaune" ; ce travail, préalable à toute autre réflexion complémentaire utile relative au choix de la géothermie (y compris l'hypothèse d'une production locale d'électricité photo-voltaïque), devrait être prêt d'ici une semaine.

J'ai rappelé à Ludovic PHILIPPE les autres questions que je lui avait posées il y a trois semaines, notamment sur l'isolation thermique à prévoir au niveau des sols et des plafonds.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 10 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Logis - Aile "de la belle-mère"
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J'avais chargé Roland FORNARI de modifier ses grilles de manière à empêcher les volatiles de maculer de leurs jets de matières les nouvelles menuiseries extérieures. Je m'attendais à ce qu'il prolonge les barreaux avant de les courber mais il a choisi une autre technique dont le caractère orthopédique m'a étonné :

10 juillet 2018.

Ceci dit, Roland est Roland et ce n'est pas à nos âges que je le changerai. Donc on essayera de s'habituer à sa dernière livraison :

10 juillet 2018.

10 juillet 2018.

Idem pour les clous des ferrures en moustache de la porte charrettière. J'avais demandé des clous forgés à tête plate et je me retrouve avec des trucs protubérants :

10 juillet 2018.

On me paraît donc bien partis pour que Christian me déchire là-dessus d'autres pneus de tracteur.

Enfin, la nouvelle lanterne que j'ai commandée pour éclairer la porte extérieure de l'"escalier-en-facteur-commun" n'est pas tout à fait du modèle habituel....

10 juillet 2018.

... puisque, cette fois, Roland l'a agrémentée d'un feuillage supplémentaire :

10 juillet 2018.

Que voulez-vous que je vous dise, cet homme m'épuisera, c'est ça les artistes !
Au courrier de ce jour, une excellente nouvelle, relative à la 2ème tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis :

Il vaudrait donc mieux ne pas traîner pour répondre utilement à cette invitation.

Il va d'abord falloir que je choisisse quelles sont les fenêtres que je retiendrai pour cette 2ème tranche. Il y aurait une certaine logique à ce que j'inclue prioritairement dans le lot les fenêtres du rez-de-chaussée du logis restant à restaurer, c'est-à-dire celles du salon (ce qui entraînerait la restauration des boiseries de cette pièce), celles de la salle-à-manger et celles de la pièce attenante dans la tour Nord-Est.

C'est dire que resteraient, pour une troisième tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis, par hypothèse en 2010, les fenêtres de mon ancienne chambre du 1er étage (restauration à mener en même temps que celle des poutres du plafond de cette pièce) ainsi que celles de la pièce attenante dans la tour Nord-Est.

Et il serait alors grand temps de restaurer les menuiseries extérieures du colombier et de la tour Louis XIII, ainsi que celles de mon futur bureau-bibliothèque (dans l'actuel salon de l'"aile de la belle-mère"). Bref, il y aurait là de quoi m'occuper, rien qu'à cela, jusqu'à mes 70 ans au moins.

Et je ne parle pas de la restauration intérieure de la cuisine (enfin !) et de toutes ces pièces, dont le préalable est, comme on le sait, la mise en place d'un chauffage approprié.

Quand j'aurai 80 ans - disons 82 si j'arrive à obtenir un jour le déblocage du crédit que l'on sait - je pourrai peut-être commencer à penser que j'ai fait le plus gros.

Mais il resterait encore à traiter, outre la restauration intérieure du 1er étage du logis, celle des dépendances, c'est-à-dire, pour l'essentiel, de la ferme (très gros travail en perspective) et de la cave (gros travail). Cela, je compte bien le laisser à mes successeurs, de même que la restauration des douves (énorme morceau, du moins à mon échelle), celle de l'allée historique ou encore le relèvement de la toiture du logis.

Dans l'intervalle, j'aurai eu tout le loisir de réfléchir à qui mériteraient d'être ces fameux successeurs, "a priori" (ou plutôt à ce stade de mes élucubrations à ce sujet) pas ceux auxquels j'avais pensé jusqu'à une date récente et qui ont largement démontré dorénavant, à mes yeux de principal décideur en la matière, leur incapacité foncière à relever ce gant.
Il me paraît utile de consigner à part un point important de la conversation avec Arnaud PAQUIN hier soir et qui me revient alors que je me remémore pourquoi j'ai changé d'avis sur cette meurtrière. En fait, tout cela était lié à mon désir d'implanter mon bureau dans le bâtiment Nord. A partir du moment où j'ai envisagé de l'installer dans l'"aile de la belle-mère", cela a, en quelque sorte, rebattu les cartes.

Or Arnaud PAQUIN me disait hier sa satisfaction devant le projet d'"escalier-en-facteur-commun" auquel il est parvenu et dont il va bientôt me communiquer les plans. Surtout, il ajoutait qu'il ne voyait pas l'entrée principale de l'"aile de la belle-mère" au niveau de cette cage d'escalier mais bien, comme l'avait préconisé Benoît MAFFRE, au milieu de l'ancienne écurie.

