Pouvoirs publics, élus locaux

@ Marie-Françoise LAURENSOU : Non, Sébastien WEIL ne m'a pas donné le "modus operandi" des archives notariales autrement que par son message du 19 octobre dernier sur ce livre d'or. Mais je suis persuadé que vous pourriez le contacter directement et qu'il serait heureux de vous faire partager son savoir.

Concernant la déviation de Domfront, j'ai lu avec intérêt les échos parus ces derniers temps dans notre "Publicateur Libre". J'ai ainsi appris que le conseil municipal de La Haute Chapelle venait de délibérer sur ce sujet et d'adopter, si j'ai bien compris, un compte rendu de délibération riche d'informations. Par ailleurs, j'ai lu dans le même numéro qu'il y avait eu débat sur le même sujet au conseil municipal de Domfront. Il semble que la balle soit dans le camp du préfet à qui il reviendrait d'arbitrer. Mais je ne suis guère entré à ce stade dans les détails des aspects techniques du dossier ; j'avais simplement noté que le dossier d'enquête publique était très épais et, m'avait-il semblé, de style approprié pour refroidir immédiatement mon ardeur à lui consacrer plus de deux minutes de mon temps.

Bonjour,

Je ne sais pas si je fais bien d'"aborder ce point sur le site de la Chaslerie, mais bon, pourquoi pas ! Ces propos n"'engagent que moi. J"'ai apporté ces précisions au Publicateur Libre car j'"estime que le rapport qui est fait dans le dernier numéro n'"est pas exact. Aussi je vous donne mon correctif.

"Je voudrais aussi préciser que lorsque je dis que le problème de la circulation existe depuis au moins deux siècles à Domfront, et dans le Bocage (et ailleurs aussi), je ne pense pas à la déviation. Certes cela fait longtemps qu'on en parle, mais je ne suis pas de Marseille ! Je veux dire que l'état des routes a toujours été jugé comme désastreux, et que depuis toujours à la qualité des voies de circulation est associé le développement économique. Ainsi, par exemple, l'Annuaire statistique, historique et administratif de l'Orne, de 1809, affirme, concernant Domfront, que "l'achèvement des grandes routes qui y aboutissent, en ouvrant d'utiles débouchés avec les départements de l'ouest et les côtes maritimes de la Manche et de l'Océan, vivifierait toute cette contrée, qui trouverait à la fois des moyens de développer son industrie, d'acquérir de l'aisance (...)". C'est dans ce cadre général que je situe mon propos, et on le voit très bien, la déviation est, malheureusement, un épisode supplémentaire...

Par ailleurs, je n'ai pas dit que le préfet n'ira pas à l'encontre du commissaire enquêteur. N'étant pas Préfet, j'aurais du mal à dire ce qu'il fera... J'ai dit simplement que si le préfet passait outre l'avis négatif du commissaire enquêteur, il faudrait s'attendre à des recours de riverains contre l'arrêté préfectoral et à l'appui de l'avis du commissaire enquêteur. Cela provoquera une procédure devant la juridiction administrative qui peut être très longue, trop longue, avec le danger que, finalement, le juge décide de « casser » l'arrêté préfectoral. Et dans ce cas, au bout de ce processus, on fera quoi ?

Aussi, dans le cas où le passage en force est un échec, l'"étude d"'un autre projet (plan B) devra forcément intervenir à un moment donnéÂ…"

Sans transition, abordons un sujet moins polémique: les actes notariés. Aucun problème pour en discuter. Nous pouvons même voir cela directement aux archives départementales d'"Alençon en semaine, « entre midi et deux »…
Les actes notariés sont une source incroyable, tant d"'un point de vue qualitatif que quantitatif.

Bien à vous.

Sébastien
Tout fier qu'"on y parle de la Chaslerie !", Pascal MAIZERAY, mon maçon, vient de me communiquer le numéro de novembre 2009 du journal de circonscription de M. Yves DENIAUD, député de la 1ère circonscription de l'Orne. Domfront et La Haute Chapelle font partie de cette circonscription, donc Yves DENIAUD est "notre député".

C'est avec attention que nous avons pris connaissance, notamment, de l'article où Yves DENIAUD nous fait la courtoisie de citer, photo à l'appui, la Chaslerie et son site internet.

Ce que cet élu écrit, dans l'article qui nous est consacré, dépasse le cas de notre seul monument. Je cite quelques passages de son texte : il est "important d'encourager celles et ceux qui, sans relâche, participent à la préservation de notre propre culture. Bien entendu, le bénévolat est la première ressource de cette dynamique. (...) Il y a également une dimension économique qu'il ne faut pas négliger au moment où l'Etat mobilise ses forces sur un vaste plan de relance". Yves DENIAUD termine son article en soulignant que, grâce aux monuments historiques, "de nombreux corps de métier (...) trouvent là une activité économique, en plus de participer à la sauvegarde d'un patrimoine collectif."

Pascal et moi aurions pu signer ce texte, mais aussi tous les artisans qui concourent aux travaux de la Chaslerie.

Il est à espérer que la netteté et la qualité de ce diagnostic conduiront à de bonnes décisions de la part de la représentation nationale et, plus généralement, de l'ensemble des élus avec lesquels Yves DENIAUD est amené à coopérer "pour rendre la vie commode et les gens heureux" (comme, de mémoire, l'avait recommandé BOSSUET).

A cet égard, je voudrais évoquer ici - je le fais ainsi pour la première fois sur ce site -, la question de la politique du conseil général de l'Orne en matière d'aide à la restauration et à l'entretien des monuments historiques privés de son ressort.

A ma connaissance, aucune ligne de crédit n'est plus prévue depuis 1993, au niveau du conseil général de l'Orne, pour subventionner de tels travaux. L'Orne serait ainsi le seul département de Basse Normandie et, plus largement, de l'Ouest du pays (je pense ici aux régions limitrophes) à avoir opté si longtemps pour une telle abstinence, pour ne pas dire absence de politique.

Cette situation est évidemment préoccupante.

