Administraaaâââtion

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 10 juillet 2014
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Electricité - Ferronnerie - Menuiserie - Bâtiment Nord
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Comme prévu, Sébastien LEBOISNE a terminé la pose de la penderie du dégagement vers le petit salon.

10 juillet 2014.

10 juillet 2014.

10 juillet 2014, le côté gauche.

10 juillet 2014, le côté droit.

Il a très habilement camouflé les volets d'accès à l'attirail électrique.

Son travail me donne satisfaction à une réserve près : je trouve qu'il a vissé les boutons provisoires trop haut par rapport aux futures poignées des portes voisines.

10 juillet 2014.

Sébastien m'a annoncé qu'il n'aurait pas le temps de poser les trois portes intérieures avant le Jour J. Pour le cabinet de toilettes, on devra donc se contenter, à cette date, d'une porte provisoire.

En ce qui concerne le verre des deux portes vitrées intérieures, je renonce au verre soufflé monté en feuillets ("Vitrum Résist de chez Saint-Just Colonial/résine/float 3 mm") car ce produit revient, en comptant les frais d'emballage et de transport, 8 fois plus cher que du verre Sécurit normal de 4 mm. Faut quand même pas pousser !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 10 juillet 2014
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Abords, Avenue, terrasse
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Ce jour aura été marqué par une découverte archéologique importante, du moins à l'échelle du chantier.

Voici la dernière photo du seuil de la porte piétonnière, tel qu'il était ce matin, à la reprise du travail :

10 juillet 2014.

Vous reconnaissez le dallage dû au Tonton que l'on sait, à l'évidence résidu d'une entreprise de pompes funèbres (le dallage, pas le Tonton, du moins à ma connaissance) et scié mécaniquement sur une épaisseur dont vous vous doutez qu'elle est minimale, en raison de la lésine et de l'esbroufe bien connues de la "grande figure du Domfrontais".

Eh bien vous avez raison. Voici, au centre de la photo suivante et une fois déposé, le dallage dû au "grand connaisseur des choses du passé" et, derrière, celui que je projetais de faire poser à sa place. Comme on le voit, il n'y a pas photo entre la "qualité LEVÊQUE" et la "qualité FOURCADE", en termes ni d'épaisseur des dalles, ni de couleur du granit, ni de qualité de la découpe. C'est tout simplement le jour et la nuit :

10 juillet 2014.

Mais, alors que nous avions imaginé, avant d'enlever ces feuilles de papier à cigarette, que, comme dans l'entrée du logis, nous trouverions au-dessous un très médiocre mortier, le démontage nous a réservé une sacrée surprise :

10 juillet 2014.

10 juillet 2014.

Comme on le voit sur les deux photos précédentes, nous avons retrouvé, sous le papier à cigarette en question, le dallage d'origine, composé de deux blocs de granit et de plusieurs dalles de grès schisteux. Je dis que ces pierres sont d'origine car elles étaient, les unes et les autres, engagées sous les pilastres de la porte.

Mais il y avait un problème : le niveau de ce dallage d'origine se trouvait, selon les endroits, 6,5 à 11 centimètres sous les niveaux du sol actuels, dans l'avant-cour et dans la cour.

Autrement dit, rendre à ces pierres leur statut originel aurait obligé à décaisser une bonne partie de la cour, sans parler de l'avant-cour, de 6 bons centimètres au moins.

Je n'y étais prêt ni financièrement, ni administrativement, ni d'aucune façon.

Bien entendu, je tenais, par courriel et en temps réel, M. MAFFRE puis M. COOS au courant de nos découvertes.

J'étais partisan soit de découper, pour le relever, le dallage d'origine, soit, de préférence, de le supprimer pour le remplacer par mes belles et bonnes dalles épaisses.

Je dois dire que je me suis heurté à l'avis négatif de Sébastien DUVAL et au veto de M. MAFFRE, dont voici le texte du courriel de 15 h 49 :

(début de citation)

M. Fourcade,

En tant qu'architecte du patrimoine, je fais partie de la chaîne des intervenants qui ont un rôle de conservation de nos édifices, et notamment des dispositions originelles, surtout quand elles deviennent rares sur un édifice très remanié.
Je peux comprendre qu'il vous soit compliqué de remettre en cause tous les niveaux de sol existant (bien que 6 à 11 cm ne représentent pas grand chose).
Mais vous comprendrez qu'il ne m'est pas possible de donner mon accord sur une solution de destruction d'un élément intéressant à plus d'un titre, tout à fait conservable.

