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J'ai assisté hier, de 14 heures à minuit trente (!) à la réunion organisée par Michel ONFRAY dans le cadre de l'"Université populaire du goût" à Argentan. J'avais réussi à persuader Carole d'y participer, ce qu'elle a pu faire de 15 à 22 heures, avant de devoir repartir à Paris. Le succès de l'expérience n'était pas garanti d'avance car Carole n'a sans doute pas beaucoup d'affinité "a priori" avec certains dadas de notre philosophe médiatique préféré. Mais je dois dire qu'elle a beaucoup aimé tout ce à quoi elle a pu assister. Donc elle reviendra.
Il y avait foule (nous êtions plus de 420 au dîner), l'ambiance était détendue et le public attentif, les exposés variés et fort intéressants. J'ai pu discuter un moment avec Laurent BEAUVAIS, le président de région, que j'ai félicité pour le soutien qu'il apporte aux initiatives bas-normandes de notre hôte et avec qui nous avons évoqué les perspectives prochaines de la première circonscription législative de l'Orne (celle de la Chaslerie, si je puis dire).
Surtout, j'ai pu reprendre contact avec un chercheur que j'avais déjà entendu à la fac de Caen et que je trouve passionnant, Hervé THIS, le co-inventeur de la "cuisine moléculaire" et l'inventeur de la "cuisine note à note", peut-être promise à un grand avenir. J'aimerais convaincre cet orateur enthousiaste de participer à une prochaine "Sainte Anne à la Chaslerie". Contact est pris, nous allons commencer par voir si nos calendriers sont compatibles. J'en reparlerai sous l'onglet "Vie de l'association"...

Tout simplement magnifique(s) !
Quelle prestance...
N.D.L.R. : ;-))
Vu hier à Caen le film "Margin call" qui m'a rappelé ma vie passée de mercenaire. Je n'ai pas rencontré, dans la finance, d'homme aussi dur que le personnage incarné par Jeremy IRONS. Mais j'ai connu des "golden boys" à l'horizon cantonné aux modalités de leur intéressement ou, pour les meilleurs, avides de prendre ma place.
Le krach de 1987, je l'ai vécu de très près. De mémoire, la bourse avait baissé de 19 % en une seule journée. Le lendemain, à l'âge de 35 ans donc, j'étais nommé directeur général de la petite banque de marché où j'avais "pantouflé". A cette époque-là, j'ai souvent souffert de lumbagos carabinés et suis devenu insomniaque...
Selon Franck BIANCHERI, l'horizon économique et financier est de plus en plus bouché.
La livraison de mai de son GEAB 65 nous annonce en effet et entre autres, que "le second semestre 2012 va être le moment privilégié de la convergence de quatre facteurs explosifs pour les économies occidentales: banques, bourses, retraites et dettes. (...) On va assister à une panique générale pour tenter de sauver les banques de la faillite, à l'image de ce qui se passe déjà en Espagne (...) : entre 10% et 20% des banques occidentales feront faillite (ou devront être sauvées par les Etats) au cours de l'année 2012. Nous considérons qu'il n'y a aucune raison à ce jour de modifier notre anticipation.
Last but not least, dès la fin de l'été 2012, le « grand retour » du problème de l'endettement ingérable des Etats-Unis replacera le problème de la valeur des Bons du Trésor US au coeur du débat sur la solvabilité du système financier occidental … et mondial. Au-delà du Japon, la Chine sera alors concernée également. (...) (Du côté des bourses, l)e retour aux plus bas niveaux de 2009 se profile pour la fin du second semestre 2012 : soit entre 30% et 50% de baisse pour les principaux indices boursiers occidentaux. Cela aura bien entendu des conséquences directes sur les autres places financières mondiales qui ne pourront qu'être entraînées dans cette chute."
Reprenons notre souffle et poursuivons : "Il y avait environ 30 000 milliards USD d'actifs-fantômes dans le système financier mondial. Il en reste environ 15 000 milliards USD qui vont pour l'essentiel s'envoler d'ici la fin 2012. La bonne nouvelle c'est qu'à partir de ce moment-là, on pourra sérieusement envisager de reconstruire un système financier mondial sain. La mauvaise nouvelle, c'est que c'est au cours des trimestres à venir que ces 15 000 milliards USD vont s'envoler en fumée. Cela implique bien entendu, comme nous l'avons évoqué précédemment, la faillite (et/ou le sauvetage par les Etats) de 10% à 20% des banques occidentales. Et cette fois-ci, à la différence de 2008/2009, les actionnaires en seront les premières victimes (y compris aux Etats-Unis), quelle que soit la séniorité de leurs droits. Seuls les actionnaires possédant un poids géopolitique important seront traités avec égard (fonds souverain, Etats amis, …)."
Et le meilleur pour la fin : "Dès la fin de l'été 2012, le retour du thème de l'endettement ingérable des Etats-Unis, lié aux réductions budgétaires automatiques imposées en cas de non-accord du Congrès sur la réduction de l'endettement, va déclencher un « Taxmageddon » aux USA. On assistera ainsi au remake du tandem détonateur-bombe que les dettes européennes et américaines ont déjà joué à l'été 2011, mais cette fois-ci dans une version beaucoup plus violente. En effet, si les craintes de voir l'Euro et l'Euroland exploser ont disparu, elles seront remplacées par un danger beaucoup plus effrayant pour les marchés : la monétisation massive et brutale de la dette US. Cette situation se présentera en plus aux Etats-Unis dans un contexte de paralysie politique complète, avec un Congrès qui sera morcelé par l'émergence des factions radicales chez les Républicains (« Tea-Party ») comme chez les Démocrates (« Occupy »)."
Tout cela est de nature à nous rendre pleins d'allant...
De retour d'une escapade dans les Pyrénées, je te transmets ces photos prises à Pontacq (Pyrénées-Atlantiques), berceau de la famille Caperet. Notre arrière-grand-mère, Eugénie Caperet, épouse de Théodore Fourcade, était née à Pau, mais son père Jean Caperet, huissier, était né à Pontacq, où son propre père était cultivateur.





