Abords, Avenue, terrasse

Pourquoi le taire ? Ma journée a été assez difficile. Je rencontre, semble-t-il, quelques difficultés de dialogue avec le bureau d'études à qui j'ai eu le malheur de vouloir rappeler ce matin le calendrier contractuel et les tracas que provoquerait l'absence d'éclairage rapide sur une question, simple à mon sens (il s'agit du dimensionnement de réservations à opérer), qui conditionne la poursuite du pavage en cours. Si je ne me voulais pas d'un indécrottable optimisme, la réponse que ce courriel m'a valu pourrait en effet être vue comme préoccupante.

Or je veux espérer que le bon sens et la conscience professionnelle finiront par prévaloir. D'ailleurs, pourquoi en douter puisque "là où il y a une volonté, il y a un chemin" ? Et je ne me suis jamais permis la moindre interrogation sur la volonté de mon interlocuteur de bien faire.

J'ajoute que la possibilité, nouvelle pour moi depuis ce matin seulement, de m'appuyer sur Igor pendant toute la durée des quatre mois à venir, et non épisodiquement comme depuis juillet dernier, devrait être de nature à permettre, à elle seule, que les esprits se calment autant que souhaitable afin que tout puisse rentrer dans l'ordre et le travail attendu reprendre sereinement.
En compagnie de mon premier assistant - Guguss pour les intimes -, j'ai voulu vérifier ce matin l'état du chantier favori après 3 jours de pluie presque ininterrompue. Parmi les photos qui suivent, certaines sont floues en raison de la différence de température entre mon appareil photo et l'air extérieur.

Devant le bâtiment Nord, le drainage ne fonctionnerait-il pas ou pas suffisamment ?

1er novembre 2019.

Le long du logis en revanche, il n'y a plus la moindre flaque :

1er novembre 2019.

Dans le colombier, j'ai la surprise de constater que l'eau arrive à entrer par une cheminée que je croyais obturée à son sommet :

1er novembre 2019.

Sur le palier de l'escalier menant aux combles, Guguss retrouve une flaque de sa production d'avant-hier et s'assure que l'odeur d'icelle se bonifie avec le temps :

1er novembre 2019.

Au 1er étage du colombier, les joints les plus récents ne sont guère étanches ; c'est sans doute dû à la menuiserie, H.S. de chez H.S. :

1er novembre 2019.

Au rez-de-chaussée du colombier, on peut voir que plus une goutte d'eau ne traverse désormais les murs :

1er novembre 2019.

La cheminée de l'ex et future salle-à-manger du logis n'a pas encore reçu une goutte de pluie, ce qui m'étonne :

1er novembre 2019.

La porte principale du logis laisse entrer l'eau :

1er novembre 2019.

1er novembre 2019.

Idem pour la fenêtre du 1er demi-étage, mais il n'y a là rien d'étonnant :

1er novembre 2019.

Idem, bien entendu, au niveau de la plaie laissée par la cheminée de Mebzon :

1er novembre 2019.

Idem au 1er étage de la tour Nord-Est, dont le sol sera carrelé quand on y installera une salle de bains :

1er novembre 2019.

Idem, et c'est plus embêtant, au niveau de la lucarne du logis où les choses auraient dû être mieux faites, sous la surveillance d'un A.C.M.H. dont, en fait de liquides, le regard était polarisé sur le niveau du whisky dans son verre :

1er novembre 2019.

Dans la salle dévastée, le loïde retrouve sec le couchage qu'il aime tant martyriser :

1er novembre 2019.

Pas de problème non plus au niveau du conduit de cheminée de la tour Sud-Ouest :

1er novembre 2019.

En revanche, toujours dans la "salle dévastée", les installations provisoires fuient :

1er novembre 2019.

1er novembre 2019.

1er novembre 2019.

Dans l'arrière-cuisine (bâtiment Nord), l'eau tombe goutte à goutte ...

1er novembre 2019.

... d'un conduit d'évacuation des gaz de combustion de la chaudière, destiné à disparaître comme celle-ci quand le système d'aquathermie sera opérationnel :

1er novembre 2019.

