Pouvoirs publics, élus locaux

Une diplomate britannique démissionne, fatiguée des «demi-vérités» sur le Brexit

Une diplomate britannique en poste aux Etats-Unis a démissionné avec fracas à six jours des législatives au Royaume-Uni, affirmant dans sa lettre de départ ne plus supporter de «propager des demi-vérités» sur le Brexit, a rapporté CNN vendredi. Dans sa lettre datée du 3 décembre et consultée par la chaîne américaine, Alexandra Hall Hall, qui était chargée du dossier du Brexit à l'ambassade de Washington, écrit que sa position était devenue «intenable professionnellement» et «insupportable personnellement».

Affirmant ne rien avoir «pour ou contre le Brexit en soi», la diplomate dit avoir été «de plus en plus consternée par la façon dont nos dirigeants politiques ont essayé de faire part du Brexit, avec une réticence à s'attaquer honnêtement, même vis-à-vis de nos propres citoyens, aux défis impliqués par le Brexit».

«J'en suis à un moment de ma vie où je préfère faire quelque chose de plus gratifiant de mon temps que propager des demi-vérités pour le compte d'un gouvernement auquel je ne fais pas confiance», a ajouté la quinquagénaire, qui ne cite aucun responsable politique dans sa lettre. Un responsable du ministère des Affaires étrangères britannique, cité par CNN, a déclaré «ne pas commenter les détails d'une démission individuelle».

Boris Johnson a fait de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne l'axe principal de sa campagne pour les législatives du 12 décembre. Le dirigeant conservateur reste en tête des sondages face au chef du Labour, Jeremy Corbyn.

N.D.L.R. : Je salue ma consœur en dégoût et mépris pour certaines de nos soi-disant élites respectives !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le samedi 7 décembre 2019
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Incroyable mais vrai, il aura fallu près de deux semaines à la poste pour me retourner le recepisse d'une lettre recommandée signé du destinataire : pourtant, la lettre recommandée envoyée le 25 novembre dernier avait bel et bien été réceptionnée du côté de Rennes le lendemain.

L'inefficacité croissante du service public de la poste ne cesse de me stupéfier.

Il serait temps de mettre ces incapables au chômage et de laisser "Amazon", par exemple, occuper le terrain ainsi libéré !

Et, tant qu'on y est, on pourrait faire de même avec d'autres entreprises publiques pourries de l'intérieur et inaptes à assurer leurs missions de base, au premier rang desquelles la S.N.C.F., évidemment.

(Comme on peut s'en douter, je ne manquais pas, avec le tempérament inquiet qui est le mien, d'imaginer les pires hypothèses quant aux raisons que pouvaient avoir mes interlocuteurs du bureau d'études destinataire de refuser cette transmission).
Olivier LEPICK (via "Facebook")
rédigé le dimanche 8 décembre 2019
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En 2025, si nous ne le réformons pas avant, notre système de retraite par répartition présentera un déficit de 17 milliards d’euros. Car de fait, chaque année, l’État, c’est à dire le contribuable, verse plusieurs milliards d’euros pour équilibrer les régimes spéciaux de la fonction publique (3 milliards pour la SNCF, 700 millions pour la RATP et 8 milliards pour la fonction publique d’État dont les régimes sont particulièrement généreux. En résumé, le maçon, le restaurateur, l’artisan, le cadre, les salariés du privé, qui vont eux partir en retraite à 64 ans, payent pour que le conducteur de TGV, qui ne travaille même pas 35 heures par semaine, parte, lui, en retraite à 52 ans. Est-ce juste ? Non. Est-ce la meilleure façon de protéger notre système de retraite par répartition auquel nous sommes tous très attachés et dont je rappelle qu’il est le plus généreux de l’OCDE ? Certainement pas. Le message adressé aujourd’hui par les grèvistes est donc relativement simple et d’un cynisme himalayen : “nous nous foutons totalement que nos enfants et nos petits-enfants ne bénéficient pas d’un régime de retraite par répartition, nous voulons uniquement conserver nos privilèges exorbitants jusqu’à ce que le système implose sous le poids de sa dette”. Une chose est certaine, l’égoïsme ne prendra jamais sa retraite !


