Pouvoirs publics, élus locaux

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : dimanche 20 septembre 2026 20:05
À : arnaudpaquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Cc : Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : RE: RESTAURATION DES MENUISERIES DU CORPS DE LOGIS DU MANOIR DE LA CHASLERIE (TRANCHES A & B) / CR5
 
Monsieur,

Les quatre fenêtres du salon, telles qu'elles viennent d'être posées, sont d'un modèle différent de toutes les autres à deux battants des "tranches A et B". Y apparaît en effet un genre de moulure verticale qu'on ne retrouve nulle part ailleurs :

20 septembre 2026.

20 septembre 2026.

20 septembre 2026.


Je vous prie de me faire part de vos réflexions à ce sujet, au regard notamment des plans de l'autorisation de travaux.

Cordialement,

PPF

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 21 septembre 2026 22:14
À : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Cc : Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : RE: RESTAURATION DES MENUISERIES DU CORPS DE LOGIS DU MANOIR DE LA CHASLERIE (TRANCHES A & B) / CR5
 
Bonsoir !

Merci pour ces infos.

Comme ces questions sont techniques (...), le mieux sera que vous nous expliquiez cela lors de la prochaine réunion de chantier.

Cordialement,

PPF

______________________________________________________________________________________

De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : lundi 21 septembre 2026 20:16
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : Re: RESTAURATION DES MENUISERIES DU CORPS DE LOGIS DU MANOIR DE LA CHASLERIE (TRANCHES A & B) / CR5
 
Bonsoir M. Fourcade, 

Elles sont bien conformes à l'AT.  Cette saillie moulurée de battue centrale était prévue dans les plans. 
Elle correspond au principe des fenêtres à gueule de loup et permet la pose centrée de la crémone. Le grand salon, avec ses boiseries, est traité au plus proche des types tardifs du XVIIIe. Les autres sont traités comme des menuiseries plus conformes à des fenêtres à petits bois du XVIIe, notamment dû au fait qu'elles sont pourvues de volets sur les ouvrants. Cf également les crémones différentes de la tranche A.

Tout cela avait bien été vu et évoqué avec vous pendant la période de mise au point. C'était aussi en corrélation avec la volonté de marquer différemment les siècles entre la partie nord et la partie sud, y compris à l'intérieur.

La différence est in fine peu sensible et c'est très courant que plusieurs types de menuiseries coexistent sur des logis comme celui de la Chaslerie, logis qui a évolué du XVIIe au XVIIIe en ce qui concerne  ses menuiseries. 

Je vous souhaite une bonne soirée.

Arnaud Paquin

Atelier PAQUIN architecte D.P.L.G
Architecte du patrimoine DSA école de Chaillot.
2, rue du collège 50300 AVRANCHES
tél: 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com
atelierpaquin.architecte@gmail.com

(Fin de citation)

P.S. (à 3 heures 30) : À la relecture de ces échanges, je me dirais plutôt que nous aurions à ce sujet une occasion supplémentaire de faire une application combinée de la "loi de FORNARI" et de la "loi de FOURCADE".

Et plus j'y pense , plus je me dis que le texte de ces deux lois devrait trôner en lettres d'airain au fronton des meilleurs centres de formation des architectes du patrimoine de France et de Navarre. Et même - soyons fous ! - de tous les pays ayant eu l'honneur et l'avantage de signer la "charte de Venise"...
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 21 septembre 2026 22:31
À : patrimoine <patrimoine@ORNE.fr>
Cc : (...) ; Hugues HOURDIN ; Jacques BROCHARD ; C. F. ; arnaudpaquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Objet : RE: La Chaslerie - Menuiseries extérieures du logis - Tranches "T6" et "T7" de travaux (au sens du CD61)
 
Madame,

Un grand merci pour ces très bonnes nouvelles.

Pour info, je vous transmets le compte rendu de la dernière réunion de chantier (le 16/9/26) qui vous montrera l'état présent des travaux et, surtout, que ces tranches (incluses dans les "tranches A et B" au sens de la D.R.A.C.) devraient être achevées pour la mi-novembre 2026.

Je proposerai au secrétariat de Mme Valérie ALAIN des dates pour que nous puissions vous montrer tout cela sur place et fêter dignement l'événement si vous le voulez bien, soit dans les prochaines semaines (avant que le froid de l'automne ne rende le logis de la Chaslerie temporairement inhospitalier), soit au retour des beaux jours (à l'occasion, par exemple, de notre premier spectacle de la saison 2027, si toutefois l'évolution du chantier à venir le permet).

Bien cordialement,

PPF
_____________________________________________________________________________________

De : patrimoine <patrimoine@ORNE.fr>
Envoyé : lundi 21 septembre 2026 09:51
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : (...)
Objet : RE: La Chaslerie - Menuiseries extérieures du logis - Tranches "T6" et "T7" de travaux (au sens du CD61)
 
Bonjour Monsieur, 

Pour compléter mes messages téléphoniques, voici un état des lieux des 3 tranches restantes concernant vos travaux des menuiseries, pour les aides départementales : 
T5 : Lot1, maçonnerie, 15 000€ votés par la commission permanente du CD61 le 07/05/2026 (courrier envoyé),
T6 : Lot2, menuiserie, ferronnerie, 15 000€ présentés au comité patrimoine le 06/07/2026, avis favorable soumis aux votes des élus le 25/09/2026, le courrier d'attribution vous sera transmis après cette date, 
T7 : lot 3, peinture, 5 845 € présentés au comité patrimoine le 09/10/2026, l'avis sera soumis à la CP du 11/12/2026. 

Pour rappel, le versement des subventions attribuées est réalisé sur facture correspondante à chaque tranche ainsi qu'à l'envoi de photos légendées d'un descriptif des travaux réalisés. 

Je reste disponible pour toute précision, 

Bien à vous, 

(...) cheffe de la mission Patrimoine et Musées 
Pôle Attractivité territoriale | Direction des archives et du patrimoine culturel |Conseil départemental de l'Orne
8 avenue de Basingstoke CS 30528 | 61017 ALENÇON cedex
(...)
www.orne.fr

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 22 septembre 2026 03:06
À : Guillaume BEESAU
Cc : Autres membres des bureaux de "La SVAADE" et de "Les amis de la Chaslerie" ; C. F.
Objet : RE: Le nouveau proviseur du lycée
 
Cher Guillaume,

(...)

Très bien si on peut établir un lien opérationnel efficace avec le lycée. Merci pour tous vos efforts en ce sens. Je tiens un exemplaire de l'"ouvrage THUAUDET" à la disposition de ce nouveau proviseur.

Pour ce qui est des spectacles 2027, point à débattre en AG (date attendue), ça dépendra notamment de l'état du chantier, encore incertain.

Amicalement,

PPF

______________________________________________________________________________________

De : Guillaume BEESAU
Envoyé : lundi 21 septembre 2026 17:30
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Le nouveau proviseur du lycée
 
Cher Pierre-Paul,

vous aurez vu, dans un récent numéro du Publicateur, que le nouveau proviseur du lycée, Christophe Michelutti, est passionné d'histoire et d'architecture. En compagnie de membres du Lions Club j'ai fait sa connaissance vendredi, à propos du concours d'éloquence, et il nous a dit que, pendant les trois années qu'il a passées à Bourges, son épouse et lui ont visité cinquante-deux châteaux de la Loire.

