Pouvoirs publics, élus locaux

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : dimanche 10 mai 2026 16:06
À : arnaudpaquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Cc : C. F. ; Jacques BROCHARD
Objet : La Chaslerie - Visite de chantier
 
Monsieur,

Carole insiste beaucoup pour que je retire le mot "(...)" d'un précédent courriel. Soit !

Sur le même sujet, voici mon crobard : https://www.chaslerie.fr/blog/message/61816.

Veuillez dire à Carole si elle doit vous attendre en vue de votre prochaine réunion de chantier dont je lui avais chaque fois communiqué les dates glissantes. Vous m'aviez dit que vous y convoqueriez les artisans.

Salutations distinguées,

PPF

(Fin de citation)
AG du Comice d’arrondissement à Tinchebray et concert de piano à la Chaslerie à La Haute Chapelle

🐄Réunion des bénévoles, de Catherine Meunier Conseillère départementale et régionale, Bernard Soul Maire de Domfront, Eve Groussard-hubert Maire de Frênes et Jean-claude Planson maire de Larchamp, Jacques Besnard Commissaire général et les éleveurs par Gilbert Soutif et son équipe afin de préparer le comice d’arrondissement du 6 septembre prochain à Tinchebray.

🎹Puis cap au sud, à la Haute Chapelle pour un concert original et plein d’humour avec Leonor Stirman au piano à l’invitation de Pierre-Paul Fourcade propriétaire du Manoir de la Chaslerie, aux côtés également de Catherine et de Bernard mais aussi de Valérie Alain, VP Culture au CD61.

9 mai 2026.


N.D.L.R. : Merci, cher Jérôme, pour votre soutien toujours déterminé !
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 13 mai 2026 15:21
À : Manifestations DRAC Normandie <manifestations.drac.normandie@culture.gouv.fr>
Cc : C. F. ; (...)@culture.gouv.fr>
Objet : RE: Plus qu'un mois pour vous inscrire à l'édition 2026 des Journées européennes du patrimoine !
 
Madame,

Un grand merci pour votre aide.

Voici ces infos : visite guidée, gratuite pour ces JEP (du dimanche après-midi).

Bien cordialement,

PPF

____________________________________________________________________________________________

De : Manifestations DRAC Normandie <manifestations.drac.normandie@culture.gouv.fr>
Envoyé : mercredi 13 mai 2026 15:14
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; Manifestations DRAC Normandie
Cc : C. F. ; (...)@culture.gouv.fr>
Objet : RE: Plus qu'un mois pour vous inscrire à l'édition 2026 des Journées européennes du patrimoine !
 
Bonjour,
 
Je peux vous inscrire moi-même si vous me communiquez davantage d’informations : type d’animations (visite libre, guidée, etc.) ainsi que les conditions tarifaires : gratuit, payant (et le cas échéant, tarifs).
 
Restant à votre disposition, bien cordialement.
 

(...)
Chargée de communication
Direction Régionale des Affaires Culturelles de Normandie
13 bis, rue Saint-Ouen 14052 CAEN Cedex 4
(...)

____________________________________________________________________________________________

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 13 mai 2026 14:34
À : Manifestations DRAC Normandie <manifestations.drac.normandie@culture.gouv.fr>
Cc : C. F. ; (...)@culture.gouv.fr>
Objet : RE: Plus qu'un mois pour vous inscrire à l'édition 2026 des Journées européennes du patrimoine !
 
Bonjour !

N'arrivant pas à me connecter à votre système dématérialisé (je m'estime trop vieux pour ce genre de sport), je vous indique que le manoir de la Chaslerie participera aux JEP 2026 le dimanche, de 15 à 18 heures.

Pour info : https://www.chaslerie.fr/page/visite
Vous êtes autorisés à copier-coller sur vos prospectus (et autres canaux de diffusion) les photos de mon site que vous voudrez.

Cordialement,

PPF
____________________________________________________________________________________________

De : liste-jep-normandie-request@culture.gouv.fr <liste-jep-normandie-request@culture.gouv.fr> de la part de Manifestations DRAC Normandie <manifestations.drac.normandie@culture.gouv.fr>
Envoyé : mercredi 13 mai 2026 14:01
Objet : Plus qu'un mois pour vous inscrire à l'édition 2026 des Journées européennes du patrimoine !
 
Bonjour à toutes et tous,
 
Il ne vous reste plus qu’un mois pour vous inscrire à la 43e édition des Journées européennes du patrimoine se déroulera les vendredi 18 (journée consacrée aux scolaires), samedi 19 et dimanche 20 septembre.
La date limite d’inscription qui est fixée au vendredi 12 juin 2026.
 
(...)

(Fin de citation)


Chers amis, chers lecteurs,

La guerre en Iran nous rappelle une triste réalité : rien n’a été anticipé pour assurer un confort énergétique au français, rien n’a été préparé pour limiter les conséquences de cette guerre mondiale de l'énergie.

Et pourtant voilà des années que nous vous alertons sur le mauvais choix de nos gouvernants qui contribue à l’augmentation des factures d’électricité et de votre essence dans les stations-services.

Pire, sous couvert d’écologie, des élus acteurs de cette politique énergétique ont mené pendant des années de véritables actes de trahison pour déstabiliser notre souveraineté énergétique.

Et aujourd’hui les Français réalisent ébahis qu’on leur a menti, qu’on les a dupés, qu'on les a trahis !  

