Abords, Avenue, terrasse

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A l'heure où je reviens de mon déjeuner à ma cantine favorite, j'ai la surprise de constater que l'eau coule à flot du forage :

6 décembre 2018 à 13 h 11.

6 décembre 2018 à 13 h 30.

6 décembre 2018 à 13 h 34.

Je note ici mes observations dans l'ordre chronologique :

6 décembre 2018 à 13 h 36.

6 décembre 2018 à 13 h 39.

6 décembre 2018 à 13 h 39.

Dès que le forage reprend, l'eau sort en geyser à près de 10 mètres de hauteur et éclabousse abondamment les alentours :

6 décembre 2018 à 13 h 43.

6 décembre 2018 à 13 h 43.

6 décembre 2018 à 13 h 45.

6 décembre 2018 à 13 h 47.

6 décembre 2018 à 13 h 47.

6 décembre 2018 à 13 h 47.

6 décembre 2018 à 13 h 47.

6 décembre 2018 à 13 h 47.

6 décembre 2018 à 13 h 50.

6 décembre 2018 à 13 h 51.

6 décembre 2018 à 13 h 52.

6 décembre 2018 à 13 h 53.

6 décembre 2018 à 13 h 56.

6 décembre 2018 à 13 h 57.

6 décembre 2018 à 13 h 58.

6 décembre 2018 à 14 h 04.

6 décembre 2018 à 14 h 08.

6 décembre 2018 à 14 h 24.

6 décembre 2018 à 14 h 35.

Christophe PRUDENCE me montre un résidu de schiste issu des 12 premiers mètres de forage :

6 décembre 2018 à 14 h 38.

6 décembre 2018 à 14 h 45.

6 décembre 2018 à 14 h 49.

Le trépan de 165 mm a été remonté du fond et va être retiré :

6 décembre 2018 à 14 h 50.

6 décembre 2018 à 14 h 51.

6 décembre 2018 à 14 h 51.

Voici le trépan de 165 mm :

6 décembre 2018 à 14 h 51.

L'eau sort à gros bouillons du trou foré ...

6 décembre 2018 à 14 h 51.

... et coule vers les douves selon des chemins divers :

6 décembre 2018 à 16 h 28.

6 décembre 2018 à 16 h 28.

6 décembre 2018 à 16 h 29.

6 décembre 2018 à 16 h 30.

6 décembre 2018 à 16 h 30.


Je me borne ici à signaler que la situation que je viens d'illustrer est exceptionnelle. On a affaire à un puits artésien et c'est totalement inattendu. David BREBANT m'expliquera un peu plus tard dans l'après-midi qu'en 28 ans de carrière, il a foré 6 000 à 7 000 puits et n'est tombé sur des puits artésiens qu'en une vingtaine d'occasions. Celui-ci est le plus puissant qu'il ait jamais rencontré.

Inutile de dire que cette découverte risque fort de rebattre totalement les cartes de l'installation de chauffage central projetée. Il ne serait plus question de forer 19 puits de 100 mètres comme prévu ce matin encore. Il semble bien que nous devrions basculer dans un système d'aquathermie.

J'en expliquerai les conséquences et les risques dans un prochain message.
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Je suis encore sous le choc de la découverte, totalement inattendue, de cette après-midi. Rappelons-nous qu'il y a quelques mois à peine, un mesurage bâclé nous avait donné à penser que l'aquathermie serait sans avenir ici.

Récapitulons les enseignements du jour :
- nous avons trouvé de l'eau de surface vers 8 à 10 mètres de profondeur mais il n'y a rien d'utile à en tirer pour notre problème de chauffage ;
- nous nous sommes heurtés au roc vers 10 mètres de profondeur et jusqu'au bout du forage ;
- nous avons rencontré une grande quantité d'eau à partir de 52 mètres de profondeur et jusqu'à 68 où nous avons arrêté de forer en considérant que nous ne trouverions pas de faille de sortie de l'eau par en-dessous ;
- le dessus de cette réserve d'eau coule à un débit de 25 à 30 m3/h, ce qui est très élevé et devrait permettre l'aquathermie dans d'excellentes conditions ; en particulier, nul besoin de consommer de l'électricité pour pomper cette eau ;
- l'eau en question est tiède, ce qui est également excellent pour l'aquathermie ;
- alors qu'un chauffage par géothermie profonde (ou "par sondes") nécessiterait ici 1 900 mètres de forages à 33 € H.T./m, on devrait pouvoir se contenter, pour alimenter un chauffage par aquathermie, de 2 (ou 4 si on est très prudents) puits de 60 mètres à 46 € H.T./m ;
- alors qu'il aurait fallu, pour un chauffage par sondes de l'ensemble du manoir, trois pompes à chaleur du "modèle T130 de Lemasson", on pourrait se contenter ici de 2 d'entre elles, soit une économie de l'ordre de 14 000 € H.T. au seul titre de la pompe, sans même évoquer tous ses zakouskis ;
- les terrassements pour raccorder les puits à la chaufferie seront très fortement réduits.