N.D.L.R. : La deuxième photo montre un gave comme je n'en ai plus vu depuis longtemps...
Aucun (Hautes-Pyrénées) est le berceau de la famille Fourcade. Notre arrière-grand-père Théodore Fourcade était né à Clarac, aujourd'hui partie de la commune de Nay, mais son père Gabriel et son grand-père Alexis étaient originaires d'Aucun. C'est aujourd'hui un village de moins de trois cents habitants, mais l'intérieur de l'église est étonnamment riche. Nous n'avons pu résister au plaisir de boire une menthe à l'eau au café Fourcade, où nous avons rencontré un accueil fort sympathique.










N.D.L.R. : Merci de nous faire découvrir cette capitale. C'est donc de la vraie montagne, il n'y a pas de doute ! J'aime voir ces fonts baptismaux où ont dû être ondoyés tant d'ancêtres... Si je passe un jour par là-haut, je ne manquerai pas d'aller saluer le cousin bistrotier ! (P.S. : Il y a une photo, à l'intérieur de l'église, que je n'arrive pas à mettre en ligne malgré de multiples essais. Pourrais-tu me la retransmettre, peut-être sous forme allégée en octets ?)
Gaillagos (Hautes-Pyrénées) est situé à environ 900 mètres d'altitude, tout près d'Aucun. C'est un petit village de montagne, d'où serait originaire Louise Sentieu, l'épouse d'Alexis Fourcade. Le beau temps était au rendez-vous, mais malheureusement l'église, comme c'est maintenant souvent le cas, était fermée à clef.





N.D.L.R. : Grâce à ces photos, on sent combien l'air est subtil dans ce pays-là ! Il devait être écrit quelque part que je devais finir mes jours en Normandie puisque les armes de Gaillagos ressemblent beaucoup à celles de ma nouvelle province : il suffit seulement de remplacer deux vaches par deux léopards, un détail...
Grâce à Dominique CHADAL, découvrons le col du Soulor...

... et d'autres vues typiques de la terre de mes ancêtres FOURCADE :


Voici le "bénitier des cagots" de l'église d'Aucun, allégé d'un certain nombre de Mo. Passe-t-il mieux ? Cagot était, si j'en crois un petit ouvrage rédigé par un certain André Fourcade, acheté au café du même nom, le sobriquet des habitants d'Aucun.

N.D.L.R. : Et en plus, ces FOURCADE écrivent des best-sellers ! Mazette, quelle famille de champions !
Dans la famille des sportifs, je demande le père...

... la mère...

(hum, pas très sportive, cette dernière ; il est vrai que son employeur la sollicite même la nuit, et même durant les week-ends, et que, de ce fait, elle passe son temps vissée à son ordi...).
En regardant plein sud vers minuit, on voit Antarès, étoile géante orangée, représentant le cœur de la constellation du Scorpion. Aux côtés d'Antarès, ne ratez pas M80, un amas de centaines de milliers de vieilles étoiles visible aux jumelles !
« Les capitalistes nous vendront eux-mêmes la corde avec laquelle nous les pendrons » a écrit Lénine. Plus près de nous, le film "Margin call" suscite le même genre d'appréciation : en avant toutes, contre le mur !
Je suis plongé dans ma déclaration annuelle de revenus. Je découvre certaines bizarretés du régime fiscal des monuments historiques. Par exemple, lorsque je restaure un mur, les dépenses de fournitures sont déductibles du revenu imposable mais pas celles d'eau ou d'électricité. Or comment lier un mortier sans eau ? Comment scier un grès sans électricité ? Le cas du matériel de chantier ne me semble pas plus clair : si je le loue, la dépense est déductible ; si je l'achète, elle ne l'est pas mais l'amortissement, apparemment, si, ainsi que les intérêts des emprunts contractés pour financer l'achat, etc... C'est un vrai casse-tête chinois : comprenne qui pourra !
Vous n'y échapperez pas... Regardant vers l'est, on voit se lever le grand triangle d'été, formé de trois étoiles très brillantes. Ce triangle, facile à trouver, est à explorer avec une paire de jumelles.