Pouvoirs publics, élus locaux

Voici une traduction opérationnelle bienvenue du plus récent décret relatif, entre autres joyeusetés, aux conditions d'accès du public aux monuments historiques :


La "pandémie" a bon dos pour surajouter, entre autres à la charge des propriétaires de monuments historiques, des contraintes qui illustrent que les libertés publiques sont mises à mal par ce "gouvernement par la com" et par ce "Jupiter du en-même-temps".

Dans l'immédiat, et parce que je me refuse à fliquer le public et à interférer avec sa vie privée d'autant que ce n'est en rien mon rôle, toute visite intérieure de la Chaslerie autre que de caractère privé est suspendue en attendant que ce gouvernement nous ponde un nouveau texte acceptable sur le fond (pour ce qui est de la forme, cela paraît sans espoir).

Pour le même motif, les "journées du patrimoine de 2021" me paraissent également compromises. A ce stade de ma documentation, j'envisage de faire en sorte que la Chaslerie ne participe pas, comme initialement prévu, auxdites festivités.

Au gouvernement de faire son boulot sans se défausser de la sorte ! Des textes clairs, un gouvernement qui assume les choix nécessaires, un gouvernement qui dirige enfin l'administration sans se laisser dominer par sa vaine et bourgeonnante folie normatrice, c'est là le B.A.-BA de ce qu'on attend de lui. Serait-ce trop demander ?
Le pronostic de Kafka
Publié le 11 août 2021


Il y a cent ans, Kafka notait : « Dans le combat entre vous et le monde, misez sur le monde ». Et, à la vérité, il était difficile de lui donner tort. Changer le monde : qui l’avait fait ? Personne ou presque. Quelques grandes figures spirituelles (le Christ, Bouddha, Mahomet) y étaient parvenues partiellement, sans produire toutefois aucun résultat visible dans la durée : les hommes avaient régulièrement continué à s’entretuer, selon leur humeur et les circonstances, et les religions nouvelles, même celles qui prêchaient l’amour et le détachement, servaient aussi bien que les autres de prétextes à guerroyer.

Depuis quelques décennies cependant, les choses se sont inversées, et les parieurs pourraient désormais miser contre le monde, sur les hommes. Mais pas pour le mieux. Car si le monde est en train de perdre le combat, c’est que les humains, collectivement, en se multipliant (nous sommes trois fois plus nombreux aujourd’hui sur Terre que nous ne l’étions au moment de ma naissance) et en laissant libre cours à un soi-disant progrès économique, ont enclenché la destruction de leur irremplaçable maison, comme le dernier rapport du GIEC vient de le rappeler.

Et ce n’est pas d’abord une question de mode de vie ou de consommation, comme on feint de le croire. C’est avant tout une question de nombre. Le drame, c’est le nombre, et c’est un drame parce que cela rend le problème insoluble. Pour que l’humanité soit sauvée, il faudrait qu’il en périsse une moitié. Qui peut décider cela ? Personne. In fine, c’est le monde qui s’en chargera.

Alors, au bout du compte, j’en reviens au pronostic de Kafka.

Trop nombreux (Arbon / Arbon), extrait de Ça arrive à tout le monde

N.D.L.R. : Je ne suis plus équipé, comme je l'étais à une époque, pour mettre en ligne des clips sonores sur le site favori. Donc prière de se reporter au message original de Jean-Pierre pour accéder à ce clip.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mercredi 11 août 2021 12:36
À : La Demeure Historique <president@demeure-historique.org>
Objet : RE: Message du président, Olivier de Lorgeril : passe-sanitaire

Monsieur le président,

Sur le site internet où il est principalement question des travaux de restauration de mon monument historique, je me suis fait l'écho du décret du 7 août et même de vos commentaires à ce sujet. Je l'ai fait dans le style qui est le mien, considérant que, même si je suis un haut fonctionnaire à la retraite, je ne suis soumis à aucune obligation de réserve quand je m'exprime à propos de nos gouvernants et de la politique qu'ils mènent.

Dans cette affaire du "passe-sanitaire", je déplore en particulier que :

- le gouvernement édicte à un rythme effréné des réglementations particulièrement mal rédigées et, pour dire les choses simplement, parfaitement incompréhensibles en l'état,
- le gouvernement enjoigne à des entrepreneurs intervenant activement pour promouvoir le patrimoine français et en ouvrir les portes au public le plus large (dispositions E.R.P. incluses) de se transformer en auxiliaires obligés de la politique mal conçue qu'il mène : je suis ainsi d'avis que ce n'est nullement le rôle des propriétaires de M. H. d'interférer avec les choix des visiteurs de se faire vacciner ou pas, la liberté d'opinion ayant valeur constitutionnelle dans notre pays,
- le gouvernement n'assume toujours pas la responsabilité qui lui incombe, d'obliger tous les habitants du pays à se faire vacciner.

