Pouvoirs publics, élus locaux

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 20 octobre 2017
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Anecdotes
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Je suis abonné au "Monde", j'ai payé pour le recevoir chaque jour à notre manoir favori.

Depuis une bonne année, la poste néglige très souvent de le déposer dans ma boîte aux lettres. A vue de nez, près d'une fois par semaine, ce qui donne une idée de la dégradation de ce service prétendument public parmi d'autres.

Alors que le prix du timbre n'arrête pas d'augmenter, je signalerai ici, dorénavant (au moins le temps de vérifier la périodicité du phénomène), les jours où la poste manifeste de cette façon son incurie administraaaâââtive.

Donc premier loupé consigné hier.
Gilles CASANOVA (via Facebook)
rédigé le vendredi 20 octobre 2017
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Comme prévu commencent les déballages et les noms livrés en pâture.

Pour ma part je m’interdis de lire toutes ces cochonneries.
Je ne veux pas savoir, je ne suis pas juge, je ne suis pas procureur.

Je ne suis pas là pour commenter sans savoir, les immondices que toute cette affaire va charrier, les vrais les faux, les inventés, les presque vrais, les presque inventés, les vraisemblables, les invraisemblables, et les « tout le monde savait ».

Tout cela est immonde c’est tout ce que j’ai à dire.

Oui, c’est l’ambiance des années noires.

N.D.L.R. : D'accord sur le fond. Même s'il est des noms plus durs que d'autres à porter.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 20 octobre 2017
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Je viens de lire le roman policier que Jacques ATTALI (l'animal compte désormais 4 pages de bibliographie au compteur !) vient de pondre, "Premier arrêt après la mort", chez Fayard.

Curieux bouquin, aux rythmes un tantinet kabbalistiques mais consommable d'une traite, témoignant d'un vrai désenchantement face à la chose publique (bienvenue dans le club) mais aussi de beaucoup de tolérances antérieures. A l'évidence une façon détournée de laisser entrevoir une partie de la "Valda", à défaut d'être capable de la recracher.

Au passage, je relève qu'un des comparses de l'intrigue se dénomme Olivier PELICK, jeune homme décrit comme brillant et ambitionnant d'être député breton. D'un ton goguenard, j'ai signalé la chose à mon copain et "ami Facebook" Olivier LEPICK, ancien collaborateur, et même associé, d'ATTALI et maire de Carnac, qui m'a répondu que je le lui apprenais. De même, l'héroïne principale porte un nom très proche de celui d'une banquière d'affaires qui défrayait la chronique du temps de ma splendeur relative.

P.S. : Je suppose que, face à un personnel administraaaâââtif qui est peut-être aussi convaincu que moi de l'absurdité de sa tâche et de ses méthodes, d'aucuns trouveront le style de mes imprécations excessivement virulent. Ou même mon attitude contre-productive. Affaire de goût. Moi, comme l'on sait, j'en ai ma claque de l'envahissement bureaucratique que l'on constate trop souvent dans ce pays et j'essaye, à ma façon et à mon échelle, d'y mettre le hola car cela me semble nécessaire même si, à vrai dire et vue de ma fenêtre, la tâche paraît impossible.

Au demeurant, il est de fait qu'on m'a souvent attribué un "sens aigu de la justice" (que l'on peut discuter ou dont on peut certes contester les points auxquels il s'attache), ainsi que le faisait remarquer en salle des profs un collègue de ma mère dont le fils était mon condisciple en classe de 4ème, je crois. A l'âge de 12 ans donc, j'avais en effet protesté publiquement contre le fait que le conseil de classe laisse passer ce garçon en classe supérieure, alors qu'avait été recalé un autre de nos camarades qui me paraissait plus méritant.

