Abords, Avenue, terrasse

J'ai reçu ce matin la visite d'une entreprise spécialisée dans les forages, disposant à ce titre de diverses habilitations professionnelles et pouvant témoigner d'un certain nombre d'interventions dans le secteur, y compris près de monuments historiques bas-normands. J'attends son devis sur le coût de ses opérations (qui serait facturé sur la base de 23 € H.T./m en cas d'abandon du forage et de 33 € H.T./m, y compris le chemisage du trou, en cas de succès).

J'ai appris à cette occasion qu'il y a lieu de parler :
- d'aquathermie en cas de forage d'eau,
- et de géothermie en cas de forages profonds.
Carole m'a annoncé hier qu'elle viendrait, en mon absence (pour cause de promenade en Sicile), passer, avec sa sœur Eliane, quelques jours à notre manoir favori. Je ne voudrais pas qu'elle détourne Christian de son plan de travail. J'ai donc demandé à Benjamin s'il accepterait de reporter son départ de quelques jours.

Dans l'immédiat, Benjamin met de l'ordre à l'arrière-cour qui en a bien besoin :

22 mai 2018.

J'ai beau dire à Claude MARTIN que, s'il veut couper l'herbe des allées, il vaut mieux le faire l'après-midi, quand la rosée s'est évaporée, rien n'y fait, le petit père se pointe dès 8 heures du matin, par souci de ne pas fondre dans l'habitacle du "Valtra" (il y a pourtant de la matière) :

23 mai 2018.

Christian et Benjamin gèrent mieux leur temps : le matin, nettoyage et paillage de plates-bandes...

23 mai 2018.

... l'après-midi, tonte et fenaison dans l'arrière-cour où la nature est enfin maîtrisée, pour la première fois de l'année...

23 mai 2018.

... Benjamin, avec qui le contrat de l'APIJOMM a pris fin hier.
Avant de partir, j'ai donné à Christian l'instruction de, prioritairement :
- couper l'herbe dans les "nouvelles terres" en veillant particulièrement aux plantations les plus récentes ;
- abattre le mur en parpaings qui, dans le bâtiment Nord, sépare l'ancienne cuisine et la chaufferie ; il me paraît en effet temps que nous nous rendions compte de ce que pourrait représenter une nouvelle cuisine de 9,60 m de long.
Je suis reconnaissant à Christian d'avoir su monter le fauteuil de geek dont j'ai fait l'emplette avant-hier à Caen :

5 juin 2018.

De ce fait, ma chambrette monacalo-monastique où j'ai dû me réfugier à ce stade de nos travaux favoris...

6 juin 2018.

... a pris - pour combien de temps ? - un p'tit air très pro, en tout cas de nature à calmer ma scoliose d'enfance, désormais douloureuse :

6 juin 2018.

Par ailleurs, quand il ne déménage pas des meubles, Christian, vigueur de la nature oblige, tond l'herbe...

6 juin 2018.

... ou taille quelques charmilles favorites :

6 juin 2018.

6 juin 2018.

Au bord de la D 22, la charmille a enfin été taillée. Quand on descend vers le manoir, l'herbe des bermes est nickel. Christian a bien travaillé. Deux chevreuils m'attendaient mais ont détalé à l'approche de ma "Twingo".

En chemin de retour de Paris, j'avais appelé mon aîné. Il trouve que l'idée d'installer mon bureau-bibliothèque à la place du salon de l'"aile de la belle-mère" est excellente. Idem pour une cuisine sur deux travées dans le bâtiment Nord, suivie d'une arrière-cuisine sur la 3ème. Il regrette un peu que je n'envisage pas de percer, dans cette cuisine, une porte d'accès à l'arrière-cour ; en fait, il ignore que cette dernière est impraticable car trop mouillée les deux tiers de l'année.

Bref, j'ai la chance de vivre dans un bel endroit et le débat familial progresse petit à petit.

J'avais souhaité une deuxième réunion de chantier, trois semaines après la première, non seulement parce que le compte rendu de celle-ci ne m'était toujours pas parvenu, mais surtout parce que je pensais qu'un tête-à-tête avec Arnaud PAQUIN serait utile pour préciser certains points qui m'avaient échappé lors des débats précédents avec les artisans. Et le fait est que cette seconde réunion aura été très utile pour moi.