Je comprends que, dans le rôle qui est le vôtre, vous soyez tenu aux formes extérieures du respect face à vos interlocuteurs officiels.

Mais il faut aussi que vous sachiez que vos adhérents, dont je m'honore de faire partie, vivent mal l'obligation de collaboration qui leur serait prescrite ou même recommandée. Quant à moi et pour mon monument, j'ai diffusé ma décision via mon site favori et je la signalerai à la presse locale :
- plus de visites intérieures du monument par le public tant que les textes du gouvernement ne seront pas compréhensibles par un titulaire moyen du certificat d'études,
- pas de "journées du patrimoine", pour ce qui concerne les intérieurs du monument, tant que le décret n'aura pas été réécrit en langue vernaculaire.

Avec tous mes vœux de succès dans la difficile mission qui est la vôtre,

Bien cordialement,

Pierre-Paul FOURCADE
06 12 96 01 34

(Fin de citation)

Dès sa une, "Le Publicateur Libre" nous fait beaucoup d'honneur cette semaine :


J'ai signalé à Nathalie GUERIN la coquille en fin d'article : l'A.G. de la SVAADE est convoquée pour le mardi 17 août prochain (et non le lendemain), à 17 h 30 au manoir favori. Elle me dit qu'elle va corriger sur les versions en ligne du journal, y compris sa page "Facebook".

Le site favori a ceci d'impeccable qu'il me permet de retrouver facilement des documents précis et pertinents.

Ainsi, après avoir écrit hier soir à Maître Trisha CLOSTERMANN, je retrouve les preuves que la ferme est bien inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Il s'agit en la matière du message 662 du 3 octobre 2011 et du message 665 du 5 octobre 2011 du site favori.

Il ne m'a fallu que quelques minutes pour retrouver ces preuves. Pas besoin, en particulier, d'aller rechercher les documents-papier qui m'obligeraient à de longues manipulations de cartons d'archives, au milieu de mouches crevées, sous un comble difficile d'accès.

Et tout est là, dans ces messages, parfaitement expliqué.
J'ai peut-être trouvé hier soir un moyen astucieux (ne soyons pas modeste) d'inciter mon aîné à amorcer la pompe à phynances de la SVAADE (qui en a bien besoin).

S'il reprend mon idée...


Mais n'anticipons pas, cela m'a déjà joué suffisamment de tours !


P.S. (à 23 heures) : Mon aîné, à qui je viens de parler alors qu'il rentrait tout juste du bureau, se montre intéressé par mon schéma.


Avec un peu de chance, la fin de la restauration intérieure de la cave pourrait donc être lancée en même temps que les travaux envisagés sur la ferme grâce à son cadet. Ceci est un autre grand progrès à mettre au crédit de la SVAADE dont l'intervention nouvelle m'amène à réfléchir à mon repositionnement par rapport au chantier favori.

A ce stade, que de bonnes news ! Pourvu que ça dure !
La 38ème édition des journées européennes du patrimoine aura lieu les 18 & 19 septembre prochains sur le thème « patrimoine pour tous ».

Cette année, la DRAC de Normandie a souhaité valoriser le patrimoine exceptionnel, qui rayonne sur le territoire normand.

Nous avons le plaisir de vous adresser le lien qui vous permettra de télécharger le programme régional des JEP 2021 en Normandie.

Vous pouvez également retrouver le programme complet sur le site national avec les derniers ajouts.

Espérant, à travers cet envoi susciter un intérêt, une mise en avant par vos soins de ce patrimoine remarquable célébré chaque année lors du troisième week-end de septembre, nous vous invitons à en faire une large diffusion.

Comptant sur votre engagement et votre passion pour le patrimoine de notre région, la cellule communication reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire;

N.D.L.R. : A la Chaslerie, visites extérieures gratuites le dimanche 19 septembre 2021 de 14 heures à 18 heures 30.

On pourra faire des dons à la SVAADE et, dans la limite du stock de maquettes et de lithophanies imprimées, repartir avec l'un de ces magnifiques objets, dignes des plus belles vitrines d'amateurs éclairés !

