Administraaaâââtion

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D'après ce que l'architecte a rapporté à mon aîné de sa récente conversation avec le nouveau conservateur régional des monuments historiques, il semblerait que ce dernier considère que le programme de restauration de la Chaslerie est richement doté de subventions publiques.

Il va falloir que j'aille remettre les pendules à l'heure : avant le lancement du programme 2014, donc sur 22 ans de chantier continu, les subventions ont atteint ici, en moyenne, 11 % du coût des travaux, à savoir 10 % par l'Etat et 1 % par le département. Les 89 autres % sont restés à la charge de Bibi.

Bien sûr, avant de solliciter un rendez-vous auprès de M. Philippe ROCHAS, il faudra que je mette ces chiffres à jour (ce qui, sur 23 ans, ne devrait modifier ces moyennes que marginalement).

Mon aîné m'apprend ce soir qu'il a trouvé dans sa boîte aux lettres la convention de subvention de la D.R.A.C. pour les travaux de restauration de la charpente et de la couverture du colombier. Ils subventionnent ces travaux à hauteur de 45%.

J'imagine que nous sommes encore dans les clous pour un lancement de ces travaux avant la fin de l'année. Il faut que mon aîné s'assure auprès de Roland BOUSSIN qu'il n'y a pas d'obstacle de son côté.

Je signale au passage à mon aîné qu'il doit être possible de solliciter une subvention complémentaire auprès du conseil général de l'Orne. Il faudra que j'explique au fiston la marche à suivre et, pour cela, que je remette la main sur ma doc.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 2 décembre 2014
Journal du chantier - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Menuiserie - Logis - Bâtiment Nord
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Je reçois ce matin un courrier, signé par M. Alain LAMBERT, président du conseil général de l'Orne, m'annonçant une subvention du département, au taux de 15 %, pour les travaux extérieurs, sur parties classées, du "programme 2014" (à l'exclusion du seuil de la porte piétonnière et du bassin de la cour). Ceci couvre donc deux portes (celle du bâtiment Nord sur cour et celle du logis sur terrasse) ainsi que les grilles du 1er étage du logis.

Cette subvention, que j'avais sollicitée il y a 6 mois environ, s'ajoutera à celle accordée par l'Etat au taux de 45 %.

Pour qu'il n'y ait pas d'erreur d'interprétation, je rappelle que le taux de subvention moyen des travaux entrepris à la Chaslerie depuis 23 ans ne dépasse pas 12 %, toutes sources additionnées. En l'état rapidement fondant de mes possibilités financières propres, je ne puis faire autrement que chercher désormais à améliorer ce ratio.

Conversation téléphonique constructive et agréable avec M. MAFFRE qui va mettre en route la demande d'autorisation de l'étude préalable relative aux châssis de portes et fenêtres de la Chaslerie.

Nous sommes tous les deux conscients que nous devrons trouver une moins mauvaise solution compte tenu de toutes les contraintes de l'exercice (difficulté pratique, mais pas impossibilité, de modifier autrement qu'à la marge les encadrements de granit ; nécessité de choisir un parti qui ne jure avec aucune des réalisations diverses de maçonnerie des prédécesseurs depuis des siècles).

J'ai souhaité un phasage dans le temps, sinon de cette étude, du moins de la mise en œuvre de ses préconisations, d'une part parce que je n'aurais pas les moyens d'engager ma fraction de travaux ("a priori" ceux du logis) dans un délai bref, d'autre part parce que la finalisation des projets pour l'"aile de la belle-mère" ne pourra qu'être postérieure à l'adoption d'un parti définitif pour les aménagements intérieurs de cette aile.

Curiosité de notre site favori :

Visitant à l'instant la "tour de contrôle n°2", je constate que l'une des "phrases-clés" du jour (par le biais de laquelle des tiers arrivent sur notre site favori) est, je vous le donne en mille : "quand les instances administratives vous cassent les pieds pour délivrer le permis de construire voilà ce qui se passe."

N'ayant pas le souvenir d'avoir écrit de telles horreurs, je consulte Google et arrive sur ce message...

Marie-Françoise, il est ainsi prouvé que vous nous dévergondez !

Bonne année quand même !

