J'ai tardé (par rapport à mes habitudes) à rédiger mon compte rendu de la dernière réunion de chantier parce que, à dire vrai, j'en suis sorti avec un sentiment de frustration. Car je trouve la maîtrise d’œuvre trop molle à mon gré, et ceci de façon récurrente en dépit des signaux que j'émets depuis un moment.
En effet, Arnaud PAQUIN n'avait convoqué aucune entreprise alors que je suis, depuis longtemps, demandeur d'un calendrier de fin des travaux de la "tranche A" ou de démarrage de la "tranche B". Rien de tel n'avait été préparé, rien de tel n'a donc pu être annoncé.
J'avais toutefois pris l'initiative de demander au plombier, Jean-Baptiste LETERTRE, de "Jannelec", au tailleur de pierres, Guillaume ROY, et à Igor d'être des nôtres :

Sébastien LEBOISNE, en vacances cette semaine, s'était excusé.
1 - Sur la "tranche A" (qui devait être terminée pour juillet 2025), rien ne s'est dit et tout reste donc "en stand-by" :
- Quand Alexandre GURY livrera-t-il enfin les menuiseries métalliques de la "tranche A" ? Mystère !
- Quand Sébastien LEBOISNE livrera-t-il la porte extérieure de l'arrière-cuisine ? Mystère ! Et quid de la grille du judas de cette porte (forme, délais) ? Mystère !
- Tout au plus Igor a-t-il pu confirmer être prêt à lever la réserve relative à son travail sur l'appui de la fenêtre est de la salle-à-manger mais rien de ferme ne lui a été demandé quant au calendrier correspondant. Igor renvoie donc à son retour quand on lui demandera de réaliser les bandes de redressement de la "tranche B", c'est-à-dire à un horizon toujours indéfini.
2 - À part ceci, de la "tranche B", il ne fut point question :
- Sur la date de début des travaux : mystère, pas un mot !
- Sur la date de fin des travaux : mystère !
3 - À propos de la "tranche C" : je n'avais pas reçu avant cette réunion de chantier, même sous forme d'un inconfortable fichier "pdf", les plans de ces diverses menuiseries modifiées par l'architecte à la suite de la réunion précédente. J'ai donc dû me contenter d'un survol rapide, lors de cette réunion-ci, de ces plans tirés en format "A3". À charge pour moi, m'a-t-il été demandé, de présenter ensuite mes remarques par écrit (ce que je ferai dès que possible).
Tout cela est-il sérieux quant à la méthode ? Alors que tant de retards se sont accumulés, j'en doute, moi qui n'apprécie que modérément les interminables bavardages de banquet ou de salon, sans queue ni tête ni ordre du jour, même en agréable compagnie comme en l'espèce.
Les documents que j'avais communiqués (notamment les ouvrages du centre de recherche des monuments historiques) ne m'ont pas été rendus. Arnaud PAQUIN m'a toutefois dit les avoir feuilletés.
Le heurtoir que j'avais prêté est retoqué car trop 18è mais ne m'a pas été rendu. Ceci est un détail.
En résumé, je n'ai toujours pas en mains la demande d'autorisation de travaux relative à la "tranche C".
Combien de temps faudra-t-il encore l'attendre ? Mystère, un de plus !
4 - Sur un point important (le circuit de chauffage dans le logis, en aval de la charreterie), la présence du plombier a permis d'apporter enfin un peu de substance à la réunion. Il a été entendu que :
- l'architecte va préparer ses recommandations en la matière, en prévoyant une installation susceptible d'être phasée dans le temps ;
- le plombier présentera ensuite son devis.
J'ai en outre retenu la remarque d'Arnaud PAQUIN à propos de la sortie des gaz brûlés de la chaudière. Il faudra en effet implanter, le temps où on se contentera d'une chaudière au fuel, une cheminée en inox dépassant de la toiture. Sortant du versant sud de la charreterie, elle ne se verrait guère du manoir.
Sur le fond, il y a, en matière de plomberie et de chauffage, des questions sur lesquelles je suis "a priori" incompétent, comme :
- le besoin de prévoir un gros regard à l'extérieur de la tour sud-ouest, regard qui remplacerait le précédent :

