Administraaaâââtion

Appel téléphonique de mon aîné ce matin. Il est en train de déminer un dossier administraaaâââtif qui paraissait mal engagé. Il me dit que le climat des discussions en cours est très bon.

Je lui suis très reconnaissant de débrouiller ce pataquès alors qu'il a beaucoup plus important pour lui à faire dans le cadre de son nouvel emploi. Et aussi, et surtout, d'avoir accepté ma recommandation de compléter le programme de travaux jusque là envisagé de manière à rendre, en l'état du dossier, la mariée plus présentable pour le sémillant partenaire en cause.

Je suppose qu'en contrepartie, il va falloir que j'accélère la vente à une S.C.I. familiale de la nue-propriété d'un certain nombre de lots nouvellement créés. Le fiston a eu l'élégance de ne pas évoquer ce point mais il me semble évident et normal.

Transmis la nuit dernière à mon aîné un document l'autorisant à restaurer à ses frais le logis de notre manoir favori et, dans ce but, à solliciter toute autorisation administraaaâââtive réputée nécessaire et toute subvention utile, ainsi qu'à encaisser toute subvention obtenue.

Ce document était devenu urgent dans la mesure où il ne restait plus que quelques jours avant la date-limite retenue par la D.R.A.C. pour que les aspects administraaaâââtifs du dossier puissent être réputés traités au titre de l'exercice 2017, du moins pour une première tranche de 75 000 € de travaux. A ce sujet, et puisque je ne suis plus en situation de financer rapidement la réalisation d'un bureau-bibliothèque dans la tour Sud-Ouest, ainsi qu'envisagé dernièrement, j'ai laissé mon aîné libre de composer cette première tranche de travaux. Je lui ai toutefois rappelé qu'il y aurait lieu, à mon sens, d'y inclure les menuiseries extérieures, d'une part, de la cage d'escalier (afin de ne pas risquer de perdre le reliquat de subvention du "programme 2014" disponible pour ses enduits intérieurs), d'autre part, en raison de l'urgence relative évidente, de la "pièce dévastée" (au-dessus du salon).

Reste néanmoins à régler un ensemble de questions juridiques complexes destinées à donner une assise solide à l'opération : par exemple, y aura-t-il démembrement ou non de la propriété, puis y aura-t-il don, vente ou encore bail emphytéotique ? Patrice CAHART nous a été précieux pour éclairer les aspects fiscaux de ces deux questions et nous lui en sommes très reconnaissants. Il revient à ce stade à mon aîné et à moi d'opérer quelques menus choix qui ne sont peut-être pas les plus aisés en termes tant de trésoreries que de psychologies respectives. L'avenir nous le dira.

P.S. : J'oubliais de signaler qu'à ma connaissance, mon aîné a mandaté ou envisage de mandater celui que j'appelais, avant un happening récent, "mon architecte du patrimoine favori", afin d'assurer la maîtrise d’œuvre des travaux qu'il envisage de réaliser en 2018. Si j'ai bien compris, ce programme inclurait ladite tranche de 75 000 € de menuiseries, plus la restauration de diverses menuiseries extérieures de l'"aile de la belle-mère", voire de la tour Louis XIII, plus la réalisation d'une cuisine familiale dans l'espace gardé disponible à ce jour au rez-de-chaussée du bâtiment Nord. On voit qu'à l'échelle de notre chantier favori, tout cela n'est pas rien.

