Pouvoirs publics, élus locaux

Suite à notre dernier échange, je ne suis pas surpris que M. Bidard ne vous ait pas informé qu'une partie du bâtiment était située sur l'emprise communale.

J'ai eu un entretien téléphonique avec lui où il m'a été trés désagréable. Je crois qu'il aurait pu avoir la délicatesse de m'informer qu'il avait changé d'avis et négocié le bâtiment.

Je suis satisfait que ces pierres puissent être utilisées à la restauration du manoir de la Chaslerie, et vous remercie pour le déblaiement de la partie communale qui facilite la circulation sur ce chemin. En contrepartie vous avez récupéré la pierre située sur la partie communale.

Heureux d'apprendre qu'un article du code de l'urbanisme peut nous simplifier la vie.

En ce qui concerne "l'effervescence" de nos lotissements, celle-ci n'est pas très importante en comparaison de nos communes voisines (Lonlay L'Abbaye, St Bômer les Forges). Ainsi nous pouvons accueillir des familles bénéficiant d'un logement confortable afin d'élever leurs enfants dans de bonnes conditions et donc accéder à la propriété. Il faut reconnaître que le marché sur le bâti ancien et sa restauration étaient devenus inabordables pour de nouveaux foyers accentués par la clientèle anglaise.

En tant que maire, j'ai des retours positifs sur les lotissements créés.

Concernant les panneaux de signalisation du manoir, aprés renseignements différents éléments sont pris en compte qui vont définir le modèle de panneaux règlementaire à implanter et donc le coût ; dont le nombre de visiteurs annuels, vous voudrez bien me communiquer ce chiffre pour suite à donner.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 28 janvier 2011
Journal du chantier - Administraaaâââtion - Animation, fêtes, visites - Pouvoirs publics, élus locaux
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@ Roger GRIPPON :

Merci pour votre dernier message. Le nombre de visiteurs "réels" de la Chaslerie est d'environ 2 000 par an, à quoi peuvent s'ajouter, en extrapolant les statistiques récentes, 14 000 visites "virtuelles" annuelles.

Je suis heureux de vous avoir rassuré sur un point de réglementation, certes dissimulé dans un recoin d'un code bien rébarbatif en effet. Comme vous, je déplore le foisonnement excessif, et souvent la complexité, de tous les textes législatifs, réglementaires et autres que les élus de ce pays sont obligés de connaître et d'appliquer. Ils consacrent à la collectivité beaucoup de leur temps libre et de leur énergie et nous devrions tous leur en être sincèrement reconnaissants car cette tâche peut parfois sembler bien ingrate.

Enfin, s'agissant des disparités constatées en matière immobilière au niveau de la communauté de communes, je comprends fort bien que l'on ne puisse donner satisfaction à tout le monde en même temps. Mais l'on peut se demander s'il ne serait pas judicieux que les équilibres à respecter fassent l'objet d'une coordination effective au niveau du bassin d'emploi. C'est là un vaste débat et nous pourrions échanger à ce sujet des arguments contrastés pendant un bon moment. Cela amènerait d'ailleurs à se demander si, telle qu'elle est actuellement dirigée, la communauté de communes du Domfrontais utilise au mieux les compétences et les moyens de son conseil.

C'est Roland FORNARI qui a restauré récemment la grande grille du château de Flers, endommagée par un camion trop volumineux.

La grande grille du château de Flers tristement émasculée de l'écu des la Motte-Ango de Flers.

Comme lui, je déplore que la municipalité de Flers, maître d'ouvrage, se soit refusée à rétablir les armes des Ango de la Motte-Ango de Flers qui ne manquaient pas de surmonter cette grille autrefois (il reste cependant la couronne comtale). Cela aurait pourtant eu de l'allure. Je trouve que, deux siècles après la Révolution, il serait temps que certains rengainent leurs piques et leurs fauçilles et remisent leurs bonnets phrygiens.

On ne se privera pas d'un tel plaisir à la Chaslerie en l'honneur des LEDIN, du moins je l'espère, si Roland FORNARI veut bien réaliser ma commande.

P.S. : En remontant dans l'arbre généalogique des ANGO, je m'aperçois que René ANGO, décédé en 1595, avait épousé une GOUPIL (et accessoirement, son fils une COCHON). D'où ma question : serions-nous cernés ? ;-))

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 16 février 2011
Administraaaâââtion - Animation, fêtes, visites - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
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Le malheureux est actuellement en dépôt à Notre-Dame-sur-l'Eau, à Domfront.

Il serait beaucoup mieux dans la chapelle de la Chaslerie où il pourrait être restauré à mes frais, continuer à être montré au public et, surtout, être mis hors d'atteinte des vandales qui le détériorent beaucoup trop souvent.