Voici d'ailleurs les derniers modèles de lithophanies imprimés :

13 août 2021.

13 août 2021.

13 août 2021.

13 août 2021.

13 août 2021.

13 août 2021.

13 août 2021.

13 août 2021.


Gorgious, isn't it ?
Reçu hier, par téléphone, une convocation à me rendre lundi prochain à la D.R.A.C. de Caen pour rencontrer le conservateur régional des monuments historiques, flanqué de mon "officier traitant" et d'une autre personne que je ne pense pas avoir déjà croisée.

J'imagine que c'est pour faire le point des dossiers en cours à la suite de la démission de la dernière architecte du patrimoine et dans la perspective de l'intervention prochaine de la SVAADE. Depuis l'A.G. du 17 août dernier, la SVAADE a en effet été désignée pour être le nouveau maître d'ouvrage du chantier favori. Comme tel, elle est chargée de recruter un nouvel architecte du patrimoine (même si celui-ci pourrait, à titre secondaire, intervenir également comme mon maître d’œuvre pour les travaux dont je garderais la maîtrise d'ouvrage, travaux à définir dans le temps compte tenu de la réussite de la SVAADE que j'espère).

Ces dossiers en cours concernent selon moi :
- les tranches 1 et 2 de restauration des menuiseries extérieures du logis, travaux que je freinais pour deux raisons, d'une part - et, compte tenu de la limitation de mes moyens financiers, c'est important pour moi - parce que je demeure en avance sur le chantier dans ma problématique fiscale (du fait notamment de "déficits fonciers reportables"), d'autre part et surtout, parce que j'essayais de faire pression sur mon interlocutrice pour qu'elle traite enfin les questions qu'en ma qualité de maître d'ouvrage, je lui avais désignées comme prioritaires (mais "chante, fauvette" ; comme d'autres, elle préférait évidemment écrémer mon dossier en facturant des honoraires ne lui demandant guère de travail, ce qui explique par exemple que, depuis une douzaine d'années au moins, la question des "poutres pourries" n'a toujours pas été traitée) ;
- la consommation, enfin, d'un petit reliquat de subvention relatif à la restauration des enduits muraux de la cage d'escalier du logis ; à mes yeux, ce dossier a été mal emmanché dès le départ puisqu'il n'a pas été tenu compte de la nécessité, au préalable, de traiter la restauration des menuiseries extérieures de ladite cage (ceci fait partie de la "tranche 1") ni le scellement des radiateurs (lui-même conditionné par la problématique de l'aquathermie, donc, à ce stade des débats, du pavement de la cour).

Il est fort possible que, lors de cet entretien, mes interlocuteurs cherchent de nouveau à m'inviter à canaliser le programme de travaux en me concentrant sur la restauration intérieure du colombier et de la moitié Nord du logis, comme ils l'ont déjà fait il y a quelque chose comme dix-huit mois. Or, même si je perçois la part d'empathie que comporte une telle recommandation, je demeure rétif à de tels conseils car je considère que la question fait partie des prérogatives du maître d'ouvrage, seul responsable "in fine" du bon déroulement de l'ensemble des opérations et seul en capacité de gérer au mieux toutes les contraintes dont lui seul a une vue d'ensemble (et Dieu sait que ce ne sont pas les contraintes qui manquent dans une telle entreprise).


D'aucuns pourront me déclarer un peu raide dans mes positions. Mais pensez-vous qu'on puisse changer un homme âgé de bientôt 70 ans dans son comportement face au chantier de sa vie ?
Hier soir, présentation de la saison culturelle de l'Orne ("Rezz'O 61").

8 septembre 2021.

8 septembre 2021.


J'ai discuté un moment du back-office des spectacles avec Claire AUBRAT, cheffe de bureau à la direction de l'action culturelle, de la lecture publique et de l'innovation territoriale du conseil départemental de l'Orne.

Elle m'a suggéré de me renseigner sur les réglementations applicables dès lors que l'on organise plus de six spectacles par an, en consultant le site du Centre national de la musique.
Au courrier ce matin, un beau colis :

8 septembre 2021.

8 septembre 2021.


Quant à moi, j'ose attendre des services centraux du ministère de la culture autre chose que des gesticulations dans l'air du temps.

Par exemple qu'ils réécrivent en langue vernaculaire la règlementation que l'on est sensés respecter sur le terrain lorsqu'on ouvre des monuments historiques au public.