Nous nous sommes tout d'abord rendus au 1er étage de la tour Sud-Ouest pour examiner, en présence de Christian, les désordres de la charpente, au-dessus du passage vers la salle dévastée. On se souvient qu'une sablière intérieure a tourné (ou avait été mal posée consécutivement à l'incendie de 1884) en avant du plan du parement. A son habitude (il avait fait la même chose il y a trois semaines, cette fois-là dans les combles du colombier), Arnaud PAQUIN, a escaladé la charpente tel un singe (avantage de n'avoir que 40 ans)...

12 juin 2018.

... et s'est mis d'accord avec Christian sur les modifications à effectuer, une fois que le linteau que l'on sait aura fini d'être relevé :

12 juin 2018.

Je retiens qu'il résulte des observations d'Arnaud PAQUIN que, consécutivement à l'incendie de 1884, la charpente du logis a fini d'être restaurée avant que ne commence la restauration de la charpente de la tour Sud-Ouest. C'est ce qui explique la présence de ce surprenant bout de sablière en porte-à-faux, preuve d'un certain bâclage du travail d'alors.

Dans la "pièce dévastée", Arnaud PAQUIN a relevé au laser tournant les cotes du sol :

12 juin 2018.

12 juin 2018.

Il en ressort que la hauteur disponible pour l'isolation thermique ou le revêtement futur (vraisemblablement un parquet) n'est que de 7 cm par rapport au seuil constitué par le granit du dallage de la cage d'escalier du logis.

13 juin 2018.

13 juin 2018.

Comme je m'en doutais, Arnaud PAQUIN recommande de conserver ce seuil comme niveau 0, c'est-à-dire de ne pas introduire de marche dans la salle dévastée, marche destinée à accroître l'épaisseur disponible. Par voie de conséquence, il est exclus (du moins à ce stade de nos réflexions) de recourir à la solution d'un chauffage par le sol dans ce volume où nous nous en tiendrions donc au réemploi de radiateurs de fonte dans les embrasures de fenêtres. Il faudra commencer par poser des lambourdes sur les entrevous du sol, puis par remplir les interstices avec un produit isolant (dont je n'ai pas retenu le nom). Comme il ne sera pas dans mes moyens de restaurer le parquet en question (car la restauration du plafond devrait passer avant et sera coûteuse si on veut faire les choses bien), il conviendra que Christian fixe provisoirement auxdites lambourdes un dallage léger de bois permettant de ne pas abîmer l'isolation nouvelle tout en redonnant un certain usage à la pièce, notamment aux fins de garde-meubles dans un premier temps.

Toujours au premier étage du logis, cette fois dans mon ancienne chambre (au-dessus de la salle-à-manger), Arnaud PAQUIN est, comme moi, d'avis que le parquet à marqueterie bricolée dans les années 1950 (sans doute à partir de vestiges d'un appartement du quartier de la rue de l'Alboni à Paris issu de la fortune GOUPIL, telle qu'héritée par les LEVÊQUE) ne mérite pas d'être conservé :

12 juin 2018.

Nous le ferons donc sauter et, dans la foulée, en profiterons pour faire sauter l'horrible truc peint en crème entre les solives qui le supportent...

12 juin 2018.

... et, tant qu'on y est, remplacerons les deux poutres au plafond de la salle-à-manger et ferons en sorte que les nouvelles solives respectent la règle du "tant pleins que vides". Et, encore, si mon porte-monnaie n'est pas asséché, ferons en sorte que les corbeaux, tous détériorés par l'incendie de 1884, soient remplacés, ...

12 juin 2018.

... y compris au plafond des pièces au rez-de-chaussée des tours, ...

12 juin 2018.

... par des granits conformes à l'original, tel qu'on a pu l'observer au manoir du Bas au Teilleul.

Pour ce qui concerne le passage, au premier étage du logis, entre mon ancienne chambre et la tour attenante, Arnaud PAQUIN et moi sommes d'accord pour ne pas en relever le linteau, bien que bas, car celui-ci, pourtant réalisé en béton à la suite de l'incendie de 1884, ...

12 juin 2018.

