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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 29 juin 2022 09:12
À : Leroy-Tullie Jean-Paul
Cc : Fondation du Patrimoine ; Hugues HOURDIN ; Xavier MEYER ; ROCHAS Philippe ; arnaudpaquin architecte ; Fourcade Thibaud ; BERGER Jérôme ; Arnaud Tiercelin
Objet : RE: Chaslerie - "Fondation du patrimoine associée à Airbnb"

Cher Jean-Paul,

Merci pour ce message.

De notoriété publique, le château de Bourgon est protégé et nullement visible de la rue.
Je vous suggère plutôt de vérifier pour quelles raisons, manifestement autres, ce château a retenu l'attention bienveillante de vos collègues de la Fondation du patrimoine dans le département voisin de la Mayenne.

Quant à la mission BERN, dont la puissance de la mobilisation de fonds qu'elle permet ne fait aucun doute, "La SVAADE" a estimé, après l'échec non motivé de sa candidature récente à un petit prix de la fondation BERN susceptible de reconnaître la qualité de ses animations culturelles, qu'elle n'a aucune chance de voir sa candidature ni celle de la Chaslerie prospérer auprès d'elle. Après 31 ans de travaux de restauration du monument menés par les propriétaires, il nous semble en effet que les extérieurs de la Chaslerie ne présentent plus l'état de décrépitude favorisant la couverture médiatique, intense, propre à cette orientation particulière de l'action des pouvoirs publics.
En tout état de cause, le "tour" de l'Orne vient de passer au guichet le plus généreux de cette "mission", de sorte que l'on peut craindre que, au moins pour les cinq ans à venir, il nous demeure fermé.
Si toutefois vous aviez d'autres informations, nous serions évidemment heureux d'en prendre connaissance.

Plus généralement et en l'absence hélas confirmée du moindre relais familial utile, nous demeurons dans l'immédiat à la recherche de mécènes pour nous aider dans le financement des travaux à venir à la Chaslerie.
Tous conseils à ce sujet, désormais tout à fait critique pour nous, nous seraient des plus utiles.

Cordialement,

PPF

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De : Leroy-Tullie Jean-Paul
Envoyé : mercredi 29 juin 2022 08:17
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : Fondation du Patrimoine
Objet : Travaux La Chaslerie

Bonjour,
>
> Suite à votre demande prospective d’aide potentielle de la Fondation du Patrimoine pour le changement des huisseries de l’aile droite de vos bâtiments.
> Il me paraît nécessaire que vous constituiez un dossier complet relatif à votre projet patrimonial.

En ce qui concerne le Label de la Fondation du Patrimoine, je vous en rappelle les principes d’attribution que vous connaissez, il s’applique dans le cas suivant :
- visible de la rue
- pour les parties non classées MH
Intervention limitée de la Fondation au regard des sommes que vous citées.

> Afin de bien vous orienter prenez contact avec les propriétaires du château de Bourgon pour constituer et documenter à bon escient votre dossier et de l’adapter à votre démarche patrimoniale de laChaslerie, chaque dossier étant unique.
Nous serons alors en mesure de déterminer éventuellement l’approche la mieux adaptée à votre projet définitif .
Il me semble que vous avez abandonné l’idée de concourir pour la mission Bern qui est un levier puissant de mobilisation de fond.
> Je suis en déplacement actuellement et je n’ai pas accès à l’ensemble des documents de travail de la Fondation, je reprendrais donc contact avec vous début juillet à mon retour. »
> Cordialement,
> Jean-Paul,
>
> Envoyé de mon iPhone

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 23 juin 2022 21:09
À : Leroy-Tullie jean paul
Cc : Claude Trianon ; Hugues HOURDIN ; Xavier MEYER
Objet : Chaslerie - "Fondation du patrimoine associée à Airbnb"

Cher Jean-Paul,

Des fenêtres à changer, nous n'en manquons pas à la Chaslerie. Une demande d'autorisation a été dernièrement transmise à la DRAC. Le budget va m'en être prochainement précisé par l'architecte du patrimoine maître d'œuvre ; pour le seul logis (bâtiment principal, à droite de la cour), il devrait y en avoir pour plusieurs centaines de milliers d'euros.