Ainsi, pour revenir au cas de la Chaslerie, l'Etat a d'ores et déjà promis, pour une certaine tranche nécessaire de travaux (sur la couverture des écuries, c'est-à-dire une petite partie du programme de travaux restant à effectuer) d'importantes subventions qui risquent fort de ne pouvoir être consommées, faute d'aide significative au financement des 60 % qui, à ce stade, restent à la charge des seuls propriétaires. La subvention réservée par l'Etat mais qui risque désormais d'être rapidement perdue s'élève à plus de 50 000 €€ ; la somme complémentaire à trouver avant la fin du premier trimestre 2010 est de plus de 75 000 €Â€ (cette dernière somme ne tient nullement compte de tous les autres travaux engagés par ailleurs ni des salaires et charges sociales des employés comme Pascal). Je souligne qu'à défaut de solution avant le printemps 2010, ces 50 000 €Â€ devront repartir à Paris et ne pourront nullement, la réglementation étant ce qu'elle est, être remobilisés ni dans l'Orne ni en Basse Normandie, ce qui serait particulièrement dommageable et, on peut le dire, absurde.

Il paraît indispensable que le conseil général de l'Orne modifie profondément sa politique en ce domaine, et aussi qu'il le fasse suffisamment tôt pour que les artisans ornais puissent ne pas perdre le bénéfice des crédits d'ores et déjà réservés par l'Etat.

En liaison avec la "Demeure Historique", j'ai eu, depuis le début de l'année, des échanges constructifs à ce sujet avec le président du conseil général de l'Orne et son directeur général des services. Je comprends que la question devrait être débattue dès le 30 novembre prochain par le conseil général et l'on nous laisse entendre que la réponse de principe pourrait y être favorable.

Pascal et moi formons le vœu qu'Yves DENIAUD relaye ces efforts de pédagogie et que, non seulement le département de l'Orne cesse de se démarquer négativement sur un tel sujet, mais le fasse assez vite pour ne pas risquer de perdre des fonds d'Etat promis, en fait, - et c'est bien là le point essentiel - aux artisans du département et de la circonscription.

J'apprends à l'instant que le conseil général de l'Orne a décidé hier d'élargir au patrimoine classé ou inscrit au titre des monuments historiques la gamme de ses interventions en faveur du patrimoine. En pratique, cela signifie que la majorité des conseillers généraux reconnaît la contribution des monuments historiques ornais à la promotion du tourisme et à la défense d'un emploi artisanal local de qualité. Cette assemblée est donc désormais disposée à subventionner (dans la limite de 15 % et de 15 000 €€ par dossier) les travaux extérieurs sur les monuments historiques privés.

C'est là une excellente nouvelle, et il convient d'en remercier au premier chef M. Alain LAMBERT, ancien ministre du budget, sénateur et président du conseil général de l'Orne, ainsi que M. Christophe de BALORRE, vice-président du conseil général. Sans leur soutien actif et éclairé, cette réforme n'aurait évidemment pu être adoptée.

J'observe que le "rapport du président" qui recommandait cette réforme au conseil général a eu comme "objectif opérationnel" de "contribuer à l'appropriation des biens culturels". Et c'est bien là, en effet, toute la portée d'une telle réforme. Car il ne s'agit pas tant d'alléger la lourde charge financière des propriétaires privés de monuments historiques que de leur donner un coup de chapeau officiel bienvenu pour leur action fondamentalement bénévole. Le patrimoine dont il s'agit ici est en effet, au-delà de ses propriétaires privés immédiats, une part significative de la culture profonde du terroir, un bien commun.

C'est bien ainsi qu'on le comprend à la Chaslerie et, j'en suis persuadé, chez les autres dépositaires temporaires de ces utiles vestiges d'un grand passé. Soyons donc fiers de nos monuments historiques, rendons-les accessibles et compréhensibles à tous, et notamment aux plus jeunes. Car tel est bien l'enjeu !

@ Sébastien WEIL :

Merci d'avoir eu l'attention de déposer à la Médiathèque de Domfront un exemplaire de votre travail original et impressionnant par son volume et son ampleur. C'est une excellente idée de permettre ainsi à tous les amateurs d'accéder facilement à des informations précieuses, au moins pour eux.

Dans un ordre d'idées comparable, j'assistais hier à l'assemblée générale annuelle de l'"Association pour la restauration du château de Domfront", sous la présidence de Jean-Philippe CORMIER. A cette occasion, les participants ont marqué leur vive préoccupation devant l'incurie manifeste du maire actuel de Domfront pour des peintures murales très anciennes qui ont été déposées de Notre-Dame-sur-l'Eau. Ce modeste fonctionnaire de l'environnement, revenu de Paris pour se faire élire, laisse en effet ces précieux vestiges se dégrader rapidement, sans aucun égard pour ce qu'ils représentent pour l'histoire locale. L'un des participants à l'A.G., M. SUSONG a émis l'idée que ces objets soient retirés de la garde du maire et confiés à la conservation départementale des objets d'art.

De mon côté, j'ai demandé s'ils ne devraient pas plutôt rester à la disposition des touristes et amateurs du Domfrontais, par exemple en les confiant à un propriétaire de monument historique privé du secteur, à charge pour ce dernier d'en assurer la garde, la conservation et la présentation au public.

On pourrait d'ailleurs envisager de procéder de même pour le gisant de LEDIN, actuellement en dépôt à Notre-Dame-sur-l'Eau, c'est-à-dire sans garde, donc accessible à n'importe qui. Dans le calcaire de cette statue unique dans l'Orne, des barbares creusent des trous qu'ils élargissent de temps à autre, au gré de leur imbécillité mortifère.

Tôt ce matin (mais en leur honneur, je n'étais plus en pyjama), par temps d'abord couvert puis clair, les "Ecureuils du bocage" ont traversé les terres de la Chaslerie. Je les ai photographiés abondamment et propose donc aux visiteurs de ce site internet de parcourir à leur tour, ici de façon virtuelle, le chemin emprunté par ces Vététistes. Cela nous donnera l'occasion d'apercevoir quelques perspectives et de nous rendre compte de l'état des plantations.

