Aile "de la belle-mère"

Afin de l'aider à préparer son rapport sur mes travaux, l'architecte du patrimoine m'a demandé de rechercher des photos montrant que mes derniers terrassements dans la cour (ceux lors desquels j'ai découvert l'ancien pavement et en ai fait dégager une partie) n'ont pas porté atteinte à ce vestige. Plus précisément, elle m'a demandé des photos prouvant, selon mes dires, qu'il y avait des parterres de fleurs tout autour de la cour.

J'ai trouvé ce jeu de tirages-papier de photos que j'ai prises (si l'on en croit les dates indiquées) dans les années 1996 à 1998. Je les présente ici dans le sens trigonométrique :


Elles me semblent répondre de façon tout à fait claire à la question.

Certes, on pourrait m'objecter que ceci ne prouve pas que ces parterres n'ont pas été créés par mon épouse ou moi.

Je réplique en montrant une des rares photos antérieures à mon achat qui me soient parvenues. Voici l'état de la cour vers 1975 (le portail n'avait pas encore été restauré) :


Cette fois-ci, cette partie du débat me paraît close.
L'après-midi passée à rechercher des autorisations administraaaâââtives n'aura pas été vaine puisque je viens de retrouver un document qui pourrait être utile à l'avenir, notamment pour le bureau d'études chargé de calibrer des installations de fluides divers ou bien pour l'architecte du patrimoine en charge de la "mission n°2" que l'on sait. Il s'agit en effet de l'"Etude de filière d'assainissement autonome" de la Chaslerie (à l'exclusion de la ferme qui a été étudiée et traitée par ailleurs).

En clair, il s'agissait de mettre en place un dispositif de traitement d'eaux usées adapté à la vie d'une quarantaine de personnes en résidence permanente au manoir favori. Une telle hypothèse, imposée par la réglementaaaâââtion si mes souvenirs sont bons, est particulièrement absurde au point que l'on tiendrait, dans l'administraaaâââtion qui a émis de telles normes et si je puis me permettre de faire état de mes connaissances nombreuses et variées en la matière, un candidat me semble-t-il très sérieux à la couronne d'administraaaâââtion la plus débile que l'on puisse imaginer (concours où, certes et pourtant, les candidats valeureux ne manqueraient pas) :



Je signale à toutes fins utiles que les originaux du rapport ci-dessus et du document suivant sont conservés dans le dossier relatif au permis de construire qui va faire l'objet du prochain message :

Voici le dossier du permis de construire n° PC 061 201 13 F0183 relatif à l'aménagement de l'aile Ouest, préparé par Mme Lucyna GAUTIER, architecte du patrimoine, et accordé le 18 avril 2013.

N.B. : (1) Dans les documents suivants, il est question de l' étude d'assainissement que l'on connaît.
(2) A l'heure où je mets ce message-ci en ligne, je n'ai pas retrouvé les dessins relatifs à l'"état projeté" (il est possible que je les aie déjà mis en ligne, il faudrait que je le recherche ; ce sont les plans qui faisaient apparaître les "casts" qui, depuis qu'ils ont été posés, me déplaisent tant).

Je viens de retrouver des documents complémentaires du dossier de permis de construire obtenu en 2013 pour l'aile Ouest.

D'abord un échange avec mon "officier traitant" à la D.R.A.C. :


Ensuite une annotation de ma main sur le formulaire de demande de permis de construire déposé en mairie de La Haute-Chapelle le 1er mars 2013 :


Enfin un rapport et des plans d'un projet de Lucyna GAUTIER qui, j'imagine (il faudrait que je le vérifie en mairie), complétaient la demande déposée, donc le permis obtenu :


Si je regarde ces plans avec mes yeux d'aujourd'hui, je me dis qu'à l'époque, je n'avais pas dû aimer le projet d'escalier ni le cloisonnement des étages. Donc je me suis, dans un premier temps, borné à faire restaurer les charpentes et couvertures sous le contrôle de Benoît MAFFRE, architecte du patrimoine, et à faire boucher, ceci sans architecte, des ouvertures reconnues comme disgracieuses sur la façade Ouest.
Pour l'aménagement intérieur de l'aile Ouest, il y avait déjà eu un dépôt de demande d'autorisation dix mois avant celle qui a prospéré. Je suppose que j'avais retiré le premier dossier en cours d'instruction.

