Pouvoirs publics, élus locaux

franceinfo
rédigé le vendredi 3 mai 2019
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
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Le projet de loi Notre-Dame adopté en commission par les députés.

Ce projet de loi doit permettre de restaurer la cathédrale en cinq ans, comme le souhaite Emmanuel Macron. Le texte, encore loin de faire l'unanimité, devra être discuté en séance le 10 mai.

N.D.L.R. : Hélas. Mais qu'y peut-on ?
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J'ai enfin expédié ce matin au conseil départemental de l'Orne la demande d'"allocation personnalisée d'autonomie" de ma mère. Je serais étonné qu'elle remplisse les conditions d'éligibilité mais on ne pourra pas dire que j'ai planté le dossier.

Il me reste à finaliser sa déclaration de revenus de 2018. Je n'ai toujours pas en mains tous les documents qui me seraient utiles, notamment à propos de dons aux œuvres qu'elle a tendance à multiplier. A ce propos, les pouvoirs publics ne pourraient-ils s'aviser de foutre la paix aux contribuables "lambda" âgés, disons, de plus de 90 ans ? A quoi l'acharnement de sangsue des gabelous rime-t-il, si l'on veut bien y réfléchir un instant ?
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 19 mai 2019
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Anecdotes
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Ce matin, entre 9 h 15 et 10 h 30, à Pontorson, je ferai visiter à trois candidats différents l'appartement qui me reste sur les bras au rez-de-chaussée.

L'huissier m'a informé que le type bizarre qui a été expulsé en avril d'un appartement du 1er étage ne s'est pas présenté à l'"audience de saisie rémunération" du 14 mai dernier. Ce n'est jamais que la 3ème fois qu'il nous fait le coup. Cette audience est donc reportée au 11 juin prochain. Je ne sais toujours pas si ce type est débile ou si c'est un champion pour tirer parti de toutes les ficelles du droit de l'exécution. En attendant, je ne peux toujours pas remettre ce lot en location. Je suppose que cet olibrius ne se présentera pas davantage à l'autre audience de juin, prévue pour arrêter le sort de son mobilier. Avec les vacances judiciaires plus le droit aux recours, je ne suis pas prêt de sortir de cette auberge.

Quant à la petite idiote du premier, elle me réclame cette fois ses trois dernières quittances de loyer. Selon mon expérience, il est très probable qu'elle m’envoie son congé dans la foulée. Elle doit râler, elle à qui cet appartement coûte en tout et pour tout 22 €/mois, que j'aie refusé de changer à sa place le flexible de sa douche. Voici une jeune personne qui considère que tout lui est dû. Il est vrai qu'elle est particulièrement mal conseillée par sa mère, une harpie très vulgaire dont l'amant, caution de la fille, est propriétaire de 5 logements dans le secteur (ainsi que je l'ai appris lors de la récente audience de conciliation), ce qui n'empêche pas ces sympathiques personnages de solliciter et d'obtenir de la C.A.F. le paiement de 253 €/mois d'A.P.L.

Enfin, la C.A.F., toujours aussi diligente, n'a pas encore réagi à un courrier qu'un troisième locataire du premier et moi lui avons adressé il y a plus de deux mois. Ce locataire, lui de bonne foi alors que sa vie est compliquée, a donc dû se substituer à la C.A.F. pour régler le montant de l'A.P.L. dont les dysfonctionnements bien connus de cet autre organisme public hors contrôle ont, dans son cas, entraîné la suspension.

Pour les quatre autres lots (sur huit) de la S.C.I. propriétaire, tout baigne (en ce moment). Quoi qu'il en soit, avec tous ces aléas, la préparation de la mise en vente de l'ensemble se trouve retardée d'un laps de temps indéterminé.

P.S. : Voici le résultat des rendez-vous du jour :
- la première visiteuse venait pour le compte de sa sœur ; elle m'a fait très bonne impression et a posé des questions pertinentes. La sœur en question vient de me téléphoner que l'appartement leur plairait mais qu'elle s'aperçoit que le changement de département lui poserait trop de problèmes administratifs pour sa retraite ; dommage pour moi, c'était une candidate idéale ;
- les deuxièmes visiteurs étaient deux, deux Roumains travaillant en intérim à Avranches et rêvant d'être rejoints par leurs familles respectives ; donc location pour courte durée et situation non stabilisée : merci ;
- la troisième candidate qui avait pris rendez-vous après une dispute conjugale semble s'être rabibochée avec son conjoint ; elle a donc annulé le rendez-vous.