Les "Ecureuils" étaient partis une dizaine de minutes plus tôt du champ de foire de Domfront. Voici un groupe débouchant du chemin creux du manoir de la Touche et s'apprêtant donc à entrer sur les terres de la Chaslerie :

Voici par où, précisément, ils sont entrés sur ces terres, un petit pont de béton artistiquement édifié par Claude MARTIN et judicieusement agrémenté de gravier (on aura au passage un petit exemple de la qualité de la coordination de l'électrification des campagnes par les bons soins d'EdF...) :

Les concurrents de cette randonnée se sont ainsi engagés sur une Avenue en devenir que ma voisine Mme ROGUE, l'épouse du vétérinaire, appelle d'ores et déjà "l'Avenue Fourcade". Au passage, je remercie Mme ROGUE pour ce choix judicieux que je n'aurais osé suggérer, pour la bonne et simple raison que, comme l'on sait (et je suis bien connu pour cela), je souffre d'une timidité quasiment maladive...

Avenue Fourcade il y a donc, au moins selon l'usage local. En effet, j'avais naguère, lorsque l'occasion s'en était présentée, c'est-à-dire fortuitement, acheté quelques arpents caillouteux supplémentaires, pour me permettre de me rendre du manoir à la mairie de La Haute Chapelle sans guère avoir à quitter mes terres. L'essence que j'avais retenue pour ombrer cette promenade, des hêtres, devait bien sûr donner à cette allée, au moins à terme de 30 ou 50 ans, un caractère majestueux et même triomphal qui n'était pas pour ma déplaire.

Donc, quelques mois avant les dernières élections municipales, je m'étais permis d'approcher le maire de La Haute Chapelle, mon ami Roger GIPPON, agriculteur de son état, pour lui proposer, avec toute la modestie qu'on imagine, de me faire une petite place dans son conseil. Roger avait un peu tardé à donner suite. Au bout de quelques mois, j'étais donc retourné le voir et là, patatras, j'avais appris de sa bouche que "le conseil municipal unanime démissionnerait s'il me prenait sur sa liste" (sic). Or je connais divers "horsains" des environs à qui pareille mésaventure est arrivée : cela semble faire partie des usages locaux de sorte qu'il n'y a pas à s'en formaliser.

Voilà pourquoi je suis resté avec mon allée sur les bras, avec son kilomètre et demi supplémentaire, sans autre usage pour elle que d'y admettre de temps à autre quelques gentils visiteurs comme ces fameux "Ecureuils"...

Il est cependant temps de revenir à ces derniers. En voici justement deux qui, après avoir parcouru la première section de cette bientôt fameuse allée, doublent le bâtiment du Tertre Linot que j'ai revendu à mon voisin Hubert GAHERY après l'avoir acquis de Bernard...

En voici quatre autres sur le sentier qui raconte-t-on, servait naguère aux trafiquants de "goutte" pour échapper aux contrôleurs des droits indirects :

Après le chemin des contrebandiers, un groupe s'éloigne sur la seconde section rectiligne de l'allée :

Un peu plus loin...

... l'allée coupe la route qui permet de se rendre du bourg de La Haute Chapelle à la Thierrière (le "village" de la mère de Maxime). Notez sur la droite le potager de Bernard, en très médiocre état cette année du fait de la sécheresse :

Après avoir coupé cette route goudronnée, les "Ecureuils" devaient s'engager sur une section agréablement ombragée de chemin communal :

Ils longeaient ainsi, sur leur gauche, des prairies appartenant à mon voisin et ami Claude FAVERIS, au "village de la Guerche". A leur droite, un autre terrain que m'a vendu Bernard, avec une carrière dont furent extraites, il y a très longtemps, des pierres utilisées pour construire la Chaslerie...

Il fallait ensuite, arrivé enfin en haut de l'allée principale du manoir, bifurquer à droite vers "les Martiens". Voici d'ailleurs l'un des benjamins de l'épreuve, en pleine action :

Les concurrents se trouvaient donc là sur ce que j'appelle "l'allée oblique". Tous les jours, celle-ci est empruntée par mon fermier Hervé LEMOINE, sa mère ou son neveu, pour aller contrôler l'état de leurs veaux qui paissent en contrebas...

Et voici enfin ces fameux "Martiens", que j'appelle ainsi en raison de leur aspect redoutable avec ce qui ressemble à une énorme tête ronde quand on les aperçoit dans le lointain :

A partir de cet endroit, "la route est droite mais la pente est rude" quand on descend l'allée oblique vers les champs d'Hervé...

Juste avant d'y arriver, virage en épingle à cheveu sur la gauche, il faut longer "le champ de Mauduit". Je précise que ce Mauduit, oncle de Bernard, était l'ancien propriétaire d'une parcelle attribuée à la Chaslerie à l'occasion du dernier remembrement, il y a une quinzaine d'années

Les jeunes chênes ou hêtres que l'on aperçoit sur beaucoup de ces photos ont été plantés dans la semaine précédant la grande tempête de 1999. Ils ont donc déjà un peu plus de 10 ans

Là, je ne suis pas certain que mes voisins, les frères VINCENT, seraient heureux s'ils voyaient comment les "Ecureuils" traitent le talus qu'ils refusent de me vendre alors que mon offre leur aurait permis une plus-value très substantielle : tant pis pour eux !

Belle vue des derniers mètres de descente vers le manoir :

Souriez pour le correspondant local de "Ouest-France" !

Virage sur l'aile en bout de terrasse, près de la chapelle. Attention quand même à la douve Sud !

Les concurrents s'apprêtent à longer la douve Est :

Descente à l'extérieur de la douve Nord, vers l'endroit où se sont fait prendre, en moins de trois semaines cette année, tant de ragondins (18 à ce jour...)

L'allée du Beaudouët, qui longe ce ruisseau :

Enfin, l'Avenue Gérard PHILIPPE, que je dénomme ainsi car je l'ai plantée dans l'axe du salon de ce dernier (il s'agit non de l'acteur, mais du fils de notre chère Mme PHILIPPE, de la Josselinière...)