Pensez-vous que la Fondation du patrimoine pourrait nous aider comme elle le fait au château de Bourgon en Mayenne, pour une dizaine de fenêtres à changer ?

A la Chaslerie, il y a en effet, pour le seul logis, plus de vingt fenêtres à changer, plus deux portes, plus une dizaine de fermetures de meurtrières. Et il y en aura à peu près autant, dans un second temps, pour l'aile Ouest.

C'est dire à quel point cette aide nous serait utile et paraîtrait justifiée.

Je me tiens à votre disposition, en liaison avec le bureau de La SVAADE, pour répondre à vos questions en vue de vous présenter plus complètement ce dossier.

Bien cordialement,

PPF

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De : Isabelle Ducatillon <chateaudebourgon@gmail.com>
Envoyé : jeudi 23 juin 2022 17:24
À : penadomf@msn.com <penadomf@msn.com>
Objet : Programme mis à jour du 26 Juin à Décembre 2022

Une excellente nouvelle !!
La Fondation du Patrimoine associée à Airbnb vient d'allouer un prix de 20 000 € pour la présentation du projet de remplacer une dizaine de fenêtres au château de Bourgon (...)

(Fin de citation)
Difficile journée aujourd'hui.

Elle a commencé par des échanges téléphoniques, de courriels et de S.M.S. avec Arnaud PAQUIN et son assistant pour vérifier les devis reçus en vue de la restauration des menuiseries extérieures du logis. Lorsque tout ceci sera d'équerre, je devrai saisir la Région afin de solliciter de sa part une première subvention pour travaux.
Pas mal si on considère que je cherche à monter le dossier de demande d'une telle subvention depuis sensiblement plus d'un an, avec une réunion importante le 12 juillet dernier, c'est-à-dire il y a quasiment un an. Et, si elle m'est accordée, cette subvention mettra encore un certain temps à être mise en place effectivement...
Et il reste encore à définir en quoi pourrait consister la "tranche A à substituer aux tranches 1 et 2 précédentes", comme l'on sait. Donc encore beaucoup de paperasses et de discussions, celles-ci avec la D.R.A.C., avant que la première fenêtre restaurée puisse enfin être posée.
Et, pendant ce temps, les cours des matières premières n'arrêtent pas de monter alors qu'on se doute que les aides publiques pourraient pâtir de la conjoncture.

J'avais ensuite rendez-vous avec un terrassier (le nouvel employé de Philippe JARRY - plus exactement de sa fille - et successeur de Jérôme) grâce à qui j'ai pu vérifier que l'eau pluviale, tombant sur les "trottoirs" de la cour, s'évacue bel et bien et ne stagne pas quelque part sous les graviers et la bâche installés dernièrement dans la cour à la demande de Carole. La vérification, effectuée grâce un niveau à laser, a été concluante et positive, ce qui m'ôte un souci. Lorsqu'il avait mis en place lesdits "trottoirs", il y aura bientôt trois ans (comme je le dis parfois, "nous sommes dans le temps long"...), Igor avait donc bien calculé leur pente :

6 juillet 2022.

6 juillet 2022.


Puis, dans le courant de l'après-midi, j'ai reçu la visite de l'électricien recommandé par le propriétaire d'un manoir voisin.

Cet électricien m'a fait très bonne impression puisqu'il m'est apparu méthodique et rationnel dans sa recherche de l'amont de l'installation électrique de l'arrière-cuisine. Il a tout de suite diagnostiqué la cause des courts-circuits que provoque de longue date Carole quand elle met simultanément en marche deux appareils ménagers comme le lave-linge et le sèche-linge. J'ai retenu que l'intensité électrique qui dessert l'installation est insuffisante et qu'il faudrait une électricité triphasée (ou quelque chose de ce genre). Personne ne me l'avait dit jusqu'alors.

L'électricien a considéré que la solution du problème pouvait se trouver au tableau installé dans l'embrasure d'une ancienne porte de communication entre l'entrée du logis et la salle-à-manger :

6 juillet 2022.

