A la Chaslerie

Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 20 septembre 2019
Vie de l'association - Animation, fêtes, visites - Annonces - A la Chaslerie
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Ce soir, les abords de la Chaslerie sont bien balisés à l'intention des promeneurs des "Journées du Patrimoine" :

20 septembre 2019.

20 septembre 2019.

20 septembre 2019.

20 septembre 2019.

Dans la cour, le nécessaire a été fait pour interdire l'accès des fossés :

20 septembre 2019.

20 septembre 2019.

20 septembre 2019.

20 septembre 2019.

20 septembre 2019.

20 septembre 2019.

20 septembre 2019.

20 septembre 2019.

Je rappelle que la Chaslerie est ouverte au public tout au long de l'année, au moins pour des visites extérieures libres et gratuites.

A l'occasion des "Journées du Patrimoine" et pour la 28ème fois consécutive pour ce qui nous concerne, Carole et moi accueillerons les visiteurs de façon informelle (il n'y a pas d'heures fixes de démarrage des visites) dimanche 22 septembre 2019 dans l'après-midi, de 14 heures à 18 heures. On présentera le site et son histoire et ce sera aussi l'occasion pour nous de montrer où en est rendu le chantier de restauration, ainsi que de répondre à toutes les questions des visiteurs.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le dimanche 29 septembre 2019
Désultoirement vôtre ! - Nature (hors géologie) - Anecdotes - Annonces - A la Chaslerie
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Comme prévu, je suis allé ce matin faire presser mes pommes à Céaucé.

Voici ma cargaison au départ :

29 septembre 2019.

J'ai fait la queue derrière une remorque remplie de pommes ramassées par les enfants de écoles de Céaucé et dont le produit sera vendu le jour-même à une "fête des plantes" et au prix de 7 €/3 l de jus :

29 septembre 2019.

J'ai choisi le conditionnement appelé "pouch up de 3 litres" :

29 septembre 2019.

Ainsi, mes 21 sacs d'une trentaine de kg chacun se sont transformés en 80 "pouch up de 3 litres", dument pasteurisés à 80 °C :

29 septembre 2019.

Il est recommandé de laisser les flacons reposer pendant 15 jours avant consommation mais vous me connaissez, je n'ai pu attendre :

29 septembre 2019.


Quelques renseignements techniques :
- le coût de remplissage d'un "pouch up de 3 litres" est de 4,05 € T.T.C., du moins en passant par "Mouvipress" ;
- le coût du ramassage et du transport est de l'ordre d'un euro supplémentaire par flacon.

Donc avis aux amateurs : je vends de petites quantités de mon jus au prix de revient (soit 5 €/3 l) ; les flacons sont quérables à la Chaslerie (téléphonez auparavant au 06 12 96 01 34) ; il paraît qu'on peut les conserver deux ans.

Pour ma part, je retiens deux idées complémentaires pour les prochaines éditions :
- il vaut mieux trier les pommes chez soi et peu avant de les apporter à la machine ; dans mon cas, alors qu'elles avaient été entreposés à l'abri du soleil et dans un endroit aéré (la charretterie) depuis leur ramassage (il y a, de mémoire, trois semaines), il y en avait une proportion significative de pourries (10 à 15 %, à vue de nez) ; elles ont bien sûr été éliminées à la main, pour la plus grande part, au moment d'entrer dans la presse ; il paraît en effet que, si on presse une trop forte proportion de pommes pourries, cela (1) nuit à la conservation du produit, et (2) peut présenter des risques pour la santé (à cause d'un produit cancérigène, la patuline) ;
- je trouve que mon jus de ce matin a, au moins à ce stade, une couleur chargée ; j'imagine que c'est lié à la couleur de mes pommes ; l'an dernier, mon voisin Jacques MEYER avait produit un jus de couleur blanche, beaucoup plus agréable à mes yeux, du moins quand il était frais mais s'oxydant au bout de quelques semaines ; il faudra que je lui demande quelles pommes il utilise et que je plante les bonnes espèces, dans l'intérêt de mes successeurs.
Visite ce matin, comme prévu, de Karine LECONTE, responsable du service culturel de Domfront, en compagnie de cadres du "Préau" de Vire, dont la metteuse en scène et nouvelle directrice, Lucie BERELOWITSCH.

Le choix du salon de notre manoir favori a été arrêté, avec un enthousiasme partagé, pour servir de cadre à une représentation de "Un soir chez Victor H", le 5 mai prochain :

11 octobre 2019.

Nous avons fêté la décision en dégustant le bon jus de pomme de notre manoir favori :

11 octobre 2019.


Donc je le proclame haut et fort : n'oubliez pas de réserver vos places sans attendre le dernier moment !