Ensuite, après ce hors-d'oeuvre de 3 kilomètres sur les terres de la Chaslerie, c'est la D22. Pour certains des quelques 400 concurrents, dont une dizaine de femmes, il ne restait plus que 95 kilomètres à parcourir, une paille !

Les Journées du Patrimoine 2010 sont passées, je les termine sur les rotules, effet de l'âge sans doute. Carole officiait dans la cour et moi dans la chapelle.

Cette année, le public était plus local que d'habitude et la proportion d'anglophones était notablement faible. Les festivités de la Sainte Anne, encore présentes dans les esprits, avaient certainement détourné nombre de personnes de revenir aussi vite. En sens inverse, le bouche à oreille avait dû fonctionner pour en attirer d'autres.

Au total, j'ai plutôt eu l'impression qu'il y a eu un peu moins de monde que l'an dernier. Disons 450 personnes au lieu de 500. Bien entendu, il est impossible pour moi d'en être sûr car, coincé dans la chapelle, je n'étais sans doute pas le mieux placé pour en juger. Je n'ai pu m'en extraire qu'exceptionnellement, afin de photographier Carole en train d'expliquer la Chaslerie. Voici les trois photos que j'ai pu prendre :

- d'abord, Carole en pleine conversation avec une dame qui s'est présentée comme "une autre Madame FOURCADE" (rassurez-vous, je veux dire l'épouse d'un homonyme, en tout état de cause une preuve de goût assurément) ; c'est suffisamment rare par ici pour que je l'aie portraiturée (c'est la dame en orange) :

Que peuvent se raconter, quand elles se rencontrent, deux Madame FOURCADE ?

- ensuite, Carole au milieu d'un premier groupe de visiteurs :

Attention, il y en a 3 qui ne suivent pas...

-enfin, Carole au milieu d'un autre groupe de visiteurs. Et l'on voit qu'ils étaient (presque) tous attentifs...

On écoute ce que dit Carole, M. LEROUX...

A noter qu'à l'occasion de cette "Journée", est revenu sur place aujourd'hui l'artisan qui, il y a une cinquantaine d'années, avait carrelé le salon de l'"aile de la belle-mère". Il m'a appris que ses clients, à savoir les parents de mon vendeur, étaient alors établis là et que le logis était encore inhabitable.

Une autre personne m'a parlé de M. Francis IDRAC, qui fut préfet de la région Basse-Normandie il y a quelques années. Elle l'avait connu enfant à la Chaslerie. Je savais déjà que ce mari d'un membre du gouvernement actuel avait pour oncle le père de mon vendeur, cet Henri LEVEQUE qui repose dans la chapelle.

Un autre visiteur, venu de la région de Coutances dans la Manche, m'a manifesté en quelques allusions une connaissance pointue de ce site internet. Il m'a confié le regarder tous les jours. Or c'est toujours agréable pour moi de découvrir un nouveau membre de mon fan-club...

P.S. du 13 juillet 2012 : Pour info, le nouveau membre du fan-club était un personnage dont nous avons, depuis lors, souvent lu les messages puisqu'il s'agit de... Guy HEDOUIN !

L'assemblée générale de l'association pour 2010 vient de se tenir sous la présidence de Marie-Annick de SAINT MELOIR, que voici en train d'en lancer les débats :

9 octobre 2010, la présidente ouvre les débats tout en souriant à la presse locale.

L'atmosphère était studieuse et les échanges ont été profitables.

9 octobre 2010, A.G.

On a beaucoup parlé du projet de pérenniser les festivités de la Sainte Anne à la Chaslerie. On a évoqué de nouvelles animations envisageables, les recettes qu'il serait souhaitable de prévoir, les possibilités de se faire prêter des tentes.

Le concours de photos a été lancé, il bénéficiera de l'expertise de M. Michel POUSSIER ; sur sa recommandation, trois modifications ont été introduites dans le règlement :
- les photos seront à fournir en format A5 ;
- les participants au concours conserveront la propriété intellectuelle de leurs oeuvres, sans toutefois pouvoir les utiliser sans l'accord des propriétaires du manoir ;
- le jury a été porté à 5 membres, le Docteur LENEGRE y faisant son entrée ; il a été convenu que les membres du jury ne devaient pas concourir personnellement, sans autre obligation pour eux.

La fréquentation de la Chaslerie a été évoquée. Plusieurs participants à l'A.G. ont trouvé que mes chiffres (800 visiteurs le 25 juillet, 45 le lendemain) étaient insuffisants. Quoi qu'il en soit, l'ordre de grandeur du nombre de visites réelles est de 2 000 en 2010, ce qui marque une forte progression par rapport à l'année précédente, même si les visiteurs anglophones ont été moins nombreux. Le nombre de visites virtuelles devrait être d'environ 6 000 en 2010, ce qui était inespéré et confirme le remarquable succès de ce site.

Le maire de La Haute Chapelle, M. Roger GRIPPON, et le président de l'office de tourisme du Domfrontais, M. Guy LEBOSSE, se renseigneront pour savoir qui peut financer des panneaux routiers de signalisation du manoir. Ils interviendront pour tâcher d'en hâter l'implantation.

Enfin, le programme de travaux a été décrit très rapidement, toutes informations à ce sujet figurant déjà sur ce site internet. J'ai signalé que la restauration de la couverture des écuries étant subventionnée par l'Etat (40 %) et le conseil général (10 %), je n'étais désormais plus libre de différer ces travaux de plus de quelques mois.

On s'est quittés après avoir bu le Champagne et goûté aux canapés et gâteaux préparés par Carole et Marie-Annick.

Je viens de téléphoner à la mairie de Saint-Bômer-les-Forges, pour savoir qui avait remporté la mise aux enchères de la pierre de seuil (un granite bleu de 1,90 m x 0,90 m x 0,20 m). Les plis ont été ouverts hier soir, lors de la séance du conseil municipal. C'est mon offre, à 416 €, qui a été retenue.