Devant la "terrasse n°2", une petite flaque est apparue :

1er novembre 2019.

1er novembre 2019.

Du côté de la "terrasse n°1", la situation n'est pas mauvaise comme je l'aurais craint :

1er novembre 2019.

1er novembre 2019.

En revanche, il se passe un truc bizarre au niveau de la porte piétonnière de la cour...

1er novembre 2019.

... car l'eau tombe d'abondance à travers la maçonnerie du linteau que je croyais sans problème ; lorsque tout cela gèlera, il y aura des dégâts :

1er novembre 2019.

Hier soir, au cours du dîner que nous nous sommes offert à "La terrasse" à Bagnoles-de-l'Orne (excellente cuisine familiale ; un peu chérot pour mon budget ; il faut réserver à l'avance car ce restaurant est généralement bondé), Carole n'a pas manqué de m'interroger sur mes projets pour la cour du manoir favori. Elle rêve de plates-bandes fleuries, voire d'un arbuste au milieu de la cour. Ma proposition d'implanter un potager dans un coin de la cour avait vite été rejetée, trop de boulot (et le fait est que ce n'est pas moi qui m'en chargerais) ; donc il n'en fut pas question.

J'ai dû lui révéler (puisqu'elle ne consulte quasiment jamais - du moins, c'est ce qu'elle prétend - le site favori, ce qui est quand même un comble) qu'il n'y aura plus de plates-bandes le long des murs car j'ai dû les remplacer par des "trottoirs". J'ai essayé de lui expliquer pourquoi ces "trottoirs" seraient de largeurs différentes selon les murs qu'ils bordent (ou borderont). A mon soulagement, la conversation a vite dérivé vers d'autres sujets. Mais il faudra que, lorsque le jour sera revenu, je lui fasse faire un tour du chantier favori afin de lui expliquer un peu du pourquoi et du comment de mes choix.
Votre épouse a raison, rien n'empêche d'insérer des plates-bandes à un autre endroit, tout autour de la cour pour en respecter la géométrie. Ça permettrait une lecture facile et serait très harmonieux. Ou alors, pour les mêmes raisons, partir du bassin central pour créer un décor qui mettrait l'ensemble en valeur.

Pour vous en convaincre, voyez ces quelques photos. Faut écouter les filles de temps en temps !

- à Saint-Jacques-de-Compostelle :


- à l'abbaye de Senones (Vosges) :


- à Bourg-en-Bresse, au monastère royal de Brou :


- au monastère de Brucourt :


- à l'abbaye de Fontevraud :


- à Penhurst Place :


- à l'abbaye de Fontenay (Côte-d'Or) :


- à l'abbaye aux Hommes, à Caen :


- à Westminster Abbey :


- à Orval :


- à l'abbaye de Valloires :


J'aime beaucoup la vue de Senones. Ou encore celle de Brou. Avec des petits buis qui finissent de définir la structure, c'est sobre et ravissant. Manorial, quoi ! Valloires est également très belle.

N.D.L.R. : Merci pour cette intéressante contribution qui me donne quand même l'impression que vous voulez m'enfermer dans un monastère. Il faudrait alors, peut-il sembler et si je puis me permettre, que ce soit dans la catégorie des moines paillards.
Pensez également au village de Sully :


N.D.L.R. : Merci beaucoup pour cet exemple.

J'aime beaucoup que le fan-club fasse montre d'émulation pour communiquer ses idées.

Ceci dit, notre cour favorite est assez petite (de l'ordre de 25 mètres de côté) et de forme irrégulière. En plus, sa partie Sud ne voit guère le soleil, arrêté par le mur des passages charretier et piétonnier.
Voici le lot de granits que j'avais repéré il y a quelques jours et que son propriétaire paraît disposé à me céder, ce dont je le remercie :

4 novembre 2019.

4 novembre 2019.

4 novembre 2019.

4 novembre 2019.

Une fois passées au kärcher et, si nécessaire, retaillées, ces pierres devraient notamment pouvoir aider Igor à donner meilleur aspect aux seuils du bâtiment Nord et du logis.