En l'état du dossier et, déjà, pour les prochaines "Journées du patrimoine", l'intérieur de la Chaslerie sera maintenu fermé au public.
Donc pas besoin de ces gadgets coûteux !
Olivier de LORGERIL (par courriel)
rédigé le Mercredi 8 Septembre 2021
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Anecdotes
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N.D.L.R. : Je comprends et partage l'exaspération de tous ceux qui luttent contre la politique inepte d'implantation d'éoliennes dans notre pays. Mon point de vue est largement connu et documenté.

Pour autant, je ne ferai pas la grève des prochaines "Journées du patrimoine". J'expliquerai mes raisons demain à la presse locale, occasion pour moi de pourfendre le caractère inapplicable de mesures incompréhensibles que ce gouvernement multiplie par seul souci de la com', au lieu de traiter enfin au fond les problèmes posés au pays, comme l'indépendance énergétique.
Dès 9 heures du matin, j'ai pu joindre la préfecture de l'Orne à qui je souhaitais demander quelles sont les contraintes sanitaires à respecter, en l'état de la réglementation, pour les prochains concerts de la SVAADE.

On m'a répondu très clairement :
- il faut vérifier les passes sanitaires et noter l'heure des vérifications et l'identité du vérificateur ;
- il faut respecter les gestes-barrière ;
- en revanche, il n'y a plus de notion de jauge.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 14 Septembre 2021
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Anecdotes
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J'avais rendez-vous demain matin à la boutique "Orange" de Flers pour revoir à la baisse mon abonnement puisque le service est désormais défaillant.

La responsable de cette boutique vient de m'appeler (heureusement j'étais à plus de 200 mètres du manoir, de sorte que j'ai pu capter mais n'avais rien pour écrire) pour me dire qu'en changeant de smartphone fin août, j'en ai repris pour deux ans avec l'abonnement précédent. Or, on sait que le changement de smartphone m'avait été prescrit par le dénommé Kevin, soi-disant pour régler mon problème lié à l'abandon par "Orange" du dispositif dit "Femtocell". En fait, ce changement d'appareil n'a rien amélioré et je suis bel et bien planté.

Tout au plus vont-ils supprimer quelques services marginaux, reconnus comme inutiles, ce qui ne m'économisera que quelques euros par mois.

Bref, on se fait rouler dans la farine par "Orange" et il semble qu'il n'y ait aucun recours véritable.

Je confirme que j'appelle ceci des méthodes de voyous.
Chêne français : le péril chinois

ARTICLE. Notre filière du bois est en danger. Les entreprises chinoises achètent de plus en plus de chêne sur notre territoire. Les scieries françaises souffrent, comme nos forêts surexploitées, dans un marché mondialisé et désastreux pour l’environnement.

Restera-t-il du chêne pour exploiter à plein nos scieries, dans quelques mois ? Si rien n’est fait pour endiguer les exportations de notre bois vers la Chine, la réponse pourrait bien être négative. Dans une économie ouverte au monde, le bois est devenu une matière première précieuse et le chêne ne fait pas exception. Si le confinement mondialisé de 2020 avait su contraindre la demande excessive depuis 2018, elle est repartie de plus belle en 2021. Entre janvier et mai de ce début d’année, ce ne sont pas moins de 187 167 m3 qui sont partis de France pour rejoindre la Chine. Une augmentation de 42 % par rapport à 2020.

En 1972, le météorologue Edward Lorenz posait cette question : « Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? ». En l’occurrence, une loi chinoise entrée en vigueur en 2017 a créé une nouvelle donne sur le marché international du bois : La Chine a décidé de mettre fin à l’abattage commercial de ses forêts naturelles, et ce pendant 99 ans. Deux tiers de l’espace boisé chinois sont ainsi sanctuarisés au nom de l’écologie et de la lutte contre la désertification des sols.

Le danger du blocus russe sur les exportations de bois

Un motif écologique louable, mais qui ne fait que reporter le problème ailleurs : depuis 2017, la Chine importe massivement le bois qu’elle ne peut plus arracher de son sol. En 2019, ce sont 114 millions de mètres cubes de bois étrangers qui ont alimenté les scieries chinoises, pour en faire le premier importateur du monde. Les Chinois surpaient cette matière première, au détriment des autres exportateurs ou producteurs locaux qui ne peuvent plus s’aligner.