Bref, je devrais pouvoir éviter beaucoup de dépenses grâce à la découverte du jour ; en particulier, les arrhes que j'ai d'ores et déjà réglées pour les 1 900 mètres de forage couvrent largement le coût de 4 puits pour aquathermie ; au mieux, je n'aurais donc plus de souci à me faire pour boucler avant la fin de l'année mon plan de financement 2018. Et celui envisagé pour 2019 et au-delà devrait pouvoir être libéré d'une bonne part de l'hypothèque que faisait peser sur mes épaules le poste "plomberie". Ce serait donc de nouveaux, et totalement inattendus, degrés de liberté qui s'offriraient ainsi à moi, c'est-à-dire en fait à notre chantier favori.

Mais ne nous emballons pas. Car il reste toutefois quelques questions techniques complexes à étudier et à traiter :
- la qualité de l'eau trouvée ; si elle est trop ferrugineuse, cela renchérira l'entretien de l'installation et réduira la durée de vie des pompes à chaleur ;
- la possibilité de chemiser au ciment le puits foré : la pression du puits artésien ne sera-t-elle pas trop forte pour empêcher l'assèchement temporaire nécessité par le chemisage ? Si on n'arrive pas à contrôler le puits artésien, cela pourrait être très dommageable ;
- la possibilité de rejeter dans la nappe phréatique l'eau tirée du puits, de manière à ne pas affaiblir cette nappe précieuse : là aussi, ce sera un problème de pression, donc de pompe.

M. BREBANT, qui est passé me voir en fin d'après-midi recommande une démarche empirique, réglant ces difficultés une par une. Cela me semble raisonnable.

Je vais toutefois solliciter l'avis de notre voisin et ami Gontran ACHARD de la VENTE, dont Carole me dit qu'il se chauffe par aquathermie, et de Thierry BURIN des ROZIERS, un professionnel que j'ai toujours trouvé d'excellent conseil.

P.S. : Gontran, que je viens d'appeler ce soir, se chauffe par sondes et non par aquathermie. Quant à Thierry BURIN des ROZIERS, il est toujours aussi aimable et compétent ; il pense que 2 puits d'aquathermie devraient me suffire.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 7 Décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Plomberie-chauffage - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse
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Au réveil ce matin, je me dis qu'il est heureux qu'on ait changé récemment de zone projetée pour les forages. Jusqu'à il y a quelques jours à peine, on prévoyait de forer le terrain jouxtant à l'Ouest l'"aile de la belle-mère". Avec le mur poreux que l'on sait, c'est toute la cour, donc tout le rez-de-chaussée du logis également, et aussi du bâtiment Nord, qui auraient risqué de se retrouver sous l'eau ce matin. A ce seul titre, on a sans doute évité une grosse catastrophe.

De même, je me rappelle la restauration par Claude MARTIN du mur Ouest de la douve Sud. C'était il y a douze ans déjà. Sans l'énorme semelle en béton, les drainages maousse costauds et les chantepleures généreuses dont il avait doté ce mur, où en serions-nous aujourd'hui ?

De même, je me dis que j'ai très bien fait de faire appel à un artisan spécialisé et chevronné comme David BREBANT pour lui confier ces forages. Sans lui, ce serait la panique à bord. Lui reste calme, seulement soucieux de se procurer rapidement une pompe au débit suffisant.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Dimanche 7 Décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Plomberie-chauffage - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse
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Je peux maintenant vous avouer que, ce matin encore, je me demandais si nous arriverions à prendre le contrôle du puits artésien. Celui-ci avait coulé toute la nuit :

7 décembre 2018 à 8 h 57.

Les opérateurs, dument briefés par David BREBANT, se sont attelés à la tâche en fin de matinée :

7 décembre 2018 à 11 h 27.

Ils ont inséré sous mes yeux, dans le trou du forage, un tube bleu...

7 décembre 2018 à 11 h 28.

... que voici :

7 décembre 2018 à 11 h 29.

Le temps que je m'absente pour déjeuner, ils avaient réussi leur opération :

7 décembre 2018 à 13 h 13.

Voici ces champions...

7 décembre 2018 à 13 h 19.

... et voici comment se trouve provisoirement canalisée l'eau...

7 décembre 2018 à 13 h 20.

... et comment elle se déverse dans la douve Sud :

7 décembre 2018 à 13 h 20.

Les chantepleures n'ont donc plus à pleurer :

7 décembre 2018.