C’est pourquoi, afin de mieux comprendre cette guerre de l’énergie et les conséquences pour nos concitoyens, toute l’équipe de Transitions et Energies est heureuse de vous présenter son nouveau numéro choc : 

Guerre de l’énergie Les ennemis de l’intérieur


qui sortira en kiosque le 28 mai prochain.

Pour soutenir nos actions découvrez et diffusez à vos proches notre vidéo de présentation et abonnez vous au magazine. 

Et pour ceux qui le peuvent financez l'envoi du magazine aux dirigeants et élus à en souscrivant un abonnement action  pour participer aux côtés de l'équipe de Transition et Energie à cet important travail de réinformation. 

Ensemble on ne lâche rien pour la résistance énergétique

Fabien Bouglé
Directeur de publication
Expert en politique énergétique
Essayiste
06 82 86 22 14

N.D.L.R. : À verser dans la série "Ces incapables (pourris, si vous préférez) qui nous gouvernent".
L'effort le plus complet de programmation de la suite du chantier favori a abouti, dans le cadre de l'"étude de diagnostic d'ensemble" de septembre 2024, aux conclusions mises en ligne sur le site favori.

Je voudrais affiner ces conclusions dans trois hypothèses relatives à la durée résiduelle de ma maîtrise d'ouvrage :
- 5 ans (disons jusqu'à la fin 2031, soit la veille de mes 80 ans),
- 10 ans (disons à la veille de mes 85 ans)
- et dans le cas où - soyons fous ! - j'atteindrais l'âge de 150 ans (c'est-à-dire en l'an 2102 de notre ère).

Pour simplifier l'exercice, je raisonne bien entendu à niveau de ressources personnelles constant et en imaginant qu'il n'y aura pas, avant ces trois horizons, de catastrophe extraordinaire.

Sur ces bases, l'hypothèse la plus facile à traiter est la troisième : en 2102, le "Projet" défini par Arnaud PAQUIN aura pu être mené à son terme, c'est-à-dire que les quelques 2,5 M€ qui manquent à ce jour auront été trouvés. Voici, déjà, une bonne nouvelle puisqu'il me suffirait de m'accrocher jusque là !

La suite du raisonnement est plus compliquée car susceptible d'être fortement perturbée par des considérations dont la probabilité est loin d'être faible :
- quid de la poursuite de ma trajectoire vertueuse de collecte de subventions publiques ? Après avoir été très longtemps sous-doué en la matière, j'étais, du moins c'est ce que je crois, arrivé à faire partager par les divers intervenants publics concernés le constat du caractère justifié, et d'intérêt général, du programme de travaux présenté ;
- quid de la disponibilité de fonds publics suffisants dans les caisses des différentes strates actuelles du mille-feuilles politico-administratif français ?
- plus profondément, quid du maintien du régime fiscal des monuments historiques ? Sans lui, il ne fait pas de doute qu'un intervenant de ma taille ne pourrait que caler.

Supposons que, de tous ces côtés, le ciel soit bleu et que les petits oiseaux chantent !

Bref, considérons pour simplifier que je puisse tabler sur 100 à 150 k€ de travaux par année à venir, tant que je ne serais pas trop gaga. Soyons optimistes et tablons sur 150. Considérons dans le même esprit que la restauration des menuiseries extérieures du logis aurait été menée à bien au début de ce hardi programme supposé lancé le 1er janvier prochain (à ce jour, cela suppose que la restauration des menuiseries extérieures du logis ait été menée à bien avant la fin de 2026 ; on sait que je m'en inquiète).

Où tout ceci nous mènerait-il ?

(À suivre dans un prochain message)
Reprenons le fil de mes considérations sur la suite envisageable du chantier favori tant que je ne serais pas trop gaga, soit aux horizons de cinq et de dix ans.

J'ai choisi pour t=0 le 1er janvier 2027 et supposé que, d'ici la fin de 2026, j'aurais réussi à terminer la restauration des menuiseries extérieures du logis et du bâtiment nord ainsi que, dans ce dernier, à installer à son rez-de-chaussée un cabinet de toilettes "de qualité FOURCADE". Autrement dit, je renvoie à plus tard le déménagement de la chaudière au fuel actuelle, n'étant pas sûr d'arriver à mener à bien, entre la fin des spectacles de 2026 et le début de ceux de 2027, tout ce qu'il y aurait lieu de faire à cette occasion (notamment l'arrivée d'un gros tube d'eau chauffée au logis et la diffusion de celle-ci au moins dans le bâtiment nord et les sols du rez-de-chaussée du logis, finition des sols incluse à ce rez-de-chaussée).

Repartons des données de la page 313 de l'"étude PAQUIN" que voici :


Considérons que ces évaluations du coût des tranches envisagées ne seront pas démenties par l'évolution de la conjoncture.

Donc, sur les 23 tranches définies en 2024, il en resterait 21 à mener à bien, pour un total T.T.C. de 3 M€. (on raisonne à fiscalité constante, notamment en matière de T.V.A., ce qui ne me semble pas une hypothèse assurée, loin s'en faut). Pour la suite de ce message-ci, je ne m'exprimerai que T.T.C. puisque, pour ces travaux, je ne récupère pas la T.V.A.

