Administraaaâââtion

J'ai reçu le 28, de Floriane GRIPPON, le courriel suivant :

(début de citation) :

Monsieur Fourcade, bonjour,

Nous sommes actuellement en train de travailler sur l’étude préalable concernant les interventions sur les menuiseries extérieures.

A ce titre, afin d’illustrer plus précisément nos propos, je souhaiterai savoir si vous auriez dans vos archives des cartes postales anciennes et / ou photographies (plus ou moins récentes) des manoirs implantés dans le Domfrontais, contemporains de La Chaslerie (notamment des manoirs de Loraille, la Bouëtte et du château de La Servière).

Cordialement,

Floriane Grippon
Diplômée d'Etat en Architecture - HMONP

B.MAP Sarl d’Architecture
La Brosse - 7, rue des Forges – 27320 Droisy
Tel : 02 32 30 57 97 – Port : 06 08 49 19 85

(fin de citation)

J'ai trouvé en ligne les cartes postales anciennes suivantes de Loraille à Saint-Roch-sur-Egrenne...

Loraille.

... et de la Servière à Céaucé :

La Servière.

J'ai également scanné quelques pages de l'ouvrage de Bernard DESGRIPPES, "Châteaux et manoirs du Domfrontais", édité par "Le Pays Bas-Normand", dont celles-ci sur Loraille...

Loraille.

Loraille.

... et sur La Bouëtte à Saint-Roch sur-Egrenne...

La Bouëtte.

La Bouëtte.

... sur la Servière à Céaucé...

La Servière.

... mais aussi sur d'autres manoirs qui, à première vue, me paraissent intéressants pour l'étude en question, comme Chaponnais à Domfront (qui donne vraisemblablement une idée de ce qu'ont pu être les lucarnes du logis de la Chaslerie avant l'incendie de 1884)...

Chaponnais.

Chaponnais.

... du Bois-Frican...

Le Bois-Frican.

Le Bois-Frican.

... du Bois-Vezin...

Le Bois-Vezin.

Le Bois-Vezin.

... de la Grande Pierre (appartenant actuellement, à ma connaissance, à notre ami François POUGHEOL, architecte du patrimoine)...

La Grande Pierre.

La Grande Pierre.

... et de la Boufferie à Céaucé...

La Boufferie.

La Boufferie.

... du logis des Bordeaux à Lonlay-l'Abbaye...

Le logis des Bordeaux.

Le logis des Bordeaux.

... la Martinière...

La Matinière.

La Matinière.

et Rançon (autre exemple de lucarne) à Rouellé...

Rançon.

Rançon.

... les pavillons d'entrée de la Bérardière (notamment l'ancien)...

La Bérardière.

La Bérardière.

La Bérardière.

... et la Maigrère à Saint-Bômer-les-Forges...

La Maigrère.

La Maigrère.

La Maigrère.

... Boudé à Saint-Gilles-des-Marais...

Boudé.

Boudé.

Boudé.

... la Goulvendière à Mantilly...

La Goulvendière.

La Goulvendière.

... la Guérinière...

La Guérinière.

La Guérinière.

... et la Vente à Passais-la-Conception...

La Vente.

... la Bonnelière...

La Bonnelière.

La Bonnelière.

La Bonnelière.

... la Vaidière...

La Vaidière.

... et la Véronnière à Saint-Mars-d'Egrenne :

La Vaironnière.

Le tirage-papier de ces photos n'étant pas très clair, Bernard DESGRIPPES passera demain en début d'après-midi à la Chaslerie pour me prêter ses originaux afin que je scanne ceux qui seront utiles à Floriane GRIPON. Bien entendu, si des membres du fan-club ont d'autres photos, qu'ils n'hésitent pas à nous les prêter afin qu'on les mette également en ligne.