A la suite de l'intervention réussie de ses ouvriers, j'ai échangé avec l'impeccable David BREBANT. Nous avons évoqué l'opportunité de 4 puits et j'ai décidé que, dès lundi prochain, un second puits pourra être foré, pour le rejet des eaux dans la nappe phréatique, mais que nous attendrons les avis motivés de Ludovic ANTOINE et, s'il le veut bien, de Thierry BURIN des ROZIERS avant de doubler la mise ou non.

David BREBANT m'a informé qu'un échantillon de l'eau du puits artésien avait été prélevé et envoyé au laboratoire d'analyse de LEMASSON. Le résultat nous parviendra d'ici une dizaine de jours.

J'ai demandé des explications sur les interventions du jour. David BREBANT m'a alors (re)communiqué les schémas très clairs suivants :

(Début de citation)

De : - M- BREBANT DAVID <brebant.forage@orange.fr>
Envoyé : vendredi 7 décembre 2018 15:14
À : penadomf
Objet : BREBANT FORAGE : EXEMPLE DE COUPE TECHNIQUE

Bonjour,

Suite à notre entretien téléphonique, veuillez trouver en pièces jointes des exemples de coupe technique théorique avec un forage et avec deux forages.

Restant à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.

NOTA : NOTRE NOUVEAU SITE INTERNET EST EN LIGNE

Bonne journée et bonne réception.

Bien cordialement

David BREBANT

BREBANT FORAGE
ZA 8 Rue du Courtil
50510 CERENCES
TEL : 02.33.61.61.19
MOBIL : 06.78.64.09.96
Mail : brebant.forage@orange.fr
Site : www.brebant-forage.fr

(Fin de citation)

Je suis alors revenu à l'attaque :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade <penadomf@msn.com>
Envoyé : vendredi 7 décembre 2018 15:23
À : - M- BREBANT DAVID
Objet : RE: BREBANT FORAGE : EXEMPLE DE COUPE TECHNIQUE

Cher Monsieur,

Il y a cette protection de tête du forage qui me pose problème (esthétique), d'autant que, pour le 1er puits au moins, nous nous trouvons à proximité immédiate de la chapelle classée MH et de la charretterie ainsi que de l'allée, toutes deux inscrites à l'I.S.M.H., en pleine "covisibilité".

N'y a-t-il pas un moyen de limiter très fortement l'impact visuel de ce bazar ? Quid du (ou des) prochain(s) forage(s) à ce titre ?

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)

David BREBANT m'a ensuite rappelé pour m'indiquer que le nécessaire serait fait pour limiter au maximum cet impact visuel, ainsi que cela se pratique souvent à proximité des monuments historiques.

Sur ces bases, nous sommes convenus que tout paraît désormais pleinement sous contrôle. J'en ai vivement félicité David BREBANT.
(Début de citation)

De : Arnaud PAQUIN <arnaudpaquin.architecte@gmail.com>
Envoyé : samedi 8 décembre 2018 20:31
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Chaslerie - Fin de la géothermie profonde, début de l'aquathermie

Formidable !
C'est une chance.
Je vois lundi matin avec Sébastien Leboisne et vous-même pour le rendez-vous avec le ferronnier.
Très cordialement

Arnaud PAQUIN

__________________________________________________________________

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : samedi 8 décembre 2018 01:44
À : Arnaud Paquin Architecte
Cc : C.F. ; T.F.
Objet : Chaslerie - Fin de la géothermie profonde, début de l'aquathermie

Cher Monsieur,

En raison de la découverte, totalement inattendue, d'une très importante réserve d'eau tiède sous la Chaslerie, j'ai décidé d'abandonner l'idée de nous chauffer ici par géothermie profonde (dite aussi "par sondes") et d'opter pour l'aquathermie.

Ceci va me permettre d'abaisser très fortement les coûts de cette installation. L'inconvénient sera la nécessité d'assurer un entretien régulier du dispositif.

Globalement, c'est une excellente nouvelle, vue d'ici.

Pour plus de détail, cf le site favori : https://www.chaslerie.fr/blog/architecte?p=138#blog-post-45059

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
A : David Brébant
Mer 12/12/2018, 18:18

Cher Monsieur,

Les résultats des deux forages du jour ont été, si j'ai bien compris, beaucoup moins favorables qu'espéré en votre compagnie ce matin encore.

Vous paraissent-ils compatibles avec la poursuite du projet d'aquathermie basé sur 2 pompes à chaleur du modèle T130 de Lemasson tel qu'il venait d'être envisagé, dans notre enthousiasme commun, à la suite du 1er forage ? Je serais désireux de connaître en particulier votre analyse en termes de débits de pompage ainsi que de rejet, nécessaires au bon fonctionnement des PAC et calibrés de manière à ne pas pas non plus porter atteinte à la nappe phréatique, et ceci y compris dans le temps.

