Pouvoirs publics, élus locaux

Marie-Françoise LAURENSOU
rédigé le dimanche 8 novembre 2009
Administraaaâââtion - Lobbying - Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
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La Haute-Chapelle fait les grands titres des journaux cette semaine ! On ne parle plus que de la déviation. J'espère qu'à la suite des vives protestations de certains "riverains", un nouveau tracé ne viendra pas s'infiltrer dans vos terres ! Protégeons l'intégrité de la Chaslerie ! Amitiés !

@ Marie-Françoise LAURENSOU : Non, Sébastien WEIL ne m'a pas donné le "modus operandi" des archives notariales autrement que par son message du 19 octobre dernier sur ce livre d'or. Mais je suis persuadé que vous pourriez le contacter directement et qu'il serait heureux de vous faire partager son savoir.

Concernant la déviation de Domfront, j'ai lu avec intérêt les échos parus ces derniers temps dans notre "Publicateur Libre". J'ai ainsi appris que le conseil municipal de La Haute Chapelle venait de délibérer sur ce sujet et d'adopter, si j'ai bien compris, un compte rendu de délibération riche d'informations. Par ailleurs, j'ai lu dans le même numéro qu'il y avait eu débat sur le même sujet au conseil municipal de Domfront. Il semble que la balle soit dans le camp du préfet à qui il reviendrait d'arbitrer. Mais je ne suis guère entré à ce stade dans les détails des aspects techniques du dossier ; j'avais simplement noté que le dossier d'enquête publique était très épais et, m'avait-il semblé, de style approprié pour refroidir immédiatement mon ardeur à lui consacrer plus de deux minutes de mon temps.

Bonjour,

Je ne sais pas si je fais bien d'"aborder ce point sur le site de la Chaslerie, mais bon, pourquoi pas ! Ces propos n"'engagent que moi. J"'ai apporté ces précisions au Publicateur Libre car j'"estime que le rapport qui est fait dans le dernier numéro n'"est pas exact. Aussi je vous donne mon correctif.

"Je voudrais aussi préciser que lorsque je dis que le problème de la circulation existe depuis au moins deux siècles à Domfront, et dans le Bocage (et ailleurs aussi), je ne pense pas à la déviation. Certes cela fait longtemps qu'on en parle, mais je ne suis pas de Marseille ! Je veux dire que l'état des routes a toujours été jugé comme désastreux, et que depuis toujours à la qualité des voies de circulation est associé le développement économique. Ainsi, par exemple, l'Annuaire statistique, historique et administratif de l'Orne, de 1809, affirme, concernant Domfront, que "l'achèvement des grandes routes qui y aboutissent, en ouvrant d'utiles débouchés avec les départements de l'ouest et les côtes maritimes de la Manche et de l'Océan, vivifierait toute cette contrée, qui trouverait à la fois des moyens de développer son industrie, d'acquérir de l'aisance (...)". C'est dans ce cadre général que je situe mon propos, et on le voit très bien, la déviation est, malheureusement, un épisode supplémentaire...

Par ailleurs, je n'ai pas dit que le préfet n'ira pas à l'encontre du commissaire enquêteur. N'étant pas Préfet, j'aurais du mal à dire ce qu'il fera... J'ai dit simplement que si le préfet passait outre l'avis négatif du commissaire enquêteur, il faudrait s'attendre à des recours de riverains contre l'arrêté préfectoral et à l'appui de l'avis du commissaire enquêteur. Cela provoquera une procédure devant la juridiction administrative qui peut être très longue, trop longue, avec le danger que, finalement, le juge décide de « casser » l'arrêté préfectoral. Et dans ce cas, au bout de ce processus, on fera quoi ?

Aussi, dans le cas où le passage en force est un échec, l'"étude d"'un autre projet (plan B) devra forcément intervenir à un moment donnéÂ…"

Sans transition, abordons un sujet moins polémique: les actes notariés. Aucun problème pour en discuter. Nous pouvons même voir cela directement aux archives départementales d'"Alençon en semaine, « entre midi et deux »…
Les actes notariés sont une source incroyable, tant d"'un point de vue qualitatif que quantitatif.

Bien à vous.

Sébastien
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Tout fier qu'"on y parle de la Chaslerie !", Pascal MAIZERAY, mon maçon, vient de me communiquer le numéro de novembre 2009 du journal de circonscription de M. Yves DENIAUD, député de la 1ère circonscription de l'Orne. Domfront et La Haute Chapelle font partie de cette circonscription, donc Yves DENIAUD est "notre député".