Je considère que les tranches "les plus prioritaires" seraient, sans qu'à ce stade je cherche à les classer entre elles mais en conservant la numérotation de ce tableau :
- les tranches III à VI consacrées à l'aménagement intérieur du logis (sous-total de 515 k€ et de 314 k€ si on se contente de la moitié nord du logis et de l'escalier),
- les tranches VII et VIII relatives aux menuiseries extérieures de l'aile ouest (sous-total de 440 k€, à quoi il y aurait lieu de joindre les menuiseries extérieures de la cour et de la chapelle dont j'estime, à la louche, le coût à 45 k€),
- les tranches XIII et XIV relatives à l'aménagement intérieur de la cave (sous-total de 300 k€),
- les tranches XX et XXI relatives à la chaufferie (200 k€).

Si je m'en tiens à ceci, on arrive à un budget de l'ordre de 1,5 M€. Autrement dit, il faudrait que je reste suffisamment vert pendant encore dix ans. Pour être franc, j'en doute très fortement.

Si je dois tabler sur cinq années avant de tirer ma révérence, il me faut éliminer de ce qui précède ce qui me semblerait le moins nécessaire.

Je serais alors enclin à renvoyer sur le successeur la charge :
- des tranches V et VI (sous-total de 237 k€),
- des tranches VII et VIII, y compris les menuiseries extérieures de la cour mais, si possible en gardant au programme celles de la chapelle (sous-total de 460 k€),
- de certaines finitions de la cave, pour un sous-total, donc, de l'ordre de 50 k€.

Bien entendu, si j'arrivais à obtenir des subventions pour les menuiseries extérieures de l'aile ouest, de la cour et de la chapelle, comme je l'ai réussi pour les menuiseries extérieures du logis, cela changerait sensiblement la donne, en remontant la priorité des tranches VII et VIII, quitte à lâcher du lest sur la restauration intérieure de l'étage de la moitié sud du logis (tranche VI, soit 123 k€).

Ayant dit tout cela, il ne m'échappe pas que, dès qu'elle lira ces lignes, Carole va me tomber dessus, une fois de plus, en me disant que je suis fou de diffuser de tels chiffres sur le site favori. Comme d'habitude, ses alertes ne serviront à rien compte tenu du parti, qui est le mien, de transparence sur la réalité du chantier.

Ainsi, et plus que jamais, je fais mienne la réponse de CHURCHILL à qui lui recommandait, en temps de guerre, de couper drastiquement dans les crédits consacrés à la Culture : "Mais alors, pourquoi nous battrions-nous encore ?"

J'ai clarifié, sous diverses hypothèses dont certaines lourdes (ou hasardeuses), les grandes lignes de mon programme de travaux si je vivais encore 5 ans, voire 10 ans.

Mais il me semble également nécessaire de préciser ce qui, à mes yeux, constitue le noyau dur de ce programme, à savoir ce qui me semblerait particulièrement prioritaire si je n'avais pas même 5 ans devant moi.

En d'autres termes, je souhaite préciser ici ce que je renverrais dans un tel cas au successeur, d'un programme comportant :
- les tranches III et IV (aménagements intérieurs de la moitié nord du logis, cage d'escalier incluse), d'un sous-total de 314 k€,
- les tranches XIII et XIV (aménagement intérieur de la cave), d'un sous-total de 300 k€ (limité si nécessaire à 250 k€),
- les tranches XX et XXI (chaufferie), d'un sous-total de 200 k€.

Éliminer les tranches III et IV serait absurde puisque les travaux correspondants sont au contraire au cœur de mes espoirs, comme indiqué en 2013 lorsque, osant encore parler d'un "projet familial", je déclarais devant une caméra de FR3 : "Si j'arrive à restaurer trois pièces, ce sera bien !").

De même, le moins que je puisse faire en matière de chauffage serait de déménager la chaudière à fuel actuelle sous la charretterie, dans la future chaufferie, et de faire en sorte qu'elle puisse chauffer le bâtiment nord et, au "minimum minimorum", cette moitié nord du logis.

En revanche, la restauration de l'intérieur de la cave paraît bien placée pour passer à la trappe. En effet, j'ai toujours considéré que transporter mes pénates dans cette dépendance n'aurait de sens que dans l'hypothèse où mon successeur souhaiterait que je libère de ma présence les bâtiments sur cour, afin de lui en laisser la jouissance sans l'y importuner davantage.

Je pensais alors à mon aîné qui me semblait avoir, outre les moyens évidents, les capacités de se lancer dans pareille aventure. En effet, je n'imaginais pas qu'il couperait tous les ponts avec moi, ce qu'il n'a pourtant pas hésité à faire sous l'influence manifeste de son épouse à qui j'avais eu le grand tort, il y a quelque temps déjà, de dire, sans, il est vrai, rendre nécessaire la moindre interprétation, mon opinion sur elle.

Quant au cadet, son épouse et lui m'ont demandé il y a à peine dix mois, avec, si je me souviens bien, des trémolos dans la voix, de leur confier l'avenir de cette même cave. J'en étais très heureux et l'ai immédiatement accepté. Et puis silence radio pendant au moins six mois, jusqu'à ce que, allant aux nouvelles, j'apprenne qu'ils avaient changé d'avis sans vouloir m'en dire plus. C'est vrai, ça, il est impossible, trop occupé que l'on est, de venir à la Chaslerie dialoguer avec son père. D'après Carole, ce serait parce que les pauvres petits auraient "pris peur devant un budget de travaux de 300 k€", même défiscalisé comme ils n'ont jamais fait le moindre effort pour le prendre en compte (s'ils l'ont jamais compris). Ils auraient préféré les hauteurs de Deauville, d'ailleurs en s'appuyant sur une attestation de Carole que je n'ai, bien sûr, jamais vue mais dont je doute qu'elle ait été juridiquement fondée (ceci dit pour m'exprimer gentiment, si l'on veut).