J'imagine qu'il prendrait plaisir à lire le Thuaudet et, bien sûr, à visiter la Chaslerie - s'il n'était pas déjà du nombre de vos nombreux visiteurs du week-end. Ce pourrait être un début de rapprochement très fructueux entre la Chaslerie et le lycée.

(Et en plus, pour plaire à Jacques, il est "titulaire du Brevet de pilote aviation légère", dit le même article.)

Amicalement à vous.

Guillaume

(Fin de citation)
Cette fois-ci, je n'ai pas l'intention de subir une douzaine d'années d'attente supplémentaire pour lancer les prochains travaux sur les parties classées extérieures de la Chaslerie.

Malgré mes relances, mes contreparties habituelles n'ayant toujours pas fourni les devis demandés dès le 3 juillet dernier, je cherche comment le chantier de la "tranche C" pourrait ne pas pâtir de temps de réaction trop longs :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : dimanche 27 septembre 2026 09:36
À : arnaudpaquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com> ; leboisne0564@orange.fr ; Alexandre Gury FER ART FORGE <agury@hotmail.fr>; Emmanuel <emmanuel.lescuyer@orange.fr> ; eremiaigor@yahoo.com
Cc : Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : La Chaslerie - Menuiseries extérieures - Devis pour la "tranche C"
 
Messieurs,

Pour votre bonne information : https://www.chaslerie.fr/blog/message/63138

Cordialement,

PPF

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 28 septembre 2026 09:21
À : arnaudpaquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Cc : Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : La Chaslerie - Fin du chantier des "tranches A et B"
 
Monsieur,

Pouvez-vous me transmettre, pour accord avant réalisation par le menuisier et le forgeron, les plans de la porte principale du logis ? Votre dernier compte rendu de réunion de chantier, en date du 18 septembre dernier, indiquait en effet que "Fin de la semaine 39 : remise du plan d’exécution des volets du grand salon par Leboisne et reprise par l’architecte du dessin de la porte principale". Je comprends que nous sommes en semaine 40 et, sauf erreur de ma part, je n'ai rien reçu.

Quid en particulier des remarques que je vous avais transmises au sujet de la porte principale du logis, entre autres à propos de la hauteur de l'imposte, de la présence de heurtoirs et de personnages ou de la restauration de la barre intérieure ?

Et quid de ma demande que le calfeutrement de la fenêtre du rez-de-chaussée de la tour sud-ouest fasse l'objet d'un soin tout particulier, sans doute avec emploi de résine comme sur d'autres ouvertures restaurées au titre des "tranches A et B" ?

Enfin et surtout, qu'avez-vous convenu avec les artisans à propos des dates de leurs prochaines interventions afin de permettre le respect de la date-limite du 15 novembre 2026 que vous avez définie comme "objectif de réception générale des travaux" ? Quand pensez-vous pouvoir me communiquer la date que vous aurez arrêtée pour la fin effective de ces travaux ? 

Cordialement,

PPF

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 28 septembre 2026 19:35
À : Lucile Bourdin-Norgeot <lbourdin.apaquinarchitecte@gmail.com>
Cc : arnaudpaquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com> ; Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : RE: Proposition de versions pour la porte d'entrée du logis
 
Merci beaucoup, Lucile.

N'arrivant pas à bien lire votre plan sur mon ordi ni en l'imprimant en "A4", j'ai pris les captures d'écran ci-jointes que j'ai également imprimées :


Il me semble ainsi que le bas de la partie vitrée de la porte principale en sa "version AT" (donc en sa "version 1", identique sur ce point) est (1) à la même hauteur que le bas des ouvrants des impostes des fenêtres sur cour de la salle-à-manger du logis et (2) à la hauteur du haut des ouvrants des fenêtres sur cour du salon. Est-ce bien le cas ? Si oui, ça détend le débat puisqu'on se trouve alors dans un cas d'application possible de la "loi de FOURCADE", bien connue tant pour sa pertinence (qui ne surprendra personne) que pour sa souplesse d'interprétation (même remarque, bien entendu). En d'autres termes et pour dire les choses simplement, c'est un peu le bordel, ici comme ailleurs sur les murs de la Chaslerie, donc il n'y a guère lieu de se casser la tête à veiller à des alignements impossibles au départ (ou possibles si on avait remarqué la chose en temps utile, ce qui ne sera plus le cas pour un moment, 150 ans selon les normes locales).

Dès lors, je sollicite l'avis d'Arnaud PAQUIN : peut-il nous faire part de sa recommandation, par exemple en attribuant une note de 1 à 5 à chacune des trois hypothèses de portes ? On verra ainsi l'ordre qu'il donne aux trois et les écarts deux à deux. Je demande également, s'ils le veulent bien, l'avis de Jacques BROCHARD et de Carole.

Pour ce qui est des balustres, ceux de l'AT nous sont apparus rachtèques quand on a vu la maquette en 1:1 du menuisier. Là aussi, je prendrai connaissance avec intérêt des recommandations d'Arnaud PAQUIN et, s'ils le veulent bien, de l'avis de Jacques BROCHARD et de Carole.

Et quid des personnages dont Sébastien LEBOISNE devait, si j'ai bonne mémoire, soumettre les dessins corrigés comme indiqué ? Et quid des ferronneries diverses de cette porte ?

Cordialement,

PPF

____________________________________________________________________________________

De : Lucile Bourdin-Norgeot <lbourdin.apaquinarchitecte@gmail.com>
Envoyé : lundi 28 septembre 2026 16:55
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Proposition de versions pour la porte d'entrée du logis
 
Bonjour M. Fourcade

Veuillez trouver ci-jointe une planche de propositions pour la porte d'entrée du logis. 
J'ai remis la version de l'AT puis deux versions : l'une avec seulement la modification des balustres, l'autre avec la diminution de la hauteur de l'imposte qui s'aligne avec celle des menuiseries de la façade. Je vous laisse me faire un retour sur votre préférence. 

Vous souhaitant bonne réception

Cordialement

Lucile Bourdin-Norgeot
Collaboratrice d'architecte
 
Atelier PAQUIN  architecte D.P.L.G.
architecte du Patrimoine DSA Chaillot.
 
2, rue du Collège   50300 AVRANCHES
Tél.  02 50 26 01 32
atelierpaquin.architecte@gmail.com
lbourdin.apaquinarchitecte@gmail.com

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 29 septembre 2026 09:05
À : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Objet : RE: VISA - Volets - LEBOISNE - LA CHASLERIE
 
J'avais compris qu'il y avait eu un truc comme ça.

______________________________________________________________________________________

De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : mardi 29 septembre 2026 09:04
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : Re: VISA - Volets - LEBOISNE - LA CHASLERIE
 
Le dateur s'est mal calé, il s'agit du 23 septembre.