C'est avec attention que nous avons pris connaissance, notamment, de l'article où Yves DENIAUD nous fait la courtoisie de citer, photo à l'appui, la Chaslerie et son site internet.

Ce que cet élu écrit, dans l'article qui nous est consacré, dépasse le cas de notre seul monument. Je cite quelques passages de son texte : il est "important d'encourager celles et ceux qui, sans relâche, participent à la préservation de notre propre culture. Bien entendu, le bénévolat est la première ressource de cette dynamique. (...) Il y a également une dimension économique qu'il ne faut pas négliger au moment où l'Etat mobilise ses forces sur un vaste plan de relance". Yves DENIAUD termine son article en soulignant que, grâce aux monuments historiques, "de nombreux corps de métier (...) trouvent là une activité économique, en plus de participer à la sauvegarde d'un patrimoine collectif."

Pascal et moi aurions pu signer ce texte, mais aussi tous les artisans qui concourent aux travaux de la Chaslerie.

Il est à espérer que la netteté et la qualité de ce diagnostic conduiront à de bonnes décisions de la part de la représentation nationale et, plus généralement, de l'ensemble des élus avec lesquels Yves DENIAUD est amené à coopérer "pour rendre la vie commode et les gens heureux" (comme, de mémoire, l'avait recommandé BOSSUET).

A cet égard, je voudrais évoquer ici - je le fais ainsi pour la première fois sur ce site -, la question de la politique du conseil général de l'Orne en matière d'aide à la restauration et à l'entretien des monuments historiques privés de son ressort.

A ma connaissance, aucune ligne de crédit n'est plus prévue depuis 1993, au niveau du conseil général de l'Orne, pour subventionner de tels travaux. L'Orne serait ainsi le seul département de Basse Normandie et, plus largement, de l'Ouest du pays (je pense ici aux régions limitrophes) à avoir opté si longtemps pour une telle abstinence, pour ne pas dire absence de politique.

Cette situation est évidemment préoccupante.

Ainsi, pour revenir au cas de la Chaslerie, l'Etat a d'ores et déjà promis, pour une certaine tranche nécessaire de travaux (sur la couverture des écuries, c'est-à-dire une petite partie du programme de travaux restant à effectuer) d'importantes subventions qui risquent fort de ne pouvoir être consommées, faute d'aide significative au financement des 60 % qui, à ce stade, restent à la charge des seuls propriétaires. La subvention réservée par l'Etat mais qui risque désormais d'être rapidement perdue s'élève à plus de 50 000 €€ ; la somme complémentaire à trouver avant la fin du premier trimestre 2010 est de plus de 75 000 €Â€ (cette dernière somme ne tient nullement compte de tous les autres travaux engagés par ailleurs ni des salaires et charges sociales des employés comme Pascal). Je souligne qu'à défaut de solution avant le printemps 2010, ces 50 000 €Â€ devront repartir à Paris et ne pourront nullement, la réglementation étant ce qu'elle est, être remobilisés ni dans l'Orne ni en Basse Normandie, ce qui serait particulièrement dommageable et, on peut le dire, absurde.

Il paraît indispensable que le conseil général de l'Orne modifie profondément sa politique en ce domaine, et aussi qu'il le fasse suffisamment tôt pour que les artisans ornais puissent ne pas perdre le bénéfice des crédits d'ores et déjà réservés par l'Etat.

En liaison avec la "Demeure Historique", j'ai eu, depuis le début de l'année, des échanges constructifs à ce sujet avec le président du conseil général de l'Orne et son directeur général des services. Je comprends que la question devrait être débattue dès le 30 novembre prochain par le conseil général et l'on nous laisse entendre que la réponse de principe pourrait y être favorable.

Pascal et moi formons le vœu qu'Yves DENIAUD relaye ces efforts de pédagogie et que, non seulement le département de l'Orne cesse de se démarquer négativement sur un tel sujet, mais le fasse assez vite pour ne pas risquer de perdre des fonds d'Etat promis, en fait, - et c'est bien là le point essentiel - aux artisans du département et de la circonscription.