... nous semble de forme suffisamment harmonieuse pour être conservé en l'état, si possible.

A ce sujet, tout dépendra des découvertes que l'on fera lorsque, dans 15 jours et avec le concours d'Igor, je ferai tomber l'enduit des murs de la pièce du 1er étage de la tour Nord-Est.

Là, une fissure a retenu l'attention d'Arnaud PAQUIN :

12 juin 2018.

Elle lui semble caractéritique d'un cisaillement dû, par exemple, à un tassement relatif de la tour par rapport au corps du logis, ainsi que l'explicite son dessin suivant :

12 juin 2018.

Dans la chambre, de nouveau, Arnaud PAQUIN a observé un assemblage de pierres voisin du passage (plus précisément, entre la cheminée et le passage), ...

12 juin 2018.

... et s'est demandé si ce n'était pas là la trace d'une ancienne niche dans le mur. Je lui ai répondu que non car la même cicatrice est visible de l'autre côté du mur, ce qui donne plutôt à penser qu'il y avait là une ancienne ouverture, communiquant avec un volume qui se serait situé au-dessus de la chaufferie actuelle, au fin fond du bâtiment Nord (ou, plutôt, de ce qui l'a précédé car celui-ci, tel qu'il nous est parvenu puis que je l'ai modifié, date du début du XIXème, même s'il a été salement bidouillé du temps de mes prédécesseurs immédiats, comme en témoigne le "bleu des mers du Sud" cher à la veuve de mon vendeur).

Arnaud PAQUIN et moi sommes ensuite allés observer la qualité du travail de l'entreprise BODIN au rez-de-chaussée du logis. Il n'y a rien à signaler de particulier au passage entre la salle-à-manger et la tour Nord-Est.

En revanche, le matin-même, profitant de l'enlèvement des échafaudages qui obstruaient, depuis le début du chantier, le passage entre la cuisine et la salle-à-manger, j'avais observé que Sébastien n'avait pas tenu compte de ma commande formelle d'en relever le linteau de 30 cm mais s'était contenté de 8 :

12 juin 2018.

Je souhaitais donc recueillir l'avis de l'architecte sur l'attitude à adopter devant cette erreur, heureusement encore corrigeable facilement à ce stade du chantier.

Arnaud PAQUIN, ainsi consulté, est d'avis que je peux me contenter de la hauteur actuelle du linteau, donc laisser Sébastien poursuivre sur sa lancée, tout en négociant avec l'entreprise BODIN un "discount" sur sa prochaine facture. Je vais donc demander à Cédrick COOS de m'indiquer la solution qu'il préfère, y compris le "discount" qu'il serait disposé à me consentir à ce sujet.

Je voulais également qu'Arnaud PAQUIN me donne son avis sur le positionnement de la (ou des) porte(s) à installer dans ledit passage. Depuis les travaux des années 1950, il y avait là deux portes, l'une ouvrant dans la salle-à-manger et posée en applique sur le mur, l'autre, posée en applique dans la cuisine et ouvrant dans le passage.

Arnaud PAQUIN est d'avis que, compte tenu notamment de la présence d'une "grotte" dans le passage entre l'entrée et la salle-à-manger (je désigne ainsi le fait que la porte de séparation est posée côté entrée et ouvre vers la salle-à-manger, sans qu'il y ait de seconde porte occultant le passage en applique sur le mur Sud de ladite salle-à-manger), il n'y a pas d'inconvénient à procéder de même en face, dans le passage entre la salle-à-manger et la cuisine. La porte unique en question serait donc posée côté cuisine, contre la feuillure existant dans le granit, et ouvrirait vers le passage. Il n'y aurait plus de seconde porte comme il y en avait une depuis les années 1950.

A ce stade de mes réflexions, cette solution me semble la meilleure. Arnaud PAQUIN m'a toutefois fait observer que le parement de granit, à l'entrée du passage côté cuisine, date sans doute du début du XIXème siècle, c'est-à-dire de la construction du bâtiment Nord. Cette dernière remarque, si j'en tire je ne sais encore quelle conséquence, me paraît seule à même de pouvoir justifier à mes yeux un changement du parti proposé par Arnaud PAQUIN sur cette question.