Coups de fil ce matin à M. TIERCELIN puis à M. MAFFRE pour relancer le programme de travaux de 2015. Je vise une étude préalable (si j'ai bien compris, il faut désormais dire "étude de diagnostic" : on n'arrête pas le progrès !) sur les châssis de portes et fenêtres restant à restaurer, plus la restauration d'un certain nombre de portes et fenêtres du logis (au moins celles de la cage d'escalier ; un peu plus si je trouve les sous).

Il me reste toujours, en effet, à lancer une partie des travaux du "programme 2014" (à savoir les grilles au 1er étage du logis, plus la fin de la restauration des maçonneries de sa cage d'escalier). J'attends pour le faire d'avoir encaissé les subventions promises pour les travaux déjà réalisés.

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Appelé ce matin sur son portable pour parler de mon programme de plantations en 2015, Thierry BOURRE est passé dès cet après-midi à la Chaslerie. J'en ai profité pour lui faire donner des conseils de taille d'arbres à Igor. Comme on le voit sur la photo suivante, ils sont aussi mal rasés l'un que l'autre ; du coup, Thierry BOURRE cherche à le dissimuler en se faisant tout petit dans un coin :

5 janvier 2015.

Pour ce qui concerne le programme de 2015, il s'agirait :
- de commencer à planter la parcelle acquise en 2014, notamment dans le but de bien marquer la séparation avec le voisin, en veillant à une certaine symétrie avec les plantations déjà effectuées de l'autre côté de l'Avenue, tout ceci afin de ne pas attendre la restauration de ladite Avenue pour remettre un peu d'ordre et de manorialitude dans le secteur ;
- de planter un bout de terrain que m'avait vendu Bernard il y a plusieurs années avec d'autres terres ; je lui avais laissé la jouissance de cette parcelle pour qu'il y cultive notre potager, occupation qu'il a finalement délaissée, trop pris qu'il est par ses amours, le petit canaillou ;
- de compléter en tant que de besoin les alignements de hêtres de l'"Avenue FOURCADE".

Thierry BOURRE m'a appris que je devrais peut-être me doter à ce stade d'un plan de gestion de mes plantations mais que cela devrait me donner la possibilité de faire subventionner à 40 % la restauration de l'Avenue, compte tenu de son utilisation pour l'exploitation. Inutile de vous dire que cette info n'est pas tombée dans l'oreille d'un sourd...

Thierry BOURRE m'a déjà transmis son devis pour les travaux envisagés la semaine dernière.

Il l'assortit du commentaire suivant : "avant d'engager les travaux, il faut faire une demande soit à la mairie soit à la DDT, pour savoir si la parcelle ZT 39 que vous venez d'acquérir peut être plantée (c'est nouveau, cela date d'environ 2 ans). Il vous faut cette attestation (très simple à obtenir) pour pouvoir boiser."

Ignorant tout de cette nouvelle réglementaaaâââtion, je viens d'aller voir la secrétaire de mairie de La Haute-Chapelle. Ni elle, ni son interlocutrice habituelle de la DDTO à Flers n'en avaient entendu parler. Elles vont se renseigner et revenir vers moi.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 24 janvier 2015
Journal du chantier - Administraaaâââtion - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse
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Après s'être renseignée auprès de la DDTO de Flers et du CRPF, la secrétaire de mairie de La Haute-Chapelle m'a appris que je devais contacter l'A.B.F. pour obtenir l'autorisation de planter ma nouvelle parcelle ZT 39.

J'en suis à mon second courriel à M. BOCHET, du S.T.A.P. d'Alençon, pour lui expliquer mes intentions. Voici en effet nos échanges :

- mon courriel du 20 janvier dernier :

(début de citation)

Cher Monsieur,

J'ai le projet de planter d'arbres (chênes et hêtres pour l'essentiel) un bout de la petite parcelle nouvelle ZT39 (qui fait elle-même moins de 3 ha) que j'ai achetée en 2014 afin de rendre possible et subventionnable le moment venu la restauration de l'Avenue ISMH de la Chaslerie.

En 2015, je souhaite planter sur ce bout de parcelle ZT 39 des arbres de manière symétrique à ce qui existe déjà de l'autre côté de l'Avenue (plantations de 1999). Pour ces plantations nouvelles, je ne sollicite pas de subvention. Le sylviculteur que je désire charger de ces plantations-ci (comme il l'a été des précédentes) me dit que, depuis 2 ans, il faudrait une autorisation de l'administraaaâââtion. Ceci me paraît bizarre, s'agissant de choses tout à fait banales, mais vous trouverez ci-après les précisions qui m'ont été données par la mairie de La Haute-Chapelle, après consultation de la DDTO et du CRPF. Donc si autorisation il faut, je serais prêt à la solliciter dans les formes nouvelles idoines. Je vous prierais alors de bien vouloir me les apprendre.

