Administraaaâââtion

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 9 février 2015
Journal du chantier - Administraaaâââtion - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse
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Courriel que je viens d'adresser à M. BOCHET, du S.T.A.P. d'Alençon :

(début de citation)

Monsieur,

Veuillez trouver ci-joint un plan des plantations auxquelles je vais procéder dans quelques jours.

Il s'agit des zones marquées en noir sur la pièce jointe.

Cordialement,

PPF

(fin de citation)

Thierry BOURRE vient de m'apporter ce plan et son devis révisé. Il a toutefois oublié de me livrer l'outil permettant de tailler les arbres jusqu'à 6 mètres de hauteur.

Il me le promet pour le milieu de cette semaine-ci, lorsqu'il viendra commencer les plantations en question. Il est en effet exclu que les délais mis par l'administraaaâââtion pour nous donner une autorisation dont on ne voit pas l'utilité nous fassent perdre un an.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 11 février 2015
Journal du chantier - Administraaaâââtion - Logis - Bâtiment Nord
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Au courrier ce matin, une lettre de la D.R.A.C. m'annonçant le paiement de 36 % de la subvention budgétée pour la restauration des parties classées prévue au "programme 2014". Je vérifie ma demande et m'aperçois que j'en attendais 44 %.

Je téléphone à mon nouveau correspondant, M. SAGAIRE, et m'apprête à râler mais il m'apprend que je me suis trompé dans mon calcul de fin décembre dernier. Et il a raison. Mea culpa !

Si ce n'est pas malheureux, avoir 63 ans, être polytechnicien et ne pas être encore fichu d'effectuer une simple division ! Misère et peau d'banane, la sénilité précoce me guette !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 12 février 2015
Journal du chantier - Administraaaâââtion - Logis - Bâtiment Nord
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Incroyable mais vrai, je me suis également planté dans le calcul de ma demande de subvention au conseil général.

Trois explications, d'ailleurs liées, à ceci :
1 - Il est particulièrement enquiquinant de remplir ces dossiers ; il faut retrouver des factures, les photocopier, ne pas mélanger les différents taux de T.V.A. applicables, ne pas oublier de débiter les comptes d'"aléas de chantier", ne pas se méprendre dans la ventilation des honoraires d'architecte entre parties classées et parties inscrites, etc...
2 - Je suis, résolument et de plus en plus, procrastinateur, par fuite devant tous les enquiquinements administraaaâââtifs dont la vie nous comble "aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain", comme dit la poétesse.
3 - J'avais attendu l'avant-veille de Noël pour préparer mes dernières demandes et les envoyer dans les tuyaux. Il faut croire que j'avais la tête ailleurs.

Donc, cette fois-ci, je recevrai moins que je n'avais anticipé. Mais, en fait, tout cela se traduira pour l'essentiel par de simples décalages de trésorerie. Tout rentrera dans l'ordre un peu plus tard.

En attendant, peignons la girafe de bon cœur puisque c'est ce que le système attend de nous ! Il va en effet falloir que je prépare de nouvelles demandes de subventions pour d'autres tranches de travaux.

Mais surtout ne nous plaignons pas tant que ces oasis ne sont pas encore desséchées.

Un nouveau coup de fil au S.T.A.P. d'Alençon m'apprend que ma demande, datée du 23 décembre dernier, de paiement d'une subvention n'a toujours pas été instruite. Lors d'un précédent appel pour m'assurer du bon avancement du dossier, j'avais découvert que, celui-ci s'étant "égaré" (c'est le terme technique), je devais en fournir un nouvel exemplaire. Ceci fut fait séance tenante.

De même, ma demande d'autorisation de plantations qui, aux précédentes nouvelles, allait être traitée "immédiatement" par le même correspondant, serait désormais en errance entre Alençon et Caen sans que mon interlocuteur n'ait encore compris, a-t-il la courtoisie de me préciser (c'est une chance, il est toujours d'une exquise courtoisie), qui devrait la traiter.

On bat donc les précédents records de lenteur. Mais, comme l'on sait, tous les records sont faits pour être battus.

En attendant, je me trouve contraint, bien contre mon gré, de continuer à bloquer le lancement de nouvelles tranches de travaux.

Si au moins il y avait une quelconque valeur ajoutée, fût-elle minime, dans l'intervention de cette administraaaâââtion dans ce type de dossiers...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 5 mars 2015
Journal du chantier - Administraaaâââtion - Logis - Bâtiment Nord - Désultoirement vôtre ! - Météo
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Gelée blanche ce matin autour de notre manoir favori. Mais le ciel est d'un bleu réjouissant :

5 mars 2015.

