Administration

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 31 Mai 2022
Journal du chantier - Administration - Maçonnerie-carrelage - Abords, Avenue, terrasse
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A propos d'une certaine conception des relations avec les administrés :


Dans le cas d'espèce, au courrier de ce jour :



Ma réponse :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 1 juin 2022 07:40
À : anne.chevillon@culture.gouv.fr <anne.chevillon@culture.gouv.fr>
Cc : Xavier MEYER ; Hugues HOURDIN
Objet : TR: Votre lettre du 24 mai 2022 consécutive à ma demande d'autorisation de travaux pour la construction de pilastres en haut de l'allée inscrite de la Chaslerie

Madame,

Pour info puisque vous êtes destinataire en copie de la lettre en question.

Comme l'avait écrit Bossuet : « L'objet de l'administration est de rendre la vie commode et les gens heureux. »
De mon temps - un temps très ancien - on dissertait à Sciences Po sur cet intéressant sujet.

Bien cordialement,

PPF

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De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : mardi 31 mai 2022 18:54
À : ROCHAS Philippe <philippe.rochas@culture.gouv.fr>
Objet : Votre lettre du 24 mai 2022 consécutive à ma demande d'autorisation de travaux pour la construction de pilastres en haut de l'allée inscrite de la Chaslerie.

Monsieur le conservateur régional,

Par L.R.A.R. du 28 mars dernier au timbre de M. le préfet de région, vous m'avez réclamé en termes mémorables divers documents déjà en possession de vos services, à commencer par un arrêté préfectoral de 1993 d'inscription d'une allée à l'I.S.M.H.

Par votre lettre du 24 mai 2022 reçue ce jour, vous m'apprenez que ma demande d'autorisation qui avait provoqué cette L.R.A.R. portait sur "la construction (...) de murs de clôture sur l'allée", ce qui m'avait échappé, et ajoutez, dans un style non moins remarquable que dans ladite L.R.A.R., que "sans transmission des éléments demandés dans les 3 mois suivant la notification d'incomplétude, le dossier sera réputé tacite défavorable pour incomplétude".

Sachez que j'ai proposé au collaborateur qui prépare les courriers que vous signez ainsi à mon intention d'apporter à son bureau de Caen les documents en question dont vous estimez que la recherche serait un "rôle (qui) n'incombe pas à (vos) services". Il m'a répondu de les déposer à l'UDAP d'Alençon, "guichet unique pour les demandes d’autorisations pour les monuments historiques", ce que je pourrai faire si l'occasion s'en présente.

Je vous remercie en tout cas pour la qualité du dialogue que vous permettez et qui me semble tout à fait dans le prolongement, quand elle ne les précède pas, de certaines orientations retenues dernièrement par le président de la République.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le conservateur régional, l'expression de ma considération distinguée.

Pierre-Paul FOURCADE

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 1 juin 2022 08:33
À : arnaud.tiercelin@culture.gouv.fr
Cc : anne.chevillon@culture.gouv.fr ; Xavier MEYER ; Hugues HOURDIN
Objet : RE: Chaslerie - Menuiseries extérieures du logis - AT Logis mise à jour

Cher Monsieur,

Le fichier télématique joint à mon courriel de 8 h 28 est refusé par votre ordinateur comme par celui de Mme CHEVILLON. Il semble que vos outils de travail dans le monde contemporain ne soient pas calibrés pour accepter des fichiers de 10 Mo.

Je réitère donc mon envoi sans joindre de nouveau cette pièce.
"La vie commode" a encore de beaux jours devant elle.