Avant de la présenter, j'avais interrogé Jean LEMARIE et il m'avait cité un ordre de grandeur de 300 €. J'avais relevé ce montant pour avoir une chance d'emporter le morceau puisque, comme l'on sait, j'avais un certain besoin d'une pierre de seuil pour la future porte extérieure Sud de la ferme. Et pas vraiment le temps de courir à droite et à gauche pour faire mon marché.

C'est le maire de Saint-Bômer qui vient de me répondre. Il m'a indiqué qu'il avait reçu deux autres offres. La seconde mieux placée était à 206 €, donc moins de la moitié de mon offre. J'ai donc félicité cet élu d'avoir si bien défendu l'argent de ses administrés. Je trouve que, dans ce dossier, il a été très bon. On ne peut pas en dire autant de moi, sans doute. Mais, au moins, j'ai ma pierre, ce sera mieux que le linteau de grès trop étroit que j'envisageais jusqu'alors...

P.S. : Sachant que le granite a une densité moyenne de 2,7, "ma" pierre pèserait donc près d'une tonne. Pas de doute, ma Kangoo ne suffira pas à transporter ce bazar, il va falloir employer les grands moyens, c'est-à-dire les bras du gros tracteur Valtra...

Hier matin, Pascal est allé récupérer le granite acheté à Saint-Bômer-les-Forges. Il y servait de seuil à la mairie. Mais celle-ci vient d'être modernisée et agrandie à grands frais, ceux des contribuables de la communauté de communes du Domfrontais. Cette nouvelle invention administrative semble avoir peiné à trouver ses premières priorités, là et ailleurs dans son ressort. A Saint-Bômer, c'est une rampe d'accès en béton pour handicapés qui a rendu cette pierre obsolète. En tout cas, j'imagine que le bâtiment en question date du XIXème siècle, ce qui nous permet de dater ce granite.

28 octobre 2010, la dalle de granite pour le seuil Sud de la ferme.

Pascal pourra l'installer à l'entrée Sud de la ferme de la Chaslerie dès que la météo ne lui permettra plus de trier les pierres, lorsque le sol d'argile, labouré par les chenilles de la mini-pelleteuse, deviendra trop glissant.

Dans l'immédiat, le tri des pierres se poursuit. Voici comment se présentent désormais les stocks, prêts à maçonner :

28 octobre 2010, tas de grès triés le long de la D 22.

Dans l'après-midi, notre voisin Claude FAVERIS est venu discuter avec Pascal et Bernard. Il n'avait pas manqué d'apporter le café et une fiole de goutte pour maintenir le moral des troupes. Nous leur avons fait honneur. Comme par hasard, Claude MARTIN est alors apparu derrière une haie et s'est joint à nous.

29 octobre 2010, visite inopinée de Claude FAVERIS qui nous avait apporté le café et de quoi le pousser.


Il va donc falloir déposer une demande d'autorisation préalable pour la restauration de l'allée principale.

C'est l'occasion d'évoquer ici les plans cadastraux dont je dispose à ce sujet. Pour la clarté de l'exposé, je vais partir du plus récent puis remonter dans le temps. (N.B. : la présente rédaction de ce message tient compte des découvertes que j'ai faites aux archives départementales de l'Orne le 25 novembre 2010, et dont je rends compte, sous l'onglet "Sujets divers", dans un message du 26 novembre 2010 ; en particulier, je m'interroge désormais sur la justesse des deux derniers plans ci-après).

Le plus récent a été préparé dans le cadre du remembrement de La Haute Chapelle qui était en cours lorsqu'en 1991, j'ai acheté la Chaslerie. Il est présenté ici de façon telle que "grosso modo", le Nord soit à gauche. Trois parcelles apparaissent sur cet extrait : en haut, celle du manoir (ZT 5), en bas celle de la ferme (ZT 2), à droite celle des agriculteurs les plus proches (géographiquement), actuellement les frères VINCENT (ZT 4).

Le plan cadastral lors du dernier remembrement.

C'est sur la base de ce plan que, dans le cadre de ce remembrement, l'essentiel des terres de la Chaslerie a été regroupé en une seule parcelle. En fait, ce plan n'est pas celui qui dit le droit actuellement ; il représente en effet ce qui serait advenu si ma voisine de l'époque, Jeannette LEVEQUE, n'avait pas renié sa parole en cours de remembrement (pour le détail de cette sale affaire, voir à l'onglet "Sujets divers", neuf messages mis en ligne en novembre 2010). On pourra noter qu'à l'intérieur de ces parcelles consécutives à une étape du remembrement (mais c'est également vrai sur le plan définitif où aurait dû être retracé le dernier avatar), toute trace de haie ou de fossé a disparu (même les douves, ce qui est un comble s'agissant d'un monument historique classé !). Est-il utile que j'indique que, de mon point de vue, ce plan, ainsi laminé, constitue de fait un encouragement à faire disparaître toute haie du bocage environnant, un "pousse-au-crime" bien inutile en l'état des mœurs de certains agriculteurs peu enclins, à l'évidence, à défendre la beauté des sites ?

Deuxièmement, le plan qui était en vigueur juste avant ce remembrement. Sur cet extrait, le Nord est en haut à gauche. Là, le géomètre avait encore respecté les limites des parcelles traditionnelles.

Cadastre en vigueur jusqu'au début des années 1990.

L'allée principale y était clairement représentée et l'on voit même que, curieusement pour qui a connu les lieux depuis quelques décennies, elle s'infléchissait sur la droite entre les anciennes parcelles 27 et 29, avant, semble-t-il de longer, au niveau de l'avant-cour du manoir, le mur de la chapelle au manoir. Ce plan avait en outre l'intérêt de représenter la charretterie dans son emprise d'origine (à côté du 12) ainsi que des bâtiments aujourd'hui démontés ou même disparus (en particulier le fournil de la cave, le bûcher de l'arrière-cour du manoir - près du 15 -, ou des granges diverses à proximité de la ferme). Ce plan montre également le circuit des douves dans son état des années 1950, avec l'arrivée de l'eau à l'angle Sud-Est des douves, une première sortie en limite Sud de la parcelle 9 et une sortie importante au Nord de la parcelle 8.