Voici, à toutes fins utiles, l'annonce du spectacle :

Alors que j'ai acheté la Chaslerie il y a plus de 28 ans et qu'après plus de 28 ans de travaux de restauration permanente, je n'y dispose encore que de 65 m2 habitables (selon les standards normaux), je suis en mesure, cette nuit de faire la déclaration suivante :

La restauration intérieure du manoir a, du moins à mes yeux, franchi hier un stade critique qui m'autorise à affirmer que, sauf événement dramatique (géopolitique, économique ou personnel), on aperçoit désormais le bout du tunnel :
- le positionnement de l'"escalier-en-facteur-commun" susceptible de desservir proprement l'aile Ouest est défini, grâce aux travaux d'Arnaud PAQUIN ;
- le lancinant problème de la perte d'imperméabilité de différents murs extérieurs et des dégâts des eaux subséquents a été résolu, l'apport intellectuel le plus décisif en la matière ayant été le fait d'Yves LESCROART ;
- le traitement professionnel du préalable à tous travaux intérieurs constitué par le chauffage des bâtiments paraît en bonne voie, au moins pour ce qui concerne la définition des moyens à mettre en œuvre ;
- pour ce qui concerne les parties classées, mon impression à ce stade est que nous avons enfin, et en y mettant beaucoup du nôtre il est vrai, peut-être trouvé l'architecte du patrimoine qui saura parfaire la mise hors d'eaux des bâtiments.

Donc tout baigne à ce stade !

Mon principal défi pour les années à venir consistera à obtenir de mon aîné qu'il se prépare à me relayer dès que possible, c'est-à-dire :
- qu'il adapte son mode de vie familiale de manière à le rendre, le moment venu, compatible avec une suffisante présence sur place ;
- qu'il se force à suivre les péripéties du chantier, y compris en venant en rencontrer régulièrement les intervenants, de manière à ce que se tissent entre eux les relations de confiance sans lesquelles rien de plaisant ne pourrait se poursuivre dans l'intérêt du monument.
Pierre-Paul FOURCADE
rédigé le vendredi 25 octobre 2019
Annonces - A la Chaslerie
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Je m'aperçois qu'Igor n'a pas emporté les cèpes. Ils sont ainsi restés dans le réfrigérateur.

Donc avis au fan-club : j'échange ces cèpes contre une invitation à dîner dans le secteur. A dîner d'une omelette aux cèpes, bien entendu.

P.S. (à 19 h 30) : J'aimerais bien que le fan-club réagisse, ce serait le bon moment !
La bonne nouvelle du jour est une grande nouvelle pour notre chantier favori : il s'est tenu aujourd'hui, à la Chaslerie, une réunion de chantier normale ! Cela fait plus de deux ans et demi que ce n'était pas arrivé.

M. LESCROART était présent, en sa qualité d'assistant du maître d'ouvrage, ainsi que Sébastien LEBOISNE, le menuisier, et Robert HOGUE, le ferronnier. La conservation régionale était représentée par mon interlocuteur habituel et favori, grand expert en matière de menuiseries extérieures (j'observe que son site internet - un travail de bénédictin très réussi - a beaucoup évolué depuis ma dernière visite qui doit remonter à deux ans, de mémoire). La nouvelle architecte du patrimoine (celle recommandée par Arnaud PAQUIN ; elle m'a demandé de ne pas citer son nom) nous a présenté ses dessins et a dialogué devant moi avec les artisans et les autres participants. Ces débats étaient très techniques et ont permis de régler tous les problèmes relevés.

Il m'a été posé quelques questions, notamment de savoir si les impostes des fenêtres (toutes au rez-de-chaussée du logis) devraient être ouvrables ou non ; j'ai répondu que oui, afin de faciliter le lavage des vitres. De même, j'ai demandé qu'il n'y ait pas de volets intérieurs aux fenêtres de la cage d'escalier, sauf à celle du rez-de-chaussée (donnant sur les jardins).

Ont ainsi été passées en revue toutes les fenêtres des tranches 1 et 2 de la restauration des menuiseries extérieures du logis mais aussi les lucarnes du colombier (mon idée de donner à la lucarne Sud un aspect évoquant l'ancien usage du lieu a été retoquée) et des écuries.

A propos des menuiseries métalliques des meurtrières, j'ai rappelé qu'à ma connaissance, il n'y avait dans le secteur qu'un artisan capable de les réaliser, la S.A.R.L. PICARD. M. HOGUE m'a signalé qu'Alexandre GURY, déjà intervenu de façon très satisfaisante à la Chaslerie en relais de Roland FORNARI, saurait également traiter cette question.