Merci de bien vouloir m'éclairer sur ces sujets techniques de votre ressort, me semble-t-il.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)
Même en roulant, je bosse :

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : Jeu 13/12/2018, 17:47
À : David Brébant
Objet : RE : RE : RE: RE : RE : RE : RE : RE : RE : Forages du jour et suites.

Vous êtes très correct. Je m'inquiète cependant pour le débit du rejet et pour cette histoire de fuite autour du premier puits.

________________________________________________________________

De : - M- BREBANT DAVID <brebant.forage@orange.fr>
Envoyé : jeudi 13 décembre 2018 17:05:30
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : RE : RE : RE: RE : RE : RE : RE : RE : Forages du jour et suites.

Je vous facturerai le montant du devis ce qui signifie que je vous offre le 2nd sondage ainsi que les 10 mètres de plus sur le 3ème forage (70 mètres de profondeur)

Bien cordialement
David BREBANT

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De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : Jeu 13/12/2018, 14:27
À : David Brébant
Objet : RE : RE : RE: RE : RE : RE : RE : Forages du jour et suites.

S'agissant du dernier devis, cela aboutit à combien de mètres facturables ?

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De : David Brébant <brebant.forage@icloud.com>
Envoyé : jeudi 13 décembre 2018 13:58:52
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : RE : RE : RE: RE : RE : RE : Forages du jour et suites.

Ça ne change rien même avec 2T 130 car on passe de 10 à 12 m³ heures

Envoyé de mon iPhone

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De : "Pierre-Paul Fourcade" <penadomf@msn.com>
Envoyé : 13 décembre 2018 à 13:44 (GMT +01:00)
À : "- M- BREBANT DAVID" <brebant.forage@orange.fr>
Objet : RE: RE : RE: RE : RE : Forages du jour et suites.

Pouvez-vous répondre avec la bonne PAC ?

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De : Pierre-Paul Fourcade
À : David Brébant
Jeu 13/12/2018, 10:01
Objet : RE: RE : RE: RE : Forages du jour et suites.

Je vous l'enverrai des mon retour.

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De : - M- BREBANT DAVID <brebant.forage@orange.fr>
Envoyé : jeudi 13 décembre 2018 09:16:52
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : RE : RE: RE : Forages du jour et suites.

désolé je n'ai pas reçu de devis signé.

merci

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Le : 13 décembre 2018 à 09:11 (GMT +01:00)
De : "Pierre-Paul Fourcade" <penadomf@msn.com>
À : "- M- BREBANT DAVID" <brebant.forage@orange.fr>
Objet : RE: RE : Forages du jour et suites.

Vu. Ce sont des T130. Prière de corriger.
Je suis à Paris donc mal équipe pour répondre.
J'ai deja donné mon accord au devis par courriel.
Bien cordialement, PPF

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De : - M- BREBANT DAVID <brebant.forage@orange.fr>
Envoyé : jeudi 13 décembre 2018 09:02:37
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : RE : Forages du jour et suites.

Bonjour Monsieur Fourcade,

Comme je vous l'ai dit hier, le plus important est que le forage de pompage fournit entre 30 et 35 m3/heure ce qui couvre amplement les besoins de chauffage du château et annexes. Le débit est suffisant pour le fonctionnement du chauffage.

Comme déjà évoqué ensemble, le pompage doit débiter le double du besoin des PAC et le rejet doit avoir un minimum d'eau.

Ludovic Antoine m'a évoqué hier le besoin de 2 T98 soit un besoin global en eau de 2 x 5 = 10 m3/heure.

Nous avons eu la mauvaise surprise de ne pas trouver d'eau sur le second forage, c'est pourquoi nous avons réaliser un troisième forage qui débite 5.5 m3/heure. Un débit inférieur au premier forage, certainement que le premier forage est situé au milieu de la nappe et le troisième forage est situé en périphérie de celle-ci.

Les deux forages étant artésiens, nous savons que le rejet intégral sera difficile.

Je vous ai expliqué hier qu'il faut réaliser une tranchée drainante sur chaque forage vers la douve pour le trop plein de la nappe. Nous avons pu maitriser, grâce aux bride étanche le débordement du forage mais l'eau arrive à ressortir du premier forage entre le terrain et la cimentation ( j'avais évoqué hier cette éventualité qu'une partie de l'eau ressortirait du forage)

Je vous remercie de bien me renvoyer le devis des 2 forages signés qui correspond aux travaux réalisés.

Restant à votre disposition pour tous renseignements complémentaires.

