Pouvoirs publics, élus locaux

Nature, structure et conjoncture
Publié le 30 juin 2016

Le Brexit a fait resurgir l’extrait ci-joint d’une conférence de presse de de Gaulle en 1963. Moi qui enseigne l’art oratoire à Sciences Po, j’en ai été émerveillé.

C’est un chef d’œuvre du genre : clarté des idées, maîtrise parfaite de l’expression. En deux minutes, toutes les facettes de la rhétorique d’Aristote ('inventio', 'dispositio', 'elocutio', 'memoria', 'actio') y sont remarquablement mises en œuvre. La description du problème (l’adhésion de la grande Bretagne au marché commun) s’articule autour d’un plan en trois points : la nature de l’Angleterre, « insulaire, maritime », ses traditions originales et son économie industrielle et commerciale qui la lie aux « pays les plus divers et souvent les plus lointains » (sa structure), sont mises en regard du contexte historique récent de la demande d’adhésion (la conjoncture).

Coup de génie de cette intervention : l’allitération qui, en conclusion, dévoile ce plan : « la nature, la structure, la conjoncture qui sont propres à l’Angleterre… ». Tous ces mots en ture, qu’on entend rimer avec aventure, fracture, déconfiture, sonnent comme une variation autour de turlututu.

de gaulle 1963

N.D.L.R. : Certes. Mais, puisqu'on évoque des souvenirs, pourquoi taire celui-ci ?

Simon FULLEDA
rédigé le dimanche 3 juillet 2016
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
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Après mûre réflexion je suis prêt à accueillir l'Université d'Été du PS et de la BAP chez moi.
N'hésitez pas à inviter des sympathisants, c'est un 25m2, on est large.

N.D.L.. : Pour ceux qui, comme moi, ne savent pas ce qu'est la BAP:

lefigaro.fr
rédigé le mardi 5 juillet 2016
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
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Alerte info : 15h12

Loi travail : Manuel Valls annonce le recours au 49-3, la droite quitte l'hémicycle.

N.D.L.R. : Nous avons "la droite la plus bête du monde", c'est confirmé.

Des hormones sont injectées aux vaches pour augmenter leur production de lait. Mais ce traitement contre nature provoque notamment des infections des pis, ce qui implique des traitements à base d’antibiotiques que l’on retrouve malheureusement dans le lait que nous consommons, ce qui n’est pas sans conséquence… sans parler du pus que l’on retrouve aussi dans le lait, puisque, avant que l’infection soit détectée et traitée, un peu de pus a le temps de s’écouler avec le lait.

Pour remédier à ces soucis techniques, l’homme, dans toute sa splendeur, a ainsi inventé les vaches avec un hublot sur le côté… lui permettant de contrôler constamment la qualité de la digestion et les médicaments à donner pour que tout soit « parfait »…

Il y aurait 3 ou 4 producteurs en France qui utiliseraient cette méthode selon certains journalistes.

En s’assurant qu’elles digèrent bien et que le taux d’acidité est correct.
En créant dans leur flanc un orifice (d’un diamètre de +10-15 cm) dans lequel on introduit une sonde. Cet orifice est cerclé de plastique ou je ne sais quoi, afin que j’imagine l’orifice ne se rebouche pas, pour avoir en permanence accès à son estomac ….

Le rumen est le premier des quatre estomacs de la vache. Pour avoir accès plus facilement à l’intérieur de cet estomac, on a cousu ce dernier à la peau et on a ensuite refermé le tout avec un hublot en plastique. Dans les fermes expérimentales, ce hublot permet de passer le bras profondément dans l’animal afin de prélever des échantillons du bol alimentaire.

Détail sordide: lorsque ce hublot est ouvert par temps froid, une vapeur s’en dégage qui monte jusqu’au plafond. Cette vision, accompagnée des chuintements causés par la digestion, donne au visiteur profane l’impression d’un mauvais rêve.

Signez la pétition qui sera remise au commissaire européen à l'agriculture.

N.D.L.R. : Saloperie. Pétition signée !

lefigaro.fr
rédigé le mardi 5 juillet 2016
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
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En une du journal : Nicolas Hulot ne sera pas candidat à l'élection présidentielle.