Bien cordialement,

PPF

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De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 1 juin 2022 08:28
À : arnaud.tiercelin@culture.gouv.fr
Cc : anne.chevillon@culture.gouv.fr ; Xavier MEYER ; Hugues HOURDIN
Objet : Chaslerie - Menuiseries extérieures du logis - AT Logis mise à jour

Cher Monsieur,

A mon âge canonique et malgré trente et un ans d'expérience dans le rôle de maître d'ouvrage de travaux sur un monument historique, j'éprouve, semble-t-il, de plus en plus de difficultés à saisir toutes les subtilités de la réglementation desdits monuments et, surtout, de l'application qui en est désormais faite, sous mes yeux, à la conservation régionale des monuments historiques de Normandie. Je regrette l'époque lointaine où, comme on le donnait en sujet de dissertation à des aspirants à la fonction publique, on considérait, selon le sage précepte de BOSSUET, que « L'objet de l'administration est de rendre la vie commode et les gens heureux. »

A propos de la restauration des menuiseries extérieures du logis de la Chaslerie, auriez-vous l'obligeance de m'indiquer, selon le dernier état de la réglementation applicable, sous quelle forme (papier ou fichier télématique), en combien d'exemplaires, à qui, où et comment je suis sensé transmettre le dossier préparé par Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine, dossier dont je vous communique ci-joint le fichier "pdf" ?

A titre secondaire mais tout aussi pratique puisque, dans une lettre du 24 mai dernier, M. le conservateur régional m'a écrit que "sans transmission des éléments demandés dans les 3 mois suivant la notification d'incomplétude, le dossier sera réputé tacite défavorable pour incomplétude" (sic), pouvez-vous m'indiquer s'il y a lieu pour moi de communiquer à la C.R.M.H. la copie d'autres documents qui lui ont déjà été transmis et qu'elle aurait égarés ou n'aurait pas envie de rechercher ? Dans cette lettre reçue hier, au timbre de M. le préfet de région, M. le conservateur régional des monuments historiques m'écrit en effet que "ce rôle (la recherche de documents déjà transmis) n'incombe pas à (ses) services".

Lorsque ces questions de forme auront pu être clarifiées, je me tiendrai évidemment à votre disposition pour évoquer le fond si nécessaire.

Bien cordialement,

PPF

P.S. : J'ai mis Mme la "cheffe" de l'UDAP 61 en copie car un courriel récent de la C.R.M.H. m'a appris ou rappelé que "ce service est le guichet unique pour les demandes d’autorisations pour les monuments historiques".

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mercredi 1er Juin 2022
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Logis
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Mon officier traitant favori à la D.R.A.C., l'excellent Arnaud TIERCELIN, vient de me téléphoner pour me rappeler qu'il y a lieu de transmettre à l'UDAP 61, en quatre exemplaires-papier, la nouvelle demande d'autorisation de travaux pour la restauration des menuiseries extérieures du logis, le tout accompagné du "Cerfa ad-hoc". A dire vrai, Arnaud PAQUIN m'avait déjà indiqué ce "modus operandi" lors de sa visite du 18 mai dernier. Il ne me manque plus que les nouveaux tirages-papier en question que celui-ci me communiquera sans doute lors de sa prochaine visite de chantier, programmée à ce stade pour le mardi 7 juin prochain.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 16 Juin 2022
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Logis
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Au courrier ce matin :


Six mois... Qu'inventeront-ils cette fois-ci ?

Pour la dernière fois, le dossier devrait être traité par mon officier traitant depuis quelques années. J'ose donc espérer un traitement sérieux et non une nouvelle exigence de communication de documents qui devraient être archivés dans les services mais que d'aucuns ont la flemme d'y rechercher.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 20 Juin 2022
Journal du chantier - Administration - Maçonnerie-carrelage - Peinture - Bâtiment Nord
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Voici les dernières photos de l'arrière-cuisine avant l'intervention d'Igor.
Celle-ci y a commencé aujourd'hui :

20 juin 2022.

20 juin 2022.

20 juin 2022.

20 juin 2022.

20 juin 2022.

20 juin 2022.

20 juin 2022.

20 juin 2022.

20 juin 2022.

20 juin 2022.

20 juin 2022.


On peut imaginer qu'il vaudrait mieux que cette arrière-cuisine ait changé d'aspect pour le retour de Carole, trois jours avant le prochain concert.

Puisque, comme on ne le sait que trop, on se trouve, à la suite d'une intervention aussi parasitaire qu'absurde, toujours bloqués pour installer le chauffage par le sol, on se contentera, ici aussi, de travaux "provisoires-qui-durent". Ainsi, plutôt que de faire disparaître tout ce béton et ce ciment, derniers souvenirs, du moins dans ce bâtiment, de prédécesseurs idiots, on se bornera à cautériser les plaies avant de badigeonner l'ensemble, de produits appropriés.
Difficile journée aujourd'hui.