Bien cordialement

David BREBANT

BREBANT FORAGE
ZA 8 Rue du Courtil
50510 CERENCES
TEL : 02.33.61.61.19
MOBIL : 06.78.64.09.96
Mail : brebant.forage@orange.fr
Site : www.brebant-forage.fr

(Fin de citation)

Les messages suivants permettront de mieux comprendre ce qui s'est passé hier.
L'équipe de Brébant-Forage est réapparue sur notre chantier favori ce jeudi matin. Elle était composée de David BREBANT, accompagné du chef d'équipe déjà intervenu ici et d'un compagnon. L'apprenti avait en effet été affecté à un autre forage.

David BREBANT m'a expliqué que les questions à régler sur le premier puits étaient de savoir si le collage allait se faire comme il faut (je n'ai pas compris de quel collage il s'agissait) et si l'on montait beaucoup en pression. S'il y avait trop de pression, cela rendrait impossible le rejet dans un tel puits, sachant que la pompe à chaleur accepte, pour sa part, une pression de 3 à 3,5 bars au maximum. Il avait téléphoné ces derniers jours à ses collègues chez les trois plus grands foreurs de l'Hexagone et avait ainsi appris qu'en Bretagne, au bord de la mer, l'un d'entre eux avait trouvé un puits artésien d'un débit de 100 m3/h à la pression de 3,9 bars ; les deux autres avaient été obligés de reboucher des forages ayant mis à jour des puits artésiens, ce que David BREBANT n'avait jamais fait pour sa part. Il a ajouté qu'en Basse-Normandie, les forages faisaient découvrir en moyenne de l'eau au débit de 6 m3/h et à la profondeur de 40 mètres.

Voici deux photos du matériel fraîchement débarqué de la camionnette de cette équipe, un manomètre à fixer en haut du puits artésien mis à jour lors de la précédente intervention...

12 décembre 2018 à 9 h 10.

... et un ciment spécial pour les puits de forage :

12 décembre 2018 à 9 h 21.

Mais place au spectacle :

12 décembre 2018 à 9 h 22.

12 décembre 2018 à 9 h 22.

12 décembre 2018 à 9 h 24.

Voici donc la bête à dompter dans un premier temps :

12 décembre 2018 à 9 h 25.

Vu de dessus, on dirait l’œil d'un immense poisson qui nous fixe et nous nargue :

12 décembre 2018 à 9 h 25.

Impressionnant, n'est-ce pas ?
Installation du manomètre en tête du puits du premier forage :

12 décembre 2018 à 10 h 13.

12 décembre 2018 à 10 h 14.

On tourne un robinet de manière à bloquer la sortie de l'eau vers le tuyau noir de dérivation et on observe le résultat : seulement 100 grammes de pression !

12 décembre 2018 à 10 h 19.

Je lis une certaine déception sur les visages, il faudra une pompe immergée pour amener l'eau à la chaufferie mais on me dit qu'on ne devrait pas avoir de problème pour le rejet :

12 décembre 2018 à 10 h 22.

L'eau a en outre l'inconvénient d'être ferrugineuse puisque la tôle ondulée utilisée quelques jours seulement a déjà rouillé :

12 décembre 2018 à 10 h 54.

Il est temps de se déplacer vers l'endroit du deuxième forage, à 20 mètres à l'Ouest du premier, légèrement en aplomb. Il est en effet prévu à ce moment-là que l'eau sera pompée du 2ème puits pour être rejetée dans le 1er :

12 décembre 2018 à 11 h 24.

Je note au passage la température de l'eau du 1er puits : 11° C, ce qui est moins que ce que nous avions pensé au toucher :

12 décembre 2018 à 11 h 22.

On me déclare que le 1er puits débite 32 m3/h d'eau et que le caractère ferrugineux de celle-ci, dont je m'inquiète, ne devrait pas poser de problème dans la mesure où elle circulera en circuit fermé, sans contact avec l'air ; il faudra cependant, par précaution, installer sur les puits des pompes en inox.

On m'explique enfin que le fort débit et la petite pression caractérisent le fait qu'on a atteint une rivière souterraine. Tout cela me semble bien mystérieux.
Le début du deuxième forage a commencé à 11 h 30 :

12 décembre 2018 à 11 h 29.

12 décembre 2018 à 11 h 30.

12 décembre 2018 à 11 h 31.

12 décembre 2018 à 11 h 33.

12 décembre 2018 à 11 h 34.

12 décembre 2018 à 11 h 34.

On a rencontré les eaux de surface sur la roche vers 12 mètres de profondeur :

12 décembre 2018 à 11 h 36.

Remontée du gros trépan :

12 décembre 2018 à 11 h 37.

Installation du petit, qui est neuf :

12 décembre 2018 à 11 h 52.

12 décembre 2018 à 11 h 54.

A midi, le petit trépan a touché la roche :

12 décembre 2018 à midi.

A une profondeur de 15 mètres :

12 décembre 2018 à 12 h 03.