Quant à la restauration de l'Avenue proprement dite, c'est-à-dire le gros morceau, avec terrassements, restauration de la chaussée et plantation des talus, elle est renvoyée à des jours meilleurs financièrement pour moi. Mais je n'y renonce nullement. Chaque chose en son temps.

Bien cordialement,

PPF

(fin de citation)

- la réponse du 22 janvier de M. BOCHET :

(début de citation)

Monsieur,

Avant toute chose, je vous présente mes meilleurs vœux pour cette année 2015 ainsi qu'à vos proches.

En réponse à votre courriel, une réponse précise pourra vous être apporté lorsque vous nous aurez précisé l'endroit exacte du projet des plantations sur la parcelle.

J'ai imprimé un extrait cadastral où j'ai bien situé la parcelle mais sans pouvoir en définir l'endroit précis du projet.

Auriez-vous la possibilité de me faire parvenir sur un extrait de plan l'implantation du projet.

Restant à votre disposition, je vous prie d'agréer, Monsieur, l'expression de mes sentiments respectueux.

(fin de citation)

- mon courriel du même jour, avec copie à M. MAFFRE :

(début de citation)

Cher Monsieur,

Merci pour vos vœux. Recevez les miens en retour.

Je vous transmets deux documents pour préciser ma demande :
- le plan de ma nouvelle parcelle ZT 39, située au Sud du manoir, le long de l'Avenue ;


- un schéma de mon projet de plantations ;

Comme indiqué précédemment, il ne couvrirait qu'une petite partie de la parcelle ZT 39, à savoir la pointe la plus éloignée du manoir ; les plantations seraient réalisées de manière à ce que deux allées existant à l'Est de l'Avenue aient leurs symétriques à l'Ouest (ce sont les pointillés) ; il y aurait en plus une allée le long de la limite avec mes voisins Christophe et Ludovic VINCENT.

En fait, j'ai un souci immédiat principal : éviter que mes voisins ne continuent à couper l'herbe sur son ancien terrain (car, s'il le faisaient 2 ans de suite, même sans mon accord, le droit agricole est tel que ça vaudrait bail en leur faveur...), donc bien délimiter mon fond par une nouvelle allée marquant la "nouvelle frontière" ; et, tant qu'on y est, puisque je ferais venir un sylviculteur, lui demander de préparer le paysage alentour avant la restauration de l'Avenue.

(...) Il s'agit en effet d'arriver à restituer un jour enfin aux abords Sud de la Chaslerie l'aspect qu'ils ont malencontreusement perdu à l'occasion de la vente des Biens Nationaux...

J'espère que ces explications seront assez claires.

Cordialement,

PPF

(fin de citation)

Attendons la suite.

P.S. du 25 mars 2015 : Ludovic VINCENT est passé me voir cet après-midi pour me dire qu'il aimerait creuser le fossé convenu en limite de nos deux fonds, avec écoulement vers les douves. Je lui donne le numéro de téléphone de Thierry BOURRE pour qu'ils se coordonnent. Au passage, Ludovic me montre qu'il a lu le message ci-dessus et me réaffirme qu'il n'a jamais été question, pour lui et son frère, de se prévaloir de la "règle des deux ans". Je leur en donne acte bien volontiers.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 4 février 2015
Journal du chantier - Administraaaâââtion - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse
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Dans une parcelle au Sud du manoir, Igor en a fini avec les ronces. Voici venu le tour des saules qu'il coupe rasibus puis qu'il couche au sol dans une travée sur deux, comme nous l'a appris Thierry BOURRE :

4 février 2015.

Quant à Thierry, il devait repasser à la Chaslerie pour nous livrer un appareil permettant de tailler les arbres jusqu'à 6 mètres du sol, de manière à disposer à terme de futs de 6 mètres (puisque, je le rappelle, 80 % de la valeur marchande d'un arbre est fournie par ses 6 premiers mètres de tronc, qui doivent être impeccables). Nous devions également reparler de son dernier devis, celui qui a provoqué ma demande au S.T.A.P. dont je suis également sans nouvelles, alors que le temps commence à presser pour les prochaines plantations, celles prévues sur la parcelle ZT39...