Pour conclure, une observation : dans un rayon de 20 km autour de Domfront, Bernard DESGRIPPES a recensé une centaine de manoirs. Or une proportion infime de ceux-ci est protégée au titre de la législation sur les monuments historiques. Je m'en suis aperçu très récemment, alors que j'étudiais si cette richesse patrimoniale pourrait être invoquée dans le cadre d'un probable futur recours contentieux contre l'implantation d'éoliennes. Renseignement pris, il semble que les propriétaires de tous ces monuments répugnent à passer sous les fourches caudines de l'administraaaâââtion. Je n'imaginais pas que la phobie administrative atteignait un tel niveau. Dommage pour la pérennité de ces monuments à mon avis.
Petit tour sur les échafaudages en fin de journée. J'observe comment l'équipe de Franck LIEGEAS traite l'isolation aux endroits délicats, comme le long de la cheminée...

31 août 2015.

... ou le long des lucarnes :

31 août 2015.

Au bas du brisis Sud, les premières ardoises ont commencé à être posées, une fois les pièces en "L" convenablement recoupées :

31 août 2015.

Les voici, de plus près :

31 août 2015.

Bernard DESGRIPPES m'a ouvert ses trésors de cartes postales anciennes.

Parmi les dix relatives à Chaponnais, deux me semblent particulièrement intéressantes pour illustrer l'étude préalable de M. MAFFRE :

Chaponnais.

Chaponnais.

Celles qui montrent les lucarnes de pierres sont également à garder en mémoire :

Chaponnais.

Chaponnais.

Chaponnais.

Chaponnais.

Chaponnais.

Enfin, dans le lot, il y a celles-ci :

Chaponnais.

Chaponnais.

Chaponnais.

Rapide aperçu ce matin des travaux en cours sur le colombier. Franck et Christopher clouent les premières ardoises sur les voliges de sapin traité ; ils utilisent des clous en inox, plus solides, paraît-il, que des clous en cuivre :

1er septembre 2015.

1er septembre 2015.

1er septembre 2015.

Il reste encore pas mal de travail à effectuer à la jonction entre les écuries et le colombier. Thierry et Régis s'en occupent :

1er septembre 2015.

1er septembre 2015.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 2 septembre 2015
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Menuiserie - Logis
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J'ai appelé hier soir Roland FORNARI. Il a toujours des problèmes de santé. Il me promet pour d'ici quinze jours les pentures nécessaires à M. BRESSON pour qu'il puisse poser ses portes dans l'entrée du logis.

En ce qui concerne les grilles du 1er étage du logis, Roland me dit qu'il n'oublie pas sa commande mais qu'il ne peut la traiter encore ni s'engager sur un délai de réalisation.

Avant de commencer à poser les tuiles, Franck et Thierry découvrent un délicat problème d'exécution dont je vais essayer de résumer les termes le plus clairement possible.

Ils souhaitent, bien entendu, que, sur les terrassons du colombier, les tuiles soient disposées de façon telle que les bas de celles-ci constituent des lignes horizontales faisant, sans aucun décrochement, le tour complet de la charpente.

Mais il y a quatre difficultés (au moins) à résoudre avant d'atteindre cet objectif raisonnable :

7 septembre 2015.

7 septembre 2015.

- premièrement, les pentes des terrassons ne sont pas identiques ; en première analyse, il y a deux paires de pentes, celle des terrassons Nord et Sud et celle des terrassons Est et Ouest ; à ce seul titre, il faut minimiser l'inévitable décrochement des bas des tuiles au passage des arêtes qu'induit cette première différence ;
- deuxièmement, il n'est même pas exact qu'il y ait deux paires de pente ; en réalité, il y a quatre pentes différentes, la charpente ayant, dès l'origine, été bâtie de guingois ; certes ces quatre pentes sont proches deux à deux ; proches, mais pas identiques ; d'où une deuxième difficulté à prendre en compte ;
- troisièmement, il n'est même pas exact non plus que, sur un même terrasson, il n'y ait qu'une seule pente ; en effet, les coyautages viennent encore compliquer la donne ; donc troisième difficulté ;
- enfin, les tuiles sont quasiment toutes du même format puisque fabriquées quasi-industriellement, même si elles sont "agréées monument historique" ; donc on ne pourra pas rechercher des tuiles plus ou moins longues pour absorber les différences de niveaux ; on sera donc réduits à bidouiller sur la longueur des pureaux d'une manière qui reste compatible avec une stricte étanchéité.