Je vais néanmoins consacrer l'essentiel de la journée à des corvées :

- remettre à flot la comptabilité de Pontorson ;
- aller y faire un tour pour régler un problème et faire visiter le lot disponible à la location ;
- et, s'il me reste beaucoup de courage, m'atteler enfin à la rédaction d'une demande de subvention au conseil général pour les travaux intérieurs de la "tranche 2014".

Ce matin, en revenant de Paris, j'ai fait étape chez M. MAFFRE, notre excellent architecte, pour un point sur les dossiers de travaux en cours ou prévus.

Pour la restauration de la charpente et de la couverture du colombier, on attend toujours que Roland BOUSSIN veuille bien émettre un calendrier auquel il se tienne enfin.

Pour la fin du "programme 2014" de travaux :
- je suis prêt à passer commande à Roland FORNARI des grilles du premier étage du logis. J'attends qu'il me confirme qu'il se sent capable de les réaliser ;
- en ce qui concerne la cage d'escalier du logis, M. BRESSON est prêt à poser certaines menuiseries intérieures ; j'ai néanmoins freiné le retour de l'entreprise BODIN dans l'attente du règlement des subventions réclamé depuis le 23 décembre dernier ; en outre, il reste quelques menus travaux de plomberie ou d'électricité à terminer avant que le maçon ne puisse utilement revenir ; troisièmement, je m'interroge sur l'opportunité de restaurer les enduits avant que des nouveaux châssis de portes et fenêtres ne soient posés ; enfin, je me dis qu'il serait préférable d'attendre que la restauration de mon ex-chambre au 1er étage du logis soit bien avancée avant de risquer d'exposer des enduits frais au passage d'ouvriers.

Avant de lancer l'étude préalable sur les châssis des portes et fenêtres, on attend que l'arrêté de subvention soit écrit en termes en phase avec la demande et que le taux de la subvention corresponde au moins aux pratiques habituellement en vigueur en la matière.

Pour l'aménagement intérieur de l'"aile de la belle-mère", M. MAFFRE ne verrait que des avantages à ce que mon aîné fasse enfin part de ses observations sur le schéma envisagé il y a quelques mois. Je sais que ce fiston tient à disposer d'une cheminée dans son salon. De mon côté, j'ai proposé d'englober la tour Louis XIII dans le projet.

Enfin, s'agissant de mon rêve de bibliothèque dans le bâtiment Nord, M. MAFFRE est très réservé sur le principe de cet aménagement à cet endroit. Il m'invite à consacrer les fonds encore disponibles à l'avancement prioritaire de la restauration de la salle-à-manger et de mon ex-chambre dans le logis. Ce faisant, il pousse dans le même sens que Carole et le fiston, ce qui commence à faire beaucoup pour mes résistances de sumotori. Ceci ne m'empêchera pas, en tout état de cause, de traiter rapidement le plancher et de la plafond de cette ancienne cuisine.

On dirait qu'après le mariage et la naissance, la jeune classe concernée se met en ordre de marche vers notre manoir favori.

Mon aîné vient en effet de me communiquer le courriel suivant, adressé à M. MAFFRE :

(début de citation)

Bonjour,

Pour faire suite à notre discussion de ce jour et pour avancer dans notre projet de réhabilitation de l'aile ouest du manoir, je vous propose de nous rencontrer à votre domicile l'un des vendredis suivants (...).

Sans vouloir totalement déflorer le sujet, voici les premières réactions que nous avons eues sur le fond à la lecture des plans :
- l'idée d'une modification radicale des ouvertures en façade est bonne. Nous n'y voyons donc aucun inconvénient tant que la D.R.A.C. est susceptible de donner son accord pour de telles modifications ;
- le schéma directeur est séduisant avec un grand salon dans la partie nord des écuries. Néanmoins, je ne conçois pas à ce stade un tel salon sans une cheminée mais ne souhaite pas non plus créer de nouveau conduit. Il faudrait donc évaluer la possibilité de rattacher la cheminée dans le salon au conduit de la tour Louis XIII (tout en conservant un tirage satisfaisant et un entretien aisé dans la mesure du possible) ;
- il faudrait reprendre les plans en intégrant la tour Louis XIII, à l'exclusion du RdC que je souhaite conserver en accès libre depuis la cour pour le rangement des vélos, du matériel de jardinage et de bricolage (point qui peut être discuté car je comprends que mon père et ma femme ont peut-être un point de vue différent).