Troisièmement, voici un plan datant, semble-t-il, du milieu du XIXème siècle, tel que Nicolas GAUTIER l'avait copié je ne sais où :

Le plan cadastral qui devait être en vigueur dans la seconde moitié du XIXème siècle.

Sur l'allée principale, il ne nous apprend pas grand chose, sauf peut-être qu'avant de déboucher devant la cour du manoir, elle s'incurvait nettement dans l'avant-cour (où figurait une construction disparue - j'ai entendu parler d'une forge, on l'aperçoit d'ailleurs sur certaines cartes postales du début du XXème siècle, cf photothèque -). Ce plan du XIXème siècle nous montre surtout en quoi consistait alors le circuit des douves, avec un arrivée fraîchement creusée au Sud-Est du manoir ainsi q'une sorte de canal recourbé selon les lignes du terrain au Nord-Ouest. Je signale également que n'apparaît pas sur ce plan le bâtiment Nord, ce que semble contredire un témoignage reçu récemment en "Sujets divers" sur ce site internet (à propos d'un cadran solaire daté de 1815 et aujourd'hui disparu).

Quatrièmement, le plan dit "du cadastre napoléonien", copié ici par Nicolas GAUTIER sur l'original conservé aux archives départementales à Alençon :

Copie par Nicolas GAUTIER du plan dit

Si cette copie est exacte, la principale information que j'y découvre tient au fait qu'avant de franchir la douve Sud, l'allée principale passait entre deux petites parcelles qui me semblent témoigner de la présence très ancienne, à cet endroit, de deux pavillons d'entrée ou d'un châtelet. Apparemment, ces constructions avaient déjà disparu à l'époque de ce plan mais on en conservait encore la mémoire. Quant aux douves, l'on voit qu'il en restait un bout derrière la charretterie et l'on a confirmation de l'implantation de leur ancienne arrivée d'eau, un circuit que j'ai fait recreuser dès 1991.

P.S. du 26 novembre 2010 : il semble que la copie par Nicolas GAUTIER du "plan cadastral napoléonien" (en fait, plan de 1824) comporte des erreurs. Je signale que je donne aujourd'hui la bonne version de ce plan dans un message édité sous l'onglet "Sujets divers".

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 31 Octobre 2010
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Vraiment, le monde est petit !

En lisant la presse en ligne, je remarque un article sur Bruno LEMAIRE, le ministre actuel de l'agriculture.

J'y découvre que cet homme politique talentueux est le fils de Mme LEMAIRE, que je rencontrais à Franklin chaque fois que j'allais chercher Thibaud à la sortie de son école primaire, à la fin des années 1980.

Cela ne manque pas de me laisser un peu songeur...

Projets relatifs aux douves (3/10) :

La première station de notre promenade le long du circuit des douves est au bief amont.

Le plan ci-joint montre une partie de la parcelle de la Chaslerie après remembrement (la parcelle "ZT 5"). On voit que ce plan, document officiel désormais, passe totalement sous silence toute haie, toute douve, etc... C'est à mes yeux un bel exemple de la brutalité absolue avec laquelle peut agir la procédure de remembrement, lorsqu'elle en arrive à nier ainsi, en quelque sorte, tout ce qui constitue le patrimoine et la culture (mais pas d'une certaine forme, désolante on peut le dire alors, de l'agriculture...) :

Le plan cadastral en vigueur en 2010...

Sur ce plan, le Nord est à gauche ; outre les bâtiments d'habitation ou agricoles, seul y figure le cours du Beaudouët. Quant au bief amont, sa trace se perd sur ce plan ; il faut imaginer ce monument historique classé à côté des chiffres "3.68" : d'après ce que je comprends, ce "3.68" désigne la longueur, en mètres, de la section du Beaudouët où est implantée cette vénérable construction...

Peu documenté, donc, sur la carte, ce bief amont l'est aussi peu parmi les photographies dont je conserve le tirage-papier. Je n'en ai en effet, à ce jour, pris qu'une photo montrable sur ce site. La voici :

Janvier 1992, le bief amont.

Elle date de 1992. Depuis lors, cette maçonnerie, qui avait dû être restaurée au ciment il y a une cinquantaine d'années, a encore dû se délabrer. Il faudra que je retourne la voir.

On va assez rarement à cet endroit car il se trouve sur les terres louées au fermier, Hervé LEMOINE, et, surtout, parce que ce bief amont est bâti au pied d'une tourbière où les sangliers ont l'habitude de se rouler dans les sphaignes et où un cheval se serait enlisé il y a peut-être un siècle, d'après ce qu'on raconte dans le pays.

Il conviendrait de démonter entièrement et de remonter ce bief amont, en vue notamment de remettre en état d'usage le mécanisme permettant de détourner une partie des eaux du Beaudouët vers le canal d'alimentation des douves. D'un point de vue technique, il paraît judicieux de ne pas restaurer ce bief amont tant que la circulation de l'eau ne s'effectue pas dans de bonnes conditions en aval. Autant dire qu'il ne serait pas incongru de le restaurer en dernier.

Accessoirement, il faudra peut-être que j'explique, dans la rubrique "Sujets divers", pourquoi la remise en état de cette bifurcation ne pose aucun problème au regard du classement du Beaudouët en "1ère catégorie". Cela ressort, en effet, d'une action en justice désormais éteinte et constituant un autre exemple de ce que j'appelle les "moeurs locales"...

P.S. du 8 novembre 2010 : Je suis allé, hier matin, me promener près du bief amont. Les nouvelles photos ne sont pas très lisibles car la végétation masque cette construction. Voici, en tout cas, ce que cela donne, vu de l'aval (comme ci-dessus ; l'on comprend que, depuis 1991, une partie de la maçonnerie a chuté dans le lit du ruisseau...

7 novembre 2011, le bief amont entrevu de l'aval.

... et de l'amont :

7 novembre 2010, le bief amont vu de l'amont.