Arnaud Paquin

Atelier PAQUIN architecte D.P.L.G
Architecte du patrimoine DSA école de Chaillot.
2, rue du collège 50300 AVRANCHES
tél: 02 50 26 01 32

arnaudpaquin.architecte@gmail.com
atelierpaquin.architecte@gmail.com

______________________________________________________________________________________

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : lundi 28 septembre 2026 20:10
À : Lucile Bourdin-Norgeot <lbourdin.apaquinarchitecte@gmail.com>; LEBOISNE Ebénisterie <leboisne0564@orange.fr>
Cc : arnaudpaquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com> Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : RE: VISA - Volets - LEBOISNE - LA CHASLERIE
 
Lucile,

Ces questions sont trop techniques pour moi. Donc je m'en remets à l'avis de l'architecte.

Ceci dit, si les plans transmis ce jour sont le "plan d'exécution" des volets indiqué dans le dernier compte rendu de réunion de chantier comme devant être fourni dans la "semaine 39", je note que leur visa date du 23 août dernier, ce qui soulève une question de cohérence entre les documents reçus.

Cordialement,

PPF

_____________________________________________________________________________________

De : Lucile Bourdin-Norgeot <lbourdin.apaquinarchitecte@gmail.com>
Envoyé : lundi 28 septembre 2026 17:25
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>; LEBOISNE Ebénisterie <leboisne0564@orange.fr>
Objet : VISA - Volets - LEBOISNE - LA CHASLERIE
 
Bonjour,

Veuillez trouver ci-joint le VISA concernant les volets :


Vous en souhaitant bonne réception.

Cordialement

Lucile Bourdin-Norgeot
Collaboratrice d'architecte
 
Atelier PAQUIN  architecte D.P.L.G.
architecte du Patrimoine DSA Chaillot.
 
2, rue du Collège   50300 AVRANCHES
Tél.  02 50 26 01 32
atelierpaquin.architecte@gmail.com
lbourdin.apaquinarchitecte@gmail.com

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : mardi 29 septembre 2026 19:00
À : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Cc : Lucile Bourdin-Norgeot <lbourdin.apaquinarchitecte@gmail.com>; Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : RE: Proposition de versions pour la porte d'entrée du logis
 
Monsieur,

Vous nous transmettez deux planches. Je comprends que la première (la 2.14) est identique à celle transmise hier. Est-ce bien cela ?

Si oui, je me range bien volontiers à votre recommandation : "Version 2" de la planche 2.15, tant pour les dimensions (notamment la hauteur de 2,60 m) que pour les balustres ou pour les vitraux (ceux-ci seront ainsi, sur cette porte, très comparables à ceux de la chapelle).

S'agissant des personnages en bas-relief, j'avais compris que Sébastien LEBOISNE vous soumettrait, lors d'une réunion chez vous avant la fin septembre, son projet tenant compte des dernières remarques de caractère esthétique présentées par Carole. Si c'est cela, il conviendrait que vous le relanciez en lui transmettant le plan approuvé ce soir.

Enfin, à part le heurtoir à propos duquel je me range également à votre avis, il conviendra de soigner les autres ferronneries (y compris la serrure) de cette porte. Je souhaiterais être saisi du projet.

Idem pour le heurtoir de la porte de l'arrière-cuisine.

Cordialement,

PPF

_______________________________________________________________________________________

De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : mardi 29 septembre 2026 18:37
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : Lucile Bourdin-Norgeot <lbourdin.apaquinarchitecte@gmail.com>; Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : Re: Proposition de versions pour la porte d'entrée du logis
 
Bonsoir M. Fourcade, 

La première version, celle de l'AT est effectivement maintenant écartée. Il y avait 2 raisons à cela : 
- la forme trop étirée des balustres (unanimité là-dessus)
- la hauteur trop basse de la porte (selon Mme Fourcade et M. Brochard)

Nous avons donc proposé : 
- soit de changer le profil de balustre (par un modèle historique du cahier de référence MH mais c'est un peu faible en diamètre vu la hauteur)
-  soit de changer de de remonter la traverse d'impose, rendant plus harmonieux les profils de balustres. Il me semble d'ailleurs que ces balustres soient bien le type à conserver.

Ce que je préfère est la version 2 mais je trouver que l'alignement stricte avec les impostes de fenêtres n'était pas nécessaire et j'ai demandé à baisser la hauteur de l'imposte dans cette version 2. 
Je vous joins donc une nouvelle planche de choix.

Vous verrez aussi une autre proposition avec des vitraux polygonaux, qui peuvent aussi exister à l'époque Louis XIII et jusqu'au début du XVIII. Cela, afin de moins renvoyer au début du XVIIe et c'est ma préférence.

Enfin, il me semble in fine que nous devrions encore un peu baisser l'imposte pour correspondre à une hauteur de porte de 2 fois sa largeur, soit 2,60m et non 2,65m.
Nous ne serons pas aligner avec les traverses de fenêtres mais je suis d'accord avec M. Fourcade. Ce n'est pas plus mal.

En ce qui concerne le heurtoir, finalement, j'utiliserais celui que M. Fourcade possède. Il est XVIIIe et ce n'est pas incongru de le positionner sur celle porte dont le linteau a précisément été remonté au XVIIIe.

En ce qui concerne les personnages, je n'ai rien à ajouter de plus. Je n'en fais pas leur dessin. 

Bien respectueusement, 

Arnaud Paquin

Atelier PAQUIN architecte D.P.L.G
Architecte du patrimoine DSA école de Chaillot.
2, rue du collège 50300 AVRANCHES
tél: 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com
atelierpaquin.architecte@gmail.com

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 1 octobre 2026 22:40
À : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Cc :Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : RE: La Chaslerie - Maîtrise d’œuvre -Tranches A et B (au sens de la D.R.A.C.)
 
Monsieur,

Pour me permettre de comprendre l'usage que vous entendez faire du monopole légal dont vous êtes titulaire, j'aimerais savoir si l'obstacle que vous m'avez confirmé opposer à ma demande expresse de fourniture des devis relatifs à la "tranche C" tient à l'affirmation, très inattendue à mes yeux, que "le maître d'oeuvre prime sur le maître d'ouvrage en termes de cohérence constructive" ou à toute autre élucubration tirée je ne sais d'où et du même acabit.

En clair, je vous prie de me communiquer sans délai les références précises des textes législatifs ou réglementaires sur lesquels vous croyez pouvoir vous appuyer pour vous opposer, comme vous avez confirmé le faire, à la fourniture de devis attendus par le maître d'ouvrage et préparés sur la base de la demande d'autorisation de travaux que vous avez signée.

Si, comme je le pense, tout ceci n'est qu'une nouvelle manifestation d'une caractéristique déjà évoquée, je vous prierais de cesser ces entraves et de me confirmer que vous adoptez une attitude plus constructive, le tout immédiatement.

Cordialement,

PPF

______________________________________________________________________________________

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 1 octobre 2026 20:48
À : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Cc : Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : RE: La Chaslerie - Maîtrise d’œuvre -Tranches A et B (au sens de la D.R.A.C.)
 
Monsieur,

Je regrette vivement les termes de votre dernier courriel et vous prie de bien vouloir vous reprendre dans les meilleurs délais, comme il me semblerait souhaitable dans l'intérêt bien compris du chantier et du monument.