Avec tout cela, il est clair que je m'étais fourvoyé en tentant une carrière dans cette foutue administraaaâââtion que nous savons. Mais ceci est une autre histoire, dont je débite quelques tranches ici à l'occasion.
Académie française
rédigé le vendredi 27 octobre 2017
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DÉCLARATION de l’ACADÉMIE FRANÇAISE
sur l'ÉCRITURE dite « INCLUSIVE »
adoptée à l’unanimité de ses membres
dans la séance du jeudi 26 octobre 2017

Prenant acte de la diffusion d’une « écriture inclusive » qui prétend s’imposer comme norme, l’Académie française élève à l’unanimité une solennelle mise en garde. La démultiplication des marques orthographiques et syntaxiques qu’elle induit aboutit à une langue désunie, disparate dans son expression, créant une confusion qui confine à l’illisibilité. On voit mal quel est l’objectif poursuivi et comment il pourrait surmonter les obstacles pratiques d’écriture, de lecture – visuelle ou à voix haute – et de prononciation. Cela alourdirait la tâche des pédagogues. Cela compliquerait plus encore celle des lecteurs.

Plus que toute autre institution, l’Académie française est sensible aux évolutions et aux innovations de la langue, puisqu’elle a pour mission de les codifier. En cette occasion, c’est moins en gardienne de la norme qu’en garante de l’avenir qu’elle lance un cri d’alarme : devant cette aberration « inclusive », la langue française se trouve désormais en péril mortel, ce dont notre nation est dès aujourd’hui comptable devant les générations futures.

Il est déjà difficile d’acquérir une langue, qu’en sera-t-il si l’usage y ajoute des formes secondes et altérées ? Comment les générations à venir pourront-elles grandir en intimité avec notre patrimoine écrit ? Quant aux promesses de la francophonie, elles seront anéanties si la langue française s’empêche elle-même par ce redoublement de complexité, au bénéfice d’autres langues qui en tireront profit pour prévaloir sur la planète.

N.D.L.R. :Très bien, il y a en effet un moment où il faut arrêter la connerie ! (Vaste programme...)
L’ex-préfet de Paris et de la région Île-de-France était "trop fatigué" pour déclarer ses revenus.

N.D.L.R. : Je ne connais pas personnellement Jean DAUBIGNY, bien qu'il soit d'une promo avant moi à l'E.N.A. Autant dire que nous ne devions pas fréquenter les mêmes cénacles.

Mais je comprends parfaitement les sentiments qui ont pu le conduire sur cette voie si curieuse. Je veux dire l’écœurement devant l'inanité de l'action publique. Que dis-je, l'inanité ? L'imposture, oui ! Directeur de cabinet d'un Premier Ministre, préfet de régions dont la plus importante, il était, je pense, assez bien placé pour la constater. Un peu comme moi qui ai pratiqué le ministère des finances et sa mouvance.

Pour ce qui me concerne, ce refus d'ouvrir des courriers administraaaâââtifs s'exerçait dans le domaine de tout ce qui touche à la Sécurité Sociale ou à la retraite. Depuis mes plus tendres années, j'ai toujours éprouvé une répulsion des plus vives à l'encontre de ce type d'administraaaâââtion perçu comme particulièrement inefficace et coûteux.

Les mésaventures du retard de paiement de ma pension de retraite ou de la découverte de son montant sont les conséquences directes d'un tel blocage. Heureusement pour moi, il ne devrait pas y avoir de sanction infamante.
Virginie PRADEL (via "lesechos.fr")
rédigé le dimanche 5 novembre 2017
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Le gouvernement va augmenter de 1,7 point la CSG. Une mesure injuste pour les retraités. Retour sur 25 ans de coups de bambou fiscaux.

Des retraités très maltraités... Le gouvernement prévoit une hausse de la CSG de 1,7 point à partir du 1er janvier 2018 afin de compenser la suppression des cotisations d’assurance-chômage et maladie des salariés du secteur privé. Cette mesure concerne également les pensions de 7 millions de retraités, dont 2,5 millions ne percevront aucune compensation.

Il convient toutefois de rappeler que ce dernier n’a pas le monopole de ce type de politique puisque cela fait 25 ans que le pouvoir d’achat des retraités est régulièrement attaqué par les gouvernements successifs.

1993 : nouveau mode de calcul

La réforme Balladur a conduit à ce que les pensions des salariés du privé soient calculées sur les 25 meilleures années de cotisation - au lieu des 10 meilleures - avec pour conséquence une baisse de 15 % à 20 % du salaire de référence pris en compte pour le calcul des pensions de retraite et, partant, une baisse corrélative de ces dernières.

