Pouvoirs publics, élus locaux

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J'ai enfin expédié ce matin au conseil départemental de l'Orne la demande d'"allocation personnalisée d'autonomie" de ma mère. Je serais étonné qu'elle remplisse les conditions d'éligibilité mais on ne pourra pas dire que j'ai planté le dossier.

Il me reste à finaliser sa déclaration de revenus de 2018. Je n'ai toujours pas en mains tous les documents qui me seraient utiles, notamment à propos de dons aux œuvres qu'elle a tendance à multiplier. A ce propos, les pouvoirs publics ne pourraient-ils s'aviser de foutre la paix aux contribuables "lambda" âgés, disons, de plus de 90 ans ? A quoi l'acharnement de sangsue des gabelous rime-t-il, si l'on veut bien y réfléchir un instant ?
paris.catholique.fr (via "Facebook")
rédigé le lundi 20 mai 2019
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux - Références culturelles
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Communiqué de Mgr Michel Aupetit à propos de la situation de M. Vincent Lambert

Paris, le 20 mai 2019. Sommes-nous devenus de simples déchets ?

Si aujourd’hui je me permets de prendre la parole au sujet de ce qui est en train de se passer pour M. Vincent Lambert, c’est que son cas si particulier est emblématique de la société dans laquelle nous voulons vivre.

Tout d’abord, mon cœur de prêtre me porte à prier pour lui, soumis à tant de pressions, et dont la vie ne peut dépendre que de décisions qui lui échappent. Il y a quelques années, il a déjà subi un arrêt de l’alimentation et de l’hydratation auquel il a survécu de manière étonnante. Cet homme de 42 ans, traumatisé crânien lors d’un accident de la route est actuellement lourdement handicapé, tétraplégique et dépendant dans un lit au CHU de Reims. Son cas est tout proche de celui de Michaël Schumacher, traumatisé crânien avec de lourdes lésions cérébrales et, lui aussi, en état pauci relationnel. Malgré la célébrité de ce champion de Formule 1, les médias ne se sont pas emparés de son cas médical et il peut jouir de soins spécialisés très attentifs en milieu privé. Dans le cas précis de M. Vincent Lambert, on constate qu’il a les yeux ouverts, qu’il respire normalement, qu’il est dans un état stable, pas du tout en fin de vie. Il a besoin d’une aide-soignante et d’une infirmière qui assurent le nursing et le changement de position, d’un kinésithérapeute pour éviter les escarres. La nutrition et l’hydratation se font par gastrostomie ou par sonde nasogastrique.

La décision d’interrompre les soins de confort et de nutrition de base chez un patient handicapé s’oppose à la loi Léonetti. Il n’est pas mentionné qu’il présente de souffrance insupportable qui nécessite une sédation profonde sauf évidemment dans le cas où l’arrêt de l’hydratation par les médecins entraînerait la douleur cruelle de mourir de soif. Il ne s’agit pas d’une « obstination thérapeutique » puisque ce ne sont pas des soins curatifs d’une maladie incurable, mais simplement les soins corporels et nutritionnels de base que l’on doit aussi aux personnes âgées dépendantes, hémiplégiques, et aux bébés qui ne sont pas encore autonomes.

On cite à l’envi les pays moins-disant éthiques comme la Belgique ou les Pays-Bas. Force est de constater que dans ces pays il y a une anesthésie totale de la conscience. On entend des enfants parler de manière naturelle de l’euthanasie de leurs parents comme s’il s’agissait d’une éventualité normale. Un membre du gouvernement belge, assise en face de moi lors d’une rencontre chez M. le Président de la République, était très fière que son pays soit « en avance », comme elle disait. Pourquoi ne cite-t-on jamais les pays qui ont une plus haute conscience éthique, comme l’Allemagne ou l’Italie ? Il y a aujourd’hui un choix de civilisation très clair : soit nous considérons les êtres humains comme des robots fonctionnels qui peuvent être éliminés ou envoyés à la casse lorsqu’ils ne servent plus à rien, soit nous considérons que le propre de l’humanité se fonde, non sur l’utilité d’une vie, mais sur la qualité des relations entre les personnes qui révèlent l’amour. N’est-ce pas ainsi que cela se passe lorsqu’une maman se penche de manière élective vers celui de ses enfants qui souffre ou qui est plus fragile ? C’est le choix devant lequel nous nous trouvons. Le Christ nous a révélé la seule manière de grandir en humanité : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Et il nous a donné la seule manière d’exprimer cet amour : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».

Une fois de plus nous sommes confrontés à un choix décisif : la civilisation du déchet ou la civilisation de l’amour.

+Michel Aupetit
Archevêque de Paris

N.D.L.R. : Poser la question, c'est y répondre. Donc j'approuve.
Même si je suis loin d'être un modèle d'amour donné. (Trop d'exigence dans l'autre sens, sans doute. Au moins, j'en suis à peu près conscient).
J'ai passé une partie de la matinée au Conseil d'Etat...

23 mai 2019.

23 mai 2019.

23 mai 2019.

23 mai 2019.

23 mai 2019.

... pour assister à l'audience au cours de laquelle a été examiné notre pourvoi dans l'affaire des permis de construire les éoliennes que l'on sait :

23 mai 2019.

23 mai 2019.

A ce stade de la procédure, c'est-à-dire à la 4ème manche, nous devrions être déboutés.

Mais il reste encore deux manches à jouer avant la fin de la partie. Et nous n'avons pas encore fait valoir les principaux atouts de notre jeu.

Je rappelle que la procédure a été engagée il y a quatre ans. Nous devrions encore en avoir pour une bonne année avant de sortir de ce tunnel. Victorieux, je le crois.
Le passage-éclair de Carole à notre manoir favori était principalement motivé, cette fois-ci, par le vote aux Européennes (depuis que nous avons acheté la Chaslerie, nous votons en effet en province). Si j'en crois ce qu'elle me dit, il est probable que, cette fois encore, nous ne voterons pas de la même façon. Mes Parisiens (mes ?) sont encore, si je ne me trompe, sensibles à l'effet MACRON alors que, de mon côté, plus précisément dans ma campagne, il est clair que je n'ai jamais été atteint par cette grâce, si c'en est une. C'est le moins qu'on puisse dire.

Incidemment, j'ai noté que Sébastien WEIL, qui fut, de mémoire, l'un des premiers visiteurs de notre site favori (il était alors conseiller municipal de Domfront), figure, en position non-éligible (75ème sur 79), sur la liste BELLAMY.

P.S. : Vérification faite, Sébastien fut même le signataire du message 1 de notre site favori. C'était il y a dix ans. Déjà dix ans...

Celui-ci porte le numéro 46 084 (comme on le voit en passant la souris sur son bandeau)... Il est vrai qu'à une époque, les "hackers russes" s'étaient attaqués à notre site favori, ce qui avait affolé le compteur des messages. En réalité, il y en a 14 452 en ligne avec celui-ci, ce qui en fait pas mal quand même. Donc de l'ordre de 5 par jour en moyenne, émis à un rythme à peu près stable. Mazette, quelle usine à gaz !

P.S. 2 (du 27 mai 2019 à 3 heures) : Il a été démontré hier soir que, vivant désormais à la campagne, je n'ai plus le même flair qu'autrefois pour pressentir certaines évolutions du pays. En d'autres termes, il vaudrait mieux qu'à l'avenir, je m'abstienne de faire part de mes sentiments en la matière.