Elle a commencé par des échanges téléphoniques, de courriels et de S.M.S. avec Arnaud PAQUIN et son assistant pour vérifier les devis reçus en vue de la restauration des menuiseries extérieures du logis. Lorsque tout ceci sera d'équerre, je devrai saisir la Région afin de solliciter de sa part une première subvention pour travaux.
Pas mal si on considère que je cherche à monter le dossier de demande d'une telle subvention depuis sensiblement plus d'un an, avec une réunion importante le 12 juillet dernier, c'est-à-dire il y a quasiment un an. Et, si elle m'est accordée, cette subvention mettra encore un certain temps à être mise en place effectivement...
Et il reste encore à définir en quoi pourrait consister la "tranche A à substituer aux tranches 1 et 2 précédentes", comme l'on sait. Donc encore beaucoup de paperasses et de discussions, celles-ci avec la D.R.A.C., avant que la première fenêtre restaurée puisse enfin être posée.
Et, pendant ce temps, les cours des matières premières n'arrêtent pas de monter alors qu'on se doute que les aides publiques pourraient pâtir de la conjoncture.

J'avais ensuite rendez-vous avec un terrassier (le nouvel employé de Philippe JARRY - plus exactement de sa fille - et successeur de Jérôme) grâce à qui j'ai pu vérifier que l'eau pluviale, tombant sur les "trottoirs" de la cour, s'évacue bel et bien et ne stagne pas quelque part sous les graviers et la bâche installés dernièrement dans la cour à la demande de Carole. La vérification, effectuée grâce un niveau à laser, a été concluante et positive, ce qui m'ôte un souci. Lorsqu'il avait mis en place lesdits "trottoirs", il y aura bientôt trois ans (comme je le dis parfois, "nous sommes dans le temps long"...), Igor avait donc bien calculé leur pente :

6 juillet 2022.

6 juillet 2022.


Puis, dans le courant de l'après-midi, j'ai reçu la visite de l'électricien recommandé par le propriétaire d'un manoir voisin.

Cet électricien m'a fait très bonne impression puisqu'il m'est apparu méthodique et rationnel dans sa recherche de l'amont de l'installation électrique de l'arrière-cuisine. Il a tout de suite diagnostiqué la cause des courts-circuits que provoque de longue date Carole quand elle met simultanément en marche deux appareils ménagers comme le lave-linge et le sèche-linge. J'ai retenu que l'intensité électrique qui dessert l'installation est insuffisante et qu'il faudrait une électricité triphasée (ou quelque chose de ce genre). Personne ne me l'avait dit jusqu'alors.

L'électricien a considéré que la solution du problème pouvait se trouver au tableau installé dans l'embrasure d'une ancienne porte de communication entre l'entrée du logis et la salle-à-manger :

6 juillet 2022.

Mais c'est là que l'affaire se complique beaucoup avec les "planchers provisoires" que j'ai fait installer, il y a moins de deux mois, dans la salle-à-manger et la cuisine. L'électricien a préconisé l'utilisation d'une scie-cloche afin de faire des trous dans ce plancher pour amener le câble d'alimentation dans l'arrière-cuisine en passant par la meurtrière Nord-Ouest de la tour Nord-Ouest :

6 juillet 2022.

6 juillet 2022.


Quand j'ai expliqué ceci à Igor, il a tout de suite réagi en me disant que ce serait très compliqué à cause des lambourdes qui se trouvent désormais sous le "plancher provisoire" de la salle-à-manger :

10 mai 2022.