Nous nous sommes enfin rendus dans l'"aile de la belle-mère". Arnaud PAQUIN a observé que le pied du mur Ouest du salon est désormais totalement perméable à l'eau de la moindre intempérie.

12 juin 2018.

12 juin 2018.

Il est néanmoins d'avis qu'il n'y a pas lieu de relever le sol, à l'intérieur de la pièce, de plus de la hauteur d'une marche. Il trouve que l'idée d'installer là le bureau-bibliothèque-de-mes-rêves est excellente, est d'accord avec moi pour prévoir une séparation entre ce bureau-bibliothèque et la cage d'escalier, est d'accord pour réfléchir à la forme de l'"escalier-en-facteur-commun" nécessaire, est d'avis qu'il y a lieu de supprimer la cheminée dans mon futur bureau-bibliothèque-de-mes-rêves mais considère que la pièce sera suffisamment vaste pour qu'il soit inutile d'en déplacer le mur Nord, enfin en infère comme moi qu'il y aura lieu de translater vers le Nord la fenêtre Ouest de cette pièce.

Tout cela me convient.

A l'extérieur du bâtiment, Arnaud PAQUIN a observé les lieux en détail et en a conclu qu'il serait souhaitable d'aménager une rigole en béton le long du mur Ouest de l'"aile de la belle-mère", rigole qui serait à réaliser sur le modèle suivant :

12 juin 2018.

Il est entendu que je ferai d'abord rechercher jusqu'où descendent les fondations de ce mur, y compris du côté de la tour Louis XIII. Je chargerai Igor de ce travail, à moins que Christian ne sache conduire la mini-pelle, ce que j'ignore à ce stade.

En repartant, Arnaud PAQUIN a observé les moulures du mur Sud de la cour...

12 juin 2018.

12 juin 2018.

... et en a déduit que ce mur datait de la première moitié du XVIIIème siècle, c'est-à-dire de l'époque où les LEDIN, à l'aise financièrement, avaient procédé à d'importants travaux d'amélioration sur leur résidence secondaire.

Je tâcherai d'en faire autant, bien que, dorénavant, la faible profondeur de mes poches me cause souvent des cauchemars.

En résumé, excellente réunion de travail avec Arnaud PAQUIN.

La balle est dans mon camp pour rechercher les fondations du mur "Ouest" de l'"aile de la belle-mère".

Elle est surtout dans le sien pour, dans les meilleurs délais :
- me fournir le mode d'emploi des isolations thermiques à incorporer au sol du rez-de-chaussée et du 1er étage du logis ;
- rédiger sa note d'expert à l'assureur suite aux dégâts des eaux ;
- définir l'"escalier-en-facteur-commun" de l'"aile-de-la-belle-mère".

P.S. : Relisant mes notes prises en vue de cette réunion ou au cours de celle-ci, ...

12 juin 2018.

... je m'aperçois que j'ai omis de parler ici de quelques autres sujets abordés hier. Ainsi :

- les peintures des menuiseries extérieures vont changer de qualité ; en effet, je ne suis pas satisfait de la peinture micro-poreuse que j'utilisais jusqu'ici, l'expérience ayant montré qu'elle mutait rapidement sous l'effet des ultra-violets pour donner un truc mauve salement blanchissant qui ne me plaît guère. A ce sujet, Arnaud PAQUIN recommande des pigments naturels et doit m'en communiquer les références, sachant que nous nous sommes mis d'accord sur un orange foncé dénommé "Vauban" dans la collection en question. Donc finis les délavements tristounes, ça va péter, ça va chanter, je ne vous dis que ça !