J'apprends à l'instant que le conseil général de l'Orne a décidé hier d'élargir au patrimoine classé ou inscrit au titre des monuments historiques la gamme de ses interventions en faveur du patrimoine. En pratique, cela signifie que la majorité des conseillers généraux reconnaît la contribution des monuments historiques ornais à la promotion du tourisme et à la défense d'un emploi artisanal local de qualité. Cette assemblée est donc désormais disposée à subventionner (dans la limite de 15 % et de 15 000 €€ par dossier) les travaux extérieurs sur les monuments historiques privés.

C'est là une excellente nouvelle, et il convient d'en remercier au premier chef M. Alain LAMBERT, ancien ministre du budget, sénateur et président du conseil général de l'Orne, ainsi que M. Christophe de BALORRE, vice-président du conseil général. Sans leur soutien actif et éclairé, cette réforme n'aurait évidemment pu être adoptée.

J'observe que le "rapport du président" qui recommandait cette réforme au conseil général a eu comme "objectif opérationnel" de "contribuer à l'appropriation des biens culturels". Et c'est bien là, en effet, toute la portée d'une telle réforme. Car il ne s'agit pas tant d'alléger la lourde charge financière des propriétaires privés de monuments historiques que de leur donner un coup de chapeau officiel bienvenu pour leur action fondamentalement bénévole. Le patrimoine dont il s'agit ici est en effet, au-delà de ses propriétaires privés immédiats, une part significative de la culture profonde du terroir, un bien commun.

C'est bien ainsi qu'on le comprend à la Chaslerie et, j'en suis persuadé, chez les autres dépositaires temporaires de ces utiles vestiges d'un grand passé. Soyons donc fiers de nos monuments historiques, rendons-les accessibles et compréhensibles à tous, et notamment aux plus jeunes. Car tel est bien l'enjeu !

@ Sébastien WEIL :

Merci d'avoir eu l'attention de déposer à la Médiathèque de Domfront un exemplaire de votre travail original et impressionnant par son volume et son ampleur. C'est une excellente idée de permettre ainsi à tous les amateurs d'accéder facilement à des informations précieuses, au moins pour eux.

Dans un ordre d'idées comparable, j'assistais hier à l'assemblée générale annuelle de l'"Association pour la restauration du château de Domfront", sous la présidence de Jean-Philippe CORMIER. A cette occasion, les participants ont marqué leur vive préoccupation devant l'incurie manifeste du maire actuel de Domfront pour des peintures murales très anciennes qui ont été déposées de Notre-Dame-sur-l'Eau. Ce modeste fonctionnaire de l'environnement, revenu de Paris pour se faire élire, laisse en effet ces précieux vestiges se dégrader rapidement, sans aucun égard pour ce qu'ils représentent pour l'histoire locale. L'un des participants à l'A.G., M. SUSONG a émis l'idée que ces objets soient retirés de la garde du maire et confiés à la conservation départementale des objets d'art.

De mon côté, j'ai demandé s'ils ne devraient pas plutôt rester à la disposition des touristes et amateurs du Domfrontais, par exemple en les confiant à un propriétaire de monument historique privé du secteur, à charge pour ce dernier d'en assurer la garde, la conservation et la présentation au public.

On pourrait d'ailleurs envisager de procéder de même pour le gisant de LEDIN, actuellement en dépôt à Notre-Dame-sur-l'Eau, c'est-à-dire sans garde, donc accessible à n'importe qui. Dans le calcaire de cette statue unique dans l'Orne, des barbares creusent des trous qu'ils élargissent de temps à autre, au gré de leur imbécillité mortifère.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 22 août 2010
Abords, Avenue, terrasse - Vie de l'association - Animation, fêtes, visites - Pouvoirs publics, élus locaux
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Tôt ce matin (mais en leur honneur, je n'étais plus en pyjama), par temps d'abord couvert puis clair, les "Ecureuils du bocage" ont traversé les terres de la Chaslerie. Je les ai photographiés abondamment et propose donc aux visiteurs de ce site internet de parcourir à leur tour, ici de façon virtuelle, le chemin emprunté par ces Vététistes. Cela nous donnera l'occasion d'apercevoir quelques perspectives et de nous rendre compte de l'état des plantations.

