Abords, Avenue, terrasse

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 3 Octobre 2017
Journal du chantier - Terrassement - Abords, Avenue, terrasse - Vie de l'association - Animation, fêtes, visites
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(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : mardi 3 octobre 2017 01:23
À : UPSET ALPHAPODIS
Objet : Urgent - Signalé - Tout-venant sur les allées

Cher Jimmy,

Vous m'avez dit hier soir que vous aviez commandé du tout-venant pour restaurer les allées endommagées ou maculées de boue du fait, principalement, des passages d'engins utilisés à l'occasion du festival.

Pour info, je vous signale que la qualité du tout-venant utilisé lors de la dernière restauration est, d'après la facture ci-jointe du fournisseur "Point Vert" à Domfront, du "MEL.BET.0/10". Ceci indique notamment les dimensions des particules. Il en avait donc été utilisé 16 m3.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)

P.S. (à 8 heures) : Surprenants jeunes gens, j'apprends ce matin qu'ils avaient déjà passé commande, hier, du gravier du bon type. L'entreprise TTA de Joué-du-Bois doit le livrer (TTA qui a prêté un "Manitou" pour la fête, de même que l'entreprise DEGRENNE, charpentier à Lonlay-l'Abbaye. Merci à eux !).

P.S. (du 8 octobre 2017) : En réalité, j'ai dispensé Jimmy de l'état des lieux de sortie prévu au contrat et je lui ai immédiatement rendu, sans discuter, l'intégralité de son dépôt de garantie. Ce sera ma contribution finale à cette manifestation, contribution justifiée par la parfaite correction de mes interlocuteurs d'UPSET et aussi par la qualité de la cause que ce premier "festival Alphapodis" a servie.
Grâce à la bonne terre fournie par Gaëtan et après une coupe de l'herbe devant notre manoir favori, toute trace de la bamboula du 30 septembre dernier aura bientôt disparu :

20 octobre 2017.

Il est ainsi démontré que, même avec une météo calamiteuse, la Chaslerie supporte sans problème ce type de choc.
Lorsqu'il a choisi de planter des frênes aux abords de notre manoir favori, l'artisan à qui je faisais confiance savait que leur maladie progressait. Nous y voilà donc :

30 novembre 2017.

30 novembre 2017.

Tous les frênes de la Chaslerie sont ainsi en train de crever. Je suis heureux de m'être, depuis l'an dernier, passé des services d'un tel forestier dont les limites professionnelles m'ont sauté aux yeux quand il s'est agi de préparer un "plan simple de gestion" recevable par l'administraaaâââtion.

Benjamin devra donc remplacer ces plants par d'autres essences. Dans l'immédiat, il travaille dans la parcelle P 11 au Tertre Linot...

... où il débroussaille, élague et commence à tailler les pins laricio :

30 novembre 2017.

30 novembre 2017.

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Samedi 2 Décembre 2017
Journal du chantier - Administraaaâââtion - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse
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Réunion de travail hier matin avec Marc CAPPELAERE, expert forestier, et Benjamin afin de nous mettre d'accord sur la liste des parcelles qui seront couvertes par un "plan simple de gestion" censé me simplifier la vie :

1er décembre 2017.

En fait, le débat portait sur le sort des trois bosquets, dont celui de l'"allée qui tourne", qui jouxtent le chemin d'arrivée au manoir par la D22. Afin de recevoir des recommandations également sur le calendrier d'interventions sylvicoles sur ces bosquets, j'ai décidé de les soumettre eux aussi au P.S.G. en question.

Pour préparer cette réunion, j'avais ressorti toutes les factures de mes plantations, notamment le dossier de la première, la plus importante, en 1999. En rouvrant ce dossier avant-hier, j'ai vu que les terres nouvellement plantées étaient dispensées de certaines taxes foncières pendant 30 ans à condition que le propriétaire en ait fait la demande au fisc ; s'il tarde à le faire, c'est autant d'années de dégrèvements en moins. Or je n'ai jamais à ce jour effectué une telle démarche et, lorsque j'ai pris conscience du problème, en recevant mon dernier avis de taxes foncières, et réclamé les paperasses y afférentes à l'agent du cadastre de Domfront, je n'ai rien entravé aux tableaux que mon interlocutrice m'a alors remis et conclu que j'avais loupé le coche.

