Pouvoirs publics, élus locaux

Comment la gestion de la crise du Covid s'est soldée par un naufrage bureaucratique

Tests, masques, vaccins... Face au Covid-19, sur de nombreux aspects cruciaux, l'Etat a manqué cruellement de réactivité. Ces déconvenues imposent de s'interroger sur la culture administrative française.

"Comme les fonctionnaires sont là et ont le souci de travailler, ils se créent du travail les uns aux autres. L'activité administrative, le contrôle, la volonté de garder le monopole de la décision, tout cela guidé par le principe de précaution, le primat du texte, de la circulaire, du décret, qu'il faut faire respecter à tout prix. On se trouve trop souvent dans un système de ralentissement, parfois de blocage généralisé. Ce qui compte, ce n'est plus le résultat à atteindre, mais le processus à respecter".

N.D.L.R. : Citation que je pourrais signer des deux mains, ne serait-ce qu'en pensant au manoir favori et à sa restauration, bloquée depuis plus d'un an.
Quels sont les départements qui pourraient être à leur tour confinés ?

Taux d’incidence inquiétant, variant britannique, saturation des services de réanimation : après les 16 départements confinés vendredi soir, une quinzaine d’autres semblent sur la sellette et pourraient basculer.

Une quinzaine de départements dépassent actuellement le seuil d’alerte de 250 cas pour 100 000 habitants et pourraient donc faire l’objet de nouvelles restrictions :

- En Provence-Alpes-Côte d’Azur : le Var, les Bouches-du-Rhône et les Hautes-Alpes.
- En Occitanie : le Gard
- Dans le Grand Est : la Moselle et l’Aube.
- En Auvergne Rhône-Alpes : le Rhône et la Haute-Savoie.
- En Bourgogne Franche-Comté : l’Yonne, la Nièvre, le Territoire de Belfort et le Doubs.
- Dans le Centre Val-de-Loire : l’Eure-et-Loir.
- En Normandie : l’Orne.

N.D.L.R. : On le sentait venir. Eh bien, nous y voilà ! Ô joie !
lefigaro.fr
rédigé le Dimanche 28 Mars 2021
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie
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Nicolas Baverez: «Leçons du fiasco français et européen»

CHRONIQUE - Un an après le début de la pandémie de Covid-19, l’échec est total. Il est acté par le basculement des pouvoirs publics dans le chaos.

La pandémie de Covid constitue un test impitoyable pour la gouvernance des nations et la résilience des sociétés. Elle redessine la hiérarchie des puissances, actant pour l’heure le déclassement de l’Occident face à l’Asie, celui de l’Europe au sein de l’Occident et celui de la France au sein de l’Europe.

La débâcle de juin 1940 avait mis en lumière non seulement l’archaïsme de l’armée française enfermée par son haut commandement dans des doctrines obsolètes, mais aussi la fragilité de la société minée par une guerre civile froide et la paralysie des institutions de la IIIe République. L’épidémie de Covid remplit le même rôle. Sous la perte de contrôle de la situation sanitaire pointent la défaillance d’un État obèse et impuissant dont la bureaucratie foisonnante a fait la démonstration de son incapacité à gérer les crises, l’éclatement et les déchirures de la nation, le discrédit des institutions et des dirigeants auprès des citoyens.

N.D.L.R. : Dommage que je ne puisse lire la suite car c'est exactement ce que je pense. Si ce n'est que, d'après moi, la défaillance de l'Etat obèse avec sa bureaucratie foisonnante n'a pas attendu l'épidémie de Covid pour être évidente.
Covid-19. En vigilance renforcée, l’Orne accélère la vaccination

​À L’Aigle et Argentan, les centres de vaccination déménagent vers des salles plus grandes pour vacciner davantage. À Alençon, le nombre d’injections va doubler. Face à une forte montée de l’épidémie dans le département, élus et soignants entendent faire la « guerre » au Covid. 

Avec un taux d’incidence de 290 cas pour 100 000 habitants, l’Orne vient de passer en vigilance renforcée, a annoncé le ministre de la Santé, Olivier Véran, ce jeudi.
"Jean Castex a précisé que les motifs impérieux permettant des déplacements hors de son département incluront ceux liés à un motif familial, comme accompagner ou aller chercher un enfant chez un parent, un grand-parent ou un proche ".

N.D.L.R. : Chic, chic, chic, il ne me reste plus qu'à me fendre d'un trampoline !

N.D.L.R. 2 (10 minutes plus tard) : Fait !
Reconfinement : qu'est-il possible de faire pour le week-end de Pâques ?

«Aller fêter Pâques n'est pas un motif dérogatoire mais une tolérance sera accordée ce week-end», complète vendredi le ministre des Transports, Jean-Basptiste Djebbari. «Notamment pour déposer les enfants chez les grands-parents».