Mais c'est là que l'affaire se complique beaucoup avec les "planchers provisoires" que j'ai fait installer, il y a moins de deux mois, dans la salle-à-manger et la cuisine. L'électricien a préconisé l'utilisation d'une scie-cloche afin de faire des trous dans ce plancher pour amener le câble d'alimentation dans l'arrière-cuisine en passant par la meurtrière Nord-Ouest de la tour Nord-Ouest :

6 juillet 2022.

6 juillet 2022.


Quand j'ai expliqué ceci à Igor, il a tout de suite réagi en me disant que ce serait très compliqué à cause des lambourdes qui se trouvent désormais sous le "plancher provisoire" de la salle-à-manger :

10 mai 2022.


Sur ce point, Igor a évidemment raison, ce qui pourrait me conduire à reconsidérer le calendrier de la mise en place de la solution aux problèmes des courts-circuits déclenchés par Carole. Le moins onéreux serait d'attendre que nous ayons reçu toutes les autorisations administratives relatives au passage des tuyaux d'aquathermie dans la cour pour lancer, simultanément, l'installation du chauffage par le sol dans la cuisine, l'arrière-cuisine et la moitié Nord du logis, d'une part, et la mise aux normes de l'installation électrique d'autre part. Commode... Dans l'immédiat, je me sens contraint de mettre la question en délibéré, ce qui est susceptible de m'amener à en rabattre très sensiblement dans mes ambitions récentes pour l'arrière-cuisine et, par voie de conséquence, de me conduire à relancer les travaux dans la cave.
Le préalable à ces derniers est l'intervention d'un charpentier. Or Franck LIEGEAS m'a dit hier ne pouvoir intervenir sur la cave de la Chaslerie avant septembre prochain. Donc pas facile de coordonner tout cela.
Carole m'encourage à lever le pied dans mes travaux car elle voit bien que tout cela me met sous une pression qui me pèse beaucoup et elle me demande désormais à quoi bon...
A quoi bon en effet ? C'est une question que je me pose de plus en plus souvent en raison de l'absence d'un relais familial. Continuer à travailler et à dépenser sans relâche dans le seul intérêt du monument a-t-il un sens pour moi, à mon âge et dans ma situation ? Vaste problème - du moins à mon échelle - sur lequel je bute depuis quelque temps déjà.

Arrivé sur ces entrefaites, le plombier m'a regardé d'un air qui m'a semblé quelque peu goguenard.
Certes il serait prêt à adapter l'installation de plomberie de l'arrière-cuisine pour en dissimuler aux regards un maximum de tuyaux, par exemple en les rapprochant du plafond en béton avant la pose d'un faux-plafond. Et tout ceci moins d'un mois après sa précédente intervention dans cette pièce. Mais il faudrait carotter des passages pour ses tuyaux dans une certaine maçonnerie.
Et, encore une fois, à quoi bon à mon âge, dans ma situation, alors que tout ceci serait également en attente de travaux plus lourds ?
Ces choix ne sont pas faciles pour moi qui n'ai jamais aimé faire les choses à moitié et sans ce que j'appelle la "qualité FOURCADE".
Là aussi, Carole me conseille d'en rabattre dans mes ambitions...

Heureusement pour moi, en fin de journée, une longue conversation téléphonique avec Eric de CATHEU m'a éclairé sur les points qui m'étaient apparus encore obscurs en matière de fiscalité des forêts privées.
Grâce à ses conseils avisés, je vais pouvoir, dans l'immédiat, concentrer mon attention sur les quelques questions à régler, qui vont me demander un travail administratif précis.
Ça au moins, je sais encore le faire !
Je suis actuellement absorbé par deux tâches :

1 - Réfléchir à l'enchaînement des travaux au cours des prochains mois :

Les deux derniers électriciens rencontrés m'ont convaincu que je dois, dès que possible, amener le triphasé dans le bâtiment Nord et, notamment, l'arrière-cuisine, et mettre à la terre, de façon coordonnée, l'ensemble de l'installation électrique.