Marc CAPPELAERE m'a toutefois montré hier que ces derniers documents indiquent que je suis exonéré de la part départementale de la taxe foncière sur beaucoup plus de parcelles que ce que j'avais compris.

Cela prouve que Thierry BOURRE avait fait le nécessaire lorsqu'il a boisé mes terres agricoles correspondantes. Qu'il en soit remercié !

Ceci dit, deux remarques :
- si 100 % de la part départementale est exonérée le temps que les arbres poussent, c'est-à-dire avant que le boisement ne produise de revenus (30 ans selon notre si omnisciente et si chère administraaaâââtion), seules 20 % des parts communale et intercommunale le sont. Va-t'en savoir pourquoi !
- si, malgré cette exonération je paye autant de taxes foncières, qu'est-ce que ce serait si cette exonération n'existait pas ? Et qu'est-ce que ce sera lorsque les 30 ans de répit seront achevés ? Chouette pays où l'on en prend plein la gueule de tous les côtés !
Je viens d'accepter le devis de Marc CAPPELAERE, expert forestier, pour la préparation du "Plan Simple de Gestion" (P.S.G.) des plantations de notre manoir favori.

Devraient être couverts par ce plan :
- 23 ha 16 a 46 ca détenus conjointement par Carole et moi,
- 4 ha 84 a 95 ca détenus par moi seul,
- et 4 ha 54 a 88 ca détenus par la "S.C.I. 3 des autres lieux" (dont je détiens 80 % des parts et Carole 20).

Les derniers échanges ont porté sur le montant de la subvention à réclamer pour ce "plan volontaire". On aurait pu améliorer la sauce en faisant passer des terres de Lonlay sous ma bannière ou sous celle de la S.C.I. (il y a en effet un seuil porteur à 5 ha). Mais j'ai estimé que c'était trop de travail et de frais en l'état du dossier. On n'imagine pas et on ne dira jamais assez à quel point ces réglementations pointillistes sont absurdes.

J'ai cependant demandé que la facture soit imputée sur 2017 ou 2019 car, en l'état du débat parlementaire en cours sur le prélèvement à la source, les propriétaires de monuments historiques auront fiscalement deux fois moins intérêt à régler leurs factures en 2018. A ce sujet, je souhaite bien du plaisir aux artisans puisque les technocrates qui pissent de nouvelles réglementaaaâââtions à jet continu se contrefoutent à l'évidence de leur sort en cette année de transition, non électorale de surcroît.

P.S. : Ayant écrit ce message, j'ai été pris d'un remords.

J'ai interrogé mon notaire favori pour savoir combien il m'en coûterait de faire riper une parcelle de 17 a 85 ca (excusez du détail), sise à Lonlay-l'Abbaye, du portefeuille indivis au mien seul.

Me Richard-Emmanuel GUIBERT m'a répondu que cette parcelle pouvait, en première analyse et aux fins de cet exercice, être estimée à 500 €, donc qu'il s'agirait que Carole me cède, à la louche, 250 € de terrain. Pour cela, les frais seraient forfaitaires et de 500 €.

Reste à voir si le jeu en vaut la chandelle en termes de subvention. J'interroge l'expert forestier. A suivre.

P.S. 2 : M. CAPPELAERE m'a répondu que la subvention passerait de 1 000 à 2 420 €.

Topé ! On veillera donc à ce que la facture soit de 2017 et la subvention de 2018. Quelle connerie, tout ça !
Intéressant, je trouve, ce message du 2 avril 2017, tel que je viens de le retrouver en parcourant les pages "Logis". Depuis lors, tant d'eau a coulé sur les ponts...

Dans une veine voisine, le message du 27 mai 2017.

Je suppose qu'il serait tout aussi instructif de surfer sur les pages "Privé" pour retrouver comment nous avons pu en arriver là. J'y transfère en effet, outre les photos de famille (principalement des petits-enfants), la plupart des courriels les plus importants échangés avec mon aîné.