La réunion s'est poursuivie par une visite du chantier car seront également restaurées par cette nouvelle architecte du patrimoine et ces artisans :
- la porte entre l'arrière-cuisine et l'arrière-cour, qui sera d'un modèle fortement inspiré de celui de la porte du logis sur la terrasse, cette dernière telle que magnifiquement restaurée par Pascal BRESSON en 2014 sous le contrôle de Benoît MAFFRE ; j'ai toutefois demandé qu'y soit incorporé un judas ;
- la porte extérieure du 1er étage de la tour Louis XIII ; à cet endroit, la porte actuelle, qui est mourante et déjà très bricolée, sera remplacée par une nouvelle porte à dessiner
- et, bien sûr, la porte principale du logis ; à ce propos, toutes les hypothèses ont été envisagées et il est finalement prévu que le linteau ne devrait pas être abaissé et que l'architecte proposera de nouveaux dessins, sans doute d'une porte à deux battants comme actuellement ; la barre de porte sera restaurée mais n'aura pas de nécessité fonctionnelle.

Je signale que, si le heurtoir acheté dernièrement aux enchères à Vire a beaucoup plu à l'ensemble des participants et a été déclaré digne d'orner la porte principale du logis, les targettes, achetées à la même vente, ont été jugées trop volumineuses pour la porte entre l'arrière-cuisine et l'arrière-cour et plutôt proportionnées à une porte cochère (avis aux amateurs, je suis donc prêt à les céder).

Enfin, la restauration des "poutres pourries" au premier étage du logis a été évoquée, pour laquelle il est prévu une restauration à l'identique qui serait subventionnable au titre des monuments classés.

A noter que, lors de la visite du salon, il m'a été demandé tout particulièrement de ne rien y entreprendre sur les boiseries intérieures avant d'avoir sollicité et obtenu le feu vert de la D.R.A.C. Utile rappel pour moi car on se souvient que, dans le cadre de la mise en place espérée du chauffage par le sol, j'envisageais de faire disparaître ces boiseries qui m'ont toujours semblé de mauvaises qualités de matériaux, d'inspiration et d'exécution, ne serait-ce que parce qu'elles font partie des travaux réalisées par mon prédécesseur des années 1950, travaux que j'ai de longue date pris en grippe, à juste titre selon moi. La nouvelle architecte du patrimoine est au contraire d'avis qu'il faut se demander si ces menuiseries ne mériteraient pas d'être sauvées, quitte à y envisager d'assez importantes modifications, comme sous les fenêtres ou en matière de logements des volets intérieurs. J'ai conclu cette partie du débat en disant que, de toutes façons, j'entendais laisser ce choix à la charge de mes successeurs, non sans ajouter qu'en tout état de cause, Carole sera heureuse que ces boiseries soient, au moins dans l'immédiat, mises à l'abri de ma furie restauratrice (je rappelle à toutes fins utiles que ces boiseries proviennent d'un appartement du début de la IIIème République du quartier de la rue et du square de l'Alboni à Paris, dont mes prédécesseurs avaient hérité, avec beaucoup d'autres biens dans le même quartier, du fait de leur alliance avec les fameux (?) GOUPIL, bâtisseurs du mastoc château de Tessé-la-Madeleine, planté là en face du château de Couterne, et avec une tour de plus, pour des raisons bien connues de mes services).

Comme on approchait de deux heures de l'après-midi, j'ai emmené déjeuner à la pizzeria de Domfront ceux de mes hôtes qui en avaient encore le temps. Nous y avons agréablement devisé de sujets divers, notamment des derniers propos du général GEORGELIN qui, comme on pouvait s'y attendre, émeuvent beaucoup et même révoltent les professionnels du patrimoine, toutes catégories confondues.

P.S. (à 9 heures) : Je m'aperçois que l'architecte a laissé à ma disposition, dans la cuisine (ou la pièce en faisant fonction) de notre manoir favori, un jeu des plans et dessins qui ont été étudiés hier. Je l'en remercie. Bien que le papier en soit de grandes dimensions, je tâcherai d'en scanner des morceaux afin de les mettre en ligne, ceci aux simples fins habituelles de documentation.

P.S. 2 (à 10 h 30) : J'ai omis de consigner que j'ai entraîné mes hôtes sous les combles de la tour Louis XIII. Ils ont pu y constater que les lucarnes et leurs alentours, bien que restaurés dans les années 1970 (très mal de mon point de vue), auraient besoin d'être changés.

De façon plus générale, il y aurait lieu de traiter, au-delà des lucarnes, toutes les ouvertures de l'aile Ouest. De quoi nourrir des tranches 4 et 5 de restauration des menuiseries extérieures de notre manoir favori. A ce stade de nos rapports, je pense que l'architecte du patrimoine venue hier présente toutes garanties de savoir prendre en charge cela aussi de la meilleure façon.