De mon côté, je connais de longue date la valeur des "arguments d'autorité" et veille donc à ne pas m'abriter derrière des "labels", quels qu'ils soient, c'est-à-dire à rester factuel, la "rigueur intellectuelle" à laquelle m'ont durement formé mes maîtres dans ma lointaine jeunesse me semblant toujours demeurer digne des plus hautes louanges.

Vous évoquez les rôles respectifs du maître d'ouvrage et du maître d’œuvre. S'agissant des autorisations de travaux, pourriez-vous rappeler de qui dépend la préparation de leur demande initiale ? Et quid de la préparation de mises à jour en temps utile si celles-ci sont estimées indispensables ?

Je suppose inutile de rappeler que j'espère que la réunion du 7 permettra (1) de formaliser les conditions du respect de l'objectif de fin effective des tranches A et B à la mi-novembre 2026 et (2) de ne pas rater les rendez-vous critiques de la tranche C, à commencer par celui du dépôt des demandes de subventions ô combien nécessaires à vue d'homme pour ce chantier et ce monument, ainsi que vous l'avez clairement documenté dans l'"étude de diagnostic d'ensemble" sous votre timbre, me semble-t-il du moins.

Cordialement,

PPF

______________________________________________________________________________________

De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : jeudi 1 octobre 2026 20:07
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : Re: La Chaslerie - Maîtrise d’œuvre -Tranches A et B (au sens de la D.R.A.C.)
 
M. Fourcade, 
Vous me cherchez et vous me fatiguez vraiment. 

J'ai justifié la hauteur pourtant et montrez-moi le dessin des 2,60m que je n'ai pas voulu réalisé après coup. c'était une proposition non définitive et non vérifiée encore.

Puisque vous parlez de rigueur intellectuelle et me chercher continuellement là-dessus, je vous rappelle que le maître d'oeuvre prime sur le maître d'ouvrage en termes de cohérence constructive (je parle des vitraux et de la contrainte majeure qu'il apportent, polygones ou losanges d'ailleurs) Ne vous battez pas pour 5 cm svp.

Franchement malgré tous les efforts que je déploie, j'avoue que travailler pour vous m'est devenu anxiogène et asphyxiant.  

Pour la tranche C, j'ai déjà dit. On attend l'accord de l'AT.
Bien cordialement, 

Arnaud Paquin

Atelier PAQUIN architecte D.P.L.G
Architecte du patrimoine DSA école de Chaillot.
2, rue du collège 50300 AVRANCHES
tél: 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com
atelierpaquin.architecte@gmail.com

______________________________________________________________________________________

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 1 octobre 2026 19:54
À : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Cc : Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : RE: La Chaslerie - Maîtrise d’œuvre -Tranches A et B (au sens de la D.R.A.C.)
 
Monsieur,

Ce n’est pas la première fois, semble-t-il, que j’éprouve quelques difficultés à vous suivre.

Par exemple, puisque vous croyez nécessaire de revenir sur la question de la hauteur de la porte principale, ne pensez-vous pas me donner ainsi une occasion supplémentaire de vous rappeler l'utilité de veiller avec un peu plus de rigueur intellectuelle, à ce sujet comme à divers autres, à la cohérence de vos écrits. Votre citation précise, à la date indiquée dans mon précédent courriel, preuve à l'appui, est en effet : "il me semble in fine que nous devrions encore un peu baisser l'imposte pour correspondre à une hauteur de porte de 2 fois sa largeur, soit 2,60m et non 2,65m" (c'est moi qui souligne). Pour moi la chose paraissait claire. Vous semble-t-il vraiment bienvenu de rouvrir un tel débat, alors qu'il serait si nécessaire d'avancer enfin d'un bon pas pour nous sortir rapidement du pataquès bien connu et documenté de même ?

Concernant les calfeutrements, quelles dispositions avez-vous prises en temps utile avec le maçon pour que le nécessaire ait pu être fait avant le 7 octobre (si tel est bien le sens de votre propos) ? Et surtout, en quoi les documents contractuels applicables vous permettent-ils de faire respecter un quelconque calendrier impératif ? De quel devis, par exemple, disposez-vous de la part du maçon à propos de la "tranche B" en question ? Plus factuellement, que lui avez-vous demandé à ce sujet et quand ?

Concernant le chiffrage de la "tranche C", je vous remercie de confirmer être à l'origine du blocage du dossier par vos interventions auprès des artisans. Comme je vous l'ai déjà dit et écrit maintes fois de façon tout à fait explicite et détaillée, vos arguments ne me paraissent nullement de nature à justifier cette nouvelle source inédite de lenteur du chantier. J'attends donc ces devis sans atermoiements supplémentaires de votre part. Je vous prie donc de lever votre obstruction.

Cordialement,

PPF

______________________________________________________________________________________

De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : jeudi 1 octobre 2026 19:18
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : Re: La Chaslerie - Maîtrise d’œuvre -Tranches A et B (au sens de la D.R.A.C.)
 
M. Fourcade, 
Je persiste, la bonne dimension pour cette porte est de 2,66m. J'ai vu que vous souhaitiez 2,60m mais c'est contradictoire avec le bon équilibre des vitraux.
2,66m est donc ma proposition. D'ailleurs je ne vous ai pas proposé de dessin à 2,60m et ce, tout simplement parce que ce n'est pas bon.

Concernant le marteau heurtoir, je voulais juste rappeler que c'était une demande complémentaire, encore une, concernant cette porte a été intégralement refaite depuis l'AT. Cela dit, Le modèle que vous proposez est transmis à M. Gury.

Concernant la peinture, M. Lescuyer viendra bien le 7/10 à 14h. Il prendra acte des éléments à peindre après pose mais il faut que les calfeutrements soient faits. 

Concernant les réglages de M. Leboisne pour le bon fonctionnement, je suis désolé qu'il n'ai pas été fait encore... L'effort a été mis dans l'atelier, pour avancer sur les volets de toute évidence...Le Poste 18 est indiqué à faire avant réception. La réception est calé mi-novembre dans le dernier CR et nous ferons bien le 7/10 le point  précis avec toutes les entreprises pour établir le calendrier de fin de chantier.

Concernant les chiffrage de la tranche C, je vous le redis : ils seront lancés après l'obtention de l'AT. Nous risquons de travailler et de faire travailler pour rien tout le moinde autremeent. Les étapes doivent être validées avant de donner lieu à un travail prévu dans l'étape suivante. J'ai d'ailleurs à faire la mise au point des détails constructifs et tout leur developpement nécessaire avant le chiffrage. Cela évitera d'y revenir ensuite. 

Bonne soirée.

Arnaud Paquin

Atelier PAQUIN architecte D.P.L.G
Architecte du patrimoine DSA école de Chaillot.
2, rue du collège 50300 AVRANCHES
tél: 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com
atelierpaquin.architecte@gmail.com

______________________________________________________________________________________

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 1 octobre 2026 18:06
À : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Cc : Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : RE: La Chaslerie - Maîtrise d’œuvre -Tranches A et B (au sens de la D.R.A.C.)
 
Monsieur,

Merci pour ces éléments de réponse d'ordre méthodologique qui ne couvrent toutefois pas l'intervention du peintre.