Sinon, plus marginalement:
- le colimaçon dans le pigeonnier prend une place démesurée au regard de l'espace disponible. Nous serions donc d'avis de le supprimer et de ménager des accès aux chambres directement à partir du plateau des écuries afin de se laisser davantage de place pour des salles de bain.
- le grand plateau du 1er étage des écuries nous semble trop vide. Sans doute gagnerait-il à être davantage structuré avec des pièces (quitte à réduire légèrement la cage d'escalier).

Dernier point, il me semble que nous devrions trancher rapidement la question du chauffage (i.e. chaudière indépendante pour chaque aile ou mise en commun ? Type de chaudière ?). Comment conseilleriez-vous de procéder sur ce sujet ?

J'espère que nous aurons prochainement l'occasion de nous entretenir plus avant de ce projet.

Cordialement,

(signature)

P.S.: je vous confirme que Monsieur Boussin s'était engagé dans un courrier en date du 23/12/2014 à débuter les travaux d'échafaudage et de charpente le 15 avril.

(fin de citation)

Tout ceci me paraît excellent. Deux remarques :

- je n'ai pas de point de vue arrêté sur le meilleur usage du rez-de-chaussée de la tour Louis XIII ; l'idée du fiston me paraît bonne et cet espace pourrait accueillir une chaudière centrale, desservant l'ensemble des bâtiments sur cour ;

- à propos du chauffage, je pense qu'il y a lieu de lancer enfin l'étude qu'on avait envisagé de confier à un excellent spécialiste, M. Thierry BURIN des ROZIERS. Je ne sais pas s'il serait toujours disponible, compte tenu notamment du temps que nous aurons mis pour arrêter la décision de le mandater. Il faudrait que M. MAFFRE ou le fiston le recontactent. Moi, je n'ose plus.

Je viens d'adresser à M. MAFFRE le courriel suivant :

(début de citation)

Cher Monsieur,

Si vous en êtes d'accord, je souhaite vous confier la mission de préparer et de suivre la restauration de la tranche de travaux suivante : "Moitié Nord du logis (salle-à-manger, chambre au dessus et intérieur de la tour Nord-Est)". Le rez-de chaussée de la tour serait consacré à ma bibliothèque-bureau et l'étage, à la SdB (avec baignoire) de la chambre.

Bien cordialement,

(fin de citation)

M. BRESSON vient de me téléphoner pour me demander où en sont mes projets avec lui.

Je lui ai répondu que, pour la bibliothèque, le programme dans l'ancienne cuisine avait du plomb dans l'aile mais que l'on pourrait installer, le moment venu, des étagères au rez-de-chaussée de la tour Nord-Est. Certes, je ne pourrais plus disposer ma table à cartes dans cette dernière pièce qui ne serait plus qu'un bureau mais le nombre de mètres de rayonnages devrait ne pas être significativement moindre. En tout état de cause, le plafond de l'ancienne cuisine devra être restauré, ce qui pourrait nécessiter l'intervention de M. BRESSON, pour coffrer la poutre moche et, le cas échéant, disposer des solives comme au Grand Tote.

Pour ce qui concerne les portes intérieures de la cage d'escalier du logis, on attend toujours les pentures de Roland FORNARI. Il faut également que je reçoive les subventions de la première tranche du "programme 2014" mais l'instruction de la partie inscrite semble s'être égarée dans les marécages d'Alençon dont j'espère toujours qu'elle finira par émerger. Par ailleurs, il faut que je voie avec M. MAFFRE si on demande à l'entreprise BODIN de revenir vite pour poser certains enduits sur tout ou partie des murs de la cage d'escalier du logis ou si on attend d'avoir avancé dans la restauration de châssis de portes et de fenêtres ou, même, de la salle-à-manger et de mon ex-chambre dans le logis, de manière à ne pas risquer d'endommager des enduits frais.

Pour l'étude préalable relative aux châssis des portes et fenêtres de la Chaslerie, qui conditionne la réalisation des travaux correspondants, notamment par M. BRESSON, j'ai sollicité une subvention de l'Etat. Mais - une fois n'est pas coutume (la dernière fois, c'est moi qui m'étais trompé dans la préparation d'un dossier) - je m'interroge sur l'instruction de cette affaire : je n'ai pas reçu de réponse à la question que j'ai posée, j'ai en revanche obtenu une réponse à une question que je n'ai pas posée et, si l'on s'en tient à la lettre du courrier reçu, les travaux projetés seraient rendus impossibles donc l'étude préalable en question, inutile ; enfin, le taux de subvention apparent est inférieur à celui attendu. Je n'ai pas manqué d'informr mon nouvel interlocuteur officiel désigné de cet état de fait.

Donc gardons le moral, tout baigne, comme d'hab !