Sur ce, le cadet a également coupé tous les ponts avec moi.

Pour en revenir à la cave, je compte néanmoins en poursuivre la restauration au rythme de mes moyens résiduels et déclinants.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 17 Mai 2026
Pouvoirs publics, élus locaux - Anecdotes - Désultoirement vôtre !
0
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : dimanche 17 mai 2026 18:36
À : Michelle POTHE, maire déléguée de La Haute-Chapelle
Cc : Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : Chemin communal descendant du lotissement vers la Chaslerie
 
Madame,

Ce chemin a très mal vécu ces dernières semaines, notamment dans sa partie la plus pentue (à la hauteur de la maison FAVERIS) : 
- les pluies diluviennes ont, cette année encore, fortement raviné sa chaussée ;
- des sangliers ont, plusieurs nuits de suite, labouré ses bermes à leur façon ; les dégâts sont importants.

Je pense que, pour les sangliers, il faudrait que la mairie contacte le lieutenant de louveterie local pour qu'il organise une battue.

Et, pour la chaussée, il faudrait intervenir vite, vu que l'accès à l'allée principale de la Chaslerie, où l'on reçoit du public, est desservi par ce chemin. Le tout-venant habituel part à la première occasion. Donc sans doute faudrait-il envisager un revêtement plus costaud.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Sauvetage de Chambord : le ministère de la Culture ne veut pas du projet ni de l’argent du Puy du Fou

Par Ghislain de Montalembert, pour Le Figaro Magazine


DÉCRYPTAGE - Le célèbre parc vendéen a récemment proposé ses services, de manière informelle, au Domaine national de Chambord, en quête d’argent pour financer sa restauration.

Environ 27 millions d’euros… C’est la somme dont a besoin le château de Chambord pour sauver son aile Renaissance, dite aussi aile François-Ier, gravement fragilisée depuis des années. Sans compter les 10 millions d’euros nécessaires au projet de création d’un centre intellectuel consacré à la Renaissance, que Pierre Dubreuil, directeur du Domaine national de Chambord depuis 2023, rêve de concrétiser. Mais avec quel argent ? Pour l’heure, seulement 12 millions d’euros, permettant de parer aux travaux d’urgence de sauvetage de l’aile François-Ier, ont été réunis.

D’où l’idée qui a fusé dans l’esprit de Nicolas de Villiers : et si le parc du Puy du Fou, qu’il préside, volait au secours de Chambord et s’impliquait dans sa mise en valeur auprès du public, en apportant son savoir-faire en matière de création de mises en scène historiques et artistiques ambitieuses ? « Nous avons démontré, à travers le succès du Puy du Fou qui accueille 3 millions de visiteurs par an et réalise 300 millions d’euros de chiffre d’affaires, notre capacité à concevoir et à développer, sans la moindre subvention publique et en partant de rien, un modèle qui mérite d’être regardé, estime-t-il. Si on nous autorisait, dans le cadre d’une délégation de service public, à offrir nos services à Chambord, nous serions en mesure de mobiliser une centaine de millions d’euros – soit bien plus que les sommes actuellement recherchées – autour d’un projet mobilisateur qui permettrait de regarder l’avenir avec confiance. »

Au dire de Nicolas de Villiers, son idée aurait été plutôt favorablement accueillie… du moins dans un premier temps. « Pierre Dubreuil a reconnu que le projet pourrait avoir du sens. Au cabinet de Catherine Pégard, on m’a assuré qu’on allait en parler à la ministre et probablement au président de la République. Mais dix jours plus tard, on m’a rappelé : à un an de la présidentielle, rien ne pouvait être lancé, faute de temps ; et l’État, m’a-t-on dit, allait libérer les crédits nécessaires car, finalement, l’argent avait été trouvé ! Sans avoir lancé quoi que ce soit, nous avions déjà sauvé Chambord », ironise le patron du Puy du Fou, un brin vexé. Contacté par Le Figaro Magazine, Pierre Dubreuil explique pourtant que sur les 37 millions dont il a besoin, seulement 12 millions d’euros ont été réunis à ce jour, dont 6 millions d’euros provenant des concours de l’État…

Nicolas de Villiers avoue ne pas comprendre ce revirement, et encore moins l’argument consistant à invoquer le manque de temps. « En douze mois, nous savons parfaitement monter un projet cohérent, lance-t-il, rappelant que sa proposition était totalement désintéressée. Ma seule motivation est de sauver un élément majeur du patrimoine français. Nous n’avons absolument pas besoin de Chambord pour gagner de l’argent ! »

L’âme de Chambord

Le Puy du Fou serait-il persona non grata à Chambord ? L’État rechignerait-il à recourir à un opérateur privé, en dépit du succès étourdissant de ses spectacles (le Puy du Fou a été élu à deux reprises « meilleur parc d’attractions du monde ») et de l’enthousiasme qu’ils suscitent auprès du public ? « L’histoire, dans un lieu aussi emblématique que Chambord, doit être racontée comme un récit et non comme un roman » explique prudemment Pierre Dubreuil, se méfiant des projections que certains font sur l’établissement public dont il a la responsabilité.