Merci d'avoir réitéré l'objectif de mi-novembre pour la fin effective du chantier. Cet objectif est essentiel pour les raisons que vous connaissez. C'est pour cela que l'absence, sauf erreur de ma part, de la moindre activité du chantier à la Chaslerie pour ces tranches depuis le 17 septembre dernier m'avait alerté. 

Vous n'évoquez pas le dispositif qui devait permettre de rendre enfin aisément ouvrables diverses fenêtres de la "tranche A". C'est pourtant indispensable, le problème ayant été, de mémoire, identifié dès juillet 2025, lors d'une première tentative avortée de réception des travaux de la "tranche A".

Concernant le heurtoir de la porte nord, vous écrivez qu'il s'agit d'une demande nouvelle de la maîtrise d'ouvrage. Elle date en réalité d'au moins le 10 septembre 2025, ainsi que vous en aviez été informé (http://www.chaslerie.fr/blog/message/60632), message réitéré notamment le 14 février 2026 (http://www.chaslerie.fr/blog/message/61417) ou le 20 juin 2026  (http://www.chaslerie.fr/blog/message/62652). Ci-joint la photo d'un exemple qui me paraîtrait convenir :

Heurtoir-marteau à Vauluisant.


À propos de la porte principale, vous indiquez à tort que la hauteur retenue est de 2,66 m. Je vous renvoie à ce sujet à votre courriel du 29 septembre dernier à 18 heures 37 et à ma réponse du même jour (http://www.chaslerie.fr/blog/message/63151). La hauteur convenue est, en l'état du dossier, de 2,60 m. Je vous prie de répercuter cette information sur le menuisier afin qu'il puisse nous présenter enfin les dessins corrigés de personnages calés sur les bonnes cotes. En tout état de cause, les impostes de la façade ouest du logis ne sont guère alignées, de quelque façon qu'on les observe, ce qui démontre une fois de plus l'extramidable pertinence de la "loi de FOURCADE" bien connue de nos services.

Toujours à propos de la porte principale, j'ai noté que vous proposez d'installer le heurtoir que, le 5 juin dernier, vous considériez encore comme inadapté (http://priv.chaslerie.fr/blog/message/61977). En tout état de cause et comme vous le savez, ce heurtoir devrait être complété d'un dispositif métallique fixé sur la porte pour que le son en soit net. Et il faudrait aussi une sorte de platine appropriée. C'est pourquoi je pense qu'il ne serait pas incongru qu'avec Alexandre GURY, vous proposiez une solution complète et adaptée au mieux au style de cette porte.

Les châssis colorés de l'étage de la tour sud-ouest ne sont nullement des "compléments" puisque, par exemple, ils étaient clairement prévus et identifiés dans l'"étude de diagnostic d'ensemble" de septembre 2024 telle que vous l'avez signée à l'époque.

En conclusion de cet échange, j'espère vivement que la réunion de chantier programmée pour mercredi prochain, le 7 octobre, permettra de caler clairement le calendrier de fin des travaux des "tranches A et B".

Enfin, puisqu'il faut que nous puissions solliciter au plus tôt des subventions pour la "tranche C", il faudrait, semble-t-il, si le chantier doit faire appel aux mêmes artisans, que vous leviez, si nécessaire, tout obstacle artificiel à la production des devis demandés depuis le 3 juillet dernier, demandes restées sans écho utile trois mois plus tard.

Cordialement,

PPF

P.S. : Pendant que je rédigeais ce courriel, le menuisier m'a annoncé son retour à la Chaslerie demain matin.

______________________________________________________________________________________

De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : jeudi 1 octobre 2026 13:00
À : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Cc : jacques.brochard61@gmail.com <jacques.brochard61@gmail.com>; Carole Fourcade <carolefourcade3@gmail.com> <carolefourcade3@gmail.com>
Objet : Re: La Chaslerie - Maîtrise d'oeuvre
 
Bonjour Monsieur Fourcade,

La réunion du 7 octobre prochain est bien entendu maintenue. Elle est nécessaire à la poursuite et au bon achèvement des travaux et correspond, contrairement à ce que vous indiquez, à plusieurs interventions et mises au point déjà organisées avec les entreprises.

J’ai eu à ce titre différents échanges avec les intervenants depuis notre réunion du 16 septembre :

- L’entreprise Leboisne sera présente le 7 octobre. Conformément au dernier compte rendu, elle est actuellement en cours de fabrication des volets intérieurs du salon en tranche B. Elle interviendra à partir de 13 heures le 7/10, avant notre réunion, pour procéder à leur pose, ferrage et réglage.

- M. Igor Eremia sera également présent afin de reprendre avec nous, point par point, les différents calfeutrements restant à exécuter autour des menuiseries, d’en arrêter précisément les modalités d’intervention et de finaliser son approche financière.
M. Gury, ferronnier, participera également à la réunion. Les mises au point entre MM. Leboisne et Gury sont en cours, notamment pour la réalisation du dispositif métallique en U prévu au droit du verrou de la porte nord. M. Leboisne doit à ce titre déposer un verrou afin de permettre son travail en atelier.

- M. Gury présentera par ailleurs le modèle de marteau destiné à servir de heurtoir ainsi que le bloc-serrure envisagé pour la porte principale, afin que ces éléments puissent être examinés et arrêtés sur place.
Je précise à ce sujet qu’aucun heurtoir n’était prévu sur la porte nord dans les documents de projet : ni dans la première version ayant servi à l’autorisation de travaux, ni dans la version ultérieure établie à votre demande dans le cadre de l’évolution du programme. Les plans de novembre 2024 prévoyaient notamment serrure, loquet, verrous et ferronneries, sans heurtoir. La version remaniée de février 2026 ne prévoit pas davantage cet ouvrage. Il s’agit donc d’un élément complémentaire, qui sera précisément étudié avec le ferronnier lors de la réunion. La question de la serrure pourra également être reposée.
M. Gury viendra également poser les châssis vitrés colorés demandés en complément.

Concernant maintenant la porte principale du logis, je prends acte de votre accord sur la version 2 à vitraux polygonaux. La hauteur définitive retenue est de 2,66 m environ (ce qui correspond à une côte ancienne de 8 pieds de haut) et non de 2,60 m, cette hauteur permettant de conserver le rythme et les proportions satisfaisantes des vitraux polygonaux ainsi que l’alignement de l’imposte avec celles des fenêtres voisines. C’est bien la disposition portée sur la version 2 de la planche 2.15, qui indique une porte de 2 660 mm et une imposte de 645 mm. 
Je transmets donc cette version validée à M. Sébastien Leboisne pour poursuite des études. Il apportera le 7 octobre un carton à l’échelle 1, qui sera présenté dans la baie comme nous l’avions fait lors de la réunion du 16 septembre. Nous pourrons ainsi procéder à une ultime vérification des proportions avant fabrication. Il présentera également ses nouveaux dessins des deux personnages sculptés du caisson supérieur, reprenant les observations formulées lors de notre dernière réunion.

Ainsi, loin de constituer une réunion inutile, le rendez-vous du 7 octobre constitue une étape de travail nécessaire, associant le menuisier, le ferronnier et le maçon, avec pose des volets, examen des calfeutrements, mises au point des ferronneries et validation à grandeur de la porte principale.