P.S. 2 : Je pense qu'il n'est pas inutile que j'indique avoir laissé, en temps utile, toute latitude à mon aîné de prendre ou de ne pas prendre mon relais. Y compris par écrit, en lui explicitant l'étendue des dégâts. En effet, je ne suis que trop convaincu de la lourdeur et du coût du sacerdoce que constitue la restauration de vieilles pierres pour embarquer, "à l'insu de son plein gré", ce jeune homme dans un telle galère. Je peux même ajouter que cela m'aurait posé un problème moral de ne pas le laisser, autant que faire se peut, entièrement libre de son choix.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 13 septembre 2017
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Ferronnerie - Logis - Aile "de la belle-mère"
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J'ai enfin réussi hier à joindre téléphoniquement Roland FORNARI. Nous avons parlé de ses prochaines interventions sur notre manoir favori :
- la pose d'une paire de lanternes sur la façade sur cour des écuries, de part et d'autre de leur porte d'accès ;
- la pose, dans la cage d'escalier du logis, de quelques appliques murales, réalisées sur le modèle de celles de la chapelle du logis de Moullins, dont la voûte vient d'être magnifiquement restaurée par son propriétaire avec le concours de Lucyna GAUTIER que j'en félicite ;
- le cas échéant, la pose d'une lanterne sur la façade Est du logis, histoire de rendre moins tristounette à mes yeux cette muraille pourtant caparaçonnée de grilles mais que je trouve encore trop lisse.

A noter que, lors de la récente visite des "Amis du Septembre Musical de l'Orne", plusieurs propriétaires de châteaux des alentours, et non les moindres, se sont extasiés devant la paire de lanternes qui flanquent la porte principale de notre logis favori. Je leur ai conseillé de se tourner vers Roland. Il faudrait que ce dernier pense un jour à me verser des royalties.

A noter également que j'ai dit à l'épouse d'un propriétaire de château, sans doute le plus fortuné du département, le plus grand bien de celui que j'appelais, encore récemment, "mon architecte favori". Elle en a noté les coordonnées avec soin. On voudra bien retenir que c'est la preuve que je ne suis pas vache...

Ce 15 septembre 2017 est le jour-limite, fixé par la D.R.A.C., pour la transmission du dossier de demande de subvention au titre du programme 2017 de travaux sur notre manoir favori.

A 13 h 02 ce même 15 septembre 2017, mon aîné a adressé à la D.R.A.C. le courriel de saisine et m'en a communiqué la copie.

Ceci est un jour important pour la poursuite, dans de bonnes conditions, de la restauration de notre manoir favori. Mon aîné a 39 ans, c'est-à-dire mon âge lorsque j'ai acheté la Chaslerie.

Ainsi, tout se met en ordre de ce côté-ci, comme il convient.
J'ai mandaté aujourd'hui Eric YVARD afin qu'il mène, à propos de notre manoir favori, un complément d'étude historique, en vue de documenter la prochaine restauration de l'intérieur des principaux bâtiments et de quelques abords protégés.

On se souvient qu'il y a vingt ans (déjà !), Patrick DELAUNAY avait produit une première compilation de documents issus du chartrier de la Chaslerie, facilement accessibles au public dans les locaux des Archives départementales de l'Orne. Il s'agira pour M. YVARD de poursuivre ce travail, en s'attaquant à la partie cachée de l'iceberg.

Photo DDM, archives.

Pour que cette étude soit le plus utile possible, elle sera surtout centrée sur l'aspect et l'usage anciens des constructions en question.

Eric YVARD m'a été recommandée par Barbara TOUSSAINT. Basé dans le Perche (il est maire-adjoint de Bellême), cet ancien élève de la mère de François FILLON, qui l'a formé à l'étude d'archives, a déjà eu l'occasion de travailler sur quelques vieilles familles du Domfrontais, dont celle de Jacques COUPPEL du LUDE qui était apparentée aux LEDIN.
Françoise Nyssen présente un budget de la Culture «préservé et conforté» à 10 milliards d'euros.

N.D.L.R. : En attendant, la D.R.A.C. m'a déjà informé qu'il n'y aura aucune place dans ce budget 2018 pour faciliter un tant soit peu la restauration de notre manoir favori. Sympa, d'autant que, comme les autres retraités ou propriétaires immobiliers de ce pays, je vais devoir subir une nouvelle hausse d'impôts divers qui, elle, sera tout sauf symbolique !

Il est vrai que, par ailleurs, on nous annonce que "les impôts baissent, la dépense résiste !"
Bref, une fois de plus, tout pour la com, on a bel et bien un gouvernement à la botte des chaînes d'info en continu, celles-là même, aux mains des ploutocrates, qui ont dépêché - et de quelle façon ! - le jeune homme que vous savez à la tête de l'Etat.