A la reprise du travail, vers 13 h 30 :

12 décembre 2018 à 13 h 39.

A une quarantaine de mètres de profondeur :

12 décembre 2018 à 13 h 51.

12 décembre 2018 à 13 h 55.

12 décembre 2018 à 13 h 56.

12 décembre 2018 à 14 h 11.

A une soixantaine de mètres de profondeur, toujours pas d'eau, rien que de la roche noire réduite en poudre par le trépan :

12 décembre 2018 à 14 h 12.

Les deux foreurs se concertent et décident d'arrêter le forage à une profondeur de 68 mètres :

12 décembre 2018 à 14 h 13.

La sortie du petit trépan :

12 décembre 2018 à 14 h 31.

Les tubes bleus à retirer :

12 décembre 2018 à 14 h 34.

12 décembre 2018 à 14 h 34.

12 décembre 2018 à 14 h 38.

12 décembre 2018 à 14 h 39.

Comme un œil mort :

12 décembre 2018 à 14 h 44.

Les foreurs ont remis dans le trou un maximum des matériaux qui en avaient été retirés...

12 décembre 2018 à 14 h 53.

... mais, après ce travail, environ la moitié de ces matériaux est restée en surface puisque le sable est moins dense que la pierre :

12 décembre 2018 à 14 h 54.

En résumé, deux heures de travail pour rien.

Donc un troisième forage au moins sera nécessaire. Direction le premier alignement de tilleuls, vers le deuxième tilleul en partant de la charretterie.
Après le premier forage, nous étions tous enthousiastes. Après le deuxième, j'étais devenu très perplexe et me mettais à douter de la possibilité de forer un puits convenable pour le rejet.

Le troisième forage a commencé vers 15 heures, à un endroit que j'avais fait niveler par le terrassier COURTEILLE de Domfront peu de temps après mon achat de la Chaslerie. Je n'ai donc pas été surpris qu'il y ait là très peu de bonne terre et qu'on arrive tout de suite sur de l'argile :

12 décembre 2018 à 14 h 55.

12 décembre 2018 à 14 h 55.

12 décembre 2018 à 14 h 56.

12 décembre 2018 à 14 h 58.

Avant même que le premier trépan soit complètement enfoncé, on a en effet trouvé de l'argile. Et, tout au long du forage, j'ai senti une nette odeur d'H2S dont je doute qu'elle soit porteuse de bonnes nouvelles pour la pérennité de l'installation :

12 décembre 2018 à 14 h 59.

12 décembre 2018 à 15 heures.

12 décembre 2018 à 15 h 02.

12 décembre 2018 à 15 h 04.

12 décembre 2018 à 15 h 05.

Voici l'eau de surface :

12 décembre 2018 à 15 h 08.

12 décembre 2018 à 15 h 12.

Le passage au petit trépan :

12 décembre 2018 à 15 h 12.

12 décembre 2018 à 15 h 13.

12 décembre 2018 à 15 h 13.

Le tubage des 12 premiers mètres de forage :

12 décembre 2018 à 15 h 14.

12 décembre 2018 à 15 h 15.

12 décembre 2018 à 15 h 15.

12 décembre 2018 à 15 h 18.

12 décembre 2018 à 15 h 19.

12 décembre 2018 à 15 h 20.

12 décembre 2018 à 15 h 21.

12 décembre 2018 à 15 h 23.

12 décembre 2018 à 15 h 25.

12 décembre 2018 à 15 h 25.

12 décembre 2018 à 15 h 27.

12 décembre 2018 à 15 h 27.

12 décembre 2018 à 15 h 42.

A une profondeur de 55 mètres, on a trouvé de l'eau en débit médiocre :

12 décembre 2018 à 15 h 44.

12 décembre 2018 à 15 h 51.

12 décembre 2018 à 16 heures.

12 décembre 2018 à 16 h 05.

12 décembre 2018à 16 h 15.

A 61 mètres de profondeur, le débit était de 4,5 m3/h :

12 décembre 2018 à 16 h 21.

12 décembre 2018 à 16 h 21.

Les foreurs ont alors décidé de descendre à 70 mètres.
A 16 h 35, le chef d'équipe m'a dit que le débit avait progressé à 5,5 m3/h.
La remontée du trépan a commencé à 16 h 40. En attendant, les tubes destinés à être enfilés dans le puits étaient alignés sur le sol :

12 décembre 2018 à 16 h 48.

A 17 h, le chef d'équipe m'a déclaré que ce troisième forage s'est également traduit par un puits artésien. Sentant que je doutais du caractère suffisant du débit de ce puits, il a ajouté que "le débit va se développer, comme pour le premier forage où il est passé de 25 à 50 m3/h". D'où sortait-il ce chiffre ? Je l'ignore et devrai le demander à David BREBANT. En tout cas, toutes ces histoires de circulation de l'eau dans le sol m'apparaissent de plus en plus mystérieuses :

12 décembre 2018 à 17 h 14.