N.D.L.R. : Moi non plus.
(Mais pourquoi les journalistes ne me consacrent-ils pas un simple entrefilet ?)

lesechos.fr
rédigé le jeudi 7 juillet 2016
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Hollande inverse la courbe des fonctionnaires

13 795 postes de plus dans la fonction publique d'Etat l'an prochain, 30 000 de mieux sur l'ensemble du quinquennat : à défaut de celle des chômeurs, François Hollande a réussi à inverser la courbe du nombre de fonctionnaires. Justifiée par la nécessité "d'assurer la sécurité des Français", cette noble cause fait néanmoins bon marché d'une autre réalité : rien ou presque n'a été fait pour compenser ces sans doute nécessaires créations de postes par des suppressions équivalentes dans d'autres ministères, moins prioritaires. Résultat, la masse salariale de l'Etat s'envole à nouveau, et avec elle les dépenses. Youpi.

N.D.L.R. : Ô joie !

L'un des grands avantages de ma cantine favorite - outre que ses tarifs sont très raisonnables, sa cuisine excellente et que j'y lis gratis la presse quotidienne régionale - est que j'y rencontre régulièrement le maire de Domfront-en-Poiraie Bernard SOUL et son adjoint Bernard DAVY.

Aujourd'hui, par exemple, j'ai pu leur parler de deux sujets d'actualité pour moi :

- la revitalisation d'un dispositif incitatif en faveur de la replantation de haies bocagères, comme j'en aurais besoin en limite de propriété (afin de protéger, autant que faire se peut, mes plantations des poisons que vaporise régulièrement mon voisin),
- le recrutement d'un jeune du pays dans le cadre de l'usine à gaz dénommée "emplois d'avenir".

Dominique Thiébaut LEMAIRE
rédigé le dimanche 10 juillet 2016
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Billet : Brexit
Posted on 8 juillet 2016 par Libres Feuillets

Amarrage largué par un référendum
Les Anglais ont voté mais non comme un seul homme
Contre le continent son kaléidoscope
Scruté dans leur lunette ou même au télescope
En reprenant conscience à l’heure du réveil
Ils se sont écriés sans connaître Corneille
« Sur les noires couleurs d’un si triste tableau
« Il faut passer l’éponge ou tirer le rideau »

Marchands et financiers boursiers de Londinium
(C’est ainsi qu’on nommait Londres du temps de Rome)
Et l’Ecosse comme eux dans un désir d’Europe
Voudraient garder le lien mais le reste a dit stop
Le reste a dit courage il faut avoir des couilles
Quitter la compagnie des mangeurs de grenouilles
Sur les noires couleurs d’un si triste tableau
Il faut passer l’éponge ou tirer le rideau

Après avoir cherché le profit maximum
Dans l’union de pays valant mieux que leur somme
Ils quittent cet ensemble où sans cesse on écope
Que des Germains bornés dirigent vers un flop
Et dont on ne sait plus qui tient le gouvernail
Ils se sont exclamés mieux vaut que l’on s’en aille
Sur les noires couleurs d’un si triste tableau
Il faut passer l’éponge ou tirer le rideau


Le 23 juin 2016 les Britanniques ont voté par référendum pour la sortie du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (à une majorité de 51,9 %, face à une forte minorité londonienne et écossaise), une sécession appelée Brexit, contraction des mots « Britain » et « exit », de même qu’il a été question précédemment d’un « Grexit » pour la Grèce. En ce qui concerne l’analyse des votes par tranches d’âge, les chiffres ne sont pas fiables (voir à ce sujet l’article du journal Le Monde daté des 24-28 juin). L’opposition à l’intégration européenne a été accentuée par la crise économique y compris celle de l’euro, puis par la crise des migrants cherchant refuge en Europe. Le débat a porté sur la question de savoir dans quelle situation le Royaume-Uni aurait le plus à gagner : à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Union européenne ? Les Anglais ont eu, une fois de plus, un double comportement, caractérisé à la fois par une volonté d’indépendance courageuse, et par une tendance au marchandage de boutiquiers, « illustrée » en son temps par Margaret Thatcher. Après leur acte de courage du 23 juin 2016 – intelligent ou non, l’avenir le dira -, la tendance au marchandage s’est aussitôt manifestée : d’une part, ils ont signifié à l’Europe continentale, très pressée de clarifier la situation, leur intention de prendre tout leur temps pour la mise en œuvre d’un Brexit avantageux ; d’autre part ils ont laissé entendre qu’après leur période d’appartenance à l’Union européenne, où ils avaient le pied droit dedans et le pied gauche dehors, ils pourraient peut-être se limiter à changer de pied. On ne sait donc pas encore si la conclusion définitive de cette affaire (tragédie ou tragicomédie ?) sera celle de ces vers de Corneille cités par Littré dans son dictionnaire : « Sur les noires couleurs d’un si triste tableau, / Il faut passer l’éponge ou tirer le rideau » (Rodogune, II, 3).