Une mise au point qui vaut pour le Puy du Fou, mais aussi, à l’opposé du spectre idéologique, pour le projet préparé pour Chambord par le metteur en scène Mohamed el-Khatib et l’historien Patrick Boucheron, concepteur du spectacle controversé d’ouverture des Jeux olympiques de Paris 2024. Le directeur du Domaine national de Chambord, estimant que son château ne devait en aucun cas être « l’otage d’un discours militant » et refusant « une vision hémiplégique de l’histoire », a déprogrammé le spectacle qu’ils avaient imaginé pour 2027. « Je suis très attaché à la neutralité du service public » glisse ce haut fonctionnaire. Une manière de rappeler que même à court d’argent, Chambord ne veut prendre aucun risque !

N.D.L.R. : Et c'est ainsi que s'épaissit rapidement le dossier "Ces crétins incultes et wokes qui nous gouvernent".

Quant à moi, il ne serait que temps que j'aille enfin découvrir en quoi consiste ce fameux spectacle du Puy du Fou.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 18 mai 2026 18:01
À : (...)@ac-normandie.fr>; <secretariatsc61@gmail.com>; collège JACQUES PREVERT ; sacre-coeur.domfront@wanadoo.fr
Cc : Divers élus locaux ; Membres du bureau de La SVAADE
Objet : Concert du 23 mai prochain à la Chaslerie
 
Mesdames, Messieurs,

Après trois lycéens et une enseignante venus assister gratuitement au spectacle du 9 mai dernier à la Chaslerie, aucun lycéen, aucun collégien ni aucun enseignant n'a fait part d'un quelconque intérêt pour assister gratuitement au concert du 23 mai prochain. Je vous communique de nouveau le courriel d'invitation, dont le texte a en outre été diffusé dans la presse locale.

Comme je n'ai pas le souvenir que nous ayons eu davantage de retour d'expérience de la part des quatre valeureux pionniers en question, j'espère ne pas trop abuser de votre bienveillance en vous priant de bien vouloir nous faire part de votre interprétation de cet état de fait. Et, si possible, de nous donner votre avis sur les moyens d'améliorer les choses de notre côté, au cas toutefois où ceci vous semblerait nécessaire.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Lundi 18 Mai 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Anecdotes
0
Lorsque le lieutenant de louveterie s'est présenté à moi ce matin, je me suis montré stupéfait du temps de réaction record de la maire déléguée de La Haute-Chapelle.

En réalité, il avait été alerté par le fermier de mon voisin FAVERIS. Ce M. LEDEME s'était en effet plaint des ravages occasionnés par les sangliers dans ses plantations de colza, de l'autre côté de la D22.

Emmanuel BOUVET, puisque tel est le nom de ce lieutenant de louveterie basé à Lonlay (l'un des sept du département de l'Orne), venait m'annoncer qu'une battue sera organisée ce samedi matin, à laquelle il a eu la courtoisie de m'inviter. Je lui ai communiqué les coordonnées de mes "locataires de chasse", afin qu'il leur transfère cette invitation. J'ai également fourni le plan de mes terres, non sans signaler l'emplacement du "poumon", cette tourbe où les sangliers aimeraient se vautrer.

Ce faisant, j'admirais les insignes de son uniforme :

18 mai 2025.

18 mai 2025.

J'ai reçu cette après-midi la visite impromptue de M. Gérard GUILLIER, archéologue, venu s'enquérir des anciennes inscriptions figurant sur les bâtiments patrimoniaux de La Haute-Chapelle :

18 mai 2026.


Il prépare un article savant dont il m'a montré l'ébauche. Il est déjà passé à la Guyardière et à la Foucherie.

Nous avons devisé très agréablement de divers sujets d'intérêt commun. Il m'a indiqué être basé au Mans et être le frère de la propriétaire de Fort La Latte. Il a pris quelques photos et m'a appris que Jean MIDY, le charpentier intervenu au milieu du 18è siècle lors de la construction de la cave et des écuries du manoir favori, avait également laissé sa marque sur des bâtiments à Barenton et Saint-Georges-de-Rouelley que j'irai volontiers examiner quand il m'en communiquera l'adresse.

J'ai évoqué quelques pistes possibles pour la suite de son étude.
Je croyais que le lien ne se faisait pas entre deux directions générales du ministère du budget, celle des douanes et celle des impôts, quand il s'agissait pour les douanes d'admettre un fait établi, reconnu comme tel par les impôts.

En réalité, la situation est encore plus lamentable puisque c'est entre deux services de l'administration des finances publiques que l'on ne se parle pas.

Donc, il faut que les couillons d'administrés doublonnent leurs déclarations via des systèmes déshumanisés à la con.

Mais, que voulez-vous, il faut bien défendre l'emploi public : tout cela fonctionne si bien !

(Début de citation)

De : PAE-ROUEN <pae-rouen@douane.finances.gouv.fr>
Envoyé : mardi 19 mai 2026 15:09
À : penadomf@msn.com <penadomf@msn.com>
Objet : Attestation GNR agricole/forestier

Bonjour Monsieur,

Par courrier recommandé adressé à la direction interrégionale des douanes de Normandie, vous avez adressé une demande afin de bénéficier du tarif réduit de GNR dans le cadre de vos activités de sylviculture.
Vous indiquez que votre fournisseur de carburant vous réclame "un justificatif officiel attestant de votre éligibilité" à ce régime.