Et pourquoi pas, en effet ? Il y a là ce que j'appelle, sous la future "salle de concert" que j'imagine à l'étage, une sorte de "réserve foncière" qui peut, dans le principe, aider à dénouer certaines des contradictions ou des ambiguïtés de la restauration de l'aile Ouest.

Et c'est ainsi que, petit à petit, cheminent les idées et avance la "conception organique", pourrait-on dire, de l'usage que l'on compte donner à terme aux différents volumes encore vides de vie.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 14 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Logis - Aile "de la belle-mère"
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Un autre point important du propos d'Arnaud PAQUIN hier soir me revient en mémoire, utile à consigner à part, également. Il s'agit de la porte principale du logis.

On se souvient que j'ai éprouvé beaucoup de difficultés à admettre que la porte qui donne sur l'escalier actuel de l'"aile de la belle-mère" (escalier complètement foireux car réalisé lors de ces années 1950 si funestes pour l'intégrité de notre manoir favori) soit le vestige de la porte principale d'avant l'incendie de 1884. Mais j'y suis parvenu tout récemment. Ce faisant, j'imaginais que la nouvelle porte principale du logis, celle à réaliser au cours de cette 1ère tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis, serait entièrement neuve et c'est ainsi, d'ailleurs, que je lisais le devis approuvé par la DRAC.

Or Arnaud PAQUIN a changé hier, là aussi, ma façon de voir. Il trouve qu'il faut conserver, partout où c'est possible, les vestiges du passé. Donc il préconise de remettre à sa place, carrément, ladite porte.

J'ai objecté que tout le bas de cette porte d'origine (du moins qui fut en place durant la période allant de la première moitié du XVIIIè siècle jusqu'à 1884) était vermoulu lorsque j'ai acheté la Chaslerie et que c'est même à Sébastien LEBOISNE que j'avais, il y a déjà quelques lustres, confié le soin de la retaper.

Aucune importance, m'a répondu Arnaud PAQUIN.

Soit. Je note que j'en serai quitte pour financer rapidement deux portes au lieu d'une.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 15 juillet 2018
Journal du chantier - Par corps de métier - Architecture-M.O. - Maçonnerie-carrelage - Logis - Aile "de la belle-mère"
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Arrivée de Paris vers une heure du matin, Carole a souhaité que je lui montre illico les travaux en cours.

Je lui ai fait admirer le nouveau linteau du passage entre la future cuisine et la salle-à-manger (elle a aimé) mais impossible d'aller plus loin car le terrain est plein d'obstacles et l'éclairage électrique déglingué ou démantibulé un peu partout.

Elle aura bien le temps de découvrir tout cela demain, y compris la poussière du chantier, notamment dans le salon ou sur une maquette en bois de bateau que Sébastien et Benoît n'ont pas pris la précaution d'éloigner ou de protéger lorsqu'ils ont travaillé au rez-de-jardin de l'entrée du logis. Je sens que, dans quelques heures, dès que le jour se sera levé, je serai accusé d'être le responsable de tout ce capharnaüm alors que, si cela n'avait tenu qu'à moi, je n'aurais pas gardé dans le logis la moindre trace d'une vie sociale possible au cours de quelques prochains semestres.

Pour être précis, j'espère encore que mon épouse, dont le moins que je puisse dire est que sa présence ne m'aura guère entravé dans mes travaux depuis un certain nombre de mois, ne se remettra pas, dès la prochaine aube, à me bombarder d'ordres dans l'espoir, que j'imagine être encore le sien, de réintroduire, en véritable Pénélope, un minimum d'équilibre bourgeois dans mon binz habituel et favori.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 20 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Logis - Aile "de la belle-mère"
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Hier, alors que je devais filer à Pontorson, Roland FORNARI est venu poser sa lanterne avec le fil électrique de bonne longueur cette fois...

19 juillet 2018.

... et fixer la grille en souffrance depuis son dernier passage :

19 juillet 2018.

Il paraît qu'en repartant, il a dit que je ne serais pas content du résultat (ce en quoi il avait raison)...

19 juillet 2018.

... et qu'il devrait revenir pour rembarquer une nouvelle fois cette grille à l'atelier :

19 juillet 2018.

Je l'y encourage en effet : ce travail est inacceptable en l'état.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 20 juillet 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Logis - Aile "de la belle-mère"
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 20 juillet 2018 07:55
À : Arnaud Paquin architecte
Objet : RE: fin d'après-midi

Parfait. A tout à l'heure.

PPF
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De : Arnaud Paquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : vendredi 20 juillet 2018 07:54
À : 'Pierre-Paul Fourcade'
Objet : fin d'après-midi

Bonjour M. Fourcade,

Je pourrais passer en fin d’après-midi, pour vous présenter le projet de l’aile de la belle mère et faire le point sur les autres sujets.

Cela vous irait ?

Bien cordialement,

Arnaud PAQUIN architecte D.P.L.G.
architecte du Patrimoine DSA Chaillot.
2, rue du Collège 50300 AVRANCHES
Tél. 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com

(Fin de citation)