Pouvoirs publics, élus locaux

Coronavirus : Je signale tout particulièrement ce message qui me paraît très important et de nature à nous aider à ne plus broyer du noir inutilement et, surtout, inconsidérément.

(Début de citation)

De : Patrice C(...)
Envoyé : jeudi 2 avril 2020 14:02
À : (...) ; 'Pierre-Paul Fourcade' <penadomf@msn.com>; (...)
Objet : Réflexions sur le coronavirus

Chers amis,

Un ami me transmet le papier ci-joint, que je trouve remarquable.
134 pages, mais cela vaut la peine de la lecture.
L'auteur, que je ne connais pas, est le Dr Olivier Chailley, gériâtre, cardiologue et pharmacologue, apparemment retraité. Internet ne dit rien de lui. Il réagit aux excès médiatiques, lesquels commandent aujourd'hui la politique des pouvoirs publics. Je vous livre son texte avec quelques commentaires.

+ La grippe asiatique de 1956-58 a fait 15 000 morts en France, sans qu'on s'en émeuve beaucoup.
Commentaire : en effet. Certains d'entre vous s'en souviennent peut-être.

+ Page 49 : fragilité de la position du Pr. Raoult
Sans commentaire

+ Page 52: le confinement ne fait que retarder la progression de l'épidémie, laquelle s'arrêtera toute seule, comme les grandes épidémies précédentes, lorsque 50 % à 70 % de la population auront été infectés et immunisés.
Commentaire : ce retard est quand même une bonne chose, comme l'auteur le reconnaît lui-même, car il limite la surcharge des hôpitaux. Pour la suite, le pari des autorités (sauf en Suède et aux Pays-Bas) est que le virus va mourir grâce au confinement , et donc qu'on pourra déconfiner bien avant que les 50 % ou les 70 % ne soient atteints, sans risquer une deuxième vague d'épidémie. Est-ce un bon pari ? Toute la question est là.

+ Page 71: inutilité des masques pour le public ! Le raisonnement est le même qu'à la page 52.

+ Pages 100-101 : le personnel des hôpitaux ne risque presque rien.
Commentaire : là, l'auteur va trop loin. Les pages suivantes tournent à la vaticination contre les médias, et l'intérêt du lecteur fléchit.

+ Page 115 et suivantes: nous vivons bien plus vieux que nos ancêtres, mais nous avons beaucoup plus peur de la mort.
Sans commentaire.

Patrice

(Fin de citation)

N.D.L.R. : Merci, Patrice, pour ce recadrage !

N.D.L.R. 2 (à 21 h 45) : L'un des destinataires du courriel de Patrice vient de lui répondre en des termes que je partage entièrement (c'est moi qui souligne le passage qui me semble le plus important) :

"Cher Patrice,

Tes recommandations de lecture sont toujours précieuses et en l'occurrence d'une grande opportunité. J'ai lu d'une traite ces 134 pages que j'ai trouvées fort convaincantes. J'ai parfaitement à la mémoire la grippe "asiatique" de 1956-60, mais à l'époque on parlait plus du lancement du premier sputnik, de l'arraisonnement de l'avion de Ben Bella ...ou très accessoirement des dizaines de millions de morts du "grand bond en avant". De la même façon, tu dois te rappeler la grande épidémie de 1968, mondiale elle aussi et qui n'épargna pas notre pays, même si l'opinion avait, alors, plutôt la tête à l'après mai 68.

Ce qui est nouveau en effet, c'est le changement de relation avec la santé (et avec l'Etat qui doit en être le garant) et avec la mort à laquelle il faut trouver un responsable. Mais c'est bien sûr aussi, ce que notre auteur montre bien, l'emballement médiatique et la folle surenchère (intéressée) provoquée par la multiplication des relais d'opinion. Le drame, c'est que les gouvernants ne peuvent échapper à cette pression de l'instantané, de l'absence d'analyse et de recul, et de recherche permanente en responsabilité.

Il serait intéressant d'avoir une lecture critique de ce texte, i.e sous la plume de quelques personnes scientifiquement compétentes. Il n'en reste pas moins que le document est intéressant pour ne pas dire impressionnant.

(...)"
Hugues HOURDIN (via "Facebook")
rédigé aujourd'hui
Désultoirement vôtre ! - Pouvoirs publics, élus locaux - Economie - Nature (hors géologie)
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C'est aussi la déroute du droit : le Conseil constitutionnel suspend jusqu'au 30 juin la protection des droits et libertés garantis par la Constitution ; la contestation des ordonnances devant le Conseil d'Etat est matériellement impossible, sauf référé-liberté ; quant au "contrôle parlementaire", la composition de la mission d'information tient de la mascarade.