Sur ce point, Igor a évidemment raison, ce qui pourrait me conduire à reconsidérer le calendrier de la mise en place de la solution aux problèmes des courts-circuits déclenchés par Carole. Le moins onéreux serait d'attendre que nous ayons reçu toutes les autorisations administratives relatives au passage des tuyaux d'aquathermie dans la cour pour lancer, simultanément, l'installation du chauffage par le sol dans la cuisine, l'arrière-cuisine et la moitié Nord du logis, d'une part, et la mise aux normes de l'installation électrique d'autre part. Commode... Dans l'immédiat, je me sens contraint de mettre la question en délibéré, ce qui est susceptible de m'amener à en rabattre très sensiblement dans mes ambitions récentes pour l'arrière-cuisine et, par voie de conséquence, de me conduire à relancer les travaux dans la cave.
Le préalable à ces derniers est l'intervention d'un charpentier. Or Franck LIEGEAS m'a dit hier ne pouvoir intervenir sur la cave de la Chaslerie avant septembre prochain. Donc pas facile de coordonner tout cela.
Carole m'encourage à lever le pied dans mes travaux car elle voit bien que tout cela me met sous une pression qui me pèse beaucoup et elle me demande désormais à quoi bon...
A quoi bon en effet ? C'est une question que je me pose de plus en plus souvent en raison de l'absence d'un relais familial. Continuer à travailler et à dépenser sans relâche dans le seul intérêt du monument a-t-il un sens pour moi, à mon âge et dans ma situation ? Vaste problème - du moins à mon échelle - sur lequel je bute depuis quelque temps déjà.

Arrivé sur ces entrefaites, le plombier m'a regardé d'un air qui m'a semblé quelque peu goguenard.
Certes il serait prêt à adapter l'installation de plomberie de l'arrière-cuisine pour en dissimuler aux regards un maximum de tuyaux, par exemple en les rapprochant du plafond en béton avant la pose d'un faux-plafond. Et tout ceci moins d'un mois après sa précédente intervention dans cette pièce. Mais il faudrait carotter des passages pour ses tuyaux dans une certaine maçonnerie.
Et, encore une fois, à quoi bon à mon âge, dans ma situation, alors que tout ceci serait également en attente de travaux plus lourds ?
Ces choix ne sont pas faciles pour moi qui n'ai jamais aimé faire les choses à moitié et sans ce que j'appelle la "qualité FOURCADE".
Là aussi, Carole me conseille d'en rabattre dans mes ambitions...

Heureusement pour moi, en fin de journée, une longue conversation téléphonique avec Eric de CATHEU m'a éclairé sur les points qui m'étaient apparus encore obscurs en matière de fiscalité des forêts privées.
Grâce à ses conseils avisés, je vais pouvoir, dans l'immédiat, concentrer mon attention sur les quelques questions à régler, qui vont me demander un travail administratif précis.
Ça au moins, je sais encore le faire !
Je suis actuellement absorbé par deux tâches :

1 - Réfléchir à l'enchaînement des travaux au cours des prochains mois :

Les deux derniers électriciens rencontrés m'ont convaincu que je dois, dès que possible, amener le triphasé dans le bâtiment Nord et, notamment, l'arrière-cuisine, et mettre à la terre, de façon coordonnée, l'ensemble de l'installation électrique.

La difficulté est de savoir comment a évolué l'installation électrique au cours des dernières années. Je n'avais pas d'électricien compétent ni fiable et nous n'avons fait que bricoler en permanence, sans documenter proprement les tubes et fils installés à la petite semaine. Il faut désormais remédier à cette absence criante de rigueur et de professionnalisme.

Je parcours donc sur mon ordi les photos que j'ai prises au cours des dernières années et je recherche si je peux trouver là quelque chose d'utile pour un technicien sérieux. C'est très long, très fastidieux, et je crains de ne pas trouver tout ce dont on aurait besoin.

En outre, amener comme il le faudra le triphasé du boîtier sous-dimensionné qui se trouve dans l'entrée du logis (dans l'embrasure d'une porte ancienne) vers l'arrière-cuisine va nécessiter l'ouverture du plancher provisoire récemment posé dans la salle-à-manger du logis et la cuisine du bâtiment Nord.

Je ne peux imposer ceci à ma famille en cette période estivale et les concerts d'octobre, sans parler de la disponibilité des artisans, obligent à se reporter à novembre au plus tôt.

