Administraaaâââtion

Relisant ce matin, avant d'appeler Roland BOUSSIN, les trois comptes rendus rédigés par M. MAFFRE à la suite des réunions de chantier des 11 mai, 25 mai et 8 juin derniers, je note que la S.A.R.L. BOUSSIN-LIEGEAS n'a toujours pas fourni :
- le calendrier prévisionnel demandé avant le 11 mai et constamment redemandé depuis ;
- le "PV de réception des échafaudages et du parapluie", alors même que M. MAFFRE avait précisé que ce document pouvait être rédigé en interne si l'artisan en avait la compétence ;
- les différentes études qui lui ont été réclamées par l'architecte dès le 11 mai, à propos (1) des "arêtiers tuiles", (2) de l'habillage des têtes de poinçon, (3) de la besace à installer derrière la cheminée, (4) des jouées des lucarnes, (5) de son "bilan prévisionnel".

Dès le 25 mai, M. MAFFRE a complété et précisé ses demandes d'études sans que la S.A.R.L. BOUSSIN-LIEGEAS ne bouge davantage le petit doigt, qu'il s'agisse :
- de la coupe de principe sur le chapeau des lucarnes,
- du détail de la moulure,
- de la coupe de principe sur égout de la sous-toiture.
De la sorte, l'architecte est empêché de procéder aux études qui lui reviennent.

Le compte rendu n°3 comporte ainsi un certain nombre de rappels, signalés en gras par l'architecte, sans que l'artisan n'ait jugé utile d'obéir, y compris sur des questions de sécurité de chantier.

Compte tenu par ailleurs des insuffisances manifestes des dernières réalisations sur place de la S.A.R.L. BOUSSIN-LIEGEAS, je pense qu'il ne me reste plus qu'à suspendre les travaux de cette entreprise.

Je considère de mon côté que la S.A.R.L. BOUSSIN-LIEGEAS pourra reprendre les travaux lorsqu'elle aura été capable (1) de répondre de manière satisfaisante aux demandes réitérées de l'architecte et (2) de charger du chantier des compagnons suffisamment compétents (comme l'est, par exemple et à mon avis, Thierry) pour ne pas fournir un travail de qualité inacceptable.

La prochaine réunion de chantier, prévue pour le 22 juin prochain, permettra de vérifier si les négligences persistantes présentes de la S.A.R.L. BOUSSIN-LIEGEAS sont surmontées et si tout peut enfin rentrer dans l'ordre.

Seulement deux compagnons de la S.A.R.L. BOUSSIN-LIEGEAS, Thierry et Régis, sont au travail aujourd'hui à la Chaslerie.

Comme à l'accoutumé, ils n'ont pas commencé à travailler avant 9 heures 45 et, comme à l'accoutumé, ils seront partis avant 17 heures.

A mon avis, l'un des problèmes de Roland BOUSSIN est qu'il a été habitué à travailler avec des architectes insuffisamment exigeants, voire incompétents comme j'en ai rencontrés plusieurs pendant mes 23 premières années de restauration de notre manoir favori.

Je suis d'avis que cet artisan, qui possède par ailleurs des qualités certaines qui expliquent sa longévité dans le marché et la stabilité de ses équipes, est trop âgé pour s'amender, d'autant qu'il est très têtu et demeure obstinément incapable d'écouter ses interlocuteurs. Les choses ne paraissent pas pouvoir s'améliorer spontanément. A le laisser poursuivre sur son erre, on exposerait d'autres de ses clients ou prospects à de sérieuses déconvenues. Il vaudrait donc infiniment mieux pour tout le monde que cet artisan ne tarde pas à passer la main à un successeur avec qui l'on puisse dialoguer normalement.

A première vue, son gendre et associé, Franck LIEGEAS, est arrivé en âge de lui succéder utilement.

Inspection détaillée du chantier ce matin :

28 juin 2015.

28 juin 2015.

28 juin 2015.

28 juin 2015.

28 juin 2015.

28 juin 2015.

28 juin 2015.

28 juin 2015.

Sur la base de ce qu'il a vu, de mes commentaires et des comptes rendus de chantier de M. MAFFRE, y compris les nombreux rappels qu'ils comportent, mon aîné appellera cet architecte du patrimoine pour convenir d'une position face à l'artisan.

Discussion, hier après-midi, avec Franck LIEGEAS à propos des lucarnes du colombier. Franck s'interrogeait sur le fait qu'elles seront basses par rapport au plancher et se demandait s'il ne serait pas possible d'abaisser ce dernier pour leur redonner de la hauteur. Vérification faite, la réponse est négative, les solives du plancher ne pouvant être elles-mêmes abaissées ni réduites en hauteur :

29 juin 2015.

Dommage, puisque j'avais l'autorisation de mon aîné de faire sauter ce plancher.

