Administraaaâââtion

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 20 février 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Peinture - Chapelle
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J'ai rendu visite hier matin à Sébastien LEBOISNE, à son atelier de Virey (Manche).

J'ai d'abord pris des photos de la table dont Carole a hérité de sa marraine et que Sébastien a restaurée. Même s'il reste encore les bronzes à replacer, elle a meilleure allure que la dernière fois où je l'ai vue :

19 février 2020.

19 février 2020.

19 février 2020.


Sébastien m'a ensuite montré une solive faisant partie d'un lot récemment acheté du côté du Mans et qu'il vient de décaper :

19 février 2020.

19 février 2020.


Puis les poutres, entreposées dans sa cour...

19 février 2020.

... comme le reste des solives :

19 février 2020.


Enfin, j'ai discuté avec Sébastien à propos de son devis pour la tranche 1 de restauration des menuiseries extérieures du logis. Je lui ai demandé de me refaire une proposition plus raisonnable quant à la pose de la quincaillerie.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 20 février 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Peinture - Chapelle
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Voici l'état actuel des décors restaurés de la chapelle :

- le mur à droite de la porte Ouest :

19 février 2020.


- le mur au-dessus de la porte Ouest :

19 février 2020.


- le mur à gauche de la porte Ouest :

19 février 2020.

19 février 2020.


- le mur entre la porte Ouest et la fenêtre Ouest :

19 février 2020.


- autour de la fenêtre Ouest :

19 février 2020.

19 février 2020.

19 février 2020.

19 février 2020.

19 février 2020.


- le mur à gauche de la fenêtre Ouest :

19 février 2020.


- ce qu'il reste du visage du saint sur le mur Sud :

19 février 2020.


- ce qu'il reste du "pied" sur le mur Est :

19 février 2020.


- autour de la fenêtre Est :

19 février 2020.


- la tombe de marbre (anciennement blanc) au pied de l'autel :

19 février 2020.


- l'état du sol près de deux spots d'éclairage (c'est pareil pour les deux autres), après que, chaque hiver, le gel l'a fait sauter :

19 février 2020.

19 février 2020.


Il me semble que tout cela prouve surabondamment que l'humidité attaque les murs et a vieilli prématurément les restaurations d'il y a une vingtaine d'années.

Selon M. Yves LESCROART, intervenant alors comme mon "assistant à la maîtrise d'ouvrage", il y a lieu de prévoir une sortie d'air en haut du mur Sud et de maintenir le bâtiment hors gel.

C'est pourquoi j'ai demandé en juin dernier à "Bee +" de prévoir un tel chauffage, si possible par aquathermie, dans son étude.

Quant aux vitraux, je n'en parle pas ici, sauf pour montrer la laideur de la protection extérieure prévue par Dominique RONSSERAY, architecte en chef des monuments historiques, et mise en place par le vitrailliste à qui il avait fait attribuer le marché :

19 février 2020.

En fait, ce doublage a nécessité qu'à l'intérieur de la chapelle, de petit grillages d'aération soient inclus dans les vitraux de chacune des deux fenêtres. Diverses bestioles entrent par ces grillages, se réchauffent les os au soleil et, surtout, se reproduisent avec frénésie et un grand succès entre les vitraux et ces protections, avant d'y crever sans pouvoir en sortir. Or on ne pourrait éliminer ces insectes, sauf à démonter les vitraux ou leurs protections, ce qui est charmant.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 20 février 2020 17:31
À : (...)
Objet : RE: coordonnées d'un peintre comme convenu le 8 fev dernier / logis nature

Merci.

Cordialement,

PPF

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De : (...)
Envoyé : jeudi 20 février 2020 16:08
À : 'Pierre-Paul Fourcade' <penadomf@msn.com>
Cc : (...)
Objet : coordonnées d'un peintre comme convenu le 8 fev dernier / logis nature

Bonjour,

Voici les coordonnées d’un peintre axé sur les techniques respirantes : Mr LEBAILLY Alexandre de Caen prêt à venir sur votre chantier

06 28 07 33 58.

Cordialement

Maud (...)

(Fin de citation)
Et voici maintenant les commentaires que m'inspire la restauration de l'intérieur de la chapelle de notre manoir favori :

Comme l'illustrent les photos du D.O.E. de l'artisan, ces travaux ont eu lieu alors que l'architecte en chef des monuments historiques en charge de ce chantier avait omis d'assurer préalablement la mise hors d'eaux du bâtiment. Elle avait en effet laissé les deux fenêtres de la chapelle ouvertes aux intempéries, les occultations provisoires ayant été installées, à l'initiative de l'artisan et par celui-ci. Un détail parmi d'autres ; à mes yeux, une faute professionnelle manifeste, s'ajoutant à l'incurie et à la désinvolture constatées plus généralement sur mon chantier de la part de cette bénéficiaire d'un monopole public.