D'ici là, on essayera néanmoins d'avancer dans l'arrière-cuisine. Parmi les tâches à programmer, je retiens :
- l'intervention du plombier pour coller au plafond un maximum de ses tuyaux ; ceci nécessitera un carottage préalable par Igor de la maçonnerie au-dessus du passage entre les deux parties de l'arrière-cuisine ;
- la pose d'un faux-plafond, au moins dans la première partie de l'arrière-cuisine, pour dissimuler les tripes de toutes ces tuyauteries et gaines techniques ;
- l'installation, dans la deuxième partie de l'arrière-cuisine et devant la chaudière du réfrigérateur qui nous reste sur les bras (et qui complète utilement celui de la cuisine, notamment quand nous recevons du monde) ;
- le changement de la porte entre l'arrière-cuisine et l'arrière-cour ; le projet d'Arnaud PAQUIN est prêt, on attend désormais que la D.R.A.C. le bénisse, y compris en l'incluant dans l'enveloppe de la "tranche A à substituer aux tranches 1 et 2 précédentes" (voir ci-dessous) ;
- l'installation d'une porte de séparation entre les deux parties de l'arrière-cuisine ; en effet, on ne sait toujours pas quand la D.R.A.C. pourra lever son veto, posé il y a trente mois désormais, empêchant de passer dans la cour, comme ce serait indispensable, les tuyaux de chauffage par aquathermie et les fils électriques, y compris la mise à la terre de l'ensemble des installations (ce veto non levé fait donc courir un risque important en termes de sécurité, risque dont je viens seulement de prendre conscience en discutant avec ces deux électriciens) ; tout ceci pour dire que, tant que je demeurerai obligé de prolonger la vieille chaudière au fioul, je devrai veiller à ce que ses inévitables fuites de fumée ne viennent pas souiller les murs et agencements de la première partie de l'arrière-cuisine (on a vu - encore récemment, juste avant l'intervention d'Igor - à quel point cet espace était devenu cradingue et repoussant alors qu'il abrite la buanderie, plus le cul d'un four intéressant et restauré il y a environ quatre ans) ;
- l'installation, dans la première partie de l'arrière-cuisine, d'un mobilier approprié, c'est-à-dire des rangements qui font tant défaut à ce jour ; mais, pour ceci, Sébastien LEBOISNE ne sera pas disponible avant un bon moment, surtout s'il doit, dans le même temps, commencer à réaliser la "tranche A".

2 - Définir les priorités en matière de restauration des menuiseries extérieures des bâtiments sur cour :

Je dispose enfin de premiers devis pertinents et à jour (avec la hausse des coûts que l'on peut imaginer) pour les menuiseries extérieures du logis, devis qui doivent encore être complétés car ils comportent certains oublis. Et il me faut encore préparer (avant le 14 juillet prochain sans faute) un courrier à la Région pour solliciter son aide. Et obtenir, parallèlement, tous les feux verts souhaités de la D.R.A.C. (autorisations et financements) et du conseil départemental (financements, alors que leur réglementation est particulièrement incommode).

Parmi ces travaux administratifs que je dois effectuer dans l'urgence, il y a le choix du contenu de la "tranche A des travaux de restauration des menuiseries extérieurs du logis", tranche A à substituer aux tranches 1 et 2 précédentes, ainsi que la D.R.A.C. en a reconnu l'utilité et me l'a demandé.

A cet égard, mes réflexions actuelles m'amènent à modifier les priorités précédemment définies. Je songe en effet, compte tenu de mon âge et du caractère de plus en plus réduit de mes moyens financiers, à privilégier la cage d'escalier du logis ainsi que la moitié Nord de ce bâtiment (soit la salle-à-manger, mon ancienne chambre à l'étage et la tour Nord-Est). Autrement dit, la deuxième "bulle" qui serait restaurée après le bâtiment Nord où nous devons nous terrer à la mauvaise saison.

Tout ceci en devant tenir compte, bien entendu, du veto de la D.R.A.C. sur la cour, c'est-à-dire sur l'installation du chauffage par le sol et aquathermie, tranche de travaux qui est, de plus et comme si ça ne suffisait pas, très fortement contrainte par mes moyens financiers.