Dominique Thiébaut Lemaire

N.D.L.R. : Je vois que les rimes sont riches et même chargées. Glop !

J'ai assisté hier, dans l'écrin raffiné du château de Villers-en-Ouche,...

... à un intéressant exposé d'Hugues de CHABANNES, vice-président de la "Demeure Historique", sur l'emploi dans les monuments historiques dans le cadre de ce qu'il est convenu d'appeler les "groupements d'employeurs", mode d'organisation qui existe depuis longtemps dans le monde agricole.

D'après ce que j'ai cru comprendre et retenu, il s'agirait pour plusieurs voisins de recruter (pas nécessairement sous la forme de "contrats aidés" comme les "contrats d'avenir" qui ne sont pas accessibles à tous les employeurs), un jeune (pas nécessairement) dont ils assureraient la formation ou faciliteraient la réinsertion professionnelle et qui, en contrepartie, effectuerait chez eux des travaux ne nécessitant pas, pour chacun de ces employeurs potentiels, le recrutement d'un salarié à temps plein. Il peut s'agir des tâches les plus diverses (y compris d'entretien d'un site internet) dès lors qu'elles sont "non marchandes" (ce qui est typiquement le cas pour l'entretien des abords ou de la maçonnerie sur un monument historique ouvert à la visite du public : je suis donc dans le cœur de cible).

La voie des "emplois d'avenir" paraît particulièrement attractive puisqu'elle coûte à l'employeur susceptible de bénéficier de ce régime 5,70 €/h, frais de M.S.A., d'assurance et de gestion compris, et 3,70 €/h hors ces frais.

Les difficultés sont :
- de trouver un candidat assez fiable pour être recruté, soit en C.D.D. à un an, soit en C.D.D. à trois ans (le régime des "emplois d'avenir" est verrouillé sur ce point) ; le candidat-type est un jeune sans formation et inscrit à Pôle-Emploi ;
- de trouver dans son proche voisinage des candidats employeurs pour constituer un groupement permettant, si nécessaire, de mettre en commun cet employé (je comprends que ceux qui ne sont pas éligibles au régime des "emplois d'avenir" n'ont pas accès à la réduction de coûts correspondante - point à vérifier -) ;
- de trouver, le cas échéant, entre les membres du même groupement, un mode de répartition des frais de matériel nécessaire.

En ce qui concerne les employeurs, il suffirait, en l'état des textes, que je m'associe, dans un tel groupement dont je prendrais l'initiative, à mon aîné voire à notre association favorite ; cette difficulté est donc résolue pour moi sans que j'aie besoin de faire équipe avec d'autres personnes. Ceci ne m'interdit pas, toutefois, de m'associer à des voisins qui seraient candidats à mon groupement.

En ce qui concerne le matériel, il faudrait examiner à quel prix je pourrais faire bénéficier des tiers (membres du même groupement que moi) de mon propre matériel (bétonnière, mini-pelle, etc...). Les incidences de ce système, notamment en termes de T.V.A., devraient m'être précisés.

Il nous est vivement recommandé, pour monter ce système, de passer par un organisme qui a déjà une certaine expérience en la matière (au moins pour ce qui concerne le personnel) ; ce service est facturé les 2 €/h de marge en question.

P.S. : Je précise à toutes fins utiles que ma mini-pelle a une puissance de 2,5 tonnes.