Aile "de la belle-mère"

La nuit est tombée et j'en suis toujours à réfléchir à l'ordre dans lequel effectuer les prochains travaux :

12 octobre 2019.

12 octobre 2019.

Guguss sort de son antre pour partager mes réflexions :

12 octobre 2019.


Ainsi, je me sens moins "seul et démuni de tout, comme un homme au bord d'un océan qu'il prétendrait franchir à la nage".
Pourquoi ne pas continuer votre trottoir tout autour du manoir, disons 2m à 2.50 de largeur, puis terminer le reste de votre cour par un gazon planté de l'espèce de la région, et aménager (auge en granit, bloc rocher...enfin là cela reste de la déco suivant votre appréciation).

N.D.L.R. : L'auge en granit est déjà présente au milieu de la cour. Un bloc rocher ne me semblerait pas avoir sa place à ses côtés.

Comme notre manoir favori est un monument historique, je suis tenu de veiller au respect du style de la bâtisse, donc des époques où elle a été construite, et de mettre en valeur ou de restaurer les éléments authentiques.

A ce propos, je retiens les idées suivantes :
- d'abord, la cour n'a pas été conçue à l'origine comme devant être fermée (l'organisation des manoirs ou des fermes en cours fermées est d'ailleurs très rare dans le secteur) ; elle s'est retrouvée fermée au fil du temps, les anciens propriétaires ajoutant une aile ou un bâtiment quand ils en avaient les moyens et laissant les bâtiments se dégrader lorsqu'ils étaient fauchés (ou en manque d'inspiration) ; à l'origine le logis avait une forme de "L" mais l'aile en retour a brûlé (sans doute ; en tout cas a été détruite) au début du XVIIIème siècle ;
- deuxièmement, les travaux de restauration du seuil de la porte piétonnière, en 2014, ont montré qu'à l'origine, le niveau du sol de la cour était plus bas qu'actuellement ; les terrassements récents dans la cour ont confirmé que celle-ci était pavée, au moins dans son angle Sud-Est, lesdits pavés (en fait, des pierres irrégulières, en grès local) se trouvant une bonne vingtaine de centimètres sous le niveau du sol actuel.

Quant à ce que j'appelle les "trottoirs", leur installation récente a résulté de mon souci de tarir les sources de dégâts des eaux à répétition dans l'aile Ouest. L'achat d'un premier lot de pavés anciens en grès local m'a donné l'occasion d'imperméabiliser le pied de murs. D'abord là où le problème était le plus criant, à savoir le long de la façade Ouest du bâtiment Ouest ; ensuite, là où je savais que se posaient d'autres problèmes d'humidité non résolus. C'est ainsi que, disposant en première analyse, d'un stock de pavés suffisant, j'ai décidé de traiter de la même façon tous les pieds de mur (à l'exception, à ce jour, de la façade Est du logis, parce que le sol de la terrasse du Pournouët est en net contrebas par rapport au sol intérieur du logis ; et aussi parce que mon stock initial de pavés ne suffirait pas à traiter à l'identique le pied de cette façade-ci).

Dernièrement, deux types de considérations se sont ajoutés à mes réflexions :
- d'abord, le souci de traiter convenablement le pied du bâtiment Nord dans la cour ; le mur correspondant est tout sauf linéaire et simple ; donc j'envisage que le "trottoir" soit plus large à cet endroit ;
- plus récemment, la prise en compte du fait qu'avec tous les travaux en cours et la présence dans la cour d'engins de chantier, celle-ci est devenue très boueuse.

Comme il n'est pas exclus que j'arrive à mettre la main sur plusieurs centaines de m2 d'un pavé identique à celui de mon premier lot, je me dis que ce serait le moment ou jamais de me lancer dans la restauration du sol de la cour. Cela ne se ferait pas 20 cm sous le sol actuel mais au niveau de ce dernier. Agir autrement aurait nécessité d'y voir clair plus tôt et, surtout, d'être prêt à ce que, de proche en proche, tous les sols des pièces des rez-de-chaussée soient reconsidérés.

Le parti qui a été retenu a été de veiller prioritairement à un bon écoulement des eaux pluviales vers les circuits d'évacuation existants. En soi, ce problème était suffisamment compliqué à traiter et je pense que nous allons y parvenir de façon à la fois efficace et esthétiquement satisfaisante.

Si jamais j'arrive à paver la cour, il faudra de même veiller prioritairement à l'efficacité des pentes et à l'esthétique des calepinages.