Au reste, cette réforme a fait évoluer les modalités de calcul de la revalorisation des pensions de base, de sorte que celles-ci sont désormais indexées sur l’inflation et non plus sur l’évolution des salaires. Or depuis plusieurs années, l’inflation est largement inférieure à l’évolution des salaires.

2013 : pensions gelées et nouvelle cotisation sur la dépendance

Depuis 2013, les pensions complémentaires versées par les régimes complémentaires (l’Arrco et l’Agirc) sont gelées. Autant dire qu’elles ne sont pas près d’être revalorisées de sitôt puisque l’accord signé en 2015 par les partenaires sociaux prévoit pour 2016, 2017 et 2018 une revalorisation égale à l’inflation, diminuée d’un point. Pour information, l’inflation était de 0,2 % en 2016 et devrait rester proche de 1 % en 2017.

À cela s’ajoute, depuis la même année, une nouvelle cotisation sur les pensions de retraite qui a vocation à financer les frais liés à la dépendance : la contribution de solidarité pour l’autonomie (CAS). Prélevée au taux de 0,3 %, elle s’ajoute à la CSG et à la CRDS.

2014 : deux niches fiscales supprimées

Deux niches fiscales destinées aux retraités ont été supprimées en 2014. La première est la majoration de retraite de 10 % pour charges de famille qui bénéficient aux retraités ayant élevé au moins trois enfants : auparavant exonérée, celle-ci doit désormais être intégrée dans leur revenu imposable.

La seconde est «la demi-part veuve» qui profitait à de nombreux retraités. Sa suppression a eu un impact substantiel, non seulement au regard de l’impôt sur le revenu, mais aussi des taxes locales (taxe d’habitation et/ou taxe foncière). La suppression de ces deux niches fiscales a aussi eu pour conséquence d’assujettir certains retraités au taux normal de CSG de 6,6 %, et non plus au taux réduit de 3,8 %.

2015 : la fin de la CSG au taux réduit pour 460.000 retraités

Depuis 2015, le taux réduit de CSG est réservé aux retraités dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas un certain seuil (14.375 euros en 2017), alors qu’il était avant applicable aux retraités non-imposables du fait de l’application de réductions fiscales. Quelque 460.000 retraités ont ainsi vu la CSG appliquée sur leur retraite passer de 3,8 % à 6,6 %.

2016 : une hausse du reste à charge dans les frais de santé

La réforme Touraine de 2016 est venue indirectement augmenter le coût des dépenses liées à la santé. Or les retraités représentent la population la plus exposée à ce type de dépenses. La réforme de l'ancienne ministre de la Santé a imposé la limitation des remboursements des frais de santé par les complémentaires.

L’objectif de cette mesure était de faire baisser les tarifs des médecins de secteurs 2 pratiquant des dépassements d’honoraires, lesquels étaient jusqu’alors couverts par la prise en charge des complémentaires santé.

Cependant, la plupart des médecins n’ont pas matérialisé la baisse escomptée de leurs tarifs. Par suite, ce sont les assurés, et en particulier les retraités, qui ont vu la part restant à leur charge augmenter.

2017 : hausse de la CSG

Actuellement, les prélèvements sociaux opérés s’élèvent à 7,4 % pour la retraite de base et à 8,4 % pour la retraite des régimes complémentaires. Avec la hausse de 1,7 point de la CSG, ces prélèvements s’élèveront à 9,1 % pour la retraite de base et à 10,1 % pour la retraite des régimes complémentaires.

À ces prélèvements sociaux s’ajouteront bien entendu les prélèvements fiscaux, selon les règles de droit commun (les retraités n’ont pas été épargnés par les hausses d’impôts du quinquennat Hollande) : les pensions de retraite continueront ainsi d’être soumises au barème de l’impôt sur le revenu, dont le taux marginal s’élève à 45 %, voire 49 % avec la contribution sur les hauts revenus.

N.D.L.R. : Eh bien, tout cela promet !