- à propos des vitrages des nouvelles menuiseries extérieures, des considérations tenant aux dimensions des petits bois conduisent Arnaud PAQUIN à recommander de changer la feuille de route de Sébastien LEBOISNE en substituant aux doubles vitrages prévus sur le projet de Benoît MAFFRE des verres feuilletés de qualité dite "Ruysdaël". Nous y perdrons en efficacité thermique (le coefficient "UG" doublant de 1,4 à 3), ce que j'aurai à signaler au plombier pour le dimensionnement du chauffage, mais nous y gagnerons beaucoup en solidité (il faut que je pense aux ballons de mes petits-fils...) et en esthétique. Donc j'ai donné mon accord de principe ;

- pour répondre à une remarque récente de Pascal BRESSON, Arnaud PAQUIN m'a confirmé que les petits bois des fenêtres de Sébastien LEBOISNE sont bien prévus avec des moulures contre-profilées ;

- enfin, j'ai fait part à Arnaud PAQUIN des difficultés que nous pourrions avoir à trouver un dallage de granit de la qualité "ad hoc" pour le sol de la salle-à-manger, tout en faisant valoir qu'il n'y avait pas de raison d'opter déjà pour un autre choix de revêtement. Les recherches se poursuivent donc, à la diligence de Frédéric LEBON de l'entreprise BODIN.

Accessoirement, je retiens qu'Arnaud PAQUIN m'a également parlé d'une retraite salutaire qu'il a effectuée dans un monastère du côté de Vichy comme des orientations du pape actuel, ce qui m'a beaucoup intéressé bien que cela sorte clairement du champ officiel de nos travaux.

P.S. 2 : Arnaud PAQUIN m'avait déjà prouvé ses qualités d'alpiniste il y a trois semaines, en escaladant la charpente du colombier. Après l'avoir ainsi observée de près, il m'avait confirmé que, comme me l'avait déjà affirmé Benoît MAFFRE et en dépit de ma résistance devant cette thèse, la charpente dudit colombier datait, y compris pour sa partie la plus massive, de l'époque où ce bâtiment avait reçu une couverture mansardée, donc du milieu du XVIIIème siècle. Autrement dit, toute trace d'une éventuelle charpente antérieure, de forme analogue à celle de la tour Louis XIII, a bel et bien disparu.

Je me range à cet avis, l'affaire est entendue et le dossier désormais clos pour moi.
Les très abondantes pluies des derniers jours ont raviné l'allée qui descend de la D 22 d'une façon dont la photo suivante ne rend qu'imparfaitement compte :

13 juin 2018.

De même, bien que la charretterie ouvre vers le Nord, un pédiluve y accueille désormais ma "Twingo" et il faudra que Christian apprenne d'Igor ou de Sébastien avec quelle mixture réparer cette terre battue :

13 juin 2018.

J'expliquais à Arnaud PAQUIN ce matin que l'une des utilités de notre site favori pour moi est de me servir de pense-bête.

C'est ainsi que, relisant le compte rendu de sa visite d'avant-hier, je me dis que j'ai encore oublié de lui parler d'un certains nombre de projets supplémentaires que j'aimerais lui confier :

- au rez-de-chaussée de la tour Louis XIII, la restauration de la porte, sans égard particulier pour le battant actuel qui doit être un ajout des années 1970 :

14 juin 2018.

Il faudra que préalablement, j'aie fait changer la pierre de seuil sans toucher aux jambages :

14 juin 2018.

A cette occasion, et s'il se confirme que la pièce en question ne servira pas de chaufferie (ce qui paraît probable), j'engagerai la fin de la restauration du dallage de son sol. Il en manque en effet quelque chose comme 2 m2, depuis les travaux d'Igor et de Jonathan il y a environ 5 ans :

14 juin 2018.

14 juin 2018.

14 juin 2018.

- la restauration de la porte du fond de la cour en conservant le principe d'une barre de bois pour la fermeture :

14 juin 2018.

- la restauration de la porte donnant accès au 1er étage de la tour Louis XIII, sans égard pour le modèle actuel, pour la même raison que précédemment :

14 juin 2018.

Cette porte est en effet en coma avancé :

14 juin 2018.

- surtout, la restauration prioritaire de la porte qui, de la chaufferie actuelle, donne accès à l'arrière-cour :

14 juin 2018.

Je voudrais que, sans en compromettre la solidité, cette porte comporte une partie vitrée protégée, par exemple, par des barreaux.

Quand je parle ici de "restauration", il faut comprendre que le champ est libre en ce qui concerne le décor de ces menuiseries extérieures qui doivent, avant tout, respecter une certaine cohérence par rapport au logis et, plus généralement, à ce que j'appelle "l'esprit des lieux".