L’objectif demeure celui indiqué lors de notre dernière réunion : achever les travaux et permettre leur réception à la mi-novembre 2026. Le rendez-vous du 7 octobre permettra précisément de vérifier avec chaque entreprise les dernières interventions restant à exécuter et d’arrêter leur enchaînement jusqu’à cette échéance.

Vous trouverez en PJ, 
- pour rappel les plans d'architecte premier document (pas d'exécution, voir note en bas de page) effectués pour la porte nord. 
-  pour la porte principale, la planche des variantes (4ème document) avec porte validée en version 2 (en vert).

Bien respectueusement, 

Arnaud Paquin

Atelier PAQUIN architecte D.P.L.G
Architecte du patrimoine DSA école de Chaillot.
2, rue du collège 50300 AVRANCHES
tél: 02 50 26 01 32
arnaudpaquin.architecte@gmail.com
atelierpaquin.architecte@gmail.com

______________________________________________________________________________________

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 1 octobre 2026 09:25
À : arnaudpaquin architecte <arnaudpaquin.architecte@gmail.com> <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Cc : Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : La Chaslerie - Maîtrise d’œuvre - Tranches A et B (au sens de la D.R.A.C.)
 
Monsieur,

Pourriez-vous m'indiquer l'intérêt qu'il y aurait selon vous à maintenir la réunion de chantier programmée à la date du 7 octobre prochain alors que : 

- il n'y a aucune activité sur le chantier, les rares indications nouvelles qui m'ont été fournies après la dernière réunion (le 16 septembre dernier) ne l'ayant été qu'après relance de ma part ;

- vous n'avez toujours pas fourni le calendrier des interventions des artisans assurant que ce chantier sera effectivement achevé pour la mi-novembre (2026) ? Pouvez-vous me faire un état de vos diligences en la matière en précisant les points de blocage éventuels et en formulant des solutions concrètes que vous soyez en état de mettre en œuvre sans délais ni atermoiements supplémentaires en l'état des documents contractuels applicables ?

Cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Reçu cette après-midi l'artisan qui m'avait récemment fait très bonne impression quand j'avais évoqué avec lui les combles du logis.

1er octobre 2026.


Cette fois, il était accompagné d'un compagnon. Je leur ai remis une copie des plans du permis de construire relatif aux intérieurs du logis et je vais leur adresser un courriel pour expliciter mes idées de lucarnes sur le logis. Ils vont ainsi pouvoir préparer leur devis de manière à me mettre en position d'engager ces travaux dès le début de 2027 (ma demande à l'architecte de préparation d'une demande complémentaire d'autorisation de travaux pour ces lucarnes étant restée sans écho à ce jour). Selon cet artisan et moi, deux lucarnes à la capucine auraient leur place sur le versant ouest de la couverture du logis. Je leur ai également demandé leurs propositions en vue de redresser la couverture du logis au niveau des pannes, de manière à nous permettre d'oublier les effets d'un travail peu sérieux d'un titulaire de monopole légal qui avait l'agréable caractéristique complémentaire d'être avant tout un alcoolique notoire.

Cet artisan m'a redit qu'il va me mettre en contact avec :
- un collègue capable d'intervenir utilement dans le conduit de la cheminée nord du logis, problème toujours non traité malgré mes diverses demandes à qui de droit ;
- un démolisseur qui disposerait de dalles de granit susceptibles de m'intéresser.

Nous nous sommes également rendus dans la cave afin de commencer à dialoguer à propos de l'isolation thermique de son étage, mon très vif désir de préserver la vue sur les pannes et les croix de Saint-André compliquant la problématique.

Enfin, dans le fournil de la ferme, il n'y avait plus les traces de sciure que je souhaitais leur montrer pour diagnostic.
Cyrille RIALLAND est venu m'apporter sa troisième version du devis de pose de torchis entre les colombes à l'étage de la cave. S'agissant de travaux intérieurs, il devrait pouvoir intervenir dès que la météo se dégradera.

À propos du badigeon de chaux à passer dans la cuisine comme convenu avec le cuisiniste, il me demande de retrouver un nuancier prêté afin que je lui précise la couleur. Je transmettrai cette demande à Carole dès son retour.
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : jeudi 1 octobre 2026 21:08
À : Atelier Paquin <atelierpaquin.architecte@gmail.com>
Objet : RE: porte principale / La Chaslerie
 
Monsieur,

La barre derrière la porte semble oubliée une nouvelle fois. Or il conviendrait que la rachtèque actuelle soir remplacée et que la nouvelle soit fonctionnelle.

Sur le reste, je me suis déjà exprimé.

Cordialement,

PPF

_____________________________________________________________________________________

De : Atelier Paquin <atelierpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : jeudi 1 octobre 2026 19:35
À : leboisne0564@orange.fr
Cc : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Objet : porte principale / La Chaslerie
 
M. Leboisne, voici le modèle choisi pour la porte principale de la Chaslerie :


Merci de préparer comme convenu le carton échelle 1 avec insertion des deux visages  à sculpter pour le 7/10.

NB : le heurtoir sera redessiné sur le modèle de celui que possède M. Fourcade mais cela n'a pas d'importance ici.

NB2 : M. et Mme Fourcade attendent les réglages des crémones au plus vite...
 
Bonne soirée,
 
Arnaud Paquin

Atelier PAQUIN  architecte D.P.L.G.
architecte du Patrimoine DSA école de Chaillot.
 
2, rue du Collège   50300 AVRANCHES
Tél.  02 50 26 01 32
atelierpaquin.architecte@gmail.com

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 2 octobre 2026 02:54
À : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Cc : Jacques BROCHARD ; C. F.
Objet : RE: La Chaslerie - Maîtrise d’œuvre -Tranches A et B (au sens de la D.R.A.C.)
 
Monsieur,

La nuit portant conseil, je reviens sur la hauteur de la porte. Je regrette que vous ayez cru pouvoir utiliser un argument d'autorité pour me convaincre. Sans que je souhaite insister sur ma longue expérience en la matière, je suis en effet rétif aux arguments d'autorité dans quelque domaine que ce soit. J'essaye de m'en tenir aux faits mais puis admettre que tout le monde ne soit pas équipé pour faire preuve d'un niveau de rigueur intellectuelle que je souhaiterais maintenir de mon côté.

De fait et plus concrètement, il m'aurait semblé beaucoup plus approprié de justifier votre point de vue (contradictoire avec vos écrits rappelés) par des dessins explicitant la problématique de la taille des vitraux par rapport à l'écartement des balustres et à la hauteur de l'imposte. Je pourrais alors, par exemple, comprendre que, si la forme et la taille des "polygones ou losanges" des vitraux vous paraissent intangibles, vous ne puissiez trouver un passage "carré" entre toutes les contraintes techniques à respecter en la matière.