Les "Ecureuils" étaient partis une dizaine de minutes plus tôt du champ de foire de Domfront. Voici un groupe débouchant du chemin creux du manoir de la Touche et s'apprêtant donc à entrer sur les terres de la Chaslerie :

Voici par où, précisément, ils sont entrés sur ces terres, un petit pont de béton artistiquement édifié par Claude MARTIN et judicieusement agrémenté de gravier (on aura au passage un petit exemple de la qualité de la coordination de l'électrification des campagnes par les bons soins d'EdF...) :

Les concurrents de cette randonnée se sont ainsi engagés sur une Avenue en devenir que ma voisine Mme ROGUE, l'épouse du vétérinaire, appelle d'ores et déjà "l'Avenue Fourcade". Au passage, je remercie Mme ROGUE pour ce choix judicieux que je n'aurais osé suggérer, pour la bonne et simple raison que, comme l'on sait (et je suis bien connu pour cela), je souffre d'une timidité quasiment maladive...

Avenue Fourcade il y a donc, au moins selon l'usage local. En effet, j'avais naguère, lorsque l'occasion s'en était présentée, c'est-à-dire fortuitement, acheté quelques arpents caillouteux supplémentaires, pour me permettre de me rendre du manoir à la mairie de La Haute Chapelle sans guère avoir à quitter mes terres. L'essence que j'avais retenue pour ombrer cette promenade, des hêtres, devait bien sûr donner à cette allée, au moins à terme de 30 ou 50 ans, un caractère majestueux et même triomphal qui n'était pas pour ma déplaire.

Donc, quelques mois avant les dernières élections municipales, je m'étais permis d'approcher le maire de La Haute Chapelle, mon ami Roger GIPPON, agriculteur de son état, pour lui proposer, avec toute la modestie qu'on imagine, de me faire une petite place dans son conseil. Roger avait un peu tardé à donner suite. Au bout de quelques mois, j'étais donc retourné le voir et là, patatras, j'avais appris de sa bouche que "le conseil municipal unanime démissionnerait s'il me prenait sur sa liste" (sic). Or je connais divers "horsains" des environs à qui pareille mésaventure est arrivée : cela semble faire partie des usages locaux de sorte qu'il n'y a pas à s'en formaliser.

Voilà pourquoi je suis resté avec mon allée sur les bras, avec son kilomètre et demi supplémentaire, sans autre usage pour elle que d'y admettre de temps à autre quelques gentils visiteurs comme ces fameux "Ecureuils"...

Il est cependant temps de revenir à ces derniers. En voici justement deux qui, après avoir parcouru la première section de cette bientôt fameuse allée, doublent le bâtiment du Tertre Linot que j'ai revendu à mon voisin Hubert GAHERY après l'avoir acquis de Bernard...

En voici quatre autres sur le sentier qui raconte-t-on, servait naguère aux trafiquants de "goutte" pour échapper aux contrôleurs des droits indirects :

Après le chemin des contrebandiers, un groupe s'éloigne sur la seconde section rectiligne de l'allée :

Un peu plus loin...

... l'allée coupe la route qui permet de se rendre du bourg de La Haute Chapelle à la Thierrière (le "village" de la mère de Maxime). Notez sur la droite le potager de Bernard, en très médiocre état cette année du fait de la sécheresse :

Après avoir coupé cette route goudronnée, les "Ecureuils" devaient s'engager sur une section agréablement ombragée de chemin communal :

Ils longeaient ainsi, sur leur gauche, des prairies appartenant à mon voisin et ami Claude FAVERIS, au "village de la Guerche". A leur droite, un autre terrain que m'a vendu Bernard, avec une carrière dont furent extraites, il y a très longtemps, des pierres utilisées pour construire la Chaslerie...

Il fallait ensuite, arrivé enfin en haut de l'allée principale du manoir, bifurquer à droite vers "les Martiens". Voici d'ailleurs l'un des benjamins de l'épreuve, en pleine action :

Les concurrents se trouvaient donc là sur ce que j'appelle "l'allée oblique". Tous les jours, celle-ci est empruntée par mon fermier Hervé LEMOINE, sa mère ou son neveu, pour aller contrôler l'état de leurs veaux qui paissent en contrebas...

Et voici enfin ces fameux "Martiens", que j'appelle ainsi en raison de leur aspect redoutable avec ce qui ressemble à une énorme tête ronde quand on les aperçoit dans le lointain :

A partir de cet endroit, "la route est droite mais la pente est rude" quand on descend l'allée oblique vers les champs d'Hervé...