La difficulté est de savoir comment a évolué l'installation électrique au cours des dernières années. Je n'avais pas d'électricien compétent ni fiable et nous n'avons fait que bricoler en permanence, sans documenter proprement les tubes et fils installés à la petite semaine. Il faut désormais remédier à cette absence criante de rigueur et de professionnalisme.

Je parcours donc sur mon ordi les photos que j'ai prises au cours des dernières années et je recherche si je peux trouver là quelque chose d'utile pour un technicien sérieux. C'est très long, très fastidieux, et je crains de ne pas trouver tout ce dont on aurait besoin.

En outre, amener comme il le faudra le triphasé du boîtier sous-dimensionné qui se trouve dans l'entrée du logis (dans l'embrasure d'une porte ancienne) vers l'arrière-cuisine va nécessiter l'ouverture du plancher provisoire récemment posé dans la salle-à-manger du logis et la cuisine du bâtiment Nord.

Je ne peux imposer ceci à ma famille en cette période estivale et les concerts d'octobre, sans parler de la disponibilité des artisans, obligent à se reporter à novembre au plus tôt.

D'ici là, on essayera néanmoins d'avancer dans l'arrière-cuisine. Parmi les tâches à programmer, je retiens :
- l'intervention du plombier pour coller au plafond un maximum de ses tuyaux ; ceci nécessitera un carottage préalable par Igor de la maçonnerie au-dessus du passage entre les deux parties de l'arrière-cuisine ;
- la pose d'un faux-plafond, au moins dans la première partie de l'arrière-cuisine, pour dissimuler les tripes de toutes ces tuyauteries et gaines techniques ;
- l'installation, dans la deuxième partie de l'arrière-cuisine et devant la chaudière du réfrigérateur qui nous reste sur les bras (et qui complète utilement celui de la cuisine, notamment quand nous recevons du monde) ;
- le changement de la porte entre l'arrière-cuisine et l'arrière-cour ; le projet d'Arnaud PAQUIN est prêt, on attend désormais que la D.R.A.C. le bénisse, y compris en l'incluant dans l'enveloppe de la "tranche A à substituer aux tranches 1 et 2 précédentes" (voir ci-dessous) ;
- l'installation d'une porte de séparation entre les deux parties de l'arrière-cuisine ; en effet, on ne sait toujours pas quand la D.R.A.C. pourra lever son veto, posé il y a trente mois désormais, empêchant de passer dans la cour, comme ce serait indispensable, les tuyaux de chauffage par aquathermie et les fils électriques, y compris la mise à la terre de l'ensemble des installations (ce veto non levé fait donc courir un risque important en termes de sécurité, risque dont je viens seulement de prendre conscience en discutant avec ces deux électriciens) ; tout ceci pour dire que, tant que je demeurerai obligé de prolonger la vieille chaudière au fioul, je devrai veiller à ce que ses inévitables fuites de fumée ne viennent pas souiller les murs et agencements de la première partie de l'arrière-cuisine (on a vu - encore récemment, juste avant l'intervention d'Igor - à quel point cet espace était devenu cradingue et repoussant alors qu'il abrite la buanderie, plus le cul d'un four intéressant et restauré il y a environ quatre ans) ;
- l'installation, dans la première partie de l'arrière-cuisine, d'un mobilier approprié, c'est-à-dire des rangements qui font tant défaut à ce jour ; mais, pour ceci, Sébastien LEBOISNE ne sera pas disponible avant un bon moment, surtout s'il doit, dans le même temps, commencer à réaliser la "tranche A".

2 - Définir les priorités en matière de restauration des menuiseries extérieures des bâtiments sur cour :

Je dispose enfin de premiers devis pertinents et à jour (avec la hausse des coûts que l'on peut imaginer) pour les menuiseries extérieures du logis, devis qui doivent encore être complétés car ils comportent certains oublis. Et il me faut encore préparer (avant le 14 juillet prochain sans faute) un courrier à la Région pour solliciter son aide. Et obtenir, parallèlement, tous les feux verts souhaités de la D.R.A.C. (autorisations et financements) et du conseil départemental (financements, alors que leur réglementation est particulièrement incommode).