N.D.L.R. : A poil, la S.N.C.F. ! Virez-moi tous ces incapables !
Jean-Pierre ARBON
rédigé le lundi 9 décembre 2019
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Johnson et Metternich
Publié le 9 décembre 2019

Je lis toujours les nouvelles du Royaume-Uni, mais l’histoire sans fin du Brexit finit par me lasser quelque peu. Boris Johnson, qui devait « mourir dans un fossé » si son pays n’était pas sorti de l’Union Européenne le 31 octobre, saura cette semaine s’il a gagné son pari en provoquant des élections anticipées. J’ai tendance à penser que oui. Il va conforter son pouvoir comme Premier Ministre. The Guardian (qui est ma source principale d’information sur cette affaire) s’en horrifie et le décrit comme l’un des plus grands menteurs de tous les temps. C’est tout-à-fait possible, mais précisément, je pense à ce jugement de Napoléon sur Metternich : « Il est tout près d’être un homme d’Etat : il ment très bien. »


N.D.L.R. : Quant à moi, je continue à trouver ces contorsions passionnantes. Mais je serais bien incapable de prédire où tout ce bazar va nous mener, et les uns, et les autres.
Fédération Environnement Durable
rédigé le lundi 9 décembre 2019
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Communiqué de presse de la Fédération Environnement Durable

Paris le 6 décembre 2019 à 12h

Grève de vent le 5 décembre. Les 8000 éoliennes ont mis en danger la sécurité électrique nationale

Le 5 décembre à 12 heures, les 8000 éoliennes terrestres nationales ont fourni avec 691 MW (mégawatt), moins de 1% de la production instantanée d'électricité de la France. (*)

Pour éviter un blackout, ce sont les barrages au maximum de leurs capacités avec 14 689 MW et les centrales à gaz avec 8 913 MW qui ont dû faire face.

Pour ne pas disjoncter, le réseau électrique français a été contraint d’importer 4 236 MW d’électricité disponibles à cet instant sur le réseau européen.

Ces chiffres montrent le danger pour la sécurité de notre réseau électrique, des éoliennes incapables de produire de l'électricité à des moments cruciaux, par exemple en hiver quand il fait froid ! Leur production intermittente dépend uniquement du vent et non pas de leur hauteur ou de leur nombre. Elles ne pourront jamais faire face avec certitude aux moments où l’électricité devient vitale.

A l’instar de la Commission d’enquête parlementaire qui vient de préconiser un moratoire éolien, la FED demande au gouvernement de stopper dans les plus brefs délais, le programme éolien terrestre actuel considéré par les experts comme une erreur stratégique de la France, bon élève de l’Europe, qui produit une électricité déjà majoritairement décarbonée.

Jean-Louis Butré
contact@environnementdurable.net
06 80 99 38 08
(*) Production d'électricité par filière
https://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix-mix-energetique


N.D.L.R. : Il serait grand temps que nos compatriotes se réveillent !
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le mardi 10 décembre 2019
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Je roulerai cette nuit vers Paris où j'ai trois rendez-vous prévus demain et je rentrerai 24 heures plus tard.

Tout cela pour éviter les embouteillages dus à cette lamentable grève des transports.
Thatcher et Boileau
Publié le 10 décembre 2019


L’un des ministres de Margaret Thatcher avait dit un jour à son propos : « The danger, when Margaret speaks without thinking, is that she says what she thinks ».

Cette observation ne vaut pas que pour la dame de fer. Quand on parle sans réfléchir, on dit souvent ce que l’on pense, les psychanalystes l’ont bien compris. C’est vrai de presque tout le monde (sauf, d’après The Guardian, de Boris Johnson, qui ment même inconsciemment).

Toutefois, en anglais, to think signifie à la fois penser et réfléchir, et la traduction française naturelle ne rend pas compte de l’humour de la phrase. Une meilleure traduction serait : « Le danger, quand Margaret parle sans penser à ce qu’elle dit, c’est qu’elle dit ce qu’elle pense ».

Par un heureux hasard dans mes lectures, je rapproche cela d’une épigramme concernant Boileau. Dans son discours de réception à l’Académie, celui-ci joua faussement les modestes, et prétendit dans un style alambiqué qu’il n’était qu’un naïf et un ignorant dans le maniement de la langue. Peu après circulèrent les quatre vers suivants :

Boileau nous dit dans son écrit
Qu’il n’est pas né pour l’éloquence
Je ne sais trop ce qu’il en pense
Mais je pense ce qu’il en dit


On savait formuler les vacheries avec élégance, en ce temps-là.