Juste avant d'y arriver, virage en épingle à cheveu sur la gauche, il faut longer "le champ de Mauduit". Je précise que ce Mauduit, oncle de Bernard, était l'ancien propriétaire d'une parcelle attribuée à la Chaslerie à l'occasion du dernier remembrement, il y a une quinzaine d'années

Les jeunes chênes ou hêtres que l'on aperçoit sur beaucoup de ces photos ont été plantés dans la semaine précédant la grande tempête de 1999. Ils ont donc déjà un peu plus de 10 ans

Là, je ne suis pas certain que mes voisins, les frères VINCENT, seraient heureux s'ils voyaient comment les "Ecureuils" traitent le talus qu'ils refusent de me vendre alors que mon offre leur aurait permis une plus-value très substantielle : tant pis pour eux !

Belle vue des derniers mètres de descente vers le manoir :

Souriez pour le correspondant local de "Ouest-France" !

Virage sur l'aile en bout de terrasse, près de la chapelle. Attention quand même à la douve Sud !

Les concurrents s'apprêtent à longer la douve Est :

Descente à l'extérieur de la douve Nord, vers l'endroit où se sont fait prendre, en moins de trois semaines cette année, tant de ragondins (18 à ce jour...)

L'allée du Beaudouët, qui longe ce ruisseau :

Enfin, l'Avenue Gérard PHILIPPE, que je dénomme ainsi car je l'ai plantée dans l'axe du salon de ce dernier (il s'agit non de l'acteur, mais du fils de notre chère Mme PHILIPPE, de la Josselinière...)

Ensuite, après ce hors-d'oeuvre de 3 kilomètres sur les terres de la Chaslerie, c'est la D22. Pour certains des quelques 400 concurrents, dont une dizaine de femmes, il ne restait plus que 95 kilomètres à parcourir, une paille !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 19 septembre 2010
Vie de l'association - Assemblées générales - Généalogie et sagas familiales - Pouvoirs publics, élus locaux
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Les Journées du Patrimoine 2010 sont passées, je les termine sur les rotules, effet de l'âge sans doute. Carole officiait dans la cour et moi dans la chapelle.

Cette année, le public était plus local que d'habitude et la proportion d'anglophones était notablement faible. Les festivités de la Sainte Anne, encore présentes dans les esprits, avaient certainement détourné nombre de personnes de revenir aussi vite. En sens inverse, le bouche à oreille avait dû fonctionner pour en attirer d'autres.

Au total, j'ai plutôt eu l'impression qu'il y a eu un peu moins de monde que l'an dernier. Disons 450 personnes au lieu de 500. Bien entendu, il est impossible pour moi d'en être sûr car, coincé dans la chapelle, je n'étais sans doute pas le mieux placé pour en juger. Je n'ai pu m'en extraire qu'exceptionnellement, afin de photographier Carole en train d'expliquer la Chaslerie. Voici les trois photos que j'ai pu prendre :

- d'abord, Carole en pleine conversation avec une dame qui s'est présentée comme "une autre Madame FOURCADE" (rassurez-vous, je veux dire l'épouse d'un homonyme, en tout état de cause une preuve de goût assurément) ; c'est suffisamment rare par ici pour que je l'aie portraiturée (c'est la dame en orange) :

Que peuvent se raconter, quand elles se rencontrent, deux Madame FOURCADE ?

- ensuite, Carole au milieu d'un premier groupe de visiteurs :

Attention, il y en a 3 qui ne suivent pas...

-enfin, Carole au milieu d'un autre groupe de visiteurs. Et l'on voit qu'ils étaient (presque) tous attentifs...

On écoute ce que dit Carole, M. LEROUX...

A noter qu'à l'occasion de cette "Journée", est revenu sur place aujourd'hui l'artisan qui, il y a une cinquantaine d'années, avait carrelé le salon de l'"aile de la belle-mère". Il m'a appris que ses clients, à savoir les parents de mon vendeur, étaient alors établis là et que le logis était encore inhabitable.

Une autre personne m'a parlé de M. Francis IDRAC, qui fut préfet de la région Basse-Normandie il y a quelques années. Elle l'avait connu enfant à la Chaslerie. Je savais déjà que ce mari d'un membre du gouvernement actuel avait pour oncle le père de mon vendeur, cet Henri LEVEQUE qui repose dans la chapelle.

Un autre visiteur, venu de la région de Coutances dans la Manche, m'a manifesté en quelques allusions une connaissance pointue de ce site internet. Il m'a confié le regarder tous les jours. Or c'est toujours agréable pour moi de découvrir un nouveau membre de mon fan-club...

P.S. du 13 juillet 2012 : Pour info, le nouveau membre du fan-club était un personnage dont nous avons, depuis lors, souvent lu les messages puisqu'il s'agit de... Guy HEDOUIN !