Je vous confirme après discussion avec M. Coos, que les dalles "neuves" peuvent être amincies à environ 6 cm d'épaisseur et posées au coulis de chaux sur les dalles anciennes, sans problèmes de pérennité.
M. Coos m'indique que si nous donnons notre accord aujourd'hui, les dalles peuvent être immédiatement recoupées et reposées très rapidement.
Il ne s'agit en rien d'un bricolage mais d'un bon compromis pour répondre aux diverses contraintes.

J'espère que vous pourrez adhérer à cette solution.

Crdt..

(fin de citation)

Après ce courriel, je me suis encore débattu. Nous avons sondé le seuil de la porte charretière et nous avons trouvé, là également, des preuves de la subsistance, sous le bitume dû au Tonton nullard que vous savez, du dallage d'origine.

Je vous fais grâce des détails. Je me suis incliné.

Nous allons donc tailler les dalles que je projetais de substituer aux horreurs du Tonton pour en détacher les 6 à 10 cm supérieurs que nous poserons à la chaux sur le dallage d'origine.

Ainsi, au cas où l'un de mes successeurs voudrait tenter de retrouver dans la cour le revêtement d'origine, la restauration dont j'aurai été le maître d'ouvrage ne le gênera nullement.

Si des visiteurs du site veulent davantage de détails, je pourrai mettre en ligne d'autres photos car j'en ai prises beaucoup.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 11 juillet 2014
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Abords, Avenue, terrasse - Logis
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Sébastien DUVAL a terminé la tranche actuelle des travaux dans l'entrée du logis en bouchant, sur mes plans rectifiés, l'interstice entre les deux moitiés du seuil :

10 juillet 2014.

Il a commencé à restaurer l'auge (qu'il appelle buron) aux 4 endroits prévus. Le voici ce matin devant ce chantier...

10 juillet 2014, vue vers l'Ouest.

... et voici où il en était rendu hier en fin de journée :

10 juillet 2014, vue vers l'Est.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 11 juillet 2014
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Menuiserie - Logis
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On dirait que M. BRESSON n'est pas peu fier de la qualité de sa restauration de la porte du logis donnant sur la terrasse. Si j'en crois les photos suivantes, qu'il m'a transmises ce matin...

11 juillet 2014.

11 juillet 2014.

11 juillet 2014.

11 juillet 2014.

11 juillet 2014.

11 juillet 2014.

11 juillet 2014.

11 juillet 2014.

11 juillet 2014.

... il semble qu'il ait bien raison !

J'apprécie en esthète certains détails comme, sur la dernière photo, la différence de longueur des planches ou, mieux encore, la prolongation d'une certaine fissure ou d'un certain creux dans le bois neuf qui atteste un choix particulièrement soigné des matériaux utilisés.

Devant un tel chef-d'œuvre, il ne fait aucun doute que M. Pascal BRESSON (Route de la Haute Folie - 50480 Hiesville / 02.33.44.80.98) aime son travail et opère en communion avec sa matière première de prédilection.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 15 juillet 2014
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Abords, Avenue, terrasse - Logis
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Dans l'entrée du logis, la projection de sable était censée, entre autres, patiner les marches. Le traitement ne s'est pas révélé très concluant. Au moins, vu les précautions prises...

15 juillet 2014.

... peu de poussière aura pénétré dans les pièces récurées ce week-end.

En revanche, au milieu de la cour, le travail avance bien sur l'auge :

14 juillet 2014.

14 juillet 2014.

14 juillet 2014.

15 juillet 2014.

15 juillet 2014.

A peine arrivée de Paris, Carole a dû y repartir : elle avait oublié son ordi qu'elle est donc allée rechercher. Cette anecdote illustre que la fatigue nous gagne, à 8 jours du Jour J.

Elle a trouvé qu'en 3 jours, le chantier avait bien avancé :
- pose du plancher de la nursery qui permet aussi d'imaginer ce que pourraient être les proportions de la future cuisine ;
- fin de l'intervention de Sébastien DUVAL qui a laissé un chantier propre après avoir restauré le seuil de la porte piétonnière et l'auge de la cour ;
- renouvellement du gravier devant le manoir et dans le bout de la descente à partir de la D22.

Ce week-end, si la météo le permet, nous tâcherons de peindre la porte d'entrée du bâtiment Nord. Mardi prochain, M. BRESSON devrait finir d'installer les boiseries du petit salon et poser la porte restaurée du logis sur la terrasse. Avant-hier à Paris, j'ai pris livraison au B.H.V. des interrupteurs et prises électriques qui nous manquaient pour ce petit salon. Hier soir, en revenant de la séance de travail chez notre jeune geek, je suis passé au Sap chez Roland FORNARI pour récupérer les ferrures restaurées de cette porte.