Hier soir, ce dernier m'a téléphoné pour me souhaiter une bonne fête. J'en ai profité pour lui reparler de mon idée de faire carrément sauter le plafond de sa chambre, au 2ème étage du colombier, de manière à ce qu'il y voie la charpente ; il pourrait alors supprimer les lucarnes et leur substituer de petites ouvertures pour les volatiles ; cela aurait en outre le grand avantage de donner à sa chambre une grande manorialitude, en lui permettant de supprimer un escalier moche et de renvoyer sa salle d'eau au 1er étage des écuries.

Rien à faire, hélas. Mon aîné n'en démord pas. Il veut son bureau là-haut, donc les lucarnes actuelles, même basses. Au moins, j'aurai tout essayé pour le convaincre !

Au cours de la semaine écoulée et malgré la canicule, Igor a pu couler le tablier de béton du 2ème petit pont :

1er juillet 2015.

1er juillet 2015.

4 juillet 2015.

4 juillet 2015.

4 juillet 2015.

Il a dû terminer de couler de la chaux en haut des murs du colombier, ce qui a occasionné de nombreux va-et-vient entre la bétonnière, près du petit pont, et le manoir...

30 juin 2015.

... et nécessité avant toute intervention le nettoyage de l'entre-sablières, ici côté Nord :

3 juillet 2015.

Enfin, pour permettre la poursuite de l'intervention du plombier dans le fournil de la ferme, il a dû s'armer d'un marteau-piqueur pour dégager la voie de futures canalisations :

3 juillet 2015.

4 juillet 2015.

Par ailleurs, l'entreprise PICAULT a livré les tomettes pour le fournil de la ferme :

4 juillet 2015.

4 juillet 2015.

Elles devraient être posées la semaine prochaine.

Durant la semaine dernière, Thierry et Régis étaient présents tous les jours, rejoints par Franck pendant trois jours.

Thierry a poursuivi son travail sur les sablières extérieures basses...

23 juin 2015.

23 juin 2015.

... dont il a patiné les greffes. A l'exception de la greffe nécessitée par l'état de l'angle Nord-Ouest...

15 juin 2015.

... greffe sur la qualité de laquelle je me suis déjà exprimé...

23 juin 2015.

... ce travail me convient.

Franck et Régis, parfois aidés par Thierry, ont fini de disposer les chevrons sur les terrassons :

30 juin 2015.

30 juin 2015.

30 juin 2015.

Du côté Nord, cela a nécessité la pose de renforts sur la sablière extérieure haute:

2 juillet 2015.

2 juillet 2015.

Pour que la charpente des terrassons soit terminée, il restera principalement à tailler et installer des fourrures à fixer au-dessus des arêtiers:

2 juillet 2015.

3 juillet 2015.

Au niveau des brisis, deux des trois vieilles lucarnes ont été repositionnées sommairement afin de recueillir les directives de M. MAFFRE lundi prochain, lors de sa 5ème visite de chantier :

2 juillet 2015.

En fin de semaine, Thierry a commencé à fixer des planches au-dessus de la sablière extérieure basse afin que, en raison de l'isolation thermique à venir, les coyautages ne disparaissent pas :

2 juillet 2015.

Cette solution avait été retenue par M. MAFFRE, plutôt que la proposition de Roland BOUSSIN consistant à superposer des voliges de sapin traité dont la tranche aurait été visible du sol une fois la restauration terminée :

15 juin 2015.

En ce qui concerne la couverture d'ardoises, Thierry a préparé deux exemples de coyautage des brisis afin que M. MAFFRE puisse choisir (pour ma part, je préfère l'exemple du fond car, avec son sous-larmier raccourci, il permet de marquer davantage le coyautage) :

3 juillet 2015.

Durant l'essentiel de la semaine, le temps était à la canicule et, sous le parapluie qu'ils ont dû renforcer pour passer le week-end, les compagnons auraient pu se croire dans un hammam.

3 juillet 2015.

Du côté du colombier, la journée a été marquée, pour l'essentiel, par la 5ème réunion de chantier de M. MAFFRE :

6 juillet 2015.

La S.A.R.L. BOUSSIN-LIEGEAS était représentée par Franck LIEGEAS qui a dialogué très utilement avec l'architecte :

6 juillet 2015.

Je retiens pour ma part que, dans l'angle Nord-Ouest de la sablière extérieure basse, la greffe sera recommencée selon la bissectrice :

6 juillet 2015.

Le coyautage des brisis sera réalisé avec, entre autres, un sous-larmier court :

6 juillet 2015.

Enfin, si la D.R.A.C. l'autorise (mais je ne vois pas pourquoi elle s'y opposerait), les lucarnes seront à capucine, avec une couverture d'ardoises qui devra épouser l'arrondi des linteaux ; il n'est donc pas question de reproduire l'affreux bricolage en zinc sur des frontons droits dont nous avaient gratifiés les prédécesseurs :

6 juillet 2015.

6 juillet 2015.

Retenons également qu'Igor a fini de restaurer l'entre-sablières en haut du mur Nord du colombier.