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 9 octobre 2010
Vie de l'association - Assemblées générales - Animation, fêtes, visites - Pouvoirs publics, élus locaux
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L'assemblée générale de l'association pour 2010 vient de se tenir sous la présidence de Marie-Annick de SAINT MELOIR, que voici en train d'en lancer les débats :

9 octobre 2010, la présidente ouvre les débats tout en souriant à la presse locale.

L'atmosphère était studieuse et les échanges ont été profitables.

9 octobre 2010, A.G.

On a beaucoup parlé du projet de pérenniser les festivités de la Sainte Anne à la Chaslerie. On a évoqué de nouvelles animations envisageables, les recettes qu'il serait souhaitable de prévoir, les possibilités de se faire prêter des tentes.

Le concours de photos a été lancé, il bénéficiera de l'expertise de M. Michel POUSSIER ; sur sa recommandation, trois modifications ont été introduites dans le règlement :
- les photos seront à fournir en format A5 ;
- les participants au concours conserveront la propriété intellectuelle de leurs oeuvres, sans toutefois pouvoir les utiliser sans l'accord des propriétaires du manoir ;
- le jury a été porté à 5 membres, le Docteur LENEGRE y faisant son entrée ; il a été convenu que les membres du jury ne devaient pas concourir personnellement, sans autre obligation pour eux.

La fréquentation de la Chaslerie a été évoquée. Plusieurs participants à l'A.G. ont trouvé que mes chiffres (800 visiteurs le 25 juillet, 45 le lendemain) étaient insuffisants. Quoi qu'il en soit, l'ordre de grandeur du nombre de visites réelles est de 2 000 en 2010, ce qui marque une forte progression par rapport à l'année précédente, même si les visiteurs anglophones ont été moins nombreux. Le nombre de visites virtuelles devrait être d'environ 6 000 en 2010, ce qui était inespéré et confirme le remarquable succès de ce site.

Le maire de La Haute Chapelle, M. Roger GRIPPON, et le président de l'office de tourisme du Domfrontais, M. Guy LEBOSSE, se renseigneront pour savoir qui peut financer des panneaux routiers de signalisation du manoir. Ils interviendront pour tâcher d'en hâter l'implantation.

Enfin, le programme de travaux a été décrit très rapidement, toutes informations à ce sujet figurant déjà sur ce site internet. J'ai signalé que la restauration de la couverture des écuries étant subventionnée par l'Etat (40 %) et le conseil général (10 %), je n'étais désormais plus libre de différer ces travaux de plus de quelques mois.

On s'est quittés après avoir bu le Champagne et goûté aux canapés et gâteaux préparés par Carole et Marie-Annick.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mercredi 20 octobre 2010
Journal du chantier - Maçonnerie-carrelage - Ferme et son fournil - Pouvoirs publics, élus locaux
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Je viens de téléphoner à la mairie de Saint-Bômer-les-Forges, pour savoir qui avait remporté la mise aux enchères de la pierre de seuil (un granite bleu de 1,90 m x 0,90 m x 0,20 m). Les plis ont été ouverts hier soir, lors de la séance du conseil municipal. C'est mon offre, à 416 €, qui a été retenue.

Avant de la présenter, j'avais interrogé Jean LEMARIE et il m'avait cité un ordre de grandeur de 300 €. J'avais relevé ce montant pour avoir une chance d'emporter le morceau puisque, comme l'on sait, j'avais un certain besoin d'une pierre de seuil pour la future porte extérieure Sud de la ferme. Et pas vraiment le temps de courir à droite et à gauche pour faire mon marché.

C'est le maire de Saint-Bômer qui vient de me répondre. Il m'a indiqué qu'il avait reçu deux autres offres. La seconde mieux placée était à 206 €, donc moins de la moitié de mon offre. J'ai donc félicité cet élu d'avoir si bien défendu l'argent de ses administrés. Je trouve que, dans ce dossier, il a été très bon. On ne peut pas en dire autant de moi, sans doute. Mais, au moins, j'ai ma pierre, ce sera mieux que le linteau de grès trop étroit que j'envisageais jusqu'alors...

P.S. : Sachant que le granite a une densité moyenne de 2,7, "ma" pierre pèserait donc près d'une tonne. Pas de doute, ma Kangoo ne suffira pas à transporter ce bazar, il va falloir employer les grands moyens, c'est-à-dire les bras du gros tracteur Valtra...