Voici les plans de ce premier projet, tels que préparés par Lucyna GAUTIER, architecte du patrimoine :


Avec mes yeux d'aujourd'hui, plusieurs choses ne me plaisent pas dans ce projet, dont notamment :
- le maintien de la hideuse cheminée au milieu des écuries ;
- la difficulté de manœuvre probable dans l'escalier envisagé, notamment pour y passer des lits ;
- le fait que la dernière travée de l'escalier colonise le dernier niveau maintenu.
Les travaux sur les écuries étant largement détaillées sur le site favori, je me borne ici à rappeler dans quel état s'en trouvaient les combles avant restauration :

Le plancher était pourri de place en place ; le mur Ouest avait été percé d'ouvertures ineptes, aussi carrées qu'ailleurs ; au fond du volume, un mur avait été monté en briques et parpaings (années 1950...), surmonté par une horrible souche de cheminée que j'ai fait disparaître dès que possible.
Il avait parfois été possible de dialoguer utilement, comme à l'occasion de la préparation d'un rapport administraaaâââtif de plus sur la restauration de la charpente et de la couverture du colombier :


Et le fait est que, s'il est une chose que fait remarquablement cet architecte du patrimoine, c'est torcher des rapports qui ont tout pour plaire à l'administraaaâââtion : c'est abondant, intéressant, bien rédigé, en résumé de quoi valoir de bonnes notes à n'importe quel concours administraaaâââtif.

Du point de vue du maître d'ouvrage, ça peut néanmoins être frustrant, comme ici avec le refus d'examiner au fond la question pourtant signalée d'une éventuelle similitude, à l'origine, des charpentes du colombier et de la tour Louis XIII.

Voici néanmoins le document dont méritent, en tout état de cause et avec le recul de cinq années, d'être retenus les plans et diverses photos sur l'état pitoyable avant la restauration entreprise :

Je préfère le bleu de la seconde couche, il est plus franc et fait moins layette :

27 mai 2020.


Bien sûr, Guguss n'a pu s'empêcher d'y frotter une oreille (il n'en loupe pas une, celui-là !) :

27 mai 2020.


J'ai appris ce matin que mon aîné et sa petite famille débarqueront demain ; du coup, Mr SPOON remet à juillet, sans doute, les travaux supplémentaires dont nous avons commencé à parler, relatifs aux deux fournils :

27 mai 2020.

Ce matin, il a fait connaissance avec Sébastien LEBOISNE, venu prendre les cotes des lucarnes de l'aile Ouest qu'il va mettre en fabrication.
Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : mercredi 27 mai 2020 15:58
À : (...)architecte@gmail.com
Cc : C.F. ; T.F.
Objet : Chaslerie - Rouge Vauban

Madame,

Comme convenu, je vous transmets des photos de la peinture rouge utilisée par Emmanuel LESCUYER :

27 mai 2020.

27 mai 2020.

27 mai 2020.


Elle me satisfait parfaitement, de même que l'ensemble de son travail, d'une grande qualité. Encore merci de m'avoir recommandé de faire appel à cet artisan.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)

Voici une autre photo où la couleur brillante est altérée par les reflets :

27 mai 2020.


Comme on le voit, des moucherons viennent se coller à la peinture fraîche. Il paraît qu'il suffit d'attendre qu'elle sèche pour les faire disparaître d'un coup de "Sopalin".
Couleurs de peinture à la lumière du soir :

On notera l'excellence du travail de Mr SPOON (en tous points digne du label "qualité FOURCADE") :

27 mai 2020.

27 mai 2020.


Une porte qui n'a pas été repeinte depuis une dizaine d'années (et qui a vocation à disparaître, tant elle est moche) :

27 mai 2020.


La fenêtre de droite n'a pas été repeinte, pas plus que les houteaux :

27 mai 2020.


Le nouveau bleu du fournil du manoir :

27 mai 2020.

Nous étions convenus que Christian reviendrait travailler hier. Il m'a prévenu avant-hier qu'il ne pourrait pas, en raison de ses retards par ailleurs. Cela fait déjà deux rendez-vous manqués de son fait sur trois. A ce rythme, je ne vois pas comment l'expérience pourrait durer.

P.S. (à 13 heures) : Il m'annonce son retour lundi.
Alors que nous observions le manoir, calés dans des chaises longues installées dans l'arrière-cour, mon aîné m'a demandé, hier après-midi, ce qui me bloque pour avancer dans mes travaux. Il faisait alors allusion aux contraintes financières. J'ai répondu ne plus me sentir capable, pour les raisons qu'il connaît, d'absorber l'installation de la chaufferie centrale qui conditionne l'habitabilité de l'ensemble des bâtiments ; à sa demande, je lui en ai donné l'ordre de grandeur du coût, soit 150 000 €. "Et au-delà ?" a-t-il poursuivi. J'ai expliqué que, pour ce qui concerne la "bulle" que je souhaite livrer (à savoir le colombier et la moitié Nord du logis, mais également la cuisine du bâtiment Nord et un cabinet de toilettes au rez-de-chaussée de ce dernier bâtiment), le principal préalable technique, après la question du chauffage, sera de résoudre la problématique des "poutres pourries" et de la cheminée au 1er étage Nord du logis. Pour ce qui concerne le colombier, ai-je enchaîné, il y aurait l'installation d'un "escalier-en-facteur-commun" à prévoir, sur des plans améliorés par rapport à ceux d'Arnaud PAQUIN ; à ce sujet, l'architecte en charge de la "mission n°2" réfléchit à une optimisation de l'usage du volume entre cet escalier et le colombier ; elle recommande d'ores et déjà de réaliser cet escalier en bois (j'ai demandé que les marches soient recouvertes de tomettes) mais je ne serais pas davantage en mesure, ai-je précisé, de supporter le coût d'un tel escalier, encore à chiffrer ; j'ai néanmoins chargé cette architecte d'inclure, pour des raisons de bon sens, ce dernier dans le dossier de demande de permis de construire à déposer.