Enfin, j'ai omis à tort d'évoquer mon souci de drainer le pied des murs des bâtiments sur cour, surtout sur les façades Nord et Est de cette dernière.
Le dialogue se poursuit informellement avec Arnaud PAQUIN :

1 - Je lui ai demandé son avis sur le lot de 200 m2 de pavés que je suis susceptible d'acquérir :

15 juin 2018.

15 juin 2018.

2 - Il m'a fourni les références de la peinture que nous utiliserons désormais pour les menuiseries extérieures de notre manoir favori : "La Malouinière saint Malo Rouge Vauban ref : DF OIS".

"Rouge Vauban".

3 - Il m'a également rappelé qu'il faut brosser les lattes de parquet récupérées à l'acide oxalique afin de les éclaircir, ce qui permettra d'éviter les chutes auxquelles nous aurait exposés une pose à l'envers. Je parle ici des lattes que Christian posera entre les chevrons, dans les combles du colombier.

4 - Enfin, j'ai précisé que j'avais besoin du "mode d'emploi pour les isolations thermiques" également pour la future cuisine.
(Début de citation)

De : (...)@culture.gouv.fr
Envoyé : jeudi 21 juin 2018 09:16
À : Pierre-Paul Fourcade
Objet : Re: Chaslerie - Etude préalable sur la restauration intérieure du logis - Etude préalable de M. (...) sur la restauration de N.-D.-sur l'Eau.

Bonjour Monsieur Fourcade,

Votre demande d'étude pour le logis, qui concernera essentiellement des travaux d'aménagement et de confort, ne pourra être aidée par l'Etat. Par contre, les travaux qui relèveraient de la restauration pourraient évidemment bénéficier d'une participation financière de l'Etat. Pour le moment, nous avons inscrit prioritairement une nouvelle tranche de menuiserie en 2019.

S'agissant de l'étude sur l'église Notre-Dame sur l'Eau, je peux vous préciser qu'elle a fait l'objet d'observations importantes et de réserves de la part de l'Etat. A ce stade, il me paraît donc légitime qu'elle ne puisse être diffusée par la ville qui l'a commandée.

Bien cordialement

(...)
__________________________________________________________

Pierre-Paul Fourcade a écrit :
>
> Cher Monsieur,
>
> Comme vous le savez, le logis de la Chaslerie est classé extérieurement et inscrit intérieurement. Il a subi en 1884 un incendie qui a ravagé, entre autres, toute sa poutraison et conduit au déménagement vers l'aile Ouest ("aile de la belle-mère" dans mon jargon) de sa porte principale (comme l'a prouvé M. MAFFRE) et, très probablement d'autres vestiges en bois rescapés de l'incendie comme une importante cheminée (abîmée par les dégâts des eaux de 2018, 12 à ce jour dans l'"aile de la belle-mère"...) et des portes intérieures de même époque que cette porte principale. L'incendie a également ravagé, au niveau des ouvertures, des granits de la partie intérieure de ces murs extérieurs dont la restauration ne sera pas couverte par la restauration en cours des menuiseries extérieures.
>
> La restauration de ce logis est complexe puisque tous les corps de métier vont devoir intervenir dans toutes ses parties (sauf la cage d'escalier, dont la restauration sera bientôt achevée). Outre la nécessité de respecter ce que j'appelle l'"esprit des lieux", elle pose divers problèmes d'ordre technique, souvent complexes (notamment du fait du besoin de chauffage), et sera coûteuse. Il importe d'autant plus pour moi que les choses soient encadrées professionnellement que j'ai dû reprendre la maîtrise d'ouvrage malgré la chute de mes revenus et la fin de mon épargne financière. J'aurais donc besoin, également, d'un calendrier réfléchi et raisonnable de mise en œuvre.
>
> Il me paraitrait opportun de confier cette étude préalable à M. Arnaud PAQUIN, architecte du patrimoine. Je ne lui en toutefois pas encore parlé clairement à ce stade.
>
> Je souhaiterais en effet savoir au préalable si la D.R.A.C. accepterait de subventionner cette étude.
>
> Par ailleurs, et indépendamment de ceci mais sur un sujet connexe, je m'interroge sur l'attitude d'un confrère de MM. MAFFRE et PAQUIN qui, ayant réalisé une étude préalable sur l'église Notre-Dame-sur-l'Eau de Domfront, chercherait à en freiner la diffusion, bizarrement à mes yeux (ceci à plusieurs égards). A votre connaissance, une telle étude préalable serait-elle néanmoins "accessible au public" ? Concrètement, quelles sont à votre connaissance les pratiques normales en la matière ?
>
> Bien cordialement,
>
> PPF

(Fin de citation)
Notre site favori comporte, à ce jour, 7 185 messages relatifs au "Journal du chantier", répartis sur 360 pages. J'ai cliqué sur la première et relu les messages correspondants.