Face à cette pratique commerciale, certains États se sont rebellés. L’Ukraine interdit ses exportations de bois et L’Allemagne comme la Hongrie ont mis en place des restrictions. Plus inquiétant pour la France, la Russie a décidé de mettre fin à l’exportation de grumes non transformées à compter de 2022. Or, le pays du président Poutine est le premier fournisseur de bois de la Chine. L’empire du Milieu va donc devoir se rabattre sur d’autres pays et la France a tout à craindre de l’effet papillon russe.

Emmanuel Macron : « C’est une aberration complète »

Entre décembre 2020 et mars 2021, ce sont près de 75 % des lots français mis en vente qui auraient été achetés par de généreux exportateurs chinois. L’accélération du phénomène est brutale. En 2019, les exportations de chênes vers la Chine ne représentaient que 17,5 % de la production nationale. Les scieurs français, qui estiment leur besoin en chêne à 1,7 M de m3, ne disposeraient plus désormais que de 1,2 M m3. Pour mesurer l’ampleur du phénomène en France, entre 2005 et 2017, le nombre de scieries est passé de plus de 900 à 550. Le prix du chêne a augmenté de 65 % entre 2007 et 2017 et enfin, les exportations ont tout simplement été multipliées par 10 en 10 ans, pour attendre 500 000 de m3 en 2017.

Que fait notre pays pour endiguer ces exportations qui surexploitent nos forêts, surtout celles des propriétaires privés — qui détiennent 75 % des forêts françaises - trop heureux de pouvoir profiter de l’effet d’aubaine provoqué par cette demande ? En avril 2017, le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron avait déclaré : « Alors qu’on a l’une des plus grandes et belles forêts d’Europe, on importe des produits en bois. C’est une aberration complète ». Ces belles paroles, d’une lucidité difficilement contestable, en sont restées — sans surprise — au stade de belles intentions sacrifiées au profit du dogme néolibéral. La France ne veut pas de protectionnisme pour le moment, et s’en remet à la décision de l’UE.

Un non-sens écologique

Les enjeux sont pourtant de taille. Notre pays se doit de préserver son poumon vert, pour absorber ses émissions de CO2. Tout comme il doit protéger son industrie du bois, en souffrance. Enfin, et quel paradoxe : nos chênes quittent la France pour gagner la Chine, y être débités et transformés en meuble qui viennent ensuite inonder nos enseignes de vente.

Cette aberration économique — à l’heure où tout le monde prône le « produire local » — et écologique — le transport de marchandises produit aujourd’hui près de 10 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone — n’a pas lieu d’être. Il est urgent que nos dirigeants fassent preuve de bon sens et protègent notre patrimoine forestier. La Chine, elle, ne s’encombre pas de sentiments : les importations de parquets sur son territoire sont taxées à hauteur de 30 %, contre 0 % pour le bois de chêne. Il ne tient qu’à l’Hexagone de faire de même.
A vendre, maquette de l'arc de triomphe, faire offre.
Paiement en 3x possible :


N.D.L.R. : Pour les maquettes de la Chaslerie, beaucoup mieux emballées en vérité, les prix seront précisés très prochainement pour un paiement comptant.

Et les donateurs de la SVAADE auront le privilège inouï, en remerciement pour leurs dons généreux, de s'en faire attribuer gratuitement.
Et même des "Collector" numérotées (car on n'arrête pas le progrès) !
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : samedi 18 septembre 2021 05:51
À : Hugues HOURDIN ; Jean Thuaudet ; Jacques Meyer ; Flore Merlin
Cc : Bernard Soul ; Davy Bernard ; MEUNIER Catherine ; Jérôme Nury ; Leroy-Tullie Jean Paul
Objet : Une première version du logo de la SVAADE

Visible en bas à gauche de cette affiche.

Le premier logo de la SVAADE.


Au centre du logo, l'ancien écu de Domfront qui portait, en surimpression, l'écu des LEDIN (propriétaires de la Chaslerie avant la Révolution).

Ancien écu dont on peut rappeler l'existence quand on invoque l'intérêt médiéval de la Chaslerie.

L'ancien écu de Domfront avait servi de modèle lors de l'édition d'un "pin's de la Chaslerie"?


Gardons-nous d'oublier que, selon la littérature du XIXème siècle, la date de 1382 figurait sous cet ancien écu, tel qu'il était visible sur un très ancien vitrail d'une chapelle disparue dans l'enceinte du château de Domfront.

A la Chaslerie elle-même, nous voyons toujours des traces significatives d'une existence médiévale...

Intéressant à plus d'un titre, n'est-ce pas ?

(Fin de citation)