Puis nous nous sommes rendus dans l'aile Ouest. Au second étage du colombier, mon aîné doute que la "chambre des tourtereaux" soit hospitalière l'hiver ; j'ai expliqué que mon objectif est que le chauffage en soit bien dimensionné. Dans les combles des écuries, il a vu des défauts dans l'échantillon de menuiseries entre chevrons réalisé et trouve que ce sera un gros travail ; je lui ai dit que je pense pouvoir y arriver, même si cela prendra quelque temps.

Dans le bâtiment Nord, Carole et ma belle-fille semblent s'être mises d'accord sur les grandes lignes du parti à retenir pour l'aménagement de la cuisine : l'arrière-cuisine en resterait isolée (selon le vœu de Carole que je n'ai pas réussi à faire bouger à ce sujet) et, si je comprends bien, l'espace de cuisson serait installé contre le mur du fond (celui de parpaings, actuellement peint en bleu).

Enfin, mon aîné insiste sur la nécessité qu'internet puisse être reçu partout dans les bâtiments sur cour ; en l'état du chantier, il ne peut en effet "recevoir ses calls" que dans la cuisine ou ma "chambrette monacalo-monastique", ce qui n'est certes pas des plus confortables, ni pour lui, ni pour moi.
Voilà ce que j’utilise pour avoir Internet partout dans une grande maison. Tu peux coupler 6 répéteurs son à ton routeur Internet et tu obtiens une couverture de l’ordre de 800 m². Il est peut-être possible d’acheter plus de ses répéteurs pour couvrir une plus grande surface.
Je suis personnellement très content et je suis étonné de la portée à l’air libre, en particulier dans le jardin. Habitant à la campagne au Maroc, je reçois Internet par une antenne GSM. Pour améliorer la réception, j'ai installé le routeur sur le toit dans une boîte étanche et le débit a été multiplié plusieurs fois.
Il est possible qu’il existe des modèles plus récents ou qui permettent le couplage d’un plus grand nombre de ces répéteurs. L’installation est aussi très simple avec un logiciel très intuitif à télécharger sur son téléphone.
Il faut compter un quart d’heure d’installation ; il n’y a pas de câbles à tirer puisque ces répéteurs se branchent sur une prise de courant et amplifient le signal reçu, soit à partir du routeur principal, soit à partir du répéteur le plus proche.

N.D.L.R. : Merci beaucoup pour l'info !
J’ai vérifié, on peut connecter ensemble jusqu’à 8 boîtiers, chacun couvrant 185 m². Le modèle déco M9 est plus puissant et l’on peut connecter jusqu’à 10 boîtiers. Mais il est nettement plus cher.

N.D.L.R. : Merci !
Cambérabéro (par courriel)
rédigé le Lundi 1er Juin 2020
Livre d'or - Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Aile "de la belle-mère"
Bonjour,

Sur la photo de ce matin, on dirait que la sécurité de la scie a été retirée, qui protège la lame au-dessus du plateau :

1er juin 2020.

C'est très dangereux, surtout sur ce modèle combiné que l'on peut utiliser en mode scie à onglet (découpe par le bas de la lame) ou en mode scie sur table (découpe au dessus). On est attentif sur le coté de la lame que l'on utilise, et on oublie l'autre.
La photo n'est pas assez nette pour bien voir, mais si c'est le cas, le deuxième accident de l'année est proche...

Cordialement,

N.D.L.R. : Message reçu. J'ai rappelé les règles de sécurité :

1er juin 2020.

1er juin 2020.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 1er Juin 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Aile "de la belle-mère"
Les deux premières travées des brisis Ouest sont traitées :

1er juin 2020.

1er juin 2020.

L'encadrement des "casts" sera fabriqué ultérieurement par un menuisier :

1er juin 2020.

1er juin 2020.

Christian a poncé les premiers chevrons de la troisième travée (correspondant au deuxième "cast") :

1er juin 2020.


Il essayera de revenir vendredi de manière à ce que, le week-end prochain, mon aîné ait un aperçu des terrassons traités.