Je trouve que le texte n'a pas pris une ride, c'est satisfaisant.
Je poursuis la négociation sur le prix avec le propriétaire de 150 m2 de pavés de grès armoricain usés de ces modèles (les carrés font 20 x 20 cm) :

26 juin 2018.

26 juin 2018.

26 juin 2018.

La municipalité qui les lui avait vendus et que j'ai consultée refuse d'en céder davantage (elle les garde pour de futurs ronds-points, sachant qu'elle en est déjà cernée...).

Or la cour de notre manoir favori a une surface de près de 500 m2. Et je dois tenir compte des pavés qui seraient abîmés à l'occasion de leur chargement puis de leur déchargement, sans parler des autres manipulations.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le 27 Juin 2018
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse
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J'ai chargé Christian de dégager les plants de l'hiver dernier dans les "nouvelles terres".

Par je-m'en-foutisme de Benjamin, ces plants non signalés ont disparu sous les herbes hautes que Claude MARTIN, fonçant au tracteur sans discernement, a coupées là où il ne fallait pas.

Il faudra donc que Christian replante cette parcelle avec un peu plus de soin que ses prédécesseurs. Et, après les malfaçons de Thierry BOURRE, j'en serai quitte pour payer une troisième fois.
Chantier au repos, à Christian près mais pas pour longtemps pour ce qui le concerne. Roland FORNARI s'est néanmoins manifesté. Idem pour le démolisseur qui me parle de cheminées anciennes pour remplacer les deux de la moitié Nord du logis (celle de la salle-à-manger et celle de Mebzon).

Roue de tracteur pas encore changée mais devis accepté. Merci Maxime pour ton aide !

Allers-retours à Pontorson où je dialogue, pour un lot qui vient de se libérer, avec un Roumain en C.D.D. sans garanties évidentes mais doté d'une concubine enceinte jusqu'aux dents. Toujours aucun écho du jeune à coiffure bizarre qui, au dernier décompte, me devait plus de 3 000 € mais que je devrais être autorisé à faire expulser sous peu (du moins je l'espère).

Plus que jamais distrait au volant, j'ai échappé à trois ou quatre refus de priorité (de ma part) au cours des trois derniers jours.

Contributions à la mise au point d'un ballet acoustique dans notre combat anti-éolien favori. L'adversaire est très coriace mais on se bat comme des lions.

Et, bien sûr, visites quotidiennes à ma mère qui semble se remettre rapidement.

3 juillet 2018.

J'en veux pour preuve qu'elle a la dent plus dure que jamais, désormais à l'encontre d'un personnel hospitalier qui me paraît pourtant s'acquitter parfaitement d'une tâche que je ne lui envie pas.

P.S. : J'oubliais : je lis toujours avec autant d'intérêt "Les derniers jours de Versailles". Il faudra que j'offre ce passionnant bouquin autour de moi.
Mon médecin traitant à Domfront, le Dr SCHONBRODT, vue hier pour répondre aux dernières demandes de MetLife (la société d'assurances censée me couvrir pour le crédit de 250 000 € que je n'arrive toujours pas à mettre en place), me recommande, pour l'entretien des abords immédiats de notre manoir favori, de recourir à des chèvres des fossés. Il paraît qu'elles aiment les ronces.

Bien que je ne sois guère doué pour m'occuper d'animaux, je me dis que ce serait une belle façon d'attirer un jour mes petits-enfants vers notre manoir favori. Et une manière astucieuse de tondre la végétation, peu commode d'accès, des douves.

Donc il n'est pas impossible que je recoure prochainement à une telle solution, au moins à titre expérimental avec une première biquette.