Il est de fait qu'en quelques mois, alors qu'il paraissait lumineux le 10 juin dernier et même le 5 septembre encore, le ciel a viré à l'orage par ici. Mon horizon s'est vite bouché sous la pression des chiffres et des éclairs l'ont zébré alors que les zéphyrs coutumiers repoussaient toujours plus loin les espoirs d'un traitement équitable.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Mardi 9 Janvier 2018
Journal du chantier - Administraaaâââtion - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse
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Afin de regarnir nos plantations, Benjamin vient, avec mon accord, de passer aux "Pépinières Lemonnier" commande de 300 plants de hêtre et de 50 pins laricio.

Je vais de ce pas voir comment il prépare le terrain. Cela me donnera l'occasion d'une promenade bienvenue.

P.S. : J'avais vu hier Benjamin partir avec la mini-pelleteuse et il m'avait dit qu'il allait creuser des trous pour les nouveaux plants. En fait, il s'est borné à dégager la piste puisqu'il a eu la bonne idée de commander de jeunes plants, 30 fois moins chers que les arbrisseaux qui auraient eu besoin de telles excavations :

9 janvier 2018.

En effet, à quoi bon payer cher quand on a devant soi l'éternité, ou presque, pour voir pousser les arbres ?
Afin de me changer les idées, ce dont j'aurais grand besoin compte tenu des contrariétés ou déceptions que j'accumule ces temps-ci, je viens de m'inscrire à un nouveau "groupe Facebook" :

J'ai interrogé mon expert juridique et fiscal favori pour savoir qui, du nu-propriétaire de l'"aile de la belle-mère" ou des usufruitiers devrait financer les travaux de maçonnerie et de terrassement justifiés par la porosité récente du mur Ouest de ce bâtiment.

Selon lui, il ne fait aucun doute que c'est au seul nu-propriétaire que leur responsabilité incombe.

Je lui avais d'abord demandé s'il ne serait pas possible que la nue-propriété en question soit rendue par le donataire aux donateurs. Là, la réponse a également été sans ambages : "Je déconseille de remettre en cause la nue-propriété de (...). Cela vous vaudrait toutes sortes d'ennuis, difficiles à mesurer d'avance."

Transmis à l'intéressé : pour action, enfin !

Avec le commentaire suivant : "Il faut aussi que tu me dises comment tu comptes t'y prendre pour ne pas bloquer les travaux de la 1ère tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis et me permettre de récupérer rapidement les subventions correspondant aux sommes que j'ai déjà réglées puis, le moment venu, à celles que je règlerai pour autant qu'elles soient, pour ce qui concerne l'architecte, en phase avec le contrat que j'ai signé et que tu connais.

Là encore, j'attends ta prompte réponse."
Il pleut. Donc 5ème dégât des eaux en un mois (si je ne me trompe) dans l'"aile de la belle-mère" !

Il y a un progrès cependant : cette fois-ci, la terre du mur n'entre plus dans le bâtiment.

Normal, me direz-vous car elle est déjà entrée lors des dégâts des eaux précédents et ce qui a déjà été fait n'est plus à faire :

31 janvier 2018.

31 janvier 2018.

31 janvier 2018.

Pour son début de retraite après une quarantaine d'années professionnelles comme juriste, Carole aura un intéressant problème à résoudre : comment obtenir d'un nu-propriétaire connu pour son aptitude à attendre que tout lui tombe tout cuit dans les mains qu'il se préoccupe enfin des problèmes de gros-œuvre sur un mur porteur ainsi que des problèmes électriques connexes, essentiels en termes de sécurité des personnes et des biens.

Car, pour l'ami ancien conseiller à la Cour de Cassation que j'ai consulté, il n'y a pas photo : l'individu en question est, au contraire de ce qu'il affirme avec l'aplomb qu'on lui connaît, LE SEUL responsable des travaux qui sont à l'évidence à entreprendre. Moi, de toutes façons, je n'ai plus les sous (il faudra bien que ledit "responsable" l'admette et en tire toutes conséquences, et pas seulement à cet endroit).
Hello,

Peux-tu m’envoyer des photos depuis la cheminée ? De mémoire, j’ai mis mes affaires dans des caisses bleues étanches ce qui me permettra de les reprendre lors de mon prochain passage.