12 décembre 2018 à 17 h 17.

12 décembre 2018 à 17 h 21.

12 décembre 2018 à 17 h 30.

12 décembre 2018 à 17 h 32.

12 décembre 2018 à 17 h 32.

Le travail s'est poursuivi à l'éclairage électrique :

12 décembre 2018 à 17 h 41.

12 décembre 2018 à 17 h 45.

Voici le compagnon en train de faire couler de petites billes d'un produit blanc dans l'espace entre le tube bleu et la terre forée ; il ne travaillait que d'un côté du tube et j'ai alors exprimé mon doute sur le fait que les billes puissent ainsi se répandre en quantité suffisante tout autour de ce dernier :

12 décembre 2018 à 17 h 49.

12 décembre 2018 à 17 h 49.

En fin de journée, je me retrouvais ainsi avec un résultat très différent de celui encore espéré le matin-même. J'étais resté toute la journée debout dehors, le moral n'était pas terrible. D'où mon courriel d'interrogations à David BREBANT et la ribambelle d'échanges qui ont suivi à ce stade.
Les foreurs sont revenus avant-hier, pendant que je me trouvais à Paris.

Hier, j'ai vu qu'ils avaient disposé des tuyaux pour déverser l'eau excédentaire des puits artésiens :

14 décembre 2018.

14 décembre 2018.

Ces tuyaux sont posés en travers de l'allée historique sur laquelle ils empêchent par conséquent toute circulation. Il va donc falloir que, très rapidement, je fasse à tout le moins enfouir ces tuyaux, ce qui va défoncer l'empierrement de l'allée.

14 décembre 2018.

Pas mal d'eau continue ainsi à être canalisée vers les douves...

14 décembre 2018.

... et j'observe que les chantepleures ont repris du service...

14 décembre 2018.

... ce qui me paraît corroborer l'information, donnée par un courriel de David BREBANT, que la cimentation du premier puits fuit.

Il va falloir évaluer la situation. Je me propose donc, dans un premier temps, d'interroger de nouveau David BREBANT puis de demander son avis à Thierry BURIN des ROZIERS.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 20 Décembre 2018
Journal du chantier - Architecture-M.O. - Administraaaâââtion - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse
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On se souvient que je me demandais comment procéder pour éviter que les tuyaux bleus du foreur n'empêchent la circulation, sur l'allée historique, des tracteurs et engins nécessaires, entre autres, à l'entretien des abords de notre manoir favori. Un autre souci était d'éviter que le débit d'eau ne détériore un glacis de la douve Sud.

Christian m'a proposé une idée à laquelle je suis confus de n'avoir pas pensé tout seul, celle de déverser l'eau excédentaire dans un fossé qui se trouve au Sud de la parcelle forée, en limite des "nouvelles terres". J'ai immédiatement topé, voyant là un moyen d'éviter de défoncer l'empierrement de l'allée.

Voici le résultat car il a procédé dès ce matin à l'application de son idée :

20 décembre 2018.

20 décembre 2018.

20 décembre 2018.

20 décembre 2018.

20 décembre 2018.

C'est exactement ce que j'aime, une idée astucieuse mise en œuvre proprement et sans délai.

20 décembre 2018.

Quand je vois par exemple ces pierres de cheminée et autres en attente à côté de la chapelle...

20 décembre 2018.

... je me dis que j'aimerais qu'il puisse en aller de même pour d'autres travaux pour lesquels la réglementation me contraint à en passer par une profession en position de monopole et qui me cause, cette fois par une invraisemblable inertie, beaucoup de tracas dont je me passerais très volontiers.
A l'aube de l'année 2019, aucune nouvelle menuiserie d'ouverture n'a encore été posée sur le logis alors que la première tranche de ces travaux a été réglée il y a un an. On en est toujours à attendre le compte rendu de la réunion de chantier d'il y a plus de six mois.
Plus généralement, la situation demeure figée sur de nombreux sujets, dont certains urgents et critiques, en dépit de mes relances fréquentes et des assurances reçues comme l'on sait.
Ce blocage persistant de notre chantier favori pour de mauvaises raisons me soucie. Le moment me paraît venu de sortir du brouillard stérile qui n'a que trop duré.

Les trois S.M.S. suivants, envoyés ce matin, permettront-ils de débloquer la situation d'une manière ou d'une autre ?

"Rien n'a changé depuis le 12 octobre au moins.
De bonnes paroles certes. Mais cela ne saurait suffire. Tout cela manque totalement de sérieux."