De mon point de vue, une cour pavée sur 100 % de sa surface serait, toutes choses égales par ailleurs, une excellente solution sur les plans technique, historique et esthétique.

Mais je dois aussi tenir compte de certains vœux de mon entourage. En particulier, mon épouse craint de se tordre les chevilles (qu'elle a très fines, ce dont elle n'est pas peu fière) sur des pavés anciens (donc faut-il prévoir des cheminements plats, en plus du pavage très majoritaire ?) et elle était très attachée à ses plates-bandes que je lui ai férocement ratiboisées.

Je termine par la question du gazon. J'estime qu'il donnerait à la cour un aspect qui clocherait avec la "minéralitude" fondamentale du lieu. De plus, il ne serait pas compatible avec le passage fréquent de lourds engins auquel il faut s'attendre, tant que les restaurations intérieures n'auront pas été suffisamment avancées.
Bonjour Monsieur Fourcade,

Je viens ajouter ma touche personnelle à l'aménagement de votre cour. Vous semblez hésiter quant à l'emploi des pavés, vous ne retenez pas l'idée d'une pelouse. Je suggère une réfection à l'identique visuel de l'actuel mais stabilisé. Il existe d'excellentes "graves activées" dans les bonnes carrières . Sur un réseau de drainage souterrain ce produit compacté avec soin offre une stabilité à toute épreuve . Aussi solide qu'une dalle béton mais sans son apparence .

Je pense que aussi bien les chevilles de votre épouse que celles de vos nombreuses visiteuses vous en sauront gré.

Cordialement

N.D.L.R. : Merci beaucoup pour cette idée.

Vous avouerai-je que les chevilles de visiteuses ne sont pas aussi nombreuses que d'aucuns pourraient le souhaiter ?


En fait, la question des pavés est en délibéré (avec moi, ça peut durer longtemps). Mais tout irait plus vite si le propriétaire des lots repérés faisait une proposition de prix. Raisonnable, bien sûr.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : lundi 14 octobre 2019 17:37
À : CORESPA <yl-corespa@orange.fr>
Cc : C.F. ; T.F.
Objet : Chaslerie

Monsieur l'inspecteur général,

Longue conversation téléphonique avec Mme (...) (un bon quart d'heure, ce qui, avec moi, est beaucoup). Je viens de raccrocher. Elle s'est excusée. Donc tout a pu bien se passer.

Elle souhaite :

- prendre les mesures des lucarnes du colombier et des écuries ;
- vérifier des cotes pour les volets intérieurs (elle me dit que les plans de MAFFRE ne posaient problème que sur 2 fenêtres) ;
- vérifier les maçonneries des feuillures (c'est vrai que PAQUIN a laissé passer un truc moche dans la tour Sud-Est qu'elle voudrait faire recommencer par BODIN) ;
- prendre les cotes de la porte de séparation entre l'arrière-cuisine et l'arrière-cour (très bien !)
- commencer à étudier la question des "poutres pourries" (encore très bien !).

Elle me dit qu'elle a le souci d'avancer vite sur notre dossier car elle trouve que j'ai déjà trop attendu les réalisations. Elle veut donc lancer la fabrication des fenêtres de l'escalier très rapidement ; elle vous contactera préalablement pour vous en soumettre les plans. Je l'incite à contacter M. HOGUE pour les espagnolettes mais elle me dit que "tout est clair et a été approuvé par M. (...)".

(...)

Il est prévu qu'elle repasse un mercredi, soit la semaine prochaine, soit la 1ère semaine de novembre. J'ai fait part de ma préférence pour cette deuxième date.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Si vous faite affaire pour les pavés, pourquoi ne pas négocier un dépôt vente de votre cheminée chez ce marchand ? En livrant les pavés il pourrait remporter la cheminée et vous économiseriez un transport tout en vous débarrassant des pierres, il aurait beaucoup plus de visiteurs.

J'ai lu ce matin la proposition pour rendre la cour plus propre mais je pense qu'il faut compacter est-ce que le porche est de taille à laisser passer un rouleau compresseur ?

Amicalement

N.D.L.R. : Heureux de vous retrouver, vous nous manquiez !

Pour la cheminée, je pense (à ce stade) que la meilleure idée serait de la confier, en dépôt-vente effectivement, à Jean LEMARIE. Il pourrait lui faire de la pub sur son propre site internet d'antiquaire.

Pour ce qui concerne le porche, il permet au "Valtra" de passer ric-rac. La question du rouleau-compresseur devrait donc ne pas trop se poser.