Ce justificatif est une attestation d'identification délivrée par la direction générale des finances publiques et non l'administration des douanes.
Vous pouvez obtenir cette attestation en complétant un formulaire en ligne.

Vous trouverez toutes les informations utiles sur le lien suivant : https://www.douane.gouv.fr/professionnels/energie/gazole-non-routier-gnr/vous-etes-utilisateur-de-gazole-non-routier-gnr-pour

Cordialement.

(...)
DIRECTION REGIONALE DES DOUANES DE ROUEN
Pôle Action Economique
Service réglementation
13, avenue du Mont Riboudet
CS 64084
76022 ROUEN CEDEX
Tel : 09 70 27 39 13
douane.gouv.fr

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 19 mai 2026 21:14
À : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Cc :Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : RE: Portes - suite
 
Monsieur,

Vous m'aviez dit 11 h 45. De mon côté et sur la base de cette information, j'avais prévenu Jacques BROCHARD et Carole et  prévu qu'un artisan (difficile à joindre) vienne me voir demain à 14 h. J'entends respecter cet engagement, ce qui m'obligera à ne pas être avec vous de 14 à 15 h.

Vous ne m'avez pas envoyé par la poste les plans promis en A3. Je les ai donc fait imprimer de mon côté. Inutile donc de les apporter demain, sauf si vous souhaitez en remettre un exemplaire à Jacques BROCHARD ou à Carole.

Surtout, je rappelle que ce ne sont pas les plans A3 de l'aile ouest que j'attends demain mais bel et bien la demande en bonne et due forme d'autorisation de travaux maintes fois réclamée. A défaut, la réunion de demain ne servirait qu'à examiner vos plans en A3, sur lesquels j'aurais en tout état de cause à m'exprimer (je peux aussi le faire par écrit), en vue d'une prochaine réunion, à organiser dans un délai aussi rapproché que possible, où vous me transmettriez pour signature cette demande d'autorisation de travaux.

Est-il besoin de vous redire en effet (sans même parler d'événements extérieurs qui nous échappent) qu'il serait vain d'espérer la moindre subvention pour l'aile ouest si : 
- les travaux de la "tranche A" qui devaient être terminés fin juillet 2025 continuent à traîner :
. quid de la réception des travaux terminés à cette date : peintre, maçon, menuisier, ferronnier ? 
. quid de la réalisation des travaux qui devaient être terminés pour la fin juillet 2025 et qui traînent encore à ce jour : menuiseries métalliques dans les tours, porte de l'arrière-cuisine ?
- les travaux de la "tranche B" à propos desquels j'avais demandé de longue date qu'ils soient terminés avant la reprise des spectacles à la Chaslerie (qui a eu lieu le 9 mai 2026), que vous m'aviez ensuite assuré pouvoir finir fin juillet 2026, n'ont toujours pas commencé à ce jour : il s'agit de toute la "tranche B" (qui concerne la cage d'escalier et la moitié sud du logis) ; est-il utile que je rappelle que la fin des travaux s'entend après levée des réserves et transmission à la DRAC du "dossier des ouvrages exécutés" en bonne et due forme, qu'elle attend précisément ?
- vous ne m'avez toujours pas mis en position de mettre très rapidement dans les circuits la demande d'autorisation des travaux de la "tranche C" (menuiseries extérieures de l'aile ouest, à quoi j'ai souhaité depuis un moment raccrocher les menuiseries extérieures de la cour et de la chapelle).

Or, sans les subventions espérées pour la "tranche C", le chantier de la Chaslerie ne pourrait plus être mené, du moins avec moi comme maître d'ouvrage, qu'à un rythme très ralenti, ce qui n'est le vœu ni de mon épouse, ni le mien, ni celui des maîtres d'ouvrage délégués (que je vous prie de cesser d'oublier sur les documents à signer).

Ayant, je le crois, épuisé depuis un bon moment tous les charmes pédagogiques de la répétition, tels du moins que je puisse me sentir capable de les déployer, je ne sais plus comment m'exprimer pour que le chantier de la Chaslerie avance enfin comme il convient.

A demain, donc, à l'heure qui vous plaira.

PPF   
_____________________________________________________________________________________________

De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : mardi 19 mai 2026 19:18
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : Re: Portes - suite
 
Bonsoir M. Foucarde, 
Très intéressant en effet. 
J'en profite pour condirmer ma venue demain à 12h30 à la Chaslerie avec les plans A3
 
Bien cordialement, 

Arnaud Paquin

Atelier PAQUIN architecte D.P.L.G
Architecte du patrimoine DSA école de Chaillot.
2, rue du collège 50300 AVRANCHES
tél: 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com
atelierpaquin.architecte@gmail.com

_____________________________________________________________________________________________

Le lun. 18 mai 2026 à 22:13, Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com> a écrit :

https://www.chaslerie.fr/blog/message/61871

(Fin de citation)
"Orange" m'annonce, par S.M.S. et par courrIel parallèles, envoyés hier à 22 h 45, une panne de leur "réseau mobile" jusqu'au 23 mai prochain (au matin, précisent-ils), apparemment due au fait que j'habite à "La Haute Chapelle" (que cette ancienne filiale de la Poste ne sait même pas orthographier correctement, outre le fait que La Haute-Chapelle n'est plus qu'une commune déléguée de Domfront en Poiraie). Charmant !