Il fallait apparemment qu'Henri LEVEQUE soulignât, sur ses plans et sur sa correspondance, qu'il était conseiller général de l'Orne pour que ses projets abracadabrantesques de percement des façades de la Chaslerie eussent une chance de recevoir l'agrément de l'administration des affaires culturelles (ou de ce qui en tenait lieu, à l'époque). Mais qui oserait certifier que les passe-droits n'existent plus de nos jours ?

En tout cas, le "chef d'orchestre" savait mettre le paquet quand un projet lui tenait à cœur comme celui-ci. Voici le courrier qu'il adressa au président du conseil général de l'époque pour le convier à des agapes en vue de fêter le succès de son lobbying :

Lettre du 4 novembre 1952 d'Henri LEVEQUE au président du conseil général de l'époque.

Certes, sur le papier, son projet paraissait raisonnable. Cela prouve seulement que rien ne vaut un bon plan pour comprendre un "projet architectural".

14 octobre 1952, descriptif des travaux envisagés par Henri LEVEQUE sur le colombier et l'écurie de la Chaslerie, page 1.

14 octobre 1952, descriptif des travaux envisagés par Henri LEVEQUE sur le colombier et l'écurie de la Chaslerie, page 2.

14 octobre 1952, descriptif des travaux envisagés par Henri LEVEQUE sur le colombier et l'écurie de la Chaslerie, page 2.

Sur les plans, hélas, le projet se révélait plus problématique.

Les façades se retrouvaient percées de multiples ouvertures nouvelles, souvent mal dessinées ou mal positionnées :

- 2 au niveau du 1er étage de la façade Est du colombier, particulièrement ratées selon moi car trop proches des sablières et déséquilibrant cette façade :

Les plans, approuvés par Lucien PRIEUR, A.C.M.H., le 14 octobre 1952 (le colombier percé de deux nouvelles fenêtres au 1er étage sur sa façade Est).

- 5 (excusez du peu !) sur la façade Est de l'écurie (au niveau du rez-de-chaussée) :

Les plans, approuvés par Lucien PRIEUR, A.C.M.H., le 14 octobre 1952 (l'écurie percé de deux nouvelles portes et de trois nouvelles fenêtres sur sa façade Est).

- et encore 5 autres sur la façade Ouest :

Les plans, approuvés par Lucien PRIEUR, A.C.M.H., le 14 octobre 1952 (le colombier percé de quatre nouvelles fenêtres et l'écurie d'une nouvelle sur leur façade Ouest).

Donc, au total, c'était rien de moins que 12 nouvelles ouvertures dont Henri LEVEQUE entendait affliger quelques mètres de façade de ces malheureux bâtiments !

Le projet était particulièrement bancal, ainsi que le démontrent, à elles seules, les implantations prévues pour les escaliers : un véritable plat de spaghettis, ça sort de partout, ça va n'importe où :

- dans la "salle à manger", un bizarre effet de seuil avec deux marches arrondies pour descendre et un escalier droit pour monter

Les plans, approuvés par Lucien PRIEUR, A.C.M.H., le 14 octobre 1952 (le rez-de-chaussée).

- au niveau du 1er étage, un véritable dédale, absolument sans queue ni tête :

Les plans, approuvés par Lucien PRIEUR, A.C.M.H., le 14 octobre 1952 (le 1er étage).

- au 2ème étage, un nouvel escalier coincé sous le brisis, donc peu praticable :

Les plans, approuvés par Lucien PRIEUR, A.C.M.H., le 14 octobre 1952 (le 2ème étage).

Bref, ces plans étaient nullissimes, de quelque point de vue que l'on se place, celui du style comme celui du confort.

La réalité des travaux n'a pas tout à fait correspondu au projet... elle l'a encore dégradé. Ainsi :
- dans la salle à manger, les dalles de pierre prévues au sol ont été remplacées par des tomettes riquiquis, de surcroît jointoyées au ciment ; un mur prévu en pierres a été remplacé par une cloison de parpaings ;
- les fameux escaliers du genre spaghetti ont été fabriqués sur un modèle bas de gamme ;
- les salles d'eaux ont toutes été ratées, etc...

Mon problème est que tout cela semble tellement foireux qu'au bout de 20 ans de chantier à la Chaslerie, je ne sais toujours pas par quoi remplacer ces trucs, notamment pour ce qui concerne les escaliers. Pour les ouvertures, j'en ai pris mon parti ; ce serait d'ailleurs très difficile d'en reboucher car les cicatrices se verraient comme le nez au milieu de la figure.

Rappelez-moi ce qu'écrivait M. Jacques BROCHARD à propos de son illustre (?) parent ! Ah, oui, il vantait "son goût et son intelligence des choses du passé" !

Qui donc, dans les parages, savait que nous avions un voisin doté d'un tel sens de l'"understatement" ?

P.S. (du 26 juin 2020) : Lorsque j'ai rédigé ce message, il y a déjà 10 ans, j'avais omis de relever que tous les enduits intérieurs, qui devaient être réalisés en plâtre, l'avait été en ciment. Un ciment très dur, d'ailleurs.

Depuis lors, je me suis évertué à faire disparaître un maximum des traces du passage sur terre du père de mon vendeur. Par exception, j'ai conservé dans le colombier les quatre ouvertures percées au niveau du 2ème étage ; ce n'est pas la difficulté de dissimuler la cicatrice qui m'a finalement retenu, mais la prise en compte de la lumière qu'apportent ces percements audit étage (ma future "chambre des tourtereaux"). Il n'empêche que jamais je ne me serais permis des percements de cette taille et si carrés au ras des sablières. Et jamais, si j'avais été fonctionnaire de la D.R.A.C. (ou de ce qui en tenait lieu à l'époque), je n'aurais autorisé de telles merdes.
On sait qu'Henri LEVEQUE, conseiller général de l'Orne, fit redresser l'arrivée de l'avenue sur le manoir. Il fit même goudronner les premières centaines de mètres de cette avenue.

Je serais curieux de retrouver trace des factures et des paiements correspondants car la réalisation, de très médiocre qualité, n'a pas résisté au temps. Il vaudrait donc mieux qu'à l'occasion, j'évite de m'adresser au même fournisseur.