Donc voilà, je rame sur des tâches et arbitrages difficiles et n'ai guère le temps, dans l'immédiat, de papillonner sur le site favori. On voudra bien le comprendre et m'en excuser.
Mon interlocuteur à la Région me dit qu'il est trop tard pour présenter un dossier de demande de subvention avant les vacances d'été. Il faudra en outre remplir des formulaires sur une "plateforme de dématérialisation" dont sa collaboratrice me transmettra le lien quand elle rentrera de congé.

Arnaud PAQUIN reviendra au manoir favori le 18 ou le 20 juillet prochain. Son niveau à laser lui permettra de préparer des plans très précis des bâtiments sur cour, préalables utiles au bureau d'études "Bee +".

Malgré des difficultés diverses et les casse-tête administratifs, on essaye donc d'avancer en bon ordre.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : mardi 12 juillet 2022 11:53
À : Jérôme NURY ; Edouard DE LAMAZE ; Catherine MEUNIER ; Arnaud PAQUIN ; patrimoine@orne.fr ; Philippe ROCHAS ; Bernard SOUL ; Bernard DAVY ; Claude TRIANON ; Guillaume LEFRANCOIS
Cc : Hugues HOURDIN ; Xavier MEYER ; C. F. ; Philippe DURAND ; Jean THUAUDET ; Aliaume LICARI-HERDIER ; Vincent AUBIN ; Servanne DESMOULINS-HEMERY ; Anne CHEVILLON ; Grégory VANNOBEL
Objet : La SVAADE - Manoir de la Chaslerie - Financement des travaux de restauration du manoir.

Chers amis,

Il y a un an très précisément, le 12 juillet 2021, une réunion très utile s'est tenue à la Chaslerie pour examiner les voies et moyens de la poursuite de la restauration du manoir, avec l'appui et selon les orientations de l'association "La SVAADE", locataire des lieux.
Je vous recommunique ci-joint le compte rendu de cette réunion.

Depuis un an, un énorme travail a été effectué par nombre d'intervenants en vue d'éclairer le chemin. Dans le cadre de son bail, "La SVAADE" a organisé six concerts supplémentaires qui ont toujours attiré le maximum de spectateurs possible, dans le respect des règles sanitaires et compte tenu de la disponibilité des lieux avant ces travaux ; trois nouveaux auront lieu en octobre prochain, ceci pour ne parler que de cette année.

Pour autant, force est de constater qu'entre, d'une part, les attentes et les paroles d'il y a un an et, d'autre part, la réalité du dossier aujourd'hui, les avancées concrètes, en termes de financements notamment, sont restées des plus limitées, sauf du côté des propriétaires du manoir mais en proportion de leurs moyens de retraités.

La principale bonne nouvelle est que, du côté des études destinées à compléter les précédentes, M. Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine désormais en charge de la préparation et du suivi du chantier, a commencé à fournir de premiers éléments très utiles (sur des travaux sur le logis) et qui devraient être prolongés dans les semaines à venir de manière à vous présenter un tableau d'ensemble du chantier ; le contrat du bureau d'études "Bee +" a été complété pour couvrir la problématique de l'isolation thermique de ce monument historique destiné à être chauffé par aquathermie.

Compte tenu de ces derniers éléments, il paraît des plus utiles de relancer la concertation entre les participants à la réunion d'il y a un an, en élargissant celle-ci, s'ils le veulent bien, à la conservation régionale des monuments historiques, au conseil général de l'Orne, à la fondation du patrimoine et à l'ADEME.
De gros progrès peuvent sans doute être réalisés sur les points critiques du financement, si l'on en juge par exemple par l'article ci-joint, paru dans le "Ouest-France" du jour, qui énumère quelques enveloppes disponibles pour renforcer l'attrait touristique du "Domfrontais médiéval", un sujet qui, nous aussi, nous tient à cœur à la Chaslerie comme à "La SVAADE".

Afin que cette réunion qui aurait lieu au manoir de la Chaslerie puisse produire les meilleurs effets, je vous serais reconnaissant de bien vouloir m'indiquer à quelles dates, à partir de la rentrée de septembre prochain, vous pourriez vous libérer pour y participer.