Quel élu aura l'intelligence de décider ce transfert ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 26 février 2011
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Nature (hors géologie)
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J'ai appris hier qu'un jeune voisin venait de subir une importante opération chirurgicale au cerveau. Je lui souhaite un prompt rétablissement et j'assure ses parents, son épouse et ses enfants, de toute ma sympathie dans cette épreuve brutale.

Je ne peux cependant m'empêcher de penser à deux autres jeunes papas des abords immédiats de la Chaslerie qui ont connu la même adversité ces dernières années. Mais comment ne pas se demander s'il n'y a pas un lien de cause à effet avec l'usage intensif de certains produits phyto-sanitaires censés favoriser la pousse de céréales en lieu et place des traditionnelles prairies à vaches de notre bocage ?

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le jeudi 3 mars 2011
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Hier à Paris où je dejeunais avec un ami qui suit de près l'actualité, j'ai appris que le gouvernement pourrait chercher à modifier les textes fiscaux d'une façon qui pourrait bouleverser l'économie de la restauration des monuments historiques.

Le projet concernerait tous les biens meubles ou immeubles des particuliers. En matière de monuments historiques, cela aboutirait à taxer à 20 % la plus-value latente annuelle de ces biens.

Un tel système poserait de gros problèmes pratiques :

- d'abord, comment connaître la plus-value latente annuelle d'un monument historique ? Plus précisément, quand je finance 100 000 € de travaux, de combien s'apprécie (éventuellement) le monument ? Mystère et boule de gomme ! Il paraît que l'on se réfèrerait aux transactions intervenues sur des biens analogues. Ce système me paraît donc la porte ouverte à des contrôles incessants, à des redressements arbitraires et à des contentieux sans fin. Joyeux programme !

- deuxièmement, si je dois chaque année payer au fisc 20 % d'un montant aléatoire et mystérieux, où vais-je trouver l'argent puisque la Chaslerie ne produit guère de revenus ? Faudra-t-il que je freine le programme de restauration, voire que je licencie mes employés pour rééquilibrer mes comptes ? Ou bien faudra-t-il que je vende pour avoir la paix ?

On le voit, tout cela est totalement absurde.

Aux dernières nouvelles, ce système plairait beaucoup aux conseillers de la ministre des finances et du président de la République et, pire encore, à ces deux personnages politiques éminents.

Je vois bien que le nouveau régime permettrait à l'Etat d'accélérer ses rentrées fiscales. Il paraît que pourraient être réglées au passage les lancinantes questions du bouclier fiscal et de l'I.S.F.

Mais, pour les deux raisons que j'ai dites, tout cela ne me paraît pas très raisonnable.

Alors je vous le demande, que faire Docteur ?

Guy HEDOUIN
rédigé le vendredi 4 mars 2011
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Bonsoir,

Les travaux vont bon train à La Chaslerie, en effet le temps presse, vos amis de Bercy ont besoin d'argent, vous serez bientôt sollicité.

Les temps sont durs, ils ne savent pas quoi imaginer pour récupérer quelques monnaies, mais pensent-ils aux emplois qualifiés que génère la restauration de notre patrimoine, pensent-ils aux touristes qui viennent voir ces monuments ?

Vous avez bien raison de remettre des grilles, 1789 n'est plus très loin.

Bonne soirée !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 4 mars 2011
Ferronnerie - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Inquiet des conséquences prévisibles pour les monuments historiques de la réforme en cours tendant à échanger l'I.S.F. contre une nouvelle usine à gaz, j'ai interrogé mon ami Patrice CAHART, vice-président de la "Demeure Historique" où il est en charge des questions fiscales.

Patrice m'indique qu'à son avis, cette réforme devrait aller rapidement aux oubliettes. L'argument le plus fort aurait été trouvé par le sénateur et ancien ministre Jean ARTHUIS ; ce dernier a fait valoir dans "Le Monde" que cette réforme ferait perdre à l'Etat des recettes régulières en y substituant un système aléatoire ; il paraît que cet argument porterait "en haut lieu".

Tant mieux ! Mais ce n'est sans doute que partie remise. Il faudra rester vigilants, sachant que "l'enfer est pavé de bonnes intentions."

Les grilles m'aideront-elles à me défendre contre l'adversité ? Ce n'est pas sûr du tout, quoi qu'imagine Guy HEDOUIN : le premier assaut que je vais devoir subir sera celui de Carole, qui devrait revenir à la Chaslerie dans huit jours. En effet, je me souviens très bien qu'elle avait marqué une opposition catégorique à mon idée de rétablir ces grilles ; mais, plus embêtant, je ne me rappelle plus qu'elle m'ait finalement donné son feu vert...

De tous côtés donc, la restauration des monuments historiques est un combat ! Haut les coeurs ! J'appelle mon fan-club à me soutenir !