Parmi ces travaux administratifs que je dois effectuer dans l'urgence, il y a le choix du contenu de la "tranche A des travaux de restauration des menuiseries extérieurs du logis", tranche A à substituer aux tranches 1 et 2 précédentes, ainsi que la D.R.A.C. en a reconnu l'utilité et me l'a demandé.

A cet égard, mes réflexions actuelles m'amènent à modifier les priorités précédemment définies. Je songe en effet, compte tenu de mon âge et du caractère de plus en plus réduit de mes moyens financiers, à privilégier la cage d'escalier du logis ainsi que la moitié Nord de ce bâtiment (soit la salle-à-manger, mon ancienne chambre à l'étage et la tour Nord-Est). Autrement dit, la deuxième "bulle" qui serait restaurée après le bâtiment Nord où nous devons nous terrer à la mauvaise saison.

Tout ceci en devant tenir compte, bien entendu, du veto de la D.R.A.C. sur la cour, c'est-à-dire sur l'installation du chauffage par le sol et aquathermie, tranche de travaux qui est, de plus et comme si ça ne suffisait pas, très fortement contrainte par mes moyens financiers.

Donc voilà, je rame sur des tâches et arbitrages difficiles et n'ai guère le temps, dans l'immédiat, de papillonner sur le site favori. On voudra bien le comprendre et m'en excuser.
Mon interlocuteur à la Région me dit qu'il est trop tard pour présenter un dossier de demande de subvention avant les vacances d'été. Il faudra en outre remplir des formulaires sur une "plateforme de dématérialisation" dont sa collaboratrice me transmettra le lien quand elle rentrera de congé.

Arnaud PAQUIN reviendra au manoir favori le 18 ou le 20 juillet prochain. Son niveau à laser lui permettra de préparer des plans très précis des bâtiments sur cour, préalables utiles au bureau d'études "Bee +".

Malgré des difficultés diverses et les casse-tête administratifs, on essaye donc d'avancer en bon ordre.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : mardi 12 juillet 2022 11:53
À : Jérôme NURY ; Edouard DE LAMAZE ; Catherine MEUNIER ; Arnaud PAQUIN ; patrimoine@orne.fr ; Philippe ROCHAS ; Bernard SOUL ; Bernard DAVY ; Claude TRIANON ; Guillaume LEFRANCOIS
Cc : Hugues HOURDIN ; Xavier MEYER ; C. F. ; Philippe DURAND ; Jean THUAUDET ; Aliaume LICARI-HERDIER ; Vincent AUBIN ; Servanne DESMOULINS-HEMERY ; Anne CHEVILLON ; Grégory VANNOBEL
Objet : La SVAADE - Manoir de la Chaslerie - Financement des travaux de restauration du manoir.

Chers amis,

Il y a un an très précisément, le 12 juillet 2021, une réunion très utile s'est tenue à la Chaslerie pour examiner les voies et moyens de la poursuite de la restauration du manoir, avec l'appui et selon les orientations de l'association "La SVAADE", locataire des lieux.
Je vous recommunique ci-joint le compte rendu de cette réunion.

Depuis un an, un énorme travail a été effectué par nombre d'intervenants en vue d'éclairer le chemin. Dans le cadre de son bail, "La SVAADE" a organisé six concerts supplémentaires qui ont toujours attiré le maximum de spectateurs possible, dans le respect des règles sanitaires et compte tenu de la disponibilité des lieux avant ces travaux ; trois nouveaux auront lieu en octobre prochain, ceci pour ne parler que de cette année.

Pour autant, force est de constater qu'entre, d'une part, les attentes et les paroles d'il y a un an et, d'autre part, la réalité du dossier aujourd'hui, les avancées concrètes, en termes de financements notamment, sont restées des plus limitées, sauf du côté des propriétaires du manoir mais en proportion de leurs moyens de retraités.