Idem, pour les machines. Il y a notamment une machine à laver le linge séchante de valeur : je ne vois pas si elle est à l’abri ou si les parties sensibles prennent l’eau.

La question est quelle est l’urgence de ce rapatriement ?

Merci W

N.D.L.R. : Voici les meilleures réponses que je puisse donner à tes questions :


- il n'est plus possible d'accéder à la cheminée en question mieux qu'ici :

31 janvier 2018.


- nous avons mis l'électro-ménager lourd à l'abri des atteintes de l'eau ; toutefois, nous ne l'avons fait qu'après le 3ème dégât des eaux et après avoir constaté l'inertie persistante de ton frère dument mis en garde :

31 janvier 2018.


- enfin, je te laisse apprécier si ta mère saura se contenter du salon du logis dans son état présent :

31 janvier 2018.


Je peux essayer de te fournir d'autres photos si celles-ci ne te suffisent pas.

Mais, sur le fond, je te laisse te débrouiller avec ton frère et ta mère. Bonne chance !

(Et n'oublie pas de m'envoyer des photos du "number three" pour les pages "Privé" - Nième rappel...).
Est-ce parce que, pour la première fois depuis un bail, j'ai passé une excellente nuit ? Comme si, après avoir très longtemps - beaucoup trop longtemps - tergiversé, j'avais enfin pris hier une sage décision... Le fait est que, ce matin, au réveil, j'ai eu une idée que je crois lumineuse pour résoudre d'un seul coup, un seul, tous les autres problèmes qui me minent depuis plus de trois mois.

J'ai appelé mon aîné pour lui exposer cette idée alors qu'il n'avait pas encore quitté son logement. Il a reconnu qu'elle est particulièrement astucieuse mais n'a pas bondi de joie comme je l'eusse fait à sa place en topant tout de suite. Je pense en effet que ce serait une occasion inespérée de solder tous nos différends et de résoudre ce faisant toutes les problématiques connexes ou adventices, et Dieu sait s'il y en a, et pas des moindres à mon échelle.

Accessoirement, je retiens qu'il a manifesté de nouveau sa réticence à engager, dans l'"aile de la belle-mère", les réparations urgentes et indispensables.

La transmission de patrimoine est un si long combat...
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le Vendredi 2 Février 2018
Journal du chantier - Arboriculture-horticulture - Abords, Avenue, terrasse
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Benjamin, qui semble avoir enfin terminé le programme de replantation au Tertre Linot, m'a proposé de raccourcir les charmilles au bord de la D 22 afin de lui en faciliter l'entretien :

2 février 2018.

2 février 2018.

Il appose de la cire de greffe afin de favoriser une bonne cicatrisation :

2 février 2018.

2 février 2018.

A noter qu'un crétin ou un chauffard, et probablement les deux à la fois, a tamponné les panneaux indicateurs installés à mes frais à proximité de l'entrée du manoir sur la D 22 :

2 février 2018.

Pour bien faire, il faudrait que j'en recommande de neufs.
En regardant cette neige tomber, je viens d'avoir une idée. Et j'ai laissé un message sur le répondeur de Roland FORNARI lui demandant d'y réfléchir.

Pourquoi ne pas surmonter le bassin carré de granit du centre de la cour d'une construction de ferronnerie, une sorte de baldaquin conçu pour être en phase avec les lampadaires et le dôme d'entrée ou les épis de faîtage ou bien les plessis de notre manoir favori ? Bref, un truc manorialisant et, plus encore si possible, manorialisateur.

Quant à l'usage d'une telle gloriette, je n'en sais rien et laisse Roland imaginer. Eclairage à l'unisson des 5 lanternes ? Ou arrosage des plates-bandes ? Ou tablette pour les devoirs de vacances ou, aussi, cabane pour les jeux des petits-enfants ?


P.S. (du 8 février 2018) : Une piste ?

Comme c'était nécessaire pour pouvoir faire subventionner à 100 % par la Région Normandie le "plan simple de gestion" des boisements de la Chaslerie, Carole m'a vendu hier sa moitié de quelques 17 ares de terrain à Lonlay-l'Abbaye, ce qui, à soi seul, s'est traduit par une facture notariale de 660 € (!!!) :


J'ai quand même profité de cette réunion avec un notaire pour interroger Me GUIBERT sur divers sujets touchant à la transmission du patrimoine.