Ils me proposent une solution pour mon "mobile" mais je ne sais pas répondre à leurs questions. Et, d'abord, qu'appellent-ils "mobile", mon téléphone portable ("mobile" en anglais) ou mon ordinateur portable ("laptop" en anglais) ?

Ils me réclament la marque de mon "mobile". Si c'est le téléphone, je ne la connais pas et elle n'est pas écrite dessus. Si c'est l'ordi, c'est un "Acer" mais cette marque ne figure pas sur leur liste.

Plus que jamais, "Orange" confirme ainsi mon opinion sur eux : c'est bel et bien une boîte de merde !

P.S. (à 0 heure 50) : Vérification faite, le site favori fonctionne normalement alors qu'il n'y a plus de pastilles (est-ce le bon terme ?) sur l'écran de mon téléphone portable. Joyeux !


Pendant deux décennies, la presse française a traité le nucléaire par la défiance et les énergies renouvelables par l'enthousiasme. Un déséquilibre documenté, aux conséquences bien réelles sur les choix politiques du pays.

Jean-Louis Butré

La France produit près de 70 % de son électricité grâce au nucléaire. L'éolien et le solaire n'en fournissent encore que 15 %. Pourtant, à s'en tenir à la couverture médiatique des vingt dernières années, c'est presque l'inverse : l'atome a été traité comme un fardeau, les énergies renouvelables comme une promesse. Ce paradoxe n'est pas une impression subjective. Il est désormais mesuré.

Une asymétrie documentée sur 34 000 articles

Une étude portant sur 34 000 articles publiés entre 2005 et 2022 dans Le Monde, Le Figaro, Les Échos et Libération révèle un écart frappant : entre 75 % et 90 % des articles consacrés au nucléaire adoptent un ton négatif ou, au mieux, neutre. Dans le même temps, 40 % à 70 % de ceux traitant des énergies renouvelables sont résolument positifs.
Le résultat est contre-intuitif : plus une technologie est centrale dans le mix électrique français, plus elle est dénigrée ; plus elle est marginale, plus elle est célébrée. La hiérarchie médiatique est à l'inverse de la hiérarchie énergétique.

Deux catastrophes comme horizon mental

La trajectoire est en grande partie lisible dans l'histoire récente. Depuis Tchernobyl en 1986, et plus encore depuis Fukushima en 2011, le nucléaire a été réduit, dans l'imaginaire collectif, à ses risques extrêmes. Chaque panne, chaque retard de chantier — comme ceux des réacteurs EPR de Flamanville ou d'Olkiluoto — a fait l'objet d'une couverture ample, tandis que les atouts du parc passaient systématiquement au second plan.

Or ces atouts sont substantiels, et les chiffres récents les attestent. En 2025, selon RTE, la France a produit 95,2 % de son électricité à partir de sources bas-carbone, atteignant un record historique. Ses exportations d'électricité — 92 TWh en 2025, un niveau record — ont permis d'éviter l'émission de 27 millions de tonnes de CO₂ chez ses voisins européens, principalement l'Italie et l'Allemagne. L'intensité carbone de la production électrique française est désormais l'une des plus faibles au monde, à 19,6 grammes de CO₂ par kilowattheure. Des chiffres rarement mis en avant dans le débat public.

Les renouvelables, exemptés de défauts ?

À l'inverse, les énergies renouvelables ont retenu d'un récit médiatique largement favorable, porté par l'idéal d'une transition écologique vertueuse. Leurs succès — fermes solaires en expansion, parcs éoliens — ont été amplement relayés. Leurs contraintes structurelles, beaucoup moins.

Ces contraintes existent pourtant.

L'intermittence de la production éolienne et solaire impose de maintenir en parallèle des capacités de production pilotables, mobilisables à la demande. En France, cette intermittence conduit à mobiliser des réacteurs nucléaires comme outils d'équilibrage du réseau — une réalité technique peu connue du grand public. Le déploiement massif de ces équipements dispersés sur l'ensemble du territoire suppose par ailleurs un renforcement colossal des réseaux électriques, dont l'ampleur reste largement sous-estimée.
- RTE a présenté en février 2025 un plan stratégique de 100 milliards d'euros d'investissements d'ici 2040 pour moderniser le réseau de transport haute tension — dont 37 milliards consacrés au seul raccordement de l'éolien en mer. :
- Enedis a annoncé un programme de 96 milliards d'euros sur la période 2022-2040 pour adapter le réseau de distribution, en grande partie afin d'absorber l'afflux des énergies renouvelables intermittentes. Au total, c'est donc près de 200 milliards d'euros que RTE et Enedis devront investir dans les réseaux d'ici à 2040 — un montant validé dans ses grandes orientations par la Commission de régulation de l'énergie (CRE).
Une facture gigantesque qui se répercutera inévitablement sur les consommateurs, via la hausse des tarifs d'acheminement.
Enfin, la dépendance industrielle à la Chine, qui contrôle environ 80 % de la production mondiale de panneaux photovoltaïques, et les terres rares matériaux stratégiques pour les turbines d'éoliennes notamment offshores, pose de sérieuses questions de souveraineté que la presse grand public n'évoque que rarement.

