Administraaaâââtion

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 3 décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Logis
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Je me suis rendu, samedi après-midi, à Saint-Aubin-des-Bois, chez "Fer Art Forge". J'ai ainsi rencontré Alexandre GURY qui m'a fait excellente impression. Ce jeune artisan (il n'a pas encore 30 ans) emploie une dizaine d'ouvriers. Il est spécialisé dans les grilles de parc ou de fenêtre mais réalise également de la petite ferronnerie ; ses grilles me paraissent belles, je suis plus réservé sur ses petites pièces, telles que je n'en ai aperçu que quelques exemplaires. Il m'a donné des nouvelles de Roland FORNARI, qui serait toujours dans le secteur, à qui il vient d'acheter des outils, des machines-outils et son stock de métal.

Je lui ai demandé de passer un de ces jours à notre manoir favori afin d'établir un devis pour la fourniture de deux grilles de fenêtre, là où Roland, qui demeure en plongée face à moi, a livré le travail de merde que l'on sait.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le lundi 3 décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Charpente-couverture - Menuiserie - Logis
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En ce lundi matin, Christian a souhaité me voir. Il m'a confirmé refuser de me montrer le cahier sur lequel il note ses heures de présence et refuser de me prévenir quand il s'absente. Il continue à prétendre que je crée le problème en ne lui faisant pas confiance. Il m'a engagé à lui trouver un successeur, ajoutant qu'entre "le chômage" et les chantiers qu'il trouvera, il n'y aura aucun problème pour lui. Il souhaite seulement éviter le contentieux.

Je lui ai répondu que l'entretien préalable est dans une semaine, ce qui lui laisse le temps de réfléchir. Quant à moi, ai-je ajouté, je serai désormais intransigeant sur la fourniture du cahier de présence ainsi que sur la nécessité qu'il me prévienne avant ses absences. Bien entendu, je ne vois là aucun problème de manque de confiance de ma part, seulement mon droit d'employeur d'exercer un contrôle normal sur le travail de l'employé, ainsi que je l'ai toujours fait, sans que cela n'ait posé le moindre problème, pour chacun des prédécesseurs de Christian. Agir autrement équivaudrait pour moi à signer des chèques en blanc, ce qui est évidemment exclus.

Il souhaite que l'on se donne le mois pour se quitter. De mon côté, il me paraitrait inutile de ne pas nous en tenir au calendrier légal.

Voici en tout cas l'état des lieux, tel que photographié hier soir :

2 décembre 2018.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 4 décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse
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Le foreur, David BREBANT, vient d'arriver, avec les tuyaux nécessaires pour trois puits :

4 décembre 2018.

Je comprends que chaque puits se traduira par 2 m3 de gravats réutilisables, paraît-il, en fond de tranchées.

Il est prévu que les 1 900 mètres de forages soient achevés pour la fin décembre. Quant aux tranchées, elles ne sont pas encore programmées.
J'avais, à mon habitude, roulé au milieu de la nuit. Je voulais ne pas perdre des heures dans les bouchons des "gilets jaunes" et être présent, ce matin, pour le début des forages.

Mais, une fois arrivé sur place, j'ai appris que celui-ci serait repoussé de 24 heures.

Demain également, l'entreprise "Netto-Décor-Propreté" reviendra, quant à elle, répandre des produits chimiques à triple dose dans la tour Louis XIII et la chapelle car j'en ai plus qu'assez de devoir aspirer des tombereaux de cadavres de mouches dans ces bâtiments.
La journée devait se traduire par la réalisation du 1er des 19 forages à 100 m de profondeur dont j'avais, il y a quelques semaines, signé le devis préparé par David BREBANT.

La journée a commencé normalement :

6 décembre 2018 à 9 h 51.

6 décembre 2018 à 9 h 52.