En particulier, il m'a rappelé que la cession de parts de S.C.I. pouvait se faire par simple acte sous seing privé, sans autre coût qu'un droit d'enregistrement modique.

Puisque mon aîné persiste, du moins à ce jour, à refuser de prendre en charge les travaux urgents et indispensables que l'on sait sur le gros-œuvre de l'"aile de la belle-mère", je lui ai en effet demandé de rendre les parts de S.C.I. qu'il avait reçues gratuitement et qui sont représentatives de sa nue-propriété, de même que celles relatives à la "cave", bâtiment sur lequel il n'a - du moins à ma connaissance - jamais effectué de quelconques travaux.

(Début de citation)

De : Pierre-Paul Fourcade
Envoyé : dimanche 11 février 2018 08:47
À : (...)@culture.gouv.fr; (...)@culture.gouv.fr
Cc : (...)
Objet : Manoir de la Chaslerie - Travaux urgents - Subventions - Problèmes posés par la succession de M. (...), architecte du patrimoine

Chère Madame, cher Monsieur,

Les très abondantes précipitations de ces deux derniers mois se sont traduites à la Chaslerie, dans l'"aile de la belle-mère" (écuries et colombier), par une série de dégâts des eaux qui appellent à mon sens des travaux d'urgence.

En effet, le mur extérieur Ouest de cette aile qui, comme tous les murs de la Chaslerie, avait été monté à la terre à l'origine, a vu cette terre finir d'être emportée, à sa base, par les flux d'eaux pluviales (la couverture étant sans gouttières) et de ruissellement (le bâtiment est construit en contrebas d'une forte pente), d'autant que mes prédécesseurs des années 1960 avaient eu la riche idée de creuser le sol intérieur dudit bâtiment 10 bons centimètres en-dessous du sol extérieur. Les drainages que je n'avais pas manqué de faire installer au bas de la pente extérieure n'ont pas suffi à retenir toute l'eau. Désormais, par suite de la disparition de la terre progressivement lessivée dans le bas du mur, ce dernier est devenu poreux. Les pièces au rez-de-chaussée du bâtiment sont ainsi transformées en pédiluve dès qu'il pleut un tout petit peu plus que d'habitude, donc très fréquemment en cette saison. Je crois que j'en suis ainsi à cinq dégâts des eaux de ce type depuis moins de deux mois. En fait, je ne les compte plus. Du salpêtre est apparu brutalement ces derniers jours, en abondance, au sol de ces pièces. Bref, il me semble qu'il y a lieu d'intervenir d'urgence tant pour relever le sol intérieur que pour drainer très efficacement le sol extérieur.

En vertu du code civil, la charge de tels travaux incombe sans ambiguïté au nu-propriétaire. Or mon (...), nu-propriétaire de cette aile par l'intermédiaire d'une S.C.I. que nous lui avions donnée en vue de le préparer à notre succession, refuse obstinément de mettre la main au porte-monnaie. Je lui ai donc demandé de me rendre sans délai les parts de S.C.I. en question. Il a prétendu que l'obligation de détention pendant 15 ans d'un monument historique ayant fait l'objet de travaux déductibles s'opposerait à ce retour. Je me suis renseigné. Il n'en est rien, en vertu de l'article 156 bis du code général des impôts : les cessions de parts de S.C.I. familiales sont libres dès lors qu'un membre de la famille conserve l'obligation de détention, ce qui est à l'évidence mon cas.

Au-delà de ces travaux de drainage et de maçonnerie (ainsi que d'électricité puisqu'il est avéré que l'installation actuelle, non conforme aux normes de sécurité, fait peser, avec ces dégâts des eaux à répétition, des risques d'électrocution des personnes et d'incendie du bâtiment), il se pose la question de la fin des programmes de travaux précédemment subventionnés sur ladite "aile de la belle-mère". Je pense ici aux menuiseries de fenêtres et rambardes de ferronnerie à poser en substitution des feuilles de plastique légères qui ont été installées provisoirement sur chaque lucarne lors des travaux de ces dernières années.