La principale bonne nouvelle est que, du côté des études destinées à compléter les précédentes, M. Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine désormais en charge de la préparation et du suivi du chantier, a commencé à fournir de premiers éléments très utiles (sur des travaux sur le logis) et qui devraient être prolongés dans les semaines à venir de manière à vous présenter un tableau d'ensemble du chantier ; le contrat du bureau d'études "Bee +" a été complété pour couvrir la problématique de l'isolation thermique de ce monument historique destiné à être chauffé par aquathermie.

Compte tenu de ces derniers éléments, il paraît des plus utiles de relancer la concertation entre les participants à la réunion d'il y a un an, en élargissant celle-ci, s'ils le veulent bien, à la conservation régionale des monuments historiques, au conseil général de l'Orne, à la fondation du patrimoine et à l'ADEME.
De gros progrès peuvent sans doute être réalisés sur les points critiques du financement, si l'on en juge par exemple par l'article ci-joint, paru dans le "Ouest-France" du jour, qui énumère quelques enveloppes disponibles pour renforcer l'attrait touristique du "Domfrontais médiéval", un sujet qui, nous aussi, nous tient à cœur à la Chaslerie comme à "La SVAADE".

Afin que cette réunion qui aurait lieu au manoir de la Chaslerie puisse produire les meilleurs effets, je vous serais reconnaissant de bien vouloir m'indiquer à quelles dates, à partir de la rentrée de septembre prochain, vous pourriez vous libérer pour y participer.

D'avance je vous en remercie très chaleureusement.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
La réunion avec Arnaud PAQUIN, cette après-midi, a été très constructive.

J'ai pu lui montrer les particularités et défauts de diverses maçonneries d'ouvertures du logis...

25 juillet 2022.

25 juillet 2022.

... qui n'avaient jamais été documentées convenablement, malgré mes demandes expresses à l'un de ses prédécesseurs que la qualité formelle de ses rédactions suffisait à faire considérer par la conservation régionale comme paroles d'Evangile. Comme on le sait, cet individu avait obstinément refusé de tenir compte de mes remarques, allant même jusqu'à déchirer son contrat après avoir vidé précipitamment l'enveloppe d'honoraires, illustrant par là, comme si c'était nécessaire, la morgue et les insuffisances personnelles majeures dont peuvent faire preuve divers titulaires du monopole légal que l'on sait.

Infiniment plus sympathique et judicieux dans son travail, Arnaud PAQUIN envisage de préparer une note, à l'intention de la conservation régionale, pour expliciter ses conclusions et, à cette occasion, documenter divers travaux que, dans les circonstances de l'époque, j'avais effectués sans autorisation dans le logis. Cette mise à jour de ses dossiers m'a été réclamée il y a trente mois par la conservation régionale à qui, grâce à Arnaud PAQUIN, nous allons enfin pouvoir donner satisfaction sur ce sujet.

Lors de son examen de ces maçonneries, Arnaud PAQUIN s'est aperçu que le travail effectué par l'entreprise BODIN, tant pour la partie effectuée à mes frais exclusifs, que pour celle qui fut subventionnée, comporte divers défauts.
Cela tombe bien, nous sommes encore dans les délais de la garantie décennale, ce qui va me permettre de préparer une lettre recommandée de mise en demeure à Cédrick COOS, gérant de BODIN, de venir réparer quelques-unes des insuffisances professionnelles d'un de ses collaborateurs.
En effet, Cédrick COOS s'est montré particulièrement lamentable à ce jour en refusant, malgré mes nombreuses demandes amiables, de venir à la Chaslerie pour vérifier ces points, tant il est, à l'évidence, dépendant de son collaborateur fautif.

Pour le reste, Arnaud PAQUIN m'a montré l'ébauche de son projet de restauration de la ferme.
Ce projet a été établi selon mes instructions :
- redonner au bâtiment son ancien aspect de longère ;
- permettre de loger les artistes en résidence, selon les vœux et les ambitions de "La SVAADE" ;
- conserver un volume pour ranger outils et tracteurs.
A première vue, ce projet me satisfait. Carole a toutefois demandé, à juste titre, de recréer une sortie vers le parking du public, c'est-à-dire le verger, à l'Ouest du bâtiment.
Comme il l'a encore démontré hier, Arnaud PAQUIN écoute ce que je lui dis et analyse finement les particularités du monument que je lui signale. Il est donc à même de préparer des documents que je pourrais signer sans réserves, tant ses contributions me paraissent susceptibles d'être dignes du label "qualité FOURCADE".

