Administraaaâââtion

A l'occasion de l'arrachage des vieilles isolations du colombier...

20 avril 2015.

... nous avons eu le plaisir d'amorcer un débat technique nourri sur la paternité des étrons observés.

J'ai demandé à Igor d'établir pour nous une typologie des fuselages accumulés depuis un siècle :

20 avril 2015.

20 avril 2015.

Certes, la méthode ne garantit pas la fraîcheur des produits.

Voici néanmoins, mon stylo servant toujours d'étalon, un échantillon représentatif des reliefs en question que je suis donc en mesure de livrer à votre sagacité :

20 avril 2015.

"Pleure pas, mon bonhomme, ça repoussera !"

C'est ce que j'ai dit mille fois à mon aîné lorsqu'il était un petit garçon, chaque fois qu'il se cassait la figure et s'écorchait.

Je le lui redis aujourd'hui encore après que Roland BOUSSIN et ses compagnons ont coupé les branches du poirier qui gênaient leurs échafaudages :

20 avril 2015.

En effet, il n'y a pas là de quoi fouetter un chat.

Roland BOUSSIN m'expliquait hier que son entreprise a un effectif de 9 personnes, dont 3 en congé de maladie, plus 2 intérimaires actuellement. Pris par d'autres chantiers, il n'est pas revenu aujourd'hui, contrairement à l'un de ses compagnons assisté d'un intérimaire.

Voici où ceux-ci en sont rendus de l'installation des échafaudages, sachant qu'est prévue la pose d'un parapluie :

21 avril 2015.

21 avril 2015.

21 avril 2015.

Compte tenu de mes habitudes, il faudrait que je rende compte en détail de l'évolution du chantier ces jours-ci. On comprend que je n'en ai plus le temps dans l'immédiat.

En deux mots :
- Roland FORNARI devrait venir aujourd'hui ou mardi ; je ne serai pas là pour l'accueillir ;
- Thierry BOURRE demeure injoignable alors qu'il m'avait promis de s'occuper, à compter de lundi, des plantations dans la nouvelle parcelle le long de l'Avenue. Aucun mot d'excuse, aucune réponse. Hier, je lui ai laissé un message et écrit un courriel d'engueulade ;
- le voisin Ludovic VINCENT n'ayant pas réussi non plus à joindre Thierry BOURRE a pris l'initiative, pour désengorger un terrain qu'il exploite, de creuser dans mes nouvelles terres (que son frère m'avait vendues l'an dernier), à partir d'un fossé neuf de 1,20 mètre de profondeur en limite de nos deux fonds...

24 avril 2015.

... un véritable canal de Suez, de 36 mètres de long et d'un bon mètre de profondeur...

24 avril 2015.

... pour rejoindre, en aval, un fossé débouchant dans les douves du manoir. Il me promet de placer un tuyau de 30 cm de large pour pouvoir reboucher mon terrain mais dans la limite de seulement la moitié de la longueur en question ; surtout ne pas s'exciter, on finira bien par s'arranger ;
- l'équipe de Roland BOUSSIN, absente hier, ne reviendra pas avant lundi ;
- quant à Igor, il paraît débordé par les tontes d'herbe et coupes diverses nécessitées par l'explosion de la nature avec le soleil des derniers jours (je note au passage qu'Igor et Gina m'ont très gentiment invité hier à déjeuner dans leur nid douillet pour fêter les 26 ans de Gina ; j'ai fait livrer un pot de jasmin).

Ce week-end, Carole devrait venir mais demain, je serai pris par le FOGEFOR du côté d'Argentan.

P.S. : Carole ne viendra pas et je sécherai avec regret cette journée avec l'équipe du FOGEFOR. J'ai trop de boulot urgent ici.

P.S. 2 : Finalement, je n'ai pas séché la matinée sur la fiscalité des boisements, seulement l'après-midi consacrée aux T.-P. (on pourra dire qu'à tout âge, j'ai préféré la théorie à la pratique...).

Mais, samedi matin, j'étais K.-O. car je n'avais pu dormir les deux nuits précédentes. Autant vous prévenir que la qualité du compte rendu que je préparerai quand j'en trouverai le temps s'en ressentira.

En rentrant à la Chaslerie ce soir, voici le spectacle qui s'offre à mes yeux :

27 avril 2015.

Roland BOUSSIN a ainsi commencé à découvrir le colombier sans avoir installé au préalable le parapluie prévu au contrat. S'il se met à pleuvoir, nous courons le risque de coulures de tanin sur les murs et les meubles de la chambre de mon aîné (comme cela était arrivé l'an dernier dans l'ancien salon de l'aile de la belle-mère).

En outre, j'observe qu'en jetant dans la benne les ardoises retirées du toit, l'équipe de Roland BOUSSIN rate souvent la cible de sorte que l'herbe, au pied du colombier, est jonchée de débris divers que n'appréciera pas la tondeuse plus que moi.

Donc coup de fil d'engueulade à Roland BOUSSIN qui m'explique de nouveau qu'il a trop de travail en ce moment et qu'il n'a pu retirer le parapluie d'un autre chantier. Je l'invite fermement à faire en sorte que le tanin ne coule pas dans le bâtiment.

Pour ce qui concerne les gravats, jamais à court d'explications, il m'affirme que le ménage sera fait en temps utile. Je lui demande néanmoins de bâcher le sol sans délai s'il ne sait pas viser mieux. Mais rien ne vaudrait la méthode que me recommandait mon artilleur de père, parfois furieux contre ce que je nommerai pudiquement mes expressions domestiques : "Pisse dans le trou !"

Voulez-vous savoir en quoi consiste réellement la vie d'un propriétaire de monument historique dans la France contemporaine ?

Je vais vous l'expliquer. C'est très simple :
- pendant la journée, je scanne des dossiers administratifs abominablement épais et complexes ;
- et la nuit, je numérote et classe les images puis les mets en ligne en tâchant d'en prendre connaissance.

Ah oui, un détail que j'allais oublier : j'en suis à ma sixième nuit blanche d'affilée, ou peu s'en faut.

Bref, c'est la joie !
Qu'est-ce qu'on se marre !
Et je dirais même plus :

Heureusement que je me contrôle comme un vrai yogi car, sinon, vous en entendriez une bordée de vertes et de pas mûres !