Et, tant qu'on y est, passant ô combien innocemment du coq à l'âne, j'aimerais aussi découvrir si Henri LEVEQUE était membre d'une commission du conseil général qui engageait des dépenses de travaux publics...

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 16 Janvier 2011
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux
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M. Didier LEDUC n'est pas un méchant homme. Il le démontre une nouvelle fois cette semaine en exprimant, dans le "Publicateur libre", un point de vue très mesuré sur ce qui semble constituer un beau loupé de la préfecture. Ainsi que l'explique à sa une ce journal, photo du préfet flanqué du stagiaire de l'E.N.A. à l'appui, "La parution dans la presse locale d'un document de travail, sur le redécoupage des communautés de communes au plan départemental, a fait grand bruit dans le bocage ornais. Un vent de panique qui n'a pas lieu d'être selon le préfet. Interview et réactions d'élus."

Du style des élus actuels de Domfront.

M. Didier LEDUC est également inspiré quand il s'agit de compter les élastiques dans les tiroirs de l'hôtel de ville de Domfront, mais un peu moins lorsqu'il est invité à démontrer que les dossiers domfrontais ne sont pas encalminés sous sa gestion.

La précision du maire actuel de Domfront.

Les résultats d'une gestion aussi éclairée ne se font pas attendre.

Les effets de la gestion des élus actuels de Domfront.

Mais bien sûr, "on ne change pas une équipe qui gagne", il y va de la libre administration des collectivités locales ainsi que le souligne la Constitution et, accessoirement, le sourcilleux président du "Pays fertois"...

Surtout, pas touche au grisbi !

Et c'est ainsi par exemple qu'à 2 km de Domfront, à rebours de la conjoncture économique générale comme locale mais Constitution oblige (???), un lotissement communal continue à bourgeonner inexorablement et à répandre ses bienfaits bien connus du maire d'une petite commune rurale qui nous est chère...

De passage sur le chemin des hauts champs, j'ai constaté la disparition du bâtiment situé en partie sur la propriété communale. J'avais rencontré M Bidard, l'héritier de M Poutrel et nous avions envisagé la démolition de celui-ci avec l'employé communal pour récupérer la pierre nous appartenant.

Je suis surpris de ne pas avoir été au courant de cette démolition et qu'une demande de permis de démolir n'aie pas été déposée en mairie compte tenu du fait que ce bâtiment se situait en zone protégée d'un monument historique.
J'espère que la pierre communale ne vous a pas été vendue par le propriétaire du reste du bâtiment.

@ Roger GRIPPON, maire de La Haute Chapelle :

Merci pour vos observations émises alors que le bâtiment en cause était déjà entièrement démonté, ainsi que cela n'avait pas manqué d'être relaté ici, en toute transparence.

Vous avez bien raison de vous préoccuper du respect des lois et règlements aux abords des monuments historiques qui sont la légitime fierté de notre commune. Il semble en effet que certains omettent parfois de demander en temps utile les autorisations requises lorsqu'ils entreprennent certains travaux. Je fais référence ici à des événements anciens et pense que vous me comprenez.

Comme vous le savez, le bâtiment dont vous parlez était frappé d'alignement, à la suite du remembrement opéré sous l'un de vos nombreux mandats. Ce bâtiment ne pouvait donc être restauré et devait être détruit. En outre, sa démolition était dispensée d'autorisation en application de l'article R*421-29 d du Code de l'urbanisme qui semble vous avoir momentanément échappé.

Pour la même raison, je ne suis pas davantage persuadé que vous seriez fondé à revendiquer la propriété de quelconques pierres de ce bâtiment. Mais, même si, par extraordinaire, c'était le cas, il conviendrait que vous régliez ce problème avec mon vendeur : cela ne me concerne pas.

Car, de mon côté, tout est clair. J'ai réglé la facture qui m'a été présentée et me suis même abstenu, à ce stade du moins, de réclamer à la commune de me rembourser le coût de la main-d'œuvre utilisée pour déblayer la voie publique. Je serais prêt à compléter mon dossier sur ce point.

Merci, en tout cas, de visiter régulièrement ce site internet et de contribuer à son animation. N'hésitez pas, je vous en prie, lorsque vous y reviendrez, à signaler aux membres de notre association ce que vous avez entrepris, depuis sa dernière assemblée générale (dont il a été rendu compte, à l'époque, sous l'onglet "Vie de l'association"), pour améliorer la signalisation routière aux abords de la Chaslerie. Il y va de l'essor de l'activité économique (en l'occurence touristique) dans le Domfrontais.

Cette activité ne saurait bien entendu se résumer en une effervescence continue de lotissements d'autant plus surprenante qu'elle paraît concourir à déprimer le marché dans les communes voisines, donc à y spolier les propriétaires, très souvent modestes, des trop nombreux bâtiments délaissés.

L'autorité de la concurrence a pris hier une décision importante dans le domaine de la restauration des monuments historiques. Je l'ai découverte grâce à un article du point.fr intitulé "le racket de la rénovation des monuments historiques".

Voici le texte de cette décision de 163 pages dont beaucoup concernent la Basse-Normandie.

Or il m'est arrivé, pour des travaux à la Chaslerie, de faire appel à quatre au moins des entreprises qui viennent d'être condamnées. Les tarifs invraisemblables qu'elles pratiquaient (avec des excès bien supérieurs à 20 % à mon avis) m'avaient conduit à présenter à l'époque à un architecte en chef des monuments historiques, organisateur d'appels d'offres, des comparaisons entre, d'une part, les prix de revient de ces entreprises tels que je pouvais les reconstituer et, d'autre part, les prix qui m'étaient proposés puis facturés sous son contrôle. Cela m'avait conforté dans ma résolution de recruter ma propre équipe de maçons en m'affranchissant de tout intermédiaire parasite. Heureusement, j'en avais alors le loisir.

Espérons simplement que les procédés malhonnêtes qui viennent d'être condamnés ne porteront pas davantage atteinte à la nécessaire poursuite de la restauration, consciencieuse et sereine, des monuments historiques de notre pays.