Pour autant, le principal problème pratique que nous rencontrons est celui des délais de préparation de ces documents. Ceci n'est pas une critique de ma part car je comprends bien qu'Arnaud PAQUIN a en portefeuille de magnifiques monuments, d'une autre taille que la Chaslerie, de sorte qu'il doit partager son temps au mieux possible entre ses divers clients, ce qui ne doit pas être aisé.

Tout ceci pour dire que je suis alléché par les premières contributions, encore partielles à mes yeux, d'Arnaud PAQUIN mais tiraillé par le souhait de pouvoir fournir en temps utile aux entités subventionneuses les dossiers qu'elles me réclament pour réamorcer la pompe. A ce sujet, je crains que les sources ne se tarissent, tant je vois poindre tous les périls de l'heure, à commencer par une récession ravageuse due à l'aveuglement (au mieux) de nos dirigeants, par exemple en matière de politique énergétique.

Donc, d'un côté, j'aimerais pouvoir dès que possible obtenir d'Arnaud PAQUIN un dossier complet et de "qualité FOURCADE" sur l'ensemble du programme de travaux envisagés en liaison avec "La SVAADE". Mais je sais que ce sera délicat. Et de l'autre, j'ai le souci de ne pas laisser une nouvelle fois passer le tour de la Chaslerie lors des distributions de la manne publique.

Bref, que faut-il que je fasse ? Me cramponner à mon désir de pouvoir présenter un projet global suffisamment détaillé ? Ou bien, en rabattre dans mes ambitions méthodologiques, donc mettre dans les tuyaux un premier dossier, partiel et incomplet, qui m'obligerait à repasser plusieurs fois aux guichets pour solliciter les mêmes interlocuteurs, de façon itérative donc usante pour eux ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 4 Aout 2022
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Logis
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Une lettre recommandée de la conservation régionale m'attendait, avec ses annexes, à la poste depuis quelques jours :


Il me revient désormais de définir et de soumettre à la D.R.A.C. ce que pourrait être le contenu de la "tranche A" de subventions, à substituer aux "tranches 1 et 2" précédentes.

Arnaud PAQUIN vient en effet de me communiquer son évaluation des travaux de maçonnerie annexes, plus son devis d'honoraires corrigé.

Il faudra également que je saisisse une nouvelle fois la Région, celle-ci à propos de la restauration de l'ensemble des menuiseries extérieures du logis (et les zakouskis subséquents).

En espérant qu'une fois l'étape de ces formalités franchie, on pourra enfin lancer ce chantier.
En fait, dans la cour, il s'agit au moins autant d'un cailloutis que d'un pavement.

Et dire que cela, classé parmi les monuments historiques par légèreté manifeste d'instruction du dossier, puisqu'on n'en soupçonnait même pas l'existence, nous vaut depuis trente mois tant d'emmerdements !
Sous le mélange de gravier et de terre qui se trouvait sous le béton, Igor découvre des restes d'un ancien dallage :

11 août 2022.

Il me précise que celui-ci a clairement disparu le long des auges.

Je lui demande de manier la mini-pelle avec une grande douceur, de manière à ce qu'on puisse mieux se rendre compte de l'état des lieux et aviser sur la suite des opérations.

On n'avait encore rien trouvé de tel sous la charretterie. Il est vrai que, dans l'état où on avait récupéré cet ancien pressoir, il ne restait plus grand chose de correct dans le secteur depuis le début du XXè siècle :

Etat au début du XXè siècle.


Je rappelle en effet ce qui, fin 1990 ou début 1991, c'est-à-dire juste avant que je n'entre en scène, tenait encore à peu près debout de ce bâtiment (pourtant inscrit à l'I.S.M.H. depuis 1926...) :

Etat en 1991.