Le trépan a été placé au-dessus de la 1ère marque que David BREBANT avait apposée dans l'herbe, au coin Nord-Est de la pièce de terre qui jouxte la charretterie au Sud...

6 décembre 2018 à 9 h 52.

... puis le forage a commencé, à 9 h 53 précisément :

6 décembre 2018 à 9 h 53.

Des tubes de 3 mètres de long chacun ont été vissés bout à bout au fur et à mesure que le trépan descendait :

6 décembre 2018 à 9 h 54.

6 décembre 2018 à 9 h 54.

Le décompte décroissant de ces tubes, placés sur le côté du derrick, permet de comprendre à quelle profondeur le trépan est descendu :

6 décembre 2018 à 9 h 56.

6 décembre 2018 à 9 h 57.

Très rapidement, on a rencontré du schiste en décomposition :

6 décembre 2018 à 9 h 58.

6 décembre 2018 à 9 h 58.

6 décembre 2018 à 10 h.

6 décembre 2018 à 10 h.

6 décembre 2018 à 10 h.

Sur le côté de cette photo, on dénombre 35 tubes ; il y en a assez pour descendre par conséquent à 105 mètres sous la surface du terrain. Ici, tous ont réintégré le côté de l'engin car on retire le premier trépan, celui destiné aux sols meubles, d'une largeur de 254 mm, après qu'il a percé les 12 premiers mètres :

6 décembre 2018 à 10 h 05.

6 décembre 2018 à 10 h 06.

Voici les machoires de ce premier trépan :

6 décembre 2018 à 10 h 06.

Il faut alors tuber ces 12 premiers mètres de manière à empêcher les terrains meubles d'obstruer le trou ; ce tubage s'effectue avec ces tubes bleus, de 4 mètres chacun :

6 décembre 2018 à 10 h 06.

6 décembre 2018 à 10 h 07.

6 décembre 2018 à 10 h 07.

6 décembre 2018 à 10 h 08.

Le second trépan, de 165 mm de diamètre celui-ci, peut alors entrer en action dans la pierre au niveau de laquelle nous venons de parvenir :

6 décembre 2018 à 10 h 08.

6 décembre 2018 à 10 h 09.

6 décembre 2018 à 10 h 09.

6 décembre 2018 à 10 h 09.

6 décembre 2018 à 10 h 11.

6 décembre 2018 à 10 h 11.

6 décembre 2018 à 10 h 12.

6 décembre 2018 à 10 h 13.

A 10 h 13, de l'eau ressort du tube. C'est, paraît-il, de l'eau de surface, sans intérêt pour la géothermie :

6 décembre 2018 à 10 h 13.

6 décembre 2018 à 10 h 14.

6 décembre 2018 à 10 h 15.

A 10 h 23, nous sommes interrompus par le livreur des sondes destinées à être enfilées dans les trous qu'il est prévu de creuser jusqu'à 100 mètres de profondeur. Le conducteur du poids-lourd est habile. Donc, jusque là, tout va bien et suit son cours normal :

6 décembre 2018 à 10 h 23.


(J'espère que vous appréciez mon sens du suspense.)
Le livreur est une entreprise de Laval. Il m'a l'air plus malin que son confrère "Normatrans" qui fait toujours des difficultés quoi qu'il ait à livrer à notre manoir favori.

Ici, la livraison porte sur une belle collection de sondes pour géothermie profonde :

6 décembre 2018 à 10 h 25.

6 décembre 2018 à 10 h 26.

6 décembre 2018 à 10 h 28.

6 décembre 2018 à 10 h 40.

6 décembre 2018 à 10 h 45.

J'encourage ce chauffeur à repartir en remontant l'allée historique, en direction du bourg de La Haute Chapelle :

6 décembre 2018.

6 décembre 2018.

Manque de chance, ses roues patineront un peu plus loin et il faudra l'intervention amicale de mon voisin Claude FAVERIS, que j'en remercie, et de son tracteur pour désembourber cet équipage.