Une fois le week-end de Pâques passé, les déplacements pour accompagner ou aller chercher un enfant «chez un parent, un grand-parent ou un proche» resteront eux possibles, a indiqué Jean Castex.

N.D.L.R. : Voici pourquoi nous devrions bientôt héberger des petits croutons !
Dominique Thiébaut LEMAIRE
rédigé le Mercredi 7 Avril 2021
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Billet : surnoms de rois
Posted on 7 avril 2021 par Libres Feuillets

Naguère chroniqueur puis éditorialiste
Un homme de médias qui se veut analyste
Cherchant dans le passé les meilleurs des surnoms
Afin de les inscrire à nouveau sur le front
De nos politiciens qui bien ou mal gouvernent
Tantôt traditionnels tantôt jeunes modernes
Choisit pour qualifier l’actuel président
L’adjectif « le hardi » qui n’est pas évident
D’autres vont rectifier « Macron le téméraire »
Qu’ils voient à bref délai président honoraire

Parmi les Capétiens Philippe le hardi
Second fils de celui qu’on nomme Saint Louis
A dû son épithète à sa vaillance en guerre
Bien qu’on l’ait dit aussi faible de caractère
Charles le téméraire au surnom plus connu
A cherché pour sa part de façon continue
A grossir son pouvoir contre le roi de France
Auquel il refusait de donner allégeance
Ce roi était Louis surnommé le prudent
Qui préférait la ruse aux moyens plus ardents
Dans la lignée des rois numéroté onzième
Et pour l’habileté premier en stratagèmes
Imposant face aux ducs ses droits de suzerain
Vainqueur dans son duel s’affirmant souverain
Contre son ennemi le prince de Bourgogne
Il ne rechignait pas aux patientes besognes

Par des paiements royaux par des accords adroits
Contre le téméraire ainsi devenu proie
Grâce à l’argent versé aux mercenaires suisses
Louis XI a gagné aidé par la milice
De ces hallebardiers et piquiers aguerris
Fidèle à son renom de prudence à l’abri
Sans désir de briller au niveau des étoiles
Heureux d’être araignée qui sait tisser sa toile



Dans Le Télégramme du 21 mars 2021, les lecteurs de ce journal brestois ont pu lire un article introduit de la manière suivante, sous le titre : « Macron est un bonapartiste du XXIe siècle » : « Figure médiatique omniprésente et analyste politique respecté, Alain Duhamel décrit dans son dernier livre, Emmanuel le hardi, l’arrivée de Macron au pouvoir « par effraction », un hold-up électoral qui s’inscrit dans la tradition française du bonapartisme. » L’article commence par une question du journal à l’auteur du livre : « Pour le titre de votre ouvrage, vous avez hésité avec « Macron le téméraire », pourquoi avoir finalement préféré la hardiesse à la témérité… ? » Réponse d’Alain Duhamel : « parce que la partie n’est pas encore jouée, et il se représentera l’an prochain, lui [contrairement à François Hollande le débonnaire], j’en suis persuadé ». Le questionné aurait pu répondre plus honnêtement : parce que « hardi » est flatteur, alors que « téméraire » est critique, signifiant « hardi à l’excès » (voir le dictionnaire). Le surnom « le téméraire » est bien connu dans le « roman national français », il est celui du duc Charles de Bourgogne qui, à la fin du XVe siècle, s’est heurté au roi de France Louis XI, appelé « l’universelle araigne » parce qu’au contraire de Charles le téméraire, il tissait patiemment sa toile pour y attraper ses adversaires en usant de moyens souvent peu chevaleresques.

Dominique Thiébaut Lemaire

N.D.L.R. : Tu charries, Domino, tu pourrais quand même lire le bouquin, au lieu de te contenter du "Télégramme"... Ah, ces Bretons !
lefigaro.fr
rédigé le Jeudi 8 Avril 2021
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
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Emmanuel Macron va annoncer la suppression de l'ENA, selon Europe 1

Selon Europe 1, le chef de l'État, Emmanuel Macron, s'apprêterait à annoncer ce jeudi 8 avril la suppression de l'ENA, l'école nationale de l'administration, qui forme aujourd'hui l'élite de la haute fonction publique française. Elle devrait être remplacée par une nouvelle école.

Emmanuel Macron devrait faire cette annonce hautement symbolique, promesse datant de la crise des gilets jaunes, à l'occasion d'une rencontre avec les plus hauts fonctionnaires français.

N.D.L.R. : Enfantillage en marche. Macron le ventilateur.

Que dis-je un ventilateur ? Une éolienne serait plus juste !