Je m'étais plaint de son attitude auprès de la D.R.A.C.

A ma connaissance, l'inspection générale des monuments historiques a rédigé un rapport sur ces faits avérés, le rédacteur étant Yves LESCROART, que je ne connaissais pas à cette époque.

Malgré mes demandes auprès de la D.R.A.C., je n'ai jamais pu avoir communication de ce rapport.

Quant à cette architecte en chef des monuments historiques, elle n'intervient plus dans l'Orne depuis cette affaire. Elle a, semble-t-il, été promue puisqu'elle a reçu en apanage la restauration de la cathédrale de Strasbourg, dossier à propos duquel elle s'est vite répandue dans la presse en protestant contre l'insuffisance des crédits d'Etat qui lui étaient alloués.

Détail annexe : l'architecte en chef des monuments historiques qui lui a succédé dans l'Orne, et à qui donc j'ai dû m'en remettre jusqu'à ce qu'il atteigne l'âge de la retraite, était un alcoolique notoire. A la chapelle, il a évincé, pour des motifs futiles, la restauratrice de vitraux avec qui je prévoyais de faire affaire pour lui substituer un de ses compagnons de beuverie. Au passage, le devis que j'ai dû régler, de mémoire sans aucune subvention, avait, comme par hasard, explosé : le prix de compétences aussi distinguées, sans doute ?

Mais le point le plus frappant de la restauration de ces peintures murales, du moins à mes yeux et à ceux du public qui ne manque pas de continuer à s'en étonner, est qu'elles ne doivent pas couvrir plus de 5 % de la surface des murs.

Il y a donc eu beaucoup d'efforts pour, somme toute, pas grand chose.

La raison principale de ce fiasco tient selon moi à l'application étroite qui a alors été faite de la "charte de Venise".

Je comprends fort bien qu'il faille des règles pour éviter des abus mais - je vous le demande un peu - n'eut-il pas mieux valu à la Chaslerie, par exemple, prendre un peu de hauteur par rapport à ce que de telles réglementations peuvent avoir - appelons un chat un chat - de stupide ?

Cette idée de savoir prendre un peu de hauteur par rapport à des réglementations étouffantes me paraît très importante. Nous connaissons tous des fonctionnaires particulièrement zélés qui appliquent étroitement des réglementations dont ils savent eux aussi le caractère excessif. C'est bien triste car, ce faisant, que servent-ils en réalité ? Leur carrière ? Leur tranquillité ? Un peu de courage, que diable !

Car il est clair qu'au moins dans ce pays, on excelle à pondre toujours plus de règles, toujours plus détaillées et exigeantes, pour forcer les gens à la vertu. Un chouette programme, vraiment ! Et tout ça crée, bien sûr, de nouveaux emplois publics, donc grève toujours plus les budgets publics. Et pour quel résultat, je vous le demande ? Le déclin, à l'évidence ; regardez autour de vous toute cette chienlit ! Et jamais aucun responsable, ce sont les rois pour se défiler, j'en sais quelque chose...

Mais ceci est une autre histoire dont je ne me cache pas, au demeurant, pour la raconter, en espérant que cette façon de procéder me vaudra quelques ralliements de qualité :

Longue conversation téléphonique hier soir avec l'architecte du patrimoine.

Deux sujets ont été abordés principalement :

- les suites à donner aux premières conclusions du bureau d'études "Bee +" : l'architecte du patrimoine m'a, à juste titre, indiqué qu'elle demanderait (1) que soit précisé le circuit de l'eau entre les forages et la chaufferie centrale, (2) que le circuit des tuyauteries à enterrer dans la cour soit rendu compatible avec les exigences du service régional d'archéologie et (3) que soit bien prise en compte la mise hors gel de la chapelle. De mon côté, (1) j'ai rappelé que j'avais demandé que le chauffage de la cave soit inclus dans la seconde phase de l'installation du chauffage ; il faudra sans doute que je rappelle aux uns et aux autres à quoi, dans mon esprit, doivent correspondre ces deux phases (phase 1 : le colombier, le bâtiment Nord, la moitié Nord du logis y compris la cage d'escalier, la mise hors gel de la chapelle ; phase 2 : le reste de l'aile Ouest, y compris la tour Louis XIII, la moitié Sud du logis, avec un extension possible de l'installation pour couvrir les besoins en eau chaude de la cave) ; et (2) j'ai indiqué ne pas être favorable à un empiètement du matériel de chauffage dans l'arrière-cuisine du bâtiment Nord ; je préférerais qu'on utilise les combles du logis si nécessaire ;