Je vous écris ceci pour vous permettre de vous rasséréner, comme cela me paraitrait souhaitable en l'état du dossier. En effet, il ne m'échappe pas qu'en 35 ans de chantier continu, vous êtes mon huitième architecte du patrimoine (ou assimilé). Vous savez que j'apprécie hautement vos qualités de caractère et de compétence technique. Pour ce qui est de la direction des travaux, vous connaissez également mon point de vue, tout aussi clair, mais vous savez que, pondérant l'ensemble, j'estime que je n'aurais pas de meilleur guide que vous pour m'assister dans le dédale des faits et réglementations applicables pour qui serait assez fou dans ce pays pour se lancer, avec les moyens qui sont les miens, dans la restauration d'un monument historique privé et, s'y étant lancé (ou étant en position de relayer enfin), pour poursuivre cette œuvre dans l'intérêt principal du monument. Dans mon cas, ce serait même un intérêt exclusif, me reproche-t-on parfois, et une exigence dont je souhaiterais rester digne, ceci jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Sébastien LEBOISNE est venu ce matin tôt à la Chaslerie.

Il m'a d'abord montré ses dessins des personnages embicornés prévus pour décorer la porte principale :

2 octobre 2026.


Nous avons procédé à quelques rectifications de caractère esthétique :

2 octobre 2026.

2 octobre 2026.


À ce propos, je m'inscris par avance en faux contre toute interprétation selon laquelle j’exclurais que ma descendance féminine comporte des X-ettes. Si "ma petite normalienne" qui, à l'âge de onze ans, ambitionne d'être romancière, comme elle me l'a déclaré, voulait à son tour porter le bicorne, j'en serais au contraire très fier.

Dans le salon, Sébastien a pris, à l'aide de gabarits, des mesures pour les futurs volets intérieurs :

2 octobre 2026.

2 octobre 2026.


Je n'ai pas compris grand chose à ce qu'il m'a répondu quand je l'ai interrogé sur la présence des baguettes à l'extérieur des quatre fenêtres du salon mais il a l'air convaincu du bien-fondé de cette particularité sur laquelle l'architecte m'avait déjà "rassuré" (disons ceci comme cela, tant sont puissantes les forces de la médiocrité envahissante).

Enfin, dans l'arrière-cuisine, assisté d'un fidèle compagnon, il a démonté un verrou pour adaptation selon ma demande de suppression des "pédoncules" :

2 octobre 2026.


Je trouve que cette porte aura belle gueule, ce qui me met de bonne humeur pour commencer la journée.
Place Saint-Michel, un restaurant de burger remplace désormais une célèbre librairie parisienne Gibert Jeune

Le troisième restaurant parisien de la chaîne Manhattn’s Burgers ouvrait ce vendredi 2 octobre, place Saint-Michel, dans l’ancien local d’un des derniers Gibert Jeune de la capitale. Un changement qui fait réagir les riverains.

(...) «Les premiers retours sont assez agréables, parce que c’était un peu la verrue de cette place. Tout le monde est donc super content que ça ouvre et que ce soit beau et chaleureux», assure le gérant. (...) Un peu plus loin, rue Danton, Alain et Martine sont plus directs : «C’est très dommage, c’est quand même le quartier latin ! De moins en moins de commerces culturels, des ongleries et des burgers, ça ne tire pas vers le haut», se désole ce couple de retraités, anciens habitants du quartier. (...)

N.D.L.R. : Triste époque d'envahissement par la sous-culture américaine dans laquelle un pays de parfaits abrutis se vautre tant et plus. Là comme ailleurs, l'effondrement est "en marche".

Tout cela m'épuise rapidement :

2 octobre 2026.

lefigaro.fr
rédigé le Dimanche 4 Octobre 2026
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
0
Comment la France pourrait tomber dans l’engrenage d’une crise financière

Par Bertille Bayart
Publié le 02/10/2026 à 19h28, mis à jour le 02/10/2026 à 20h25


ANALYSE - Les taux d’intérêt flambent à une vitesse anormale. La France est devenue le mouton noir pour les investisseurs obligataires et risque à chaque instant un accident de crédit. Récit d’un possible scénario noir.

Septembre noir pour la dette française. Les taux d’intérêt sur les titres de dette à 10 ans de l’État flirtent avec la barre des 5 % (4,99 % vendredi). Ils étaient à 4,2 % il y a un mois, à 3,3 % en mars. L’accélération est prodigieuse. Elle intervient dans un contexte de très fortes tensions sur les marchés obligataires internationaux, en particulier aux États-Unis. Mais, dans ce maelström, la France se singularise. L’écart entre le prix qu’elle paie pour sa dette et le coût de l’argent pour l’Allemagne s’élargit chaque jour. Ce spread est passé de 65 points de base en juin à 80 points début septembre, et à plus de 150 points ce vendredi. C’est vertigineux.

Sommes-nous en train de basculer dans la crise financière, comme l’ont fait par exemple le Royaume-Uni il y a exactement cinquante ans, contraint d’appeler à l’aide le Fonds monétaire international, ou la Grèce, acculée à la quasi-faillite en 2010 ? Les crises financières prennent des formes différentes. Mais elles se caractérisent toujours par une perte de confiance des investisseurs, un accès au marché de la dette qui se ferme ou ne s’obtient qu’à un prix rédhibitoire et une évolution en spirale, qui se traduit par une accélération brutale des difficultés.

« Les hedge funds ont acheté. Maintenant ils jouent »

Quand commence une telle crise ? « Quand vous faites la une de la presse financière internationale », répond un grand investisseur anglo-saxon. S’il a raison, alors nous y sommes. « La France est à l’épicentre (ground zero) de la crise obligataire mondiale », titrait jeudi le Wall Street Journal. « Les rumeurs concernant une deuxième crise de la zone euro, dont l’épicentre serait cette fois-ci à Paris, se multiplient », écrivait le même jour l’éditorialiste de Bloomberg John Authers.

Les investisseurs sont en train de perdre confiance. Depuis la dissolution de juin 2024 et les législatives qui ont consacré un gouvernement sans majorité, les acheteurs les plus fiables désertent peu à peu le marché de la dette française. Les fonds japonais ont été les premiers à quitter le navire. Le mouvement s’étend. « Les gens oublient à quel point les enchérisseurs (…) peuvent disparaître en période de crise », a relevé Ales Koutny, responsable des taux internationaux de Vanguard, dans le Financial Times. « Il n’y a plus un investisseur international de long terme aujourd’hui qui a envie d’acheter de la dette française », affirme un patron de la finance française. Ceux qui achètent des obligations d’État pour les garder en portefeuille jusqu’à leur terme se détournent des OAT françaises. À leur place, d’autres acteurs les achètent, mais dans un autre but. « Les hedge funds ont acheté. Maintenant ils jouent », décrit une source au fait de la situation.

Pour le moment, l’accès au marché n’est pas fermé pour la France. L’Agence France Trésor a placé jeudi 12 milliards d’euros de nouveaux titres de dette. Mais il faut payer le prix fort : 4,93 % pour l’OAT à échéance 2036. Cette émission coûtera à la France environ 700 millions d’euros de plus que l’opération équivalente menée seulement un mois plus tôt, a calculé Frédéric Loisel, gérant chez Quaero Capital. La demande était là, mais un peu moins gourmande que d’habitude. « Bercy a demandé aux SVT, les spécialistes en valeur du Trésor qui intermédient le placement des OAT, de battre le rappel des institutionnels français. Mais ils n’ont pas eu beaucoup de succès. Ce sont les hedge funds qui sont demandeurs », explique un expert des marchés. Sur le marché secondaire des titres de dette souveraine française déjà émis, des signes de tension ponctuelle apparaissent également.