2022 : la résilience passée sous silence

La crise énergétique de 2022 a mis ce biais en lumière de façon éclatante. Alors que l'Europe tremblait sous la menace de pénurie de gaz consécutive à la guerre en Ukraine, la France a globalement tenu, en partie grâce à son parc nucléaire. Pourtant, le traitement médiatique de l'épisode a souvent insisté sur les difficultés — arrêts de réacteurs pour maintenance, tensions sur les prix — plutôt que sur la résilience du système électrique.

L'exemple allemand mérite d'être rappelé à cet égard. Berlin a engagé des investissements massifs dans les énergies renouvelables depuis le lancement de l'Energiewende au début des années 2000. Résultat : selon Eurostat, les ménages allemands payaient 0,394 €/kWh en 2024, soit près du double du tarif français (0,195 €/kWh), et les prix les plus élevés d'Europe. Le pays a en outre dû rouvrir et construire des centrales à charbon pour compenser l'intermittence de sa production verte. Un bilan qui reste peu relayé en France, où la « transition à l'allemande » est encore trop souvent citée en exemple.

Des choix politiques orientés par ce récit

Ce déséquilibre médiatique n’est pas sans conséquences. Relayé et amplifié par de puissants lobbys industriels, il a contribué à façonner un débat public biaisé, qui a orienté à son tour les choix stratégiques de l'État. La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3), publiée par décret au Journal officiel le 13 février 2026 par le gouvernement Lecornu, en porte la marque.

Le texte affiche des ambitions nucléaires : il mentionne la construction de six nouveaux EPR et marque un coup de frein sur l'éolien terrestre et le photovoltaïque.

Mais cette apparence favorable dissimule un mécanisme pervers.

La PPE3 n'acte aucune décision d'investissement immédiat et contraignante pour le nucléaire — ou construire un réacteur prend quinze à vingt ans. Dans le même temps, le déploiement des énergies renouvelables intermittentes, lui, se poursuit à un rythme soutenu : les parcs éoliens et solaires continuent d'occuper le réseau, d'absorber les financements publics et de structurer les choix d'infrastructure. Si bien que lorsque la France décidera véritablement de relancer le nucléaire à grande échelle, elle risque de se trouver devant un réseau saturé par l'intermittent. Le nucléaire sera une filière industrielle atrophiée faute de commandes continues, et des délais impossibles à compresser. La PPE3 ne ferme pas la porte au nucléaire : elle se contente de la laisser entrouverte, tout en laissant les renouvelables envahir la pièce . C'est moins un choix assumé qu'un rapport indéfini, dont les conséquences se mesureront en décennies.

Un enjeu démocratique majeur

Depuis la guerre en Ukraine, le nucléaire retrouve progressivement une légitimité dans le débat public. On évoque désormais plus volontiers la souveraineté énergétique, la stabilité du réseau, la faiblesse des émissions de carbone. Des arguments qui, il y a encore cinq ans, peinaient à s'imposer dans l'espace médiatique.

Mais le poids de vingt ans de représentations ne s'efface pas en quelques mois. Et ses effets sont désormais inscrits dans les faits : un parc nucléaire vieillissant faute d'investissements suffisants, un tissu industriel affaibli, une dépendance accumulée aux importations d'équipements étrangers, des coûts de réseau en forte hausse.

La France dispose, avec son parc nucléaire, d'un avantage comparatif exceptionnel en Europe : une électricité abondante, compétitive, stable et parmi les moins carbonées au monde. Cet avantage, progressivement grignoté par des années de politique énergétique mal éclairée, sera long et coûteux à reconstituer. Les décennies perdues d'un débat biaisé nous laisseront une facture durable.

La Programmation Pluriannuelle de l'Energie PPE3, risque de figurer parmi les erreurs énergétiques les plus coûteuses de la Ve République. Elle peut condamner la France à la régression et au déclin.

Sources : RTE, Bilans électriques 2024 et 2025 (intensité carbone, exportations, émissions prévues) ; Eurostat, prix de l'électricité pour les ménages, 1er semestre 2025 ; Commission de régulation de l'énergie (CRE), investissements réseaux à l'horizon 2028 ; Décret n° 2026-76 du 12 février 2026, PPE3, Journal officiel.
Étude de référence sur le traitement médiatique : analyse de 34 000 articles parus dans Le Monde, Le Figaro, Les Échos et Libération
- « Nucléaire, éolien : quelle évolution du discours médiatique en France ? » – La conversation
- Enedis : 96 milliards d'euros d'ici 2040 — le plus gros plan d'investissement de son histoire. Selectra
- Total cumulé : près de 200 milliards d'euros, chiffre issu d'un rapport du Sénat de juillet 2024. Connaissance des Énergies
- RTE : 100 milliards d'euros d'ici 2040, pour moderniser et adapter l'ensemble du réseau de transport électrique français. Connaissance des Énergies
- 37 milliards de ces 100 milliards RTE sont dédiés au seul raccordement de l'éolien en mer, soit 45 % de l'enveloppe totale. Engie

Contact
Jean-louis Butré
contact@environnementdurable.net
06 80 99 38 08
Bonjour,

Bonne nouvelle ! Le réseau mobile à LA HAUTE CHAPELLE est de nouveau opérationnel.

Nous vous invitons à désactiver vos solutions de continuité de service avant de redémarrer votre mobile pour retrouver l'ensemble de vos usages.

Nous vous prions de nous excuser pour la gêne occasionnée.

Merci de votre confiance.

Le service clients Orange

N.D.L.R. : Confiance ? Il ne faut peut-être pas trop en demander...