D'avance je vous en remercie très chaleureusement.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
La réunion avec Arnaud PAQUIN, cette après-midi, a été très constructive.

J'ai pu lui montrer les particularités et défauts de diverses maçonneries d'ouvertures du logis...

25 juillet 2022.

25 juillet 2022.

... qui n'avaient jamais été documentées convenablement, malgré mes demandes expresses à l'un de ses prédécesseurs que la qualité formelle de ses rédactions suffisait à faire considérer par la conservation régionale comme paroles d'Evangile. Comme on le sait, cet individu avait obstinément refusé de tenir compte de mes remarques, allant même jusqu'à déchirer son contrat après avoir vidé précipitamment l'enveloppe d'honoraires, illustrant par là, comme si c'était nécessaire, la morgue et les insuffisances personnelles majeures dont peuvent faire preuve divers titulaires du monopole légal que l'on sait.

Infiniment plus sympathique et judicieux dans son travail, Arnaud PAQUIN envisage de préparer une note, à l'intention de la conservation régionale, pour expliciter ses conclusions et, à cette occasion, documenter divers travaux que, dans les circonstances de l'époque, j'avais effectués sans autorisation dans le logis. Cette mise à jour de ses dossiers m'a été réclamée il y a trente mois par la conservation régionale à qui, grâce à Arnaud PAQUIN, nous allons enfin pouvoir donner satisfaction sur ce sujet.

Lors de son examen de ces maçonneries, Arnaud PAQUIN s'est aperçu que le travail effectué par un maçon réputé de qualité comporte divers défauts, tant pour la partie effectuée à mes frais exclusifs, que pour celle qui fut subventionnée.

Cela tombe bien, nous sommes encore dans les délais de la garantie décennale.

Pour le reste, Arnaud PAQUIN m'a montré l'ébauche de son projet de restauration de la ferme.
Ce projet a été établi selon mes instructions :
- redonner au bâtiment son ancien aspect de longère ;
- permettre de loger les artistes en résidence, selon les vœux et les ambitions de "La SVAADE" ;
- conserver un volume pour ranger outils et tracteurs.
A première vue, ce projet me satisfait. Carole a toutefois demandé, à juste titre, de recréer une sortie vers le parking du public, c'est-à-dire le verger, à l'Ouest du bâtiment.
Comme il l'a encore démontré hier, Arnaud PAQUIN écoute ce que je lui dis et analyse finement les particularités du monument que je lui signale. Il est donc à même de préparer des documents que je pourrais signer sans réserves, tant ses contributions me paraissent susceptibles d'être dignes du label "qualité FOURCADE".

Pour autant, le principal problème pratique que nous rencontrons est celui des délais de préparation de ces documents. Ceci n'est pas une critique de ma part car je comprends bien qu'Arnaud PAQUIN a en portefeuille de magnifiques monuments, d'une autre taille que la Chaslerie, de sorte qu'il doit partager son temps au mieux possible entre ses divers clients, ce qui ne doit pas être aisé.

Tout ceci pour dire que je suis alléché par les premières contributions, encore partielles à mes yeux, d'Arnaud PAQUIN mais tiraillé par le souhait de pouvoir fournir en temps utile aux entités subventionneuses les dossiers qu'elles me réclament pour réamorcer la pompe. A ce sujet, je crains que les sources ne se tarissent, tant je vois poindre tous les périls de l'heure, à commencer par une récession ravageuse due à l'aveuglement (au mieux) de nos dirigeants, par exemple en matière de politique énergétique.

Donc, d'un côté, j'aimerais pouvoir dès que possible obtenir d'Arnaud PAQUIN un dossier complet et de "qualité FOURCADE" sur l'ensemble du programme de travaux envisagés en liaison avec "La SVAADE". Mais je sais que ce sera délicat. Et de l'autre, j'ai le souci de ne pas laisser une nouvelle fois passer le tour de la Chaslerie lors des distributions de la manne publique.