Bref, on n'est pas sortis de l'auberge et il faudra aux poseurs de tuiles un sacré doigté pour absorber et occulter toutes ces difficultés qui, au stade de ma première réflexion, m'apparaissent, prises globalement, comme très sérieuses.

J'expliquais hier les 4 difficultés que doit surmonter l'équipe de Franck LIEGEAS afin que la couverture de tuiles des terrassons du colombier soit harmonieuse.

Un membre du fan-club que je ne connais pas encore personnellement mais qui est déjà intervenu sur notre site favori, David PINTON, a commenté très pertinemment mon message.

Le fait est qu'il énonce la solution que Thierry avait trouvée et appliquée dès ce matin :

8 septembre 2015.

En réalité, il y a une 5ème difficulté dans la pose de ces tuiles puisqu'on n'est pas sûrs que la ligne de séparation entre les brisis et les terrassons soit horizontale ; il va donc falloir vérifier, aux quatre angles de la couverture, si de nouvelles adaptations des liteaux ne sont pas nécessaires.

Ceci dit, je pense que l'équipe de Franck, et notamment Thierry, se débrouille remarquablement. Le chantier est en de très bonnes mains !

Par ailleurs, Franck, Christopher et un nouveau compagnon (dont je ne connais pas encore le prénom) s'affairent à clouer les ardoises sur le brisis Ouest :

8 septembre 2015.

Sébastien LEBOISNE
rédigé le mardi 8 septembre 2015
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Bâtiment Nord
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Bonjour Mr Fourcade

Vous estes passé à l'atelier ce matin et je comprends votre désarroi car je n'ai pas commencé
le cheval.
Mais nous avons fait le lit a baldaquin au mois de juin en urgence pour
que vous puissiez accueillir votre famille cet été.
Nous avons été fermé pour congé annuel au mois d'Août
J'aurais pu vous le livrer le 15 Octobre
Dès Aujourd'hui , je vous envoie l'acompte que vous aviez versé
et j'annule la commande comme vous me l'avez demandé ce matin

Cordialement
Sébastien Leboisne

N.D.L.R. : Depuis des années (avant l'incendie de votre précédent atelier), vous me menez en bateau à propos de ce cheval. La dernière fois que nous en avons parlé, vous m'aviez promis d'y travailler au mois d'août. Une fois de plus - la fois de trop - vous vous êtes montré incapable de tenir parole.

J'ai toujours été, je le pense, extrêmement correct avec vous. Par exemple au moment de l'incendie, puisque je ne vous ai demandé aucune indemnisation pour mes meubles déposés chez vous, en attente de réparation, notamment deux armoires dont une armoire-coffre Haute Epoque. Et, déjà, les choses traînaient beaucoup trop, de votre seul fait.

Cette fois-ci, en plus du remboursement immédiat de l'acompte du cheval, j'exige que vous fassiez en sorte que les fenêtres que vous avez fabriquées pour le bâtiment Nord (au fond de la cour) soient réparées dans les meilleurs délais (jet d'eau prenant le fil du bois en oblique, vitres isolantes posées à l'envers) et d'une façon conforme aux normes professionnelles que vous auriez dû respecter.

8 septembre 2015.

Enfin, il n'y a aucun désarroi de mon côté. Mais une très vive déception à votre sujet.

PPF

Pincement au cœur ce matin, alors que Cécile DEIN et son fils Louis me réconfortaient d'une tasse de thé. J'étais venu chercher la dernière tuile faîtière façonnée par Louis pour le colombier. Je me disais que c'était sans doute la dernière fois que je les voyais. Depuis le temps, ils étaient devenus mes amis.