"Message du 12 octobre 2018 :
Cher Monsieur, je pense qu'il serait bienvenu de changer de méthodes de travail. Même si j’apprécie la souplesse et la simplicité, on ne peut en effet se contenter toujours de coups de fil, passés de surcroît d'endroits où le téléphone fonctionne mal et ne portant en outre que sur un aspect technique d'une question particulière. Comme rappelé encore récemment, il existe également des contraintes de calendrier diverses pour ce chantier qui me font souhaiter être épaulé plus solidement, au moins sur le chemin critique où nous nous trouvons d'ores et déjà pour divers postes. Donc pouvez-vous m'indiquer, pour chacun des points de la liste que vous savez, la date à laquelle vous pensez arriver à me transmettre la contribution écrite claire que j'espère recevoir de vous ? Cordialement, PPF"

"J'attends un calendrier pour la mise en œuvre de mes demandes rappelées par courriel du 20 novembre dernier.
Si vous vous sentez incapable de tenir le rôle, il conviendra que nous prenions l'attache de la D.R.A.C. pour organiser votre succession. Je souhaiterais alors que cela se passe dans le bon ordre, si possible de concert et sans perdre encore une fois un temps et une énergie précieux pour moi.
Merci pour votre compréhension.
Tous mes vœux pour 2019.
PPF"
(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : jeudi 27 décembre 2018 09:18
À : antoineassocies@orange.fr
Objet : RE: Devis

Merci.

Où s'arrête ce devis ? Je comprends qu'en amont, vous prenez le relais du foreur. Mais où est la limite aval ? Est-ce que l'arrivée de la chaleur (par le sol ou les radiateurs, selon le cas) dans les pièces destinées à l'habitation est incluse ?

Je comprends que ce devis ne couvre que la 1ère tranche du chauffage (colombier, RC du logis, bâtiment Nord, chapelle). Pourriez-vous m'indiquer quelle rallonge prévoir pour le reste (étage du logis, reste de l'"aile de la belle-mère", tour Louis XIII, cave) ?

Et j'avais compris que les PAC seraient des T130. Pourquoi ce changement en faveur de T98-E ?

Par ailleurs, j'attends que M. BREBANT déclare son travail fini et, dans l'immédiat, ses réponses à mes dernières questions sur les qualités/défauts de son installation et ses analyses de l'eau.

Bien cordialement,

PPF

________________________________________________________

De : antoineassocies@orange.fr <antoineassocies@orange.fr>
Envoyé : jeudi 27 décembre 2018 08:56
À : penadomf@msn.com; antoineassocies@orange.fr
Objet : Devis

Bonjour,

Veuillez trouver ci joint le devis.

En vous souhaitant bonne réception.

Cordialement.

ANTOINE & ASSOCIES
21 Rue du Champ Saint Michel - 14700 FALAISE
Tel : 02 31 40 70 05 Mail : antoineassocies@orange.fr

(Fin de citation)
Notre troquet favori à Bagnoles, du côté du "Cetlos", celui où l'on servait un chocolat chaud excellent car allongé de maïzena, a fermé du fait du départ à la retraite des tenanciers coutumiers. La réouverture est prévue en mars sous un autre pavillon. Carole et moi avons donc dû, hier après-midi, passer à notre choix n°2, une pâtisserie après le marchand de journaux. Et, là, autour d'un chocolat moins bon que dans l'ex-troquet favori, Carole m'a reproché que ma liste du 20 novembre soit "trop compliquée". Comme moi, elle s'interroge en effet sur les meilleurs moyens de débloquer notre chantier favori, encalminé depuis trop longtemps.

Je trouve curieux ce souci de vouloir ramasser en un minimum de points un tel chantier. Déjà la D.R.A.C. me l'avait demandé lors de sa visite du 15 novembre dernier. Dans son principe, l'idée paraît simple et de bon sens. Mais, en pratique, ça ne marche pas, en tout cas pour moi.

Toutes ces personnes, dont je ne mets nullement en doute les bonnes intentions, ne comprennent pas que j'ai besoin de pouvoir me lancer constamment dans plusieurs directions à la fois, par simple souci de ne pas me retrouver coincé par l'un des multiples contretemps qui ne manquent pas de surgir à tout moment pour des raisons étrangères à ma volonté. A commencer par la disponibilité des artisans ou les découvertes inopinées comme il en arrive à tout bout de champ en de multiples domaines. J'ai aussi et surtout des rythmes à respecter, le fiscal n'étant pas le moindre, loin s'en faut, qui m'obligent à avancer vaille que vaille, contre vents et marais si nécessaire : à ce seul titre, je dois pouvoir maintenir une vitesse de croisière à peu près constante et ce n'est pas un mince effort au milieu de tous les obstacles entre lesquels je passe ma vie à godiller.