P.S. 2 : Comme j'en ai marre de me déplacer pour rien, j'abaisse le loyer de ce lot de 400 € à 377 €, de manière à tenir compte, si possible, de la concurrence nouvelle de l'office d'H.L.M. local.

P.S. 3 : Moins de dix minutes après l'abaissement du loyer demandé, une retraitée m'a contacté. Cela montre que le marché est réactif, ce qui est une bonne chose à mes yeux.
paris.catholique.fr (via "Facebook")
rédigé le lundi 20 mai 2019
Désultoirement vôtre ! - Archives, histoire, documentation - Pouvoirs publics, élus locaux - Références culturelles
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Communiqué de Mgr Michel Aupetit à propos de la situation de M. Vincent Lambert

Paris, le 20 mai 2019. Sommes-nous devenus de simples déchets ?

Si aujourd’hui je me permets de prendre la parole au sujet de ce qui est en train de se passer pour M. Vincent Lambert, c’est que son cas si particulier est emblématique de la société dans laquelle nous voulons vivre.

Tout d’abord, mon cœur de prêtre me porte à prier pour lui, soumis à tant de pressions, et dont la vie ne peut dépendre que de décisions qui lui échappent. Il y a quelques années, il a déjà subi un arrêt de l’alimentation et de l’hydratation auquel il a survécu de manière étonnante. Cet homme de 42 ans, traumatisé crânien lors d’un accident de la route est actuellement lourdement handicapé, tétraplégique et dépendant dans un lit au CHU de Reims. Son cas est tout proche de celui de Michaël Schumacher, traumatisé crânien avec de lourdes lésions cérébrales et, lui aussi, en état pauci relationnel. Malgré la célébrité de ce champion de Formule 1, les médias ne se sont pas emparés de son cas médical et il peut jouir de soins spécialisés très attentifs en milieu privé. Dans le cas précis de M. Vincent Lambert, on constate qu’il a les yeux ouverts, qu’il respire normalement, qu’il est dans un état stable, pas du tout en fin de vie. Il a besoin d’une aide-soignante et d’une infirmière qui assurent le nursing et le changement de position, d’un kinésithérapeute pour éviter les escarres. La nutrition et l’hydratation se font par gastrostomie ou par sonde nasogastrique.

La décision d’interrompre les soins de confort et de nutrition de base chez un patient handicapé s’oppose à la loi Léonetti. Il n’est pas mentionné qu’il présente de souffrance insupportable qui nécessite une sédation profonde sauf évidemment dans le cas où l’arrêt de l’hydratation par les médecins entraînerait la douleur cruelle de mourir de soif. Il ne s’agit pas d’une « obstination thérapeutique » puisque ce ne sont pas des soins curatifs d’une maladie incurable, mais simplement les soins corporels et nutritionnels de base que l’on doit aussi aux personnes âgées dépendantes, hémiplégiques, et aux bébés qui ne sont pas encore autonomes.

On cite à l’envi les pays moins-disant éthiques comme la Belgique ou les Pays-Bas. Force est de constater que dans ces pays il y a une anesthésie totale de la conscience. On entend des enfants parler de manière naturelle de l’euthanasie de leurs parents comme s’il s’agissait d’une éventualité normale. Un membre du gouvernement belge, assise en face de moi lors d’une rencontre chez M. le Président de la République, était très fière que son pays soit « en avance », comme elle disait. Pourquoi ne cite-t-on jamais les pays qui ont une plus haute conscience éthique, comme l’Allemagne ou l’Italie ? Il y a aujourd’hui un choix de civilisation très clair : soit nous considérons les êtres humains comme des robots fonctionnels qui peuvent être éliminés ou envoyés à la casse lorsqu’ils ne servent plus à rien, soit nous considérons que le propre de l’humanité se fonde, non sur l’utilité d’une vie, mais sur la qualité des relations entre les personnes qui révèlent l’amour. N’est-ce pas ainsi que cela se passe lorsqu’une maman se penche de manière élective vers celui de ses enfants qui souffre ou qui est plus fragile ? C’est le choix devant lequel nous nous trouvons. Le Christ nous a révélé la seule manière de grandir en humanité : « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés ». Et il nous a donné la seule manière d’exprimer cet amour : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime ».

Une fois de plus nous sommes confrontés à un choix décisif : la civilisation du déchet ou la civilisation de l’amour.

+Michel Aupetit
Archevêque de Paris

N.D.L.R. : Poser la question, c'est y répondre. Donc j'approuve.
Même si je suis loin d'être un modèle d'amour donné. (Trop d'exigence dans l'autre sens, sans doute. Au moins, j'en suis à peu près conscient).