Carole et moi sommes convenus qu'après le mariage, le chantier serait mis au repos, tout comme nous si possible, jusqu'à la fin septembre.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 18 juillet 2014
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Maçonnerie-carrelage - Abords, Avenue, terrasse
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Je mets au défi quiconque de détecter les interventions de Sébastien DUVAL sur l'auge de la cour :

18 juillet 2014.

18 juillet 2014.

Voici également le nouveau seuil de la porte piétonnière, tel que j'en ai décidé la pose avant le Jour J :

18 juillet 2014.

Tout ceci me semble impeccable et j'en félicite l'entreprise BODIN. Son intervention témoigne à la fois d'une parfaite maîtrise des matériaux et d'une grande sensibilité aux couleurs, aux textures, aux patines. Une nouvelle fois, un très grand bravo !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 23 juillet 2014
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Menuiserie - Logis
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Hier, aujourd'hui ou demain, les héros du jour ont été, sont ou seront Pascal BRESSON et ses compagnons.

Pascal et le jeune Simon ont surtout travaillé à ce stade sur la porte qui relie l'entrée du logis à la terrasse.

Pascal m'a prouvé que les planches de la porte avaient été reliées, dès l'origine, par des "fausses languettes"...

22 juillet 2014.

... et j'ai noté qu'il avait procédé de la même façon :

22 juillet 2014.

Il a fallu présenter plusieurs fois la porte devant l'ouverture pour régler la découpe du bas de la porte. Finalement, il a fallu laisser un espace de 2 bons millimètres entre le bois du bas de la porte et les dalles car celles-ci n'avaient pas été posées parfaitement à l'horizontale, comme il aurait été souhaitable, au moins pour ne pas entraver l'ouverture du battant de porte.

Voici le type de clou de fer, forgé par Roland FORNARI, qui a servi à fixer les pentures...

23 juillet 2014.

... et voici, avant sa pose, le verrou forgé de même par Roland :

23 juillet 2014.

Comme on le voit, c'est vraiment du costaud.

Voici, une fois posée, la porte vue de l'entrée du logis, avec ses ferronneries et son jour au-dessous du battant et sur ses côtés :

23 juillet 2014.

Comme l'on sait, M. MAFFRE a résolu ces problèmes d'étanchéïté en prévoyant une seconde porte dans l'entrée, formant sas avec celle-ci.

Enfin, voici la porte restaurée, avec son nouveau loquet dû à Roland, vue de la terrasse :

23 juillet 2014.

J'espère qu'une première couche de peinture pourra être passée demain et une seconde avant le Jour J.

Ai-je besoin d'ajouter que tout le monde ici est extrêmement satisfait de la qualité de la restauration de cette porte par Pascal BRESSON et Roland FORNARI, sous la houlette de Benoît MAFFRE ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 23 juillet 2014
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Electricité - Menuiserie - Bâtiment Nord
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Pendant que Pascal BRESSON et Simon travaillaient sur la porte du logis donnant sur la terrasse, Loïc s'arrachait les cheveux en fixant les niches prévues pour les volets intérieurs du nouveau "petit salon". La tâche était rendue particulièrement complexe par la présence de coussièges qu'il fallait habiller également de boiseries :

22 juillet 2014.

Une mauvaise surprise attendait en outre Pascal BRESSON dans ce petit salon car deux angles des panneaux des boiseries posées il y a quelques semaines, l'un sur le mur Sud et l'autre sur le mur Nord, avaient lâché. Pascal BRESSON a attribué ces accidents à l'humidité de la pièce qui aurait gonflé le bois et provoqué le cisaillement des tenons à propos desquels j'ai découvert, à cette occasion, qu'ils étaient en plastique...

22 juillet 2014.

... et qu'ils pouvaient se déchirer :

22 juillet 2014.

La réparation a été effectuée avec des vis et il ne me reste plus qu'à souhaiter que les mêmes causes ne produiront pas les mêmes effets ailleurs sur ces boiseries qui me coûtent une petite fortune sans être, comme on le sait, le moins du monde subventionnées.

En dépit de cet incident, la pose a pu se poursuivre dans de bonnes conditions...

23 juillet 2014.

... et le fait est que l'escamotage des volets dans les niches est remarquablement réalisé :

23 juillet 2014.

23 juillet 2014.

Ce soir, tandis que Pascal BRESSON et Simon grattaient la couche de peinture d'apprêt sur les châssis de fenêtres réalisés par Sébastien LEBOISNE (à l'époque où je recourrais à un autre architecte)...

23 juillet 2014.

... Loïc commençait à s'escrimer sur l'éveil de la fenêtre Sud...

23 juillet 2014.

... puis perçait les boiseries...

23 juillet 2014.

... pour permettre la pose des interrupteurs :

23 juillet 2014.