La perception du risque augmente, en effet, comme en atteste le prix du « credit default swap » (CDS), un instrument dont personne ne parle par beau temps. Il permet de se couvrir contre le défaut de paiement d’un pays. Les investisseurs en achètent pour s’assurer contre ce risque, mais surtout pour couvrir la valeur de leur portefeuille. Le CDS français à 5 ans s’affiche à 80 points ; il a plus que doublé en un mois. Le record historique (110 points) date de 2012, pendant la crise de la zone euro.

« Les crises se déroulent plus vite que vous ne l’imaginez »

Le risque est désormais que la crise s’accélère. « Quand il apparaît que la dette peut devenir insoutenable, le taux d’intérêt augmente d’abord lentement, puis soudainement », explique sur X Olivier Blanchard, ancien chef économiste du FMI, en publiant un graphique « malheureusement très pertinent pour la France aujourd’hui », où s’affichent des courbes verticales. « Les crises mettent plus de temps à se produire que vous ne l’imaginez, mais, lorsqu’elles surviennent, elles se déroulent plus vite que vous ne pensez », avertissait l’économiste Rudiger Dornbusch.

Le marché va plus vite que la réalité. Ce faisant, il alimente sa propre panique. La rapidité de la hausse des taux français est une anomalie dans le monde obligataire, en principe plan-plan. Le mouvement déclenche des ordres automatiques de vente chez les investisseurs, qui ne peuvent pas accumuler les titres risqués ou les pertes latentes. Les hedge funds font des allers-retours pour profiter au maximum des écarts qui se creusent en peu de temps, et avec des titres similaires. Ils jouent la dette française contre la dette italienne ou espagnole.

Selon l’économiste et contempteur de la monnaie unique Robin Brooks, de la Brookings Institution, « la France est dans une crise de la dette et il n’y a aucun suspense sur la façon dont cela se terminera. La BCE interviendra. » C’est en effet cet horizon qui est déjà envisagé par les investisseurs : à quel moment la pression sur la France sera-t-elle si insoutenable que la banque centrale devra la soulager en intervenant sur le marché ? Contrairement à ce qui s’est produit pour la Grèce et les autres pays du sud de l’Europe pendant la crise de la zone euro, la BCE a aujourd’hui un outil, le TPI (Transmission Protection Instrument), pour le faire. Les investisseurs la soupçonnent de s’en être servie une fois, à l’automne 2022, pour soulager l’Italie, bousculée par la crise inflationniste. Son spread avec l’Allemagne évoluait autour de 250 points de base.

Conséquences en cascade

Le seuil d’intervention, hypothétique, de la BCE est donc encore très loin d’être atteint. Ce qui laisse beaucoup d’espace pour voir les taux s’envoler encore et aux hedge funds pour accentuer la pression. « Le marché va tester des niveaux beaucoup, beaucoup plus élevés », explique un financier, qui se réfère pour sa part au cas italien, dans sa version 2012, quand le spread avait approché les 600 points de base et quand les taux avaient dépassé 7 %. Or, des taux qui s’envolent ont des conséquences en cascade. Il se produit un enchaînement dans l’économie réelle avec la hausse du prix des crédits immobiliers, du crédit à la consommation et du financement des entreprises. La crise obligataire contamine aussi le marché des actions : le CAC 40 a reculé de 1 % ces six derniers mois quand l’Euro Stoxx a gagné plus de 9 %. Les banques prennent déjà le choc de plein fouet : BNP Paribas a par exemple perdu 12,8 % en Bourse en un mois. Sur le marché des changes, l’euro est plombé par la crise française. Les spéculateurs prennent des positions contre la monnaie unique.

La flambée des taux signifie aussi que la valeur des titres de dettes diminue. Cela entame la valeur des bilans qui portent de tels titres. Un banquier qui a traversé les crises des subprimes et des dettes souveraines anticipe déjà un scénario équivalent : « Il va se produire ce phénomène dans lequel toutes les institutions financières seront interrogées, dans leurs road shows, sur leur niveau d’exposition à la dette française. Et puis le doute s’installe, et tout le monde regarde l’autre dans le secteur avec l’air de lui dire : “Tu détiens des actifs qui ne valent rien. Quel que soit ton prix, je ne te les achète pas. Je ne les accepte pas en garantie des transactions que je peux effectuer avec toi. Et d’ailleurs, je ne veux plus rien avoir à faire avec toi.” La dette française peut devenir radioactive. »

Le moindre accident de marché - si une adjudication se passe mal - ou le moindre accident politique pendant la discussion budgétaire peuvent précipiter un tel emballement. La dégradation de la note française plus près des niveaux auxquels les marchés la placent déjà est également probable ; « les agences courent toujours après la victoire », sourit un investisseur.

Dans cette hypothèse, la fin de l’histoire s’écrira à Francfort. Mais le prix à payer pour une intervention de la BCE sera extrêmement élevé, à la mesure des moyens financiers que la banque centrale devra déployer pour remettre la deuxième économie de la zone euro à flots, et à la hauteur du prix politique que paieront les gouvernements des pays partenaires de la France, Allemagne en tête, pour accepter une telle opération. « Il faudra des engagements d’économies et de réformes très forts. Ce qui reviendra à une mise sous tutelle », analyse un banquier. Le souvenir de la lettre envoyée au cœur du mois d’août 2011 par Mario Draghi, encore gouverneur de la Banque d’Italie, et Jean-Claude Trichet, gouverneur de la BCE, à Silvio Berlusconi commence à revenir hanter les esprits à Paris. « Cher premier ministre, le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne a discuté le 4 août de la situation de l’Italie sur les marchés obligataires. Le Conseil des gouverneurs considère que les autorités italiennes doivent d’urgence adopter des mesures propres à restaurer la confiance des investisseurs. » Suivait une longue liste de mesures.

Cet automne 2026 s’annonce donc très dangereux pour la France. « La tension est au max. Le moindre dérapage durant la discussion budgétaire qui va s’ouvrir coûtera très cher. Faute de carre interdite », prévient sur X Denis Ferrand, le directeur général de Rexecode. « La signature de la France est solide », a insisté le ministre français de l’Économie, Roland Lescure, en énumérant les points forts de l’économie du pays à la manière d’un communiqué d’agence de notation : économie diversifiée, épargne abondante, banques bien capitalisées. Autant de vérités qu’il n’est jamais bon d’avoir à rappeler.

N.D.L.R.: Le titre de cet article est trop rassurant. À partir du moment où les Français ont été assez bêtes pour réélire un fou furieux et manifestement dangereux qui, pour assurer sa réélection, avait cramé la caisse avec son "quoi qu'il en coûte", il n'était pas nécessaire d'attendre qu'il se soit assis sur leur vote après sa dissolution totalement irresponsable pour comprendre qu'on allait, à pleine vitesse, droit dans le mur.

Nous n'en sommes plus qu'à quelques centimètres et il n'y aura eu personne dans la classe politique pour actionner les freins et démettre un tel cinglé. On va tous devoir payer tout cela extrêmement cher. On peut déjà faire percer de nombreux trous supplémentaires à nos ceintures.