Bref, que faut-il que je fasse ? Me cramponner à mon désir de pouvoir présenter un projet global suffisamment détaillé ? Ou bien, en rabattre dans mes ambitions méthodologiques, donc mettre dans les tuyaux un premier dossier, partiel et incomplet, qui m'obligerait à repasser plusieurs fois aux guichets pour solliciter les mêmes interlocuteurs, de façon itérative donc usante pour eux ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Jeudi 4 Aout 2022
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administration - Maçonnerie-carrelage - Ferronnerie - Menuiserie - Peinture - Logis
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Une lettre recommandée de la conservation régionale m'attendait, avec ses annexes, à la poste depuis quelques jours :


Il me revient désormais de définir et de soumettre à la D.R.A.C. ce que pourrait être le contenu de la "tranche A" de subventions, à substituer aux "tranches 1 et 2" précédentes.

Arnaud PAQUIN vient en effet de me communiquer son évaluation des travaux de maçonnerie annexes, plus son devis d'honoraires corrigé.

Il faudra également que je saisisse une nouvelle fois la Région, celle-ci à propos de la restauration de l'ensemble des menuiseries extérieures du logis (et les zakouskis subséquents).

En espérant qu'une fois l'étape de ces formalités franchie, on pourra enfin lancer ce chantier.
En fait, dans la cour, il s'agit au moins autant d'un cailloutis que d'un pavement.

Et dire que cela, classé parmi les monuments historiques par légèreté manifeste d'instruction du dossier, puisqu'on n'en soupçonnait même pas l'existence, nous vaut depuis trente mois tant d'emmerdements !
Sous le mélange de gravier et de terre qui se trouvait sous le béton, Igor découvre des restes d'un ancien dallage :

11 août 2022.

Il me précise que celui-ci a clairement disparu le long des auges.

Je lui demande de manier la mini-pelle avec une grande douceur, de manière à ce qu'on puisse mieux se rendre compte de l'état des lieux et aviser sur la suite des opérations.

On n'avait encore rien trouvé de tel sous la charretterie. Il est vrai que, dans l'état où on avait récupéré cet ancien pressoir, il ne restait plus grand chose de correct dans le secteur depuis le début du XXè siècle :

Etat au début du XXè siècle.


Je rappelle en effet ce qui, fin 1990 ou début 1991, c'est-à-dire juste avant que je n'entre en scène, tenait encore à peu près debout de ce bâtiment (pourtant inscrit à l'I.S.M.H. depuis 1926...) :

Etat en 1991.

Selon les données collationnées par Arnaud PAQUIN, la restauration des menuiseries extérieures du logis devrait coûter 354 130,30 € H.T., soit, si l'on tient compte des honoraires d'architecte au taux de 11%, d'une T.V.A. de 10 % et d'aléas de chantier de 5%, un total de 454 012,70 € T.T.C.
Si l'on inclut dans ce programme la "problématique des poutres pourries" et le chemisage intérieur de la cheminée Nord, ces montants passent respectivement à 369 158,85 € H.T. et 473 280,10 € T.T.C.

Il ne me reste plus qu'à être excellent pour trouver des subventions.
Le moment paraît venu d'essayer de faire valoir "l'usine à gaz" que l'on sait.
Voici l'état présent (à 4 heures du matin) de ma rédaction du pensum que je destine au conservateur régional du patrimoine (je le mets en ligne pour m'encourager à avancer dans sa rédaction) :


Bien entendu, toute cette matière est compliquée et laborieuse à expliquer.

Je trouve que ce premier jet pèche en tout état de cause sous deux angles :
- mon style n'aidant certes pas, c'est, en l'état de ma rédaction, un redoutable étouffe-chrétien. Or je sais que "plus c'est long, moins c'est lu". Peut-être serait-il raisonnable que j'articule les choses différemment, par exemple en résumant ce laïus, quitte à renvoyer en annexe un maximum d'informations ;
- il serait utile, justifié et opportun que j'associe le bureau de "La SVAADE" à cette rédaction. Après tout, ils se trouvent bel et bien à mes côtés pour essayer de faire bouger le mammouth "dans l'intérêt du monument" (vaste programme, comme aurait dit le Général).