- la transformation de la "salle dévastée" en garde-meubles : j'ai besoin que cette pièce soit prête le plus tôt possible, afin de ne pas freiner trop longtemps mon chantier de Paris ; l'architecte du patrimoine me recommande de me contenter dans l'immédiat d'un sol provisoire pour cette salle, ce qui me paraît raisonnable, ne serait-ce qu'en raison du flou qui entoure encore la restauration de sa cheminée (et d'abord à propos de l'âtre qui serait à repenser, l'actuel étant un infâme bricolage dû au massacreur et lésineur des années 1950). Je vais donc demander à Igor de se mettre à cette tâche dès son retour et, pour la préparer, vais passer commande des lambourdes et dalles de bois aggloméré nécessaires en l'état du stock.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 25 février 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Menuiserie - Logis
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Si l'architecte du patrimoine accepte le dernier devis que vient de me transmettre Sébastien LEBOISNE, je vais pouvoir lancer la fabrication des menuiseries extérieures de la "tranche 1" (à savoir de la cage d'escalier - hors porte principale à ce stade -, de la "pièce dévastée" et de la tour Sud-Ouest) ainsi que des 3 lucarnes du colombier et des 4 des écuries.

Et, si le candidat-acquéreur de "Pontorson" daigne enfin me donner des nouvelles de son financement et si celles-ci sont bonnes, je pourrai lancer dans la foulée la fabrication des menuiseries extérieures de la "tranche 2" (à savoir celles de la salle-à-manger du logis et celles de mon ancienne chambre). Ce serait sans pouvoir les faire poser rapidement puisque la subvention de la tranche 2, par une de ces facéties dont l'administraaaâââtion a le secret, ne prévoit pas les quincailleries correspondantes. Et il vient encore de m'être rappelé (lors de la fameuse réunion du 7 février dernier) qu'il est hors de question d'espérer quelque souplesse que ce soit dans l'application des règles budgétaires "pertinentes" (?!?!?) dans le cas d'espèce : circulez, il n'y a rien à voir !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 26 février 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Logis - Aile "de la belle-mère"
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J'essaye une nouvelle fois d'obtenir de Sébastien LEBOISNE qu'il m'envoie des devis par tranches, pour les tranches 0, 1 et 2 de restauration des menuiseries extérieures. Le malheureux n'arrive pas à comprendre ce que je lui demande pour la tranche 2. Il est vrai que l'arrêté de subvention nous oblige à des contorsions incompréhensibles pour le commun des mortels.

En clair, je lui demande, au titre de cette tranche 2, de me fournir un devis pour les 3 fenêtres de la salle-à-manger du logis et pour les 3 de la chambre au-dessus, mais sans quincaillerie ni peinture. Je lui demande en outre son calendrier de fabrication et de m'indiquer s'il pourrait conserver ces menuiseries fabriquées mais non pourvues de leur quincaillerie, ni peintes, donc non posées.

C'est pourtant limpide et d'un bon sens éclatant, n'est-ce pas ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 26 février 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Logis
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A propos de la porte principale du logis, j'ai demandé à l'architecte du patrimoine en charge de la "Mission EXE" de me donner son avis sur une menuiserie récemment mise en ligne.

Voici sa réponse :

(Début de citation)

De : (...)architecte@gmail.com
Envoyé : mercredi 26 février 2020 16:15
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: TRANCHE 1 ET 2

Bonjour,

Comme convenu, je vous donne mon avis concernant la porte proposée sur votre blog.

Le modèle que vous avez mis sur votre site ne convient pas pour votre manoir.
Pour plusieurs raisons :
- la porte proposée est celle d'un hôtel particulier très très remarquable présentant un travail de façade en pierre de taille stéréotomie. Il s'agit d'une porte adaptée à un hôtel particulier en centre ancien ou une préfecture située dans les région du sud de la France ou des châteaux de la Loire.
- la porte est trop ouvragée au regard du caractère simple mais imposant de votre manoir. Celle-ci attraperait trop le regard au lieu de mettre en valeur votre façade mais également les proportions d'ensemble de votre manoir. L'aspect extérieur de votre manoir doit rester simple et subtil dans le traitement des détails. Ce que vous avez commencé à faire lors des travaux de toiture. Vous devez garder une unité d'ensemble.

Bien cordialement,

(Fin de citation)

Je me range à cet avis sur cette porte. Il me paraît en effet important de veiller à ne jamais la "sur-jouer".
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 2 mars 2020
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Electricité - Aile "de la belle-mère"
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Assisté d'un compagnon et d'un apprentis, Julien ROBVEILLE a commencé ce matin à électrifier le deuxième étage du colombier :

2 mars 2020.

2 mars 2020.

Il y aura six spots, d'un premier modèle, orientés vers le bas...

2 mars 2020.

... et quatre autres, d'un modèle plus important, vers le haut :

2 mars 2020.

Il est prévu deux jours de chantier dans l'immédiat, plus une nouvelle intervention quand Igor aura fini son travail entre les chevrons :

2 mars 2020.