- la nécessité de "stations intermédiaires" (je ne sais plus le bon terme) à répartir intelligemment dans le logis ;
- la puissance et l'emplacement des pompes, chauffe-eau ou citernes à prévoir pour une bonne circulation des liquides, avec un encombrement minimal dans les pièces d'habitation.
Igor a été chargé de soulever, le moment venu, deux rangs de dalles dans l'entrée du logis afin de permettre le passage de tuyaux de bon calibre et en nombre suffisant.
5 - Avec le plombier, on a également examiné l'état actuel du futur cabinet de toilettes du rez-de-chaussée du bâtiment nord :
- sur le sol, dans le coin au fond à gauche de la pièce, trois tubes ne servent à rien et pourront être éliminés ; les quatre autres sont plus gênants mais je ne sais plus pourquoi ils avaient été mis là (une enquête menée grâce aux photos du site favori ne m'a pas permis de retrouver immédiatement l'idée en question). Mais je me souviens d'avoir pensé, à une époque lointaine, installer un radiateur contre le pignon ouest du bâtiment nord, sous la petite fenêtre ; ceci expliquerait une paire de ces tuyaux et donnerait à penser que l'autre alimente le radiateur effectivement en place dans la chambre de Carole ; pour en avoir le cœur net, il faudra que je me replonge dans mes archives-photos :

Si on conserve ces deux paires de tuyaux, on essayera de les rabattre au maximum dans l'angle du mur ; le plombier a proposé de faire intervenir le marteau-piqueur d'un de ses compagnons ; j'ai préféré charger Igor de tout ce travail délicat ; il devra veiller à ne pas taper sur le circuit de chauffage par le sol déjà installé dans cette pièce :

Tant qu'à faire, voici pour rappel l'emprise au sol de ce circuit de chauffage dans le coin où serait installée la cuvette de w.-c. :

6 - La présence du tailleur de pierres a permis d'avancer sur les questions de son ressort :
- à propos du linteau de la cheminée de la salle-à-manger du logis, il va préparer son devis pour la sculpture de "mon" écu et la gravure de "ma" devise latine ; en revanche, "ma" devise béarnaise pourrait être peinte, plutôt qu'incisée ;
- pour le linteau de la cheminée de la tour sud-ouest, on a examiné les deux pierres repérées par Guillaume dans mes stocks. Sur la base de ce qu'on a vu (c'est-à-dire sans pouvoir retourner les deux pierres en question), ...


... le choix s'est porté sur une pierre déjà ouvragée d'un côté mais comportant une feuillure de l'autre (celui qui serait vu) ; l'architecte a déclaré que ce défaut ne serait pas gênant, donc donné son feu vert à l'emploi de cette pierre :

Pour le reste, pas un mot utile du plombier à propos de la cave. Il paraît effrayé par mes demandes simultanées d'informations préalables sur ce qu'il y a lieu de faire dans divers bâtiments (bâtiment nord, charreterie et logis, cave). Si tel est le cas, je trouve qu'il s'effraye de peu ou ignore la réalité de ce chantier, notamment ses contraintes aussi nombreuses que diverses, dont je suis, pour ma part, obligé de m'accommoder depuis trente-cinq ans.
De même, aucune date n'a été proposée par l'architecte pour la prochaine réunion de chantier qui devrait à mon avis accoucher enfin :
- d'un calendrier précis relatif aux "tranches A et B", notamment à propos de la réalisation des travaux, de la levée des réserves et de la fourniture du "dossier des ouvrages exécutés" requis par la D.R.A.C. pour payer les subventions ;
- d'un dossier complet, en bonne et due forme, prêt à être signé par moi, en vue d'obtenir l'autorisation de travaux requise pour la "tranche C" ; ce document est nécessaire pour pouvoir solliciter les subventions indispensables : tout cela traîne beaucoup trop !
Aucune date non plus pour la fourniture de l'étude relative à la plomberie (en aval de la chaudière au fuel que je souhaite - je le rappelle - déplacer avant le prochain hiver).
Ce n'est donc pas encore cette réunion de chantier du 3 juin 2026 qui me réconciliera avec les monopoles légaux mal contrôlés, comme celui des architectes du patrimoine.