Tout me donne à penser, en l'état du dossier, que, compte tenu du dernier retrait de mon (...), je vais devoir prendre à ma charge tous ces travaux. Or, il paraît probable que l'assureur, à qui pourtant je verse de généreuses primes chaque année, refusera de contribuer à leur financement car il ne manquera pas d'attribuer la cause des dégâts des eaux à la vétusté et au manque d'entretien suffisant du mur porteur en cause.

Il se trouve que, comme vous le savez, mon (...) a, de fait, refusé d'acquérir en 2017 ou plus tard la nue-propriété du logis comme je le lui avais proposé pour donner une base juridique solide à son relais. Il a finalement donné son accord de principe fin décembre 2017, mais en le conditionnant par deux clauses totalement absurdes et inacceptables, du moins à mes yeux, comme celle de disposer dans le bâtiment Nord d'une cuisine de 9,60 mètres de long (!!!) en reléguant le bureau-bibliothèque de mes rêves (après plus de 26 ans de travaux) dans ce que j'appelle le cul-de-basse-fosse du rez-de-chaussée de la tour Sud-Ouest. Ce faisant, il a, me semble-t-il, démontré une parfaite insensibilité non seulement à mes problématiques financière, pourtant aiguë, et de transmission, pourtant ô combien choyée, mais aussi - comble de l'irrationalité à mes yeux - à la nécessité d'engager les travaux avant la fin 2017 pour ne pas se retrouver piégé par l'"année blanche" de la mise en place du "prélèvement à la source" : en clair, il a refusé de couvrir les 0,8 % du coût des travaux de la 1ère tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis dont le reste, 99,2 %, était indubitablement couvert par des subventions ou bien par son taux marginal d'imposition. Bref, je me vois contraint, alors que j'ai 66 ans et des revenus de retraité de la fonction publique, de contracter un emprunt de 250 000 € et d'une durée de 20 ans pour reprendre la maîtrise d'ouvrage complète des travaux à venir.

Dans ce contexte, je me pose les questions suivantes :

(1) que reste-t-il comme reliquat non consommé à ce jour de subvention de l'Etat au titre de la restauration de la charpente et de la couverture (a) des écuries et (b) du colombier ? Il me semble que ce reliquat doit rester disponible pour restaurer les menuiseries extérieures des lucarnes ;

(2) où en sommes-nous de mes obligations que la maîtrise d’œuvre des travaux subventionnés soit assurée par un architecte du patrimoine ? A ma connaissance, M. (...) a dénoncé unilatéralement le contrat qui le liait à mon (...). L'an dernier, il avait déjà dénoncé unilatéralement, sans aucune raison valable de mon point de vue, le contrat qui le liait à moi. Parce que je respecte sa compétence technique à défaut d'être un admirateur éperdu de ses qualités humaines, je l'avais mis en contact avec mon (...) puisqu'il semblait s'opposer à ce que son relais soit pris face à moi par l'un de ses confrères. (...). Echaudé par l'expérience de l'an dernier, je souhaiterais, avant de contacter un autre architecte du patrimoine, être sûr qu'en 2018, M. (...) ne fera pas obstacle à ce que les travaux de la Chaslerie soient confiés à l'un de ses confrères. (...) ;

(3) pourrais-je espérer une subvention de l'Etat au titre des travaux urgents et nécessaires que j'ai dits sur l'"aile de la belle-mère" ? Je sais bien qu'outre la subvention pour la 1ère tranche de restauration des menuiseries extérieures du logis, j'ai encore un reliquat à consommer pour les enduits de la cage d'escalier (une fois la porte et les fenêtres posées), plus, si je ne me trompe, ce reliquat sur le colombier. Et je sais aussi qu'on m'en veut toujours d'avoir claqué une enveloppe, petite mais précieuse, pour une étude préalable des douves qui n'a pu prospérer pour d'assez bonnes raisons, du moins je le pense. Mais j'espère vous avoir démontré à la fois ma bonne volonté face à des difficultés qui tendent à devenir inextricables et mon désir d’œuvrer dans l'intérêt du bâtiment beaucoup plus que de ma petite personne, petite personne dont je vous avoue qu'elle est parfois un peu découragée par l'étendue de la tâche et le